BIRMANIE
Myanmar

13 au 24 janvier 2012


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APERÇU HISTORIQUE

Comme pour la plupart des pays, le peuplement de la Birmanie s'est fait au fil de mouvements migratoires.

La formation du pays

La première civilisation est celle des Môns qui, originaires de Chine, seraient arrivés dans la région vers le IIIe millénaire av. J-C, après avoir traversé la Thaïlande, et se sont installés dans le delta de l'Irrawaddy. Selon la tradition, grâce au commerce maritime, ils auraient été très tôt en contact avec la civilisation indienne alors imprégnée du bouddhisme des origines.
Dès le IIIe s. avant l'ère chrétienne, ils auraient eu des contact avec l'empereur Ashoka qui régnait sur l'Inde et qui introduisit dans le pays le bouddhisme Theravada.
Les vestiges de la civilisation indienne sont plus récents, de plusieurs siècles (Ve s. ).

Au VIIe s. , les Môns sont refoulés vers le sud par les Pyus, descendus du nord, aux confins du Tibet (mais leur origine première serait-elle le Bengale?), avant d'être eux-mêmes écrasés par le royaume de Nanzhao (Yunnan chinois actuel) au milieu du IXe siècle.

La première capitale des Môns fut Thaton, sur la Mer d'Andaman, capitale qu'ils déménagèrent bien plus tard (au XIVe s. ) à Bago, à quelques 150km à vol d'oiseau

Le coup porté aux Pyus par le royaume de Nanzhao favorise l'immigration des Birmans, qu'il faudrait plutôt désigner sous l'appellation plus restrictive de Bamars pour désigner seulement la composante ethnique majoritaire en Birmanie. Ce peuple d'origine tibétaine avait commencé sa migration depuis deux millénaires. Les Pyus, ethniquement proches des Bamars, sont rapidement assimilés par ceux-ci. Le premier État birman est le royaume de Pagan (Haute Birmanie), fondé selon la tradition en 849. Au XIe siècle, les Bamars conquièrent le territoire des Môns (Basse-Birmanie), établissant ainsi le premier empire birman avec leur souverain Anawratha (ou Anôratha) qui imposa également aux populations animistes le bouddhisme Theravada (après avoir soutenu le bouddhisme de tradition Vajrayâna).

Deux siècles plus tard, lors de l'épopée de Gengis Khan, les Mongols envahissent le pays en 1287. Marco Polo en a laissé une évocation du pays avec ses "vastes jungles où abondent éléphants, licornes et autres bêtes sauvages". L'ancienne division entre royaumes môn et birman refait surface avec au nord un royaume d'Ava, de l'ethnie birmane des shans, et au sud le royaume môn de Pégou.

Au XVIe siècle, le roi Tabinshwehti du petit royaume birman de Taungû s'empare à la fois du pays des Môns et du royaume d'Ava, réunifiant la Birmanie et fondant le deuxième empire birman.
Les aléas des conflits survenus depuis le XIVe s. contre leurs voisins du nord font que la frontière entre Birmanie et Chine ne coïncide pas avec les contours d'un patchwork ethnique: De'ang/Palaung, Jingpo/Kachin, Lahu, Lisu, Wa et Yao se retrouvent ainsi des deux côtés (la même situation se rencontre dans plusieurs pays voisins).
Mais l'empire est fragile car en lutte constante contre le royaume d'Ayutthaya (en Thaïlande aujourd'hui) et devant faire face aux visées coloniales des Portugais et des Français.

La fin de l'empire birman

Au XVIIIe s. , l'empire s'effondre avec la révolte des Môns qui s'emparent d'Ava. Immédiatement une nouvelle dynastie birmane Konbaung rétablit l'empire, ce sera le troisième et dernier empire birman. Les frontières actuelles de la Birmanie résultent largement de sa politique de conquête ou de résistance (face notamment aux empereurs chinois Qing).
Mais cela déplaît à la puissance coloniale anglaise établie en Inde qui se trouve agressée sur son flanc oriental (Assam). Le Royaume-Uni trouve là un bon prétexte pour ouvrir une route vers Singapour en traversant la Birmanie. En un demi siècle, de 1824 à 1886, "le petit empire" battu à trois reprises par le "grand empire" est incorporé à son Raj, l'Empire des Indes. Dans ce cadre, et jusqu'à l'indépendance de la Birmanie en 1962, le Royaume-Uni exploite la richesse pétrolière de ce pays...
En 1936 apparaît un mouvement étudiant contestataire et nationaliste des étudiants dirigé par Aung San.

La Birmanie devenue colonie britannique en 1937 est envahie par le Japon en 1942 qui établit une sorte de protectorat de 1943 à 1945 tandis que des combats avec les troupes alliées se déroulaient dans le pays.
Le bogyoke (général) Aung San (père de Aung San Suu Kyi, porte-drapeau de l'opposition actuellement), à la tête du mouvement antifasciste, négocie l'indépendance avec le libérateur et ancien maître, le Royaume Uni. En février 1947, il négocie l'accord d'autonomie avec les ethnies kachin, chin et shan, avant d'être assassiné le 19 juillet 1947à l'instigation de l'ancien premier ministre du gouvernement fantoche pro-japonnais.
Le pays devient indépendant et quitte le Commonwealth le 4 janvier 1948. A sa tête se trouve alors le premier ministre U Nu, ancien compagnon de lutte du général Aung San, qui instaure une démocratie parlementaire quu sera éphémère.

La république dévoyée en dictature

Les décennies suivantes sont troublées en raison de la diversité ethnique du pays jusqu'au coup d'État militaire du général Ne Win en 1962. Un étrange personnage dont les actions sont influencées par les voyants, les astrologues et par la numérologie avec une foi dans les vertus du chiffre 9 (précisons que c'est aussi le chiffre impérial dans les anciennes dynaties chinoises).

Le pays est alors dirigé d'une main de fer pendant vingt-six ans par l'armée ("Tatmadaw"). La dictature impose des réformes socialistes, tout en restant dans le camp des non-alignés.
La nouvelle Constitution socialisante de 1974 transférera le pouvoir du parti unique du Conseil révolutionnaire militaire à une Assemblée du peuple dirigée par le général Ne Win.


Faisant suite à une contestation paysanne (prix imposés), ce sera du côté des étudiants que partira le mouvement de contestation le 8 août 1988 (8-8-88 ! le "8", chiffre bénéfique dans la tradition birmane tout comme en Chine d'ailleurs). Il se choisit comme porte-drapeau Aung San Suu Kyi, fille du "père de l'indépendance" revenue dans le pays pour s'occuper de sa mère. Elle s'adresse à une foule de 500 000 personnes.
Une transition démocratique ne put se dérouler et en septembre 1988 un nouveau coup d'état militaire établit une dictature encore plus sévère et une répression sanglante (3000 à 5000 victimes) sans parler de milliers d'emprisonnements arbitraires. Les étudiants doivent s'engager par écrit à ne pas faire de politique s'ils veulent accéder à l'université.
Aung San Suu Kyi est alors mise en résidence surveillée en 1989. Depuis 1988 la Chine soutient la dictature en lui fournissant du matériel militaire (chars d’assaut, véhicules blindés de transport de troupes et pièces d’artillerie). Devenue son premier fournisseur en ce domaine, la Chine forme aussi de nombreux officiers birmans.
Le nouveau pouvoir s'engage dans une politique d’ouverture économique encadrée. Une dizaine d'entreprises occidentales obtiennent alors des concessions pour la prospection et l'exploitation des ressources gazières et pétrolières, dont le groupe français Total, mais la pression de l'opinion publique amène rapidement la plupart de ces partenaires à se retirer.

En 1989, la junte change à la fois le nom du pays qui, d''Union de Birmanie, devient Union de Birmanie et rebaptise la capitale dont le nom (anglicisé) de la capitale Rangoon (Rangoun en français) devient Yangon ("Fin de la Discorde").

En 1990, la junte prend le risque d'organiser des élections qui sont remportées à plus de 80 % par la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi. Les élections sont annulées et
Aung San Suu Kyi a qui était attribué le Prix Nobel de la Paix est alors assignée à résidence, assignation qui se prolonge jusqu'en juillet 1995.

A la tête du pays depuis 1992, le général Than Shwe a maintenu la Birmanie sous le régime de la terreur.
Ceci n'a pas empêché le pays d'être admis au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) cette même année...
Face à une certain mise au ban des nations par l'Union Européenne (sanctions à l'encontre de 500 personnes et 900 entités ou entreprises dans le secteur des mines, de l’exploitation forestière et des pierres et métaux précieux, interdiction d'y investir pour les entreprises européennes), en 1996, la dictature militaire a lancé une campagne de promotion pour encourager le tourisme et augmenter ainsi l'entrée de devises qui lui font cruellement défaut. Ce contre quoi l'opposante Aung San Suu Kyi, s'est élevée en appelant au boycott.

En septembre 2000, Aung San Suu Kyi est placée une fois de plus en maison d’arrêt. Le 6 mai 2002, après une intervention des Nations Unies, elle est libérée. Liberté précaire car elle est arrêtée à nouveau en 2003 et son emprisonnement est prorogé puis soumise à une assignation à résidence (qui se prolongera jusqu'en 2010). Transformée en héroïne martyre, son aura ne fait que s'accroître. On vénére "la Dame" (Daw en birman).

En novembre 2005, la junte commence le déplacement de la capitale, de Rangoun, dans le delta de l'Irrawaddy, à Naypyidaw (qui signifie "Ville Royale" ou "Demeure des Rois), 300 km à l'intérieur des terres.
Les raisons de ce déplacement sont d'ordre stratégique et tactique: échapper aux troubles venant des grandes agglomérations, échapper au risque d'une invasion extérieure Etatsunienne, s'afficher au centre du patchwork ethnique.

Par ailleurs, et dans un autre sens, 2005 marque l'amorce d'une ère de libéralisation économique.

Un mouvement national de protestation a eu lieu en août et septembre 2007 contre le prix élevés des carburants et des transports, mouvement soutenu par les moines qui sont violemment réprimés (l'armée n'a pas hésité à tirer et des moines ont été également torturés) d'où, par référence à la couleur de leur robe, le nom de "révolution de safran" qui a été donné à ce mouvement. Au nom de la Realpolitik, cela n'a pas empêché l'Inde de vendre des avions de combat à la dictature et de l'aider dans sa lutte contre les mouvements indépendantistes. Le Myanmar constitue une zone tampon entre l’Inde et la Chine. C'est un maillon essentiel qui conditionne ou l'encerclement ou l'ouverture de chacun de ces deux pays.

En 2008, suite aux évènements de 2007, c'est au tour de la Chine d'octroyer un prêt d'un milliard de dollars pour que la Birmanie lui achète du matériel militaire (artillerie, camions Dong Feng équipés de moteurs américains Cummins), à moins que cette livraison soit la contrepartie de fourniture à la Chine de jade, de teck, ou de produits agricoles. L'intérêt de la Chine porte aussi sur les ressources énergétiques (gaz) de son voisin... En même temps la Chine tient un double langage en appelant la junte à négocier avec l'opposition et à faire des efforts dans le domaine des droits de l'homme.
Mai 2008 est marqué par deux événements importants:
- le cyclone Nargis, frappe la Birmanie, en particulier la région de Rangoun, et fait environ 138 000 victimes (dont les deux tiers morts) voire 200 000 victimes.
- au lieu de porter secours aux sinistrés (chassés des écoles où ils s'abritaient), les autorités donnent la priorité à la tenue du référendum sur la nouvelle constitution avec promesse d'élection au Parlement (un quart des sièges restant dévolus explicitement à l'armée) et mise en place de la République.

Depuis juillet 2009, les Etats-Unis ont alourdi les sanctions économiques contre la dictature birmane qui par mesure de rétorsion n'accepte plus les paiements par cartes.

Balbutiements démocratiques (?)

En avril 2010, le général Thein Sein quitte l'armée et prend la tête du Parti de l'Union de la Solidarité et du Développement -PUSD (ou en anglais Union Solidarity and Development Party -USDP).
En octobre 2010, le régime devient la République de l'Union du Myanmar
, avec un nouveau drapeau et un nouvel hymne national.
Les élections de novembre 2010 boycottées par l'opposition qui y voit un leurre font donc la part belle aux tenants de la dictature qui, sans doute rassurée, lève l'assignation à résidence de Aung San Suu Kyi le 13 novembre, après près de 20 ans de plus ou moins grave privation de liberté.
Maniant le chaud et le froid, ce même mois de novembre 2010, une loi est promulguée astreignant les hommes de 18 à 35 ans (ou 45 ans selon d'autres sources) et les femmes de 18 à 27ans (ou 35 ans) à un service militaire obligatoire (sur réquisition?) de 2 années.

Le 4 février 2011, l'ancien Premier Ministre Thein Sein, ex-général revenu à la vie civile depuis peu, est désigné comme président de la République. Fin mars, la junte militaire est officiellement dissoute. En novembre, c'est au tour du généralissime Than Shwe de prendre sa retraite.
Tout au long de l'année 2011 divers autres signes d'ouverture se sont néanmoins manifestés: liberté de circulation pour la célèbre opposante qui rencontre le Président de la République, autorisation de son parti, la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie) ou en anglais NLD (National League for Democracy) qui ouvre un site Internet, censure et accès à l'internet sont assouplis, autorisation des syndicats et reconnaissance du droit de grève, libéralisation de 6 359 prisonniers (mais encore peu de "politiques", tout au plus quelque 220 soit 10% des détenus à ce titre), suspension du projet du colossal barrage de Myitsone (le cinquième plus grand barrage hydroélectrique du monde avec une puissance de 6 000 mégawatts) financé par la Chine, projet qui aurait entraîné le déplacement d’une dizaine de milliers de personnes de l’ethnie Kachin. A noter que 50% de la population ne dispose pas de l'électricité!
Cette suspension vise à apaiser les indépendantistes kachins qui avaient engagés des combats en octobre 2011 et appel à des pourparlers de paix avec les combattants des minorités ethniques* (les révoltes viennent surtout des minorités du nord: Kachins et de l'est: Karens, Shans et Was). Mais six autres "barrages chinois" sont toujours prévus dans cette région au nord de la Birmanie et frontalière de la province chinoise du Yunnan.

Signe de volonté d'ouverture économique, en octobre, Thein Sein a rencontré à New Delhi, le Premier Ministre indien Manmohan Singh.
Fin 2011, Vijay Nambiar, chef de cabinet de secrétaire général de l'ONU a rencontré des responsables du gouvernement birman ainsi que Aung San Suu Kyi. Il a été suivi par la Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui a réalisé le même type de rencontres et, en particulier, celle avec le président Thein Sein. Décidément très courtisée, mi-décembre, c'est au tour de l'ambassadeur de Chine de rencontrer l'opposante! Pékin craignant sans doute une perte d'influence auprès du régime birman... Car n'oublions pas que la Chine, principal allié et bailleur de fonds au temps de la junte, convoite non seulement ressources pétrolières et gazière de ce pays riverain mais convoite aussi de vastes étendues de terres agricoles. La diplomatie britannique n'est pas en reste avec le déplacement de William Hague début janvier
Quant à la France (et au-delà, l'Union Européenne), c'est par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, en visite officielle du 14 au 16 janvier 2012, qu'est esquissée la possibilité d’une levée progressive des sanctions économiques, au fur et à mesure de l’évolution démocratique du pays:
- libération de tous les prisonniers politiques,
- tenue d’élections législatives (partielles d'avril) transparentes et libres et
- conclusion d’accords de paix avec l’ensemble des guérillas ethniques (on compte 25 groupes de rébellion: dans l'est l'agitation est permanente tandis que dans le nord elle est plus épisodique).
Dans la foulée de la visite faite à Aung San Su Kyi par le diplomate britannique William Hague début janvier 2012, c'est donc le 15 janvier que Alain Juppé a rencontré l'opposante, avant son entrevue du 16 janvier avec le président Thein Sein dans la capitale politique Naypyidaw... dans un contexte favorable: accord de cessez-le-feu avec la rébellion karène le 12 janvier, nouvelle vague de libération de 300 prisonniers politiques le lendemain, 13 janvier... Si l'évolution attendue se produit, la France multiplierait par 3 son aide à la Birmanie (NB pendant ce temps l'agence de notation Lehman Brothers dégradait la note de 9 pays de la zone Euro!).

Mais l'ouverture n'est encore qu'une porte entrabâillée. Alors qu'après la libération d'Aung San Suu Kyi, l'actrice malaise Michelle Yeoh avait pu se rendre en Birmanie fin 2010 et la rencontrer, elle a été refoulée lors d'une seconde visite en juin 2011, lorsque les autorités birmanes ont eu connaissance de la réalisation du film "The Lady" dont elle est l'actrice principale incarnant la célèbre opposante.

Acceptant la main tendue, l'opposition (et sa porte-drapeau) va donc participer au scrutin législatif partiel prévu fixé au 1er avril 2012.
Aung San Suu Kyi se présente en personne à ce scrutin dans la circonscription rurale de Kahwmu, à deux heures de Rangoun. Maintenant encore plus que "la Dame" (Daw en birman), le peuple voit en sa personne "la Mère" (Amay en birman) .

Le Parlement birman est de type bicaméral avec une chambre haute Amyotha Hluttaw (Chambre des nationalités) comportant 224 membres dont un quart sont désignés directement par l'armée et une chambre basse Pyithu Hluttaw (Chambre des représentants) de 440 membres avec la même proportion de députés désignés par le pouvoir militaire.
A cela, il faut ajouter les 494 membres des chambres régionales...

 


...DERNIERES NOUVELLES...DERNIERES NOUVELLES...DERNIERES NOUVELLES...

Il n'est pas dans mes habitudes de procéder à des mises à jour de mes récits qui sont des instantanés mais pour une fois je fais exception.

Il s'avère que sur les 48 sièges de représentants à renouveler, 3 ont été différés en raison des troubles persistants toujours dans le nord du pays, dans l'Etat Kachin.
Finalement, lors du scrutin du 1er avril 2012, la LND présentait des candidats dans 44 des 45 circonscriptions dans lesquelles les sièges de représentants étaient à pourvoir (37 à la chambre basse, 6 à la chambre haute et 2 dans les assemblées régionales), en s'attaquant au Parti de l'Unité Nationale et surtout au PUSD, partis émanant de la junte. Malheureusement, ce n'est que 10 jours avant le scrutin que le gouvernement birman a invité des observateurs internationaux à se rendre dans le pays pour surveiller le déroulement des élections.

Aung San Suu Kyi a été brillamment élue avec 99% des suffrages mais petite déception pour son parti qui briguait 44 sièges (sur 45), après avoir cru les emporter tous, a vu ses espoirs se réduire à 43 puis 42 pour finalement n'en détenir que 40. Petit déception mais il faut dire que ce scrutin n'a pas été exempt de fraudes et d'irrégularités.
Maintenant elle va donc gagner la capitale officielle
Naypyidaw et se mouvoir sur le fil du rasoir, entre compromis raisonnable et trahison des idéaux de son parti...

C'est dire que même avec ce succès l'opposition restera ultra minoritaireau sein d'un Parlement de 664 (ou 659?) membres, face aux tenants de la dictature, et ce pour un bon moment encore...
Prochaine échéance: les élections générales en 2015.

 

Cela peut être une bonne stratégie que de coincer le pied dans l'entrebâillement d'une porte entrouverte...
Espérons que Aung San Suu Kyi ne soit pas attirée dans quelque piège politique destiné à la compromettre et à décrédibiliser son action et son mouvement... Croyons comme elle à la stratégie des petits pas, à une évolution plutôt qu'à une révolution.

Cependant ces ouvertures accroissent la crédibilité internationale du pays, à tel point que les dix membres de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie-du-Sud-Est) en ont confié la présidence tourante à la Birmanie en 2014 et elles pourraient aussi conduire à la levée ou au moins à l'assouplissement des sanctions économiques prises par les pays occidentaux à l'encontre du pays depuis la fin des années 1990.

(*) COMMUNIQUE DES AFFAIRES ETRANGERES du 23 décembre 2011
"En raison d’un regain de tensions, il est vivement déconseillé à ce stade de se rendre dans l’Etat Kachin, en particulier à Myitkyina et à Bhamo.
Compte tenu de la poursuite des mouvements d’insurrection, notamment dans l’Etat Kachin et dans l’Etat Shan, il est rappelé qu’il est fortement déconseillé de se rendre dans les zones situées à proximité des frontières avec la Chine, le Laos et la Thaïlande, où la circulation est d’ailleurs limitée par les autorités birmanes.
Bien que ne visant pas les étrangers, la répétition d’actes terroristes ne peut être exclue comme l’a illustré encore récemment l’explosion d’engins artisanaux à Rangoun, Naipyitaw, Maymyo et Mandalay. Dans ce contexte, il convient d’être particulièrement vigilant dans tous les lieux publics.
Avant d’entreprendre une visite dans une région réputée sensible, il est vivement conseillé de se renseigner auprès de l’ambassade de France en Birmanie où un tableau des zones à accès restreint ou contrôlé, régulièrement mis à jour, est disponible
."

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L'ancien drapeau birman, jusqu'en 2010, était rouge (symbole du courage et de la détermination), avec un rectangle bleu (paix) placé en haut à gauche et comportant 14 étoiles (pour représenter les 7 divisions et les 7 états), entourant une roue dentée (industrie) et un épi de riz (agriculture), de couleur blanche (pureté).

L'actuel drapeau du Myanmar, adopté le 21 Octobre 2010, est constitué de 3 bandes jaune, verte, rouge de taille égale. Au centre, figure une grande étoile à cinq branches symbolisant l'unité des peuples, "l'existence perpétuelle de l'Union consolidée".
Le jaune représente la solidarité ; le vert la paix, la tranquillité, la nature verdoyante tandis que le rouge représente le peuple.
Une autre interprétation, jaune pour le bouddhisme, vert pour l’agriculture, rouge pour le sang du peuple et étoile blanche pour la pureté de la lune...

Carte en pleine page


Aperçu géographique...

La Birmanie partage ses frontières terrestres avec la Chine (2185 km), avec la Thaïlande (1800 km), avec l'Inde (1463 km), avec le Laos (235 km), et enfin avec le Bangladesh (193 km), soit un total de 5876km.
A cela s'ajoute un littoral de 1930km.
Le pays s'articule en 7 Etats
: birman, chin, kachin, shan, karen, môn et arakan.

 

Relief et hydrographie

La Birmanie couvre une surface plus grande que la France (1,2 fois). C'est le plus vaste État de l’Asie du Sud-Est continentale avec 676 578 km².
Il comprend une longue plaine centrale, où vit la majeure partie de la population, et sa partie la plus large ne dépasse pas 960km. Cette plaine est bordée d'espaces montagneux orientés nord-sud et qui convergent au nord en rejoignant l'extrémité orientale de l'Himalaya. Dans la chaîne de l’Arakan se situe l'Hkakabo Razi, qui culmine à 5881m. Ces montagnes forment des frontières naturelles presque continues avec les pays voisins et en particulier avec l'Inde, la Chine et la Thaïlande.
La frontière nord-ouest correspond sensiblement à la zone de friction entre la plaque tectonique eurasienne et la plaque indo-autralienne qui vient s'enfoncer sous cette dernière à la vitesse de 7cm par an.Firte sismicité (les pagodes en témoignent) et surrection de la chaîne himalayenne en résultent.

La région de l’intérieur, qui s’ordonne autour du bassin de Mandalay de l'Irrawaddy et de son affluent Chindwin est connue sous le nom de Haute Birmanie, cœur historique du pays. Ce fleuve de 2000km, en partie navigable, se jette dans la mer d'Andaman.
La région côtière (zone alluvionnaire du delta de l’Irrawaddy et plaine du Sittang), bordée de nombreuses îles, est connue sous le nom de Basse Birmanie. C'est la région des rizières dont les Britanniques firent un grenier à riz.
La rivière Salouen venant de Chine traverse les zones montagneuses des États Shan, Kayah, Kayin, Môn avant de se jeter dans le golfe de Martaban. Dans les régions périphériques, montagneuses, la forêt domine.

 

Climat et saisons

Le tropique du Cancer est à cheval sur ce pays (à 160 km au nord de Mandalay). Compte tenu de ce climat tropical, la température moyenne s'établit à 28°.
Si le climat de la Birmanie connaît une constante, la chaleur, on peut distinguer trois saisons: chaleur humide de mai à novembre, chaleur sèche de novembre à février et enfin chaleur torride de mars à mai.

Dans le courant des mois de mai-juin, les vents de la mousson venant du sud-ouest ayant été détournés par les massifs montagneux de l'ouest du pays, apportent des pluies par le sud. Pluies qui sont particulièrement abondantes en juillet et août. Cette période humide s'achève en octobre.
La saison sèche et plus fraîche qui lui fait suite (automne et hiver pour nous), soit d'octobre à mars, correspond à la "mousson du nord" (la Birmanie étant cependant protégée par les chaînes de montagnes orientales). C'est une saison agréable, avec un soleil permanent mais une chaleur qui reste douce.
Du coup les touristes "affluent" en décembre-janvier!
D'avril à juin, la chaleur devient torride (jusqu'à 40°) dans les régions basses de l'intérieur (Mandalay, Bagan).

Bien que cet évènement météorologique soit sans commune mesure avec le cyclone Nargis qui avait frappé la Birmanie le 2 mai 2008, il faut signaler les graves inondations survenues en Asie du Sud-est l'été 2010 et même jusqu'au début de l'automne dernier, en raison d'une mousson particulièrement dévastatrice, particulièrement en Thaïlande.
Pour l'ensemble de l'Asie du sud-est, le bilan est de l'ordre de près d'un millier de morts (dont une centaine en Birmanie) et plusieurs millions de personnes touchées.


Population et démographie

Selon certaines sources la Birmanie compte 48,2 millions d'habitants mais des chiffres récents annoncent 54 millions d'habitants (voire 54,3 millions!).

Peuples et ethnies : 68 ou 70 % de Birmans occupent le centre du pays alors que les régions frontalières correspondant à des Etats (semi)autonomes sont habitées par des minorités: 7 ou 9% de Shans (appelés Siams en Thaïlande et Chams en Chine), 7% de Karens (Kayans), 4% de Rakhins, 3% de Chinois, 2% d'Indiens, 2% de Mons.
Les minorités occupent des régions à faible densité de peuplement puisqu'elles recouvrent 55 à 60% du territoire du pays.

Langues : birman et dialectes tibeto-birmans à l'ouest (Cin), au nord (kachin, lisu) et à l'ouest (karen), shan à l'est et môn au sud.

Religions : 88-89% de bouddhistes, 4-5% de chrétiens (3% de baptistes, 1% de catholiques), 4% de musulmans, 1% d'animistes et hindouistes dans les communautés indiennes.

Le taux de fécondité s'élève à 2,07 enfants par femme en 2010, contre 4,7 de 1983. Il faut savoir que certaines familles rurales ont encore de 5 à 8 enfants.

La population active représente 42% de la population (45% en France). C'est un pays jeune avec 28% de moins de 15 ans et 5% de plus de 64 ans (18% et 17% en France).
Pays dont la pauvreté se voit dans l'espérance de vie qui n'est que de 65 ans (81 ans en France). Elle a cependant progressé car vers 1990, elle était à peine de 55 (ou 58?) ans pour les hommes, 58 (ou 63?) ans pour les femmes et seulement 60% de la population avait accès aux soins de santé.
L'alphabétisation, autre marqueur du développement, est limitée à 90% de la population, la moitié des jeunes ayant un cursus scolaire d'une durée inférieure à 9 années (16 en France). Moins de la moitié des enfants poursuivent des études secondaires.


Du fait que, d'une part le tiers de la population birmane vit sous le seuil de pauvreté et que, d'autre part son voisin chinois connaît un grave déficit de femmes à marier en raison de l'avortement sélectif des foetus féminins pratiqués dans ce pays, les jeunes Birmanes sont des "proies" recherchées notamment par les paysans chinois et ce d'autant que les chinoises nées à la campagne émigrent vers les villes. En effet, en Chine il naît 120 filles pour 100 garçons et le déficit en jeunes femmes en situation de se marier s'élèverait à 24 millions en 2020 (on rencontre des chiffres bien plus élevés). Le terrain de chasse des trafiquants d'êtres humains ne touche pas que la Birmanie mais aussi d'autres pays limitrophes de la Chine.
Concernant le trafic affectant la Birmanie, il passe par les zones frontalières avec le Yunnan. Les familles pauvres se laissent berner par l'attrait d'une somme allant de 1000 à 5000 Euros et le mirage d'emplois mirifiques. Les jeunes filles sont envoyées vers les zones de demande notamment au nord-est de la Chine. Ces femmes sont vendues et revendues entre les intermédiaires et leur sort n'est pas simplement de servir de génitrices (et d'objet sexuel) mais aussi d'esclaves astreintes aux plus pénibles travaux agricoles.




Economie et ressources nationales

L'économie de la Birmanie est l'une des moins développées du monde alors que c'était l'un des plus riches pays d'Asie lors de son indépendance en 1948. Son PIB par habitant en Parité de Pouvoir d'Achat (PPA) le classe au 203e rang sur 228 pays.

Le PIB par habitant est de 1400$US (ou 1900 en 2007?) contre 33100 en France) et croît au taux moyen de 5,3% par an (1,5% en France). Seulement 1% du PIB va à l'éducation et 0,5% à la santé contre 4,8% à l'armée (laquelle absorbe 45% du budget du pays!).

Avec un demi-million de moines que compte le pays, la population se consacrant à la religion est considérable avec 1% de l'ensemble ou 2% si l'on ne considère que la population masculine, voire 3% et plus en ne considérant que les hommes de 20 ans et plus!i
On lit par ailleurs que la religion absorberait 10% du PIB.


L'inflation moyenne était de 30,1% entre 2005 et 2007 (notre guide Su Su reste sur ce chiffre). Elle est alimentée par des émissions considérables de monnaie car la masse monétaire est passée de 18 milliards de kyats en 1988 à 4200 milliards en 2009.e
Toutefois, l'inflation serait tombée à 7,7% (1,7% en France) selon le World Factbook de la CIA.
L'ère de libéralisation économique qui s'est ouverte en 2005 est à l'origine d'une forte hausse des prix (riz: +40%, essence: +70%).
En 2007, le pays était considéré comme le plus corrompu du monde, à égalité avec la Somalie, dans l'indice de perception de la corruption établi par Transparency International (en 2010, il est toujours 176e sur 178).

Les principaux secteurs d'activités de la Birmanie, sont l'agriculture, la sylviculture, l'industrie textile, l'industrie joaillière et minière et l'industrie gazière et pétrolière.
Le secteur agricole emploie 70% de la main d'oeuvre pour 43% du PIB (50% en 2007? ou 25%?).
Le secteur de l'industrie emploie 7% de la main d'oeuvre pour 20% du PIB et le secteur de services emploie 23% de la main d'oeuvre pour 37% du PIB.

Pour notre guide Su Su, le chômage serait inexistant ou très faible car comme dans beaucoup de pays en voie de développement, il est en grande partie caché du fait d'activités autarciques et à faible productivité, particulièrement dans l'agriculture.
Les statistiques internationales donnent cependant un taux de chômage de 3,3% ou de 5,7% (contre 9,5% en France) selon les sources. Dans ces conditions, on n'est pas surpris de découvrir qu'en 2011, 26% de la population vit encore au-dessous du seuil de pauvreté (6% en France) contre 32% il y a 5 ans...

La Birmanie manque d'infrastructures, les voies ferrées sont vieilles, rudimentaires et peu entretenues. Au début des années 1990, seulement 38 % de la population avait accès à de l’eau potable. Les routes ne sont généralement pas asphaltées sauf dans les grandes villes. Les infrastructures touristiques ont souvent été réalisées par des travaux forcés, non rémunérés, parfois exécutées par des enfants.
Les coupures d'électricité sont courantes dans tout le pays y compris dans Rangoun. Les marchandises voyagent principalement depuis la frontière avec la Thaïlande, avec un intense commerce de la drogue le long de l'Irrawaddy.

Les terres arables ne représentent que 15% de la surface du pays dont 3% de la surface est irriguée.
Le riz est le principal produit agricole du pays (3ème producteur mondial selon Su Su, 6ème pour d'autres sources), il occupe environ 60% des surfaces cultivées et représente 97% de la production céréalière
. Selon les régions, on pratique deux ou trois récoltes annuelles. La Birmanie était jadis "un grenier à riz" qui en faisait un important exportateur de riz mais, depuis l'avènement de la dictature, la production a diminué alors que la population augmentait, si bien que presque tout le riz produit passe dans la consommation locale.
Le déclin de la production rizicole découle de trois phases de la politique. En 1954, après l'indépendance, le gouvernement effectue une réforme agraire et institue un monopole de la commercialisation du riz. En 1962, dans le cadre ce "la voie socialiste", l
e régime militaire contraint les paysans à livrer à l'Etat la moitié de leur production de riz. Enfin, en 1970, le régime de la junte a procédé à la nationalisation d'une bonne partie des terres, sauf les rizières et les terres détenues par des coopératives.
Une nouvelle réforme en cours risque en revanche de spolier les paysans dnas la riche région rizicole de l'estuaire de l'Irrawaddy au profit de grosses firmes.

L'opium occupe aussi une part importante des terres cultivées. La Birmanie, se situant dans le Triangle d’Or, est le deuxième plus grand producteur d'opium au monde (après l'Afghanistan), avec 8% de la production mondiale et constituerait l'une des (la) plus importante(s) source(s) de devises du pays! Certaines tribus montagnardes cultivent encore le pavot pour la production d’opium et d’héroïne. C'est un héritage des Britanniques qui troquaient l’opium contre des épices et des bijoux. Dans les années 1950, les forces anti-communistes chinoises du Kuomintang établirent des camps dans ces régions qui échappaient au contrôle gouvernemental et se finançaient par le trafic de l’opium. Aidé par les Gardes Rouges chinois, le parti communiste birman en prit le contrôle. Aujourd'hui, alors que le commerce de l'héroïne est entre les mains de trafiquants chinois, il est difficile d'en sortir face à l'appel du marché de grande consommation des stupéfiants apparu en Occident dans les années 1970.
Autres cultures et productions agricoles: canne à sucre, sésame, maïs, haricots et thé. L'agriculture et le secteur primaire fournissent aussi du jute et du bois de teck au prix d'une déforestation dramatique sur le plan environnemental (sols, biotopes).

La Birmanie est un important producteur de rubis, de saphirs et de jade. 90% de la production mondiale de rubis provient du pays.

La grande richesse de la Birmanie est aujourd'hui le gaz naturel.
En mer, au sud du pays, dans le golfe de Martaban, un consortium de sociétés "occidentales" (dont Total est le partenaire principal avec 31%) exploite le champ gazier de Yadana depuis 1998. Le gaz extrait est exporté vers la Thaïlande dont il représente entre 15 et 20 % des besoins. 80 % de la production sont acheminés vers la centrale électrique de Ratchaburi, située à l'ouest de Bangkok et les 20 % restants servent à la consommation intérieure birmane
. Les recettes annuelles tirées de la vente de ce gaz sont de l’ordre de un milliard de dollars, soit le double des pertes dues aux sanctions appliquées par les Etats-Unis et l'Union Européenne.
Un autre gisement gazier, celui de Yetagun, dans le golfe de Martaban, est exploité depuis 2004 (groupes américains et anglais s'en sont retirés et ont été remplacé par des Malaisiens).
En 2004, un autre gisement de gaz est découvert cette fois à l'ouest, dans le Golfe du Bengale. Il s'agit du champ de Shwe. Ce gisement amène à une compétition entre l'Inde (avec la délicate mise en place de pipelines traversant soit le Bangladesh soit les Etats instables du nord-est de l'Inde: Mizoram, Tripura, Assam et Meghalaya) et la Chine (pipelines vers le Yunnan et le Sichuan).
La Birmanie exporte des trois quarts de sa production de gaz naturel. En revanche, elle doit importer la moitié du pétrole qu'elle consomme. Grâce au subterfuge du double taux de change, la vente du gaz à l'étranger n'est valorisée dans le budget du pays qu'au taux de change officiel surévalué
, c'est-à-dire à 120 ou 150 fois en-dessous du cours réel!

Depuis 1992, le gouvernement a encouragé le tourisme et a relancé la promotion de cette activité en 1996. Après le gaz et le pétrole, le tourisme constitue le principal champ d'investissements étrangers en Birmanie. Environ 750 000 touristes visitent le pays chaque année (300 000 en 2002, 200 000 en 2008 et à nouveau 310 000 en 2010 dont 60 000 Européens). Le tourisme reste un secteur en pleine croissance de l'économie de la Birmanie. Les principaux visiteurs seraient les Taïlandais. Les Français (13 000 visiteurs et 85 T.O.) et les Allemands (11 000) sont bien représentés.

La Birmanie fait partie de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) depuis le 1er janvier 1995 et la présidence de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie-du-Sud-Est) lui sera confiée en 2014. La Birmanie sera-t-elle le nouveau dragon ou tigre de la région comme le proclame Aung San Suu Kyi?

Les principaux partenaires commerciaux de la Birmanie pour ses exportations sont pour 38,3% la Thaïlande, 20,8% l'Inde, 12,9% la Chine et 5,2% le Japon. Quant aux importations, elles se font surtout avec la Chine (38,9%), la Thaïlande (23,2%), Singapour (12,9%) et la Corée du Sud (5,8%).
En considérant l'ensemble des échanges commerciaux (importations et exportations), son premier partenaire est la Chine acec 34% de ces échanges...
Les investissements étrangers proviennent principalement de Chine (40%), du Singapour, de Corée du Sud, d'Inde et de la Thaïlande.

Suite à la répression de la révolte estudiantine en 1988, l'Union Européenne et d'autres pays (États-Unis, le Canada...) à sa suite, ont imposé des sanctions économiques à la Birmanie, en raison de ses violations des droits de l'homme.

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La BIRMANIE
Au pays du Bouddhisme²

Le nom du MYANMAR, plus communément désigné sous son ancienne appellation de BIRMANIE, vient de Myan Mâ (on ne prononce pas le "r" final mais on allonge la syllabe finale "ma").
Cela signifie "le pays merveilleux créé par les esprits mythiques" (Bya Mâ, ce qui a donné le nom anglais de Burma). Donc Burma et Maynma(r) sont des expressions de même origine et de même sens, tout juste altérées au niveau de la prononciation...
Le terme de Mayamar a déjà été utilisé au tout début du XIIe s. dans un sens mythique et il a été repris officiellement en 1989 dans l'expression Union du Myanmar (tandis que Rangoun ou Rangoon en version anglaise, la capitale de l'époque, était rebaptisée Yangon) et en 2010 dans République de l'Union du Myanmar. Mais ce changement de nom n'est pas bien compris et accepté par une partie de la population ainsi que des pays étrangers (France, Royaume-Uni ou Etats-Unis par exemple).


"Le Myanmar (Birmanie jusqu'en 1989) reste une énigme, contrée mystérieuse coupée du monde et déchirée par des luttes intestines. S'il s'est effectivement enfermé dans la xénophobie sous l'égide d'une dictature et n'est pas spécialement facile à visiter, il n'en reste pas moins un pays extraordinaire qui compte certains des sites les plus féeriques au monde, telles la fabuleuse cité en ruine de Bagan ou l'étincelante Paya Shwetagon. "Voici la Birmanie et elle ne ressemble à aucune contrée connue" : ainsi parlait Rudyard Kipling en 1898. Quelque cent ans plus tard, vous pourrez dire la même chose de ce pays." comme on peut le lire sur le site de Lonely Planet.

 


Destination BIRMANIE:
y aller ou ne pas y aller?

En allant en Birmanie, les touristes légitiment plus ou moins consciemment le régime.

A charge, on peut lire la dizaine de pages placées en début du guide Lonely Planet qui fonit un inventaire des problèmes politiques, économiques et moraux (droits de l'homme) existant dans ce pays et que le voyageur ne peut méconnaître. Toutefois, espérons que cette édition de 2009 n'ait rapidement plus valeur que de témoignage historique...
Face à la campagne de promotion lancée par la dictature militaire en 1996 pour encourager le développement touristique et augmenter ainsi l'entrée de devises qui lui font cruellement défaut, la leader de l'opposition, Aung San Suu Kyi, a appelé les touristes étrangers au boycott de son pays. En effet, la majeure partie de l'argent dépensé profite au régime ou à ses dirigeants qui contrôlent les infrastructures touristiques (par exemple le tour opérateur Myanmar Travel et Tours -MTT), dans un pays qui consacre 7 fois plus d'argent pour sa défense que pour la santé et l'éducation). Beaucoup de régions habitées par les minorités sont interdites d'accès aux étrangers et pas seulement pour des raisons de sécurité mais aussi pour masquer l'importance des revendications de ces peuples et les violations des droits de l'homme qu'elles subissent. D'ailleurs même dans les zones touristiques les échanges avec la population restent limités, la population birmane n'ayant pas le droit de communiquer avec les étrangers sous peine d'arrestation et d'emprisonnement. A ces problèmes d'ordre politique particuliers à la Birmanie (mais n'en est-il pas de même avec d'autres dictatures: Cuba, Chine...?), s'ajoutent les problèmes liés au trafic de drogue et à la prostitution, problèmes qu'exacerbe le tourisme. Le site Info Birmanie est resté sur cette tonalité.

Toutefois, dans le contexte récent de libéralisation du régime, Aung San Suu Kyi a levé son appel au boycott en mai 2011. Elle considère que la présence de touristes occidentaux pouvait aider à l'évolution des mentalités en évitant d'isoler le pays plus qu'il ne l'est déjà, "à condition d'effectuer un voyage éclairé et responsable". Et si une partie de l'argent que vous dépenserez ira dans les caisses du gouvernement, une autre profitera aux gens du peuple.
Aung San Suu Kyi rappelle que l'afflux de visiteurs étrangers ne suffira pas à lui seul à éradiquer les violations des droits de l'homme, ce qui ne pourra être obtenu que par l'adoption de mesures d'ordre politique...

C'est donc avec une relative bonne conscience que nous effectuons quand même ce voyage...

 


Etapes du circuit au MYANMAR:

  • RANGOUN (Yangon)

    Religion(s)

    et

  • AMARAPURA, MINGUN
    MANDALAY
    , AVA

    Société et vie sociale


  • BAGAN

    Fêtes et marionnettes


  • Kalaw, PINDAYA, LAC INLE

    Langue

    et

    Annuaire

    Aucun site, paysage, ville ou monument de ce pays n'a été classé au Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO.

    Sont inscrits en liste indicative les sites repérés par le logo
    .


    Voyager avec le fameux Airbus A380 !
    L'un des rares rêves européens à s'être réalisé non sans quelques soubresauts depuis le lancement du projet au début des années 1990, jusqu'à la livraison du premier avion en octobre 2007 à la compagnie Singapore Airlines avec un an et demi de retard par rapport à la commande du fait de trois reports d'échéance... livraison suivie du premier vol commercial entre Singapour et Sydney.
    Le rayon d'action de cet appareil va jusqu'à 15400 kilomètres et sa vitesse peut atteindre 900 km/h (Mach 0,85) avec un vent négligeable. A ce jour, 69 appareils sont en service.

    Selon les versions, les A380 de Singapore Airlines transportent de 409 à 471 passagers avec trois classes en proportions variables (Air France transporte de 516 à 538 passagers du fait d'une classe économique plus importante).
    En classe économique, on bénéficie d'un espacement (32" ou 81,28 cm entre les rangées de sièges soit 2,5 à 5cm de plus) et d'une largeur (19" ou 48,26 cm soit 4 cm de plus) des sièges plus importants que sur les Airbus et Boeing "classiques". Les sièges sont équipés d'un écran LCD de 10,6" (27 cm).
    Nous sommes partis enthousiastes sur cet avion en ignorant qu'au début de janvier des micro-fissures avaient été découvertes sur certaines pièces de liaison dans les ailes d'un avion de la compagnie australienne Qantas. C'est en fait le "journal officiel du Ministère de l'Information "The New Ligh of Myanmar" du 23 janvier, au cours d'un vol intérieur, que j'ai découvert que, suite aux recommandations de l'Agence Européenne de Sécurité Aérienne (EASA pour l'acronyme anglais), 10 des 15 avions A380 de la compagnie Singapore Airlines allaient être rapidement soumis à des vérifications (6 dans les quatre jours et 4 autres dans les six semaines suivantes). Rassurante perspective pour le retour dont je me suis abstenu de faire part aux collègues...

    Nous avons décollé de Charles de Gaulle à 11h15 (un quart d'heure de retard), sur un appareil de 471 places pratiquement toutes occupées. Sièges confortables car spacieux, niveau sonore faible... tout ce qu'il faut pour un vol d'environ 12 heures nécessaire pour couvrir les quelques 11000 km nous séparant de notre escale à Singapour.

    Alors que l'on dégustait un Singapore Sling (un cocktail singapourien inventé en 1915) et que nous survolions les magnifiques montagnes enneigées du Tyrol autrichien, nous avons rencontré une zone de fortes turbulences qui nous a semblé une éternité (en fait une quinzaine de minutes). Pas commode pour déjeuner même si la compagnie Singapore Airlines est en tête du classement (Air France n'est que le 10e !) pour la qualité de son service de restauration!
    Etrange par un ciel parfaitement clair... en fait la cause en serait simplement que nous flirtions avec le jet-stream vers les 12500 m d'altitude. D'ailleurs nous avions un vent arrière de 250 km/h, ce qui portait notre vitesse par rapport au sol à 1050 kmh !
    Plus calmement, nous sommes passés à hauteur de Budapest, puis nous avons survolé la Roumanie, la Bulgarie, la Mer Noire, la Georgie au moment où nous sommes arrivés dans la nuit (15h, heure de Paris) et nous apercevions à peine les montagnes du Caucase. La suite du vol nous a fait passer au-dessus de l'Afghanistan, du Pakistan et de l'Inde dont nous distinguions les villes et villages éclairés. Un saut par dessus le Golfe du Bengale et nous voici à Singapour Changi (23h, heure de Paris, 6h à SIngapour compte tenu d'un décalage de 7 heures), à seulement 140 km au nord de la ligne équatoriale.
    Petit trajet en métro dans l'aéroport avec le Skytrain reliant les terminaux 3 et 2... Il reste à tuer le temps dans l'imposante galerie marchande de la zone de transit.
    C'est un Airbus A320-200 de la Silkair, filiale low-cost de Singapore Airlines, qui assure la liaison avec Rangoun. Changement de taille (138 à 150 places selon les versions) et de confort. Trois heures de vol pour franchir les 1900 km nous séparant de Rangoun. Mais le temps semble raccourci de moitié car nous revenons vers l'ouest! Comme prévu, nous arrivons à 9h20, heure locale birmane. Il fait déjà 25°...

    Nous nous attendions tous à constituer un petit groupe de 15 ou 20 personnes. Notre surprise teintée de déception s'est manifestée lorsque notre guide, SU SU (prononcer [chou chou]) nous a indiqué que nous allions être un groupe de 30 personnes. La guide était tout aussi désappointée que nous car elle prend habituellement en charge des groupes moitié moins fournis. Tout cela est peut-être en rapport avec le fait que la date du circuit avait été avancée de 6 jours par rapport aux catalogues des TO.
    En fait, nous sommes réunis à partir de trois ou quatre canaux différents: voyagiste de l'Ouest de la France et ses filiales (y compris belges), ventes privées en ligne avec rabais de 30% ouvertes depuis septembre (sur d'autres voyages, les rabais consentis par cette agence peuvent aller jusqu'à 70%!), soldeurs de voyages en dernière minute. Tout ça mixé avec un TO spécialisé (Amérasia) dans les voyages de groupes pour Comités d'Entreprise. Ca pourrait donc craindre du côté ambiance... mais il n'en sera rien. Ceux qui ont payé plein tarif, au lieu de jalouser leurs camarades, en ont pris de la graine!
    Grande diversité géographique: Bretagne, Normandie, sud-ouest, région parisienne, Ile de Beauté, Alsace et même un couple d'outre-Quiévrain...
    Pour la plupart, il s'agit de grands voyageurs, très cultivés, motivés et bien documentés sur cette destination particulière qu'est la Birmanie. Une destination sélective.
    Le groupe qui compte 4 ou 5 personnes en activité est constitué de quinquas, sexas et septuas, dynamiques et avec la forme qui convient pour ce voyage difficile du fait de la longueur des vols et de l'amplitude des journées liée aux conditions locales de transport.

    Notre guide sera Su Su ZAW (su2.myanmar@gmail.com), la bien nommée car ce prénom Su Su signifie "on t'aime", "bien aimée". Elle a appris le français à l'Alliance Française et a effectué deux séjours en France (l'existence de nos SDF l'a profondément surprise et choquée) et elle a suivi un Master d'Action Humanitaire en Suisse. En 2004, après avoir travaillé en entreprise (informatique et négoce du bois), elle est devenue guide.
    En dehors de la saison touristique elle se consacre bénévolement à des actions humanitaires (alphabétisation, microcrédit). Actuellement employée comme guide freelance par le réceptif Exotissimo, elle monte sa propre agence (mais les banques birmanes ne prêtent pas d'argent)... "Omicron Travels & Tours"
    (adresse: N°45, 2ND Plancher, Ma Kyee Kyee Street, Sanchaung Township, Yangon, Myanmar,
    tel + 959 4500 36601, info@omicrontravelsmyanmar.com).


    Un circuit tel que le nôtre nécessiterait en fait 15 jours avec les visites complémentaires qui pourraient s'y greffer.
    Avec deux extensions, vers le sud-est et son Rocher d'Or et vers l'ouest et ses plages...
    Et encore plus pour le faire en routard!


    Petits détails pratiques appréciables, SU SU nous remet dès le départ un questionnaire de satisfaction afin que nous puissions le remplir au fur et à mesure du déroulement du circuit et non pas dans la précipitation finale.
    Elle nous indique également que dans les transports (bus, bateaux), nous avons "gracieusement" à disposition de l'eau en bouteille.
    Enfin, dans un circuit comme celui-ci où nous allons avoir affaire à une demi douzaine de conducteurs de bus, à des bateliers, à des cochers et à des conducteurs de trishaws, la question des pourboires peut rapidement devenir empoisonnante. Pour éviter cela,
    SU SU propose de constituer une cagnotte sur la base d'une contribution de 20€ par personne qu'elle va gérer sous notre contrôle. Carlos, notre guide de l'an dernier au Pérou, pourrait utilement s'en inspirer...


     Au-dessus du Tyrol
     Airbus A380 
     Aéroport de Singapour


    Documentation et crédits
  • mes notes de voyage
  • "BIRMANIE Myanmar " par divers auteurs Coll. Guide Nelles aux Editions Guide Nelles Verlag GmbH - Munchen 2006
    (une réédition en anglais vient de paraître en novembre 2011)
  • "MYANMAR (Birmanie)" par divers auteurs aux Editions Lonely Planet - Paris 2009
  • "BIRMANIE Myanmar " par Marie CLELIA Coll. Guides Mondeos aux Editions MONDEOS - Paris 2011
  • "ASIE" de Guido Gerosa aux Ed. du Carrousel-Media Serges - Paris 1998
  • "The Lady" film biographique sur l'opposante birmane Aung San Suu Kyi réalisé par Luc Besson avec Michelle Yeoh, -initiatrice du projet- dans le rôle de l'héroïne dont elle est comme le sosie et David Thewlis en Michael Aris, son mari. Le film a été tourné par une bonne part en Thaïlande et est sorti en salle le 30 novembre 2011.
  • "Happy World - Birmanie, la dictature de l'absurde" vidéo reportage de Gaël Bordier et Tristan Mendès-France, réalisé en 2009 et accessible sur le web
  • "Bouddhisme, les routes de la paix" publié par le magazine GEO N°236 d'octobre 1998
  • les nombreux articles consacrés au Myanmar par Courrier International depuis plusieurs années.
  • ainsi que, en ligne, les fiches et cartes libres du "World Factbook"
  • la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia (open GNU)
  • recommandation particulière: le blog passionnant de notre collègue Pascale qui a visité le pays au même moment mais en routarde, donc un tout autre regard et un tout autre voyage en somme. Un blog très documenté et bien écrit, ce qui ne gâche rien!
  • et de nombreux autres sites sur la toile...

    En dehors des guides pour routards, chez les libraires spécialisés dans les guides de voyages, on ne trouve pratiquement plus aucun ouvrage des éditeurs de guides à vocation plus documentaires, éditeurs qui se sont désengagés en raison de la relative fermeture de ce pays au cours des décennies précédentes. Remontant à plusieurs années, les ouvrages abordant ce sujet sont pour la plupart épuisés (recherchez-les en livres d'occasions sur Internet par exemple sur eBay).
    Pour les routards, on trouve un "Myanmar (Birmanie)" de Lonely Planet - Edition 2009/10/01 (une nouvelle édition est annoncée au 2 février 2012), un "Guide du Routard Birmanie (Myanmar)" - Edition 2010/2011 et un "Petit Futé Myanmar, Birmanie" - Edition 2010/2011.

     



    BON A SAVOIR

    LA VALSE DES CAPITALES

    Les édifices religieux étaient construits en dur, mais les palais royaux étaient réalisés en bois. Les souverains birmans déplaçaient souvent leur capitale par superstition. Sur les conseils des chamans, ils démontaient les palais pour reconstruire ailleurs la cité.

    Au début du XIVe siècle, la capitale du royaume birman se déplaça de Bagan à Sagaing. Puis en 1364 la capitale fut transférée à Inwa.

    En 1760 Sagaing retrouve son rôle de capitale, mais quatre années plus tard, Inwa est de nouveau capitale. En 1783 Amarapura devint la capitale birmane (avec une brève éclipse avec Mingun de 1810 à 1819), avant de céder la place à Inwa en 1823. Le terrible tremblement de terre en 1838 (ou 1841?) dévasta toute la cité, la capitale fut alors établie, de nouveau, à Amarapura

    En 1860 (ou 1857?), le roi Mindon déplaça définitivement la capitale à Mandalay qui garda ce statu jusqu'à la colonisation de la Birmanie.

    En 1853 les Anglais firent de Rangoun (Rangoon pour les Britanniques) la capitale de la Birmanie britannique. On peut y voir le plus grand nombre d'édifices coloniaux de toute ville de l'Asie du Sud-Est.

    Rangoun restera capitale de la Birmanie indépendante de 1947 à 2007.

    Quant à Nay Pyi Daw, c'est lacapitale fantôme voulue par la junte mégalomaniaque qui y a installé ses pouvoirs en 2005 et l'a officiellement proclamée nouvelle capitale le 26 mars 2007.
    Située à 300km de Rangoun, à l'intérieur du pays, ce n'est pas une vraie ville mais un réseau de zones à fonctions différenciées, dispersées sur un vaste espace pour éviter toute concentration et donc d'éventuels rassemblements hostiles. Si les fonctionnaires y sont venus contraints, les familles sont restées à Rangoun. Combien de personnes y résident? Difficile de le savoir. Officiellement un million dont un quart de militaires. C'est cette ville que devrait accueillir les Jeux Asiatiques en 2013...

    Pour en savoir plus, se reporter à la vidéo "Happy World" ou à un article de Carol Isoux publié dans journal Ouest-France de 17 janvier 2012, à l'occasion de la visite d'Alain Juppé en Birmanie et qui évoque longuement la nouvelle capitale de ce pays...Haut de page



    QUAND PARTIR ?
    La saison sèche correspond en gros à notre automne-hiver, soit d'octobre à mars. C'est la plus agréable avec un soleil permanent mais une chaleur qui reste douce...
    Elle fait suite
    à la chaleur humide (pluies de mousson) qui s'abat sur le pays de mai à octobre et elle précède la période de chaleur torride de mars à mai.

    FÊTES EN JANVIER
    - Jour de l'indépendance et Nouvel an Karen (Pyatho) fêté le 12 janvier.
    Les festivités de la Fête Nationale (Lut Lat Yae Naih) célébrant l’Indépendance de l’Union du Myanmar, proclamée le 4 janvier 1948, se déroulent à partir de cette date anniversaire et durent une semaine. Elles ont lieu dans l'enthousiasme malgré l'union bien imparfaite du pays, particulièrement à Yangon (autour du lac royal Kandawgyi).
    - Festival de la Pagode Ananda de Bagan du 5 au 31 janvier: chants danses, théâtre, caravane de chars à boeufs...
    - Nouvel An des tribus Naga (nord du pays) fêté les 14-15 janvier à Khamti.
    - Fête de l'État Kachin (Myitkyina) à la Pagode Shwe Myitsule le 10 janvier, avec un grand rassemblement de toutes les ethnies de l’Etat (festival du Manao)
    - Fête de la Pagode Mahamuni à Mandalay, du 22 janvier au 6 février.
    Certaines fêtes traditionnelles ont lieu en fonction du calendrier lunaire et donc leurs dates sont sujettes à variations d'une année à l'autre.


    CUISINE
    Traditionnellement, les Birmans (comme les Indiens) mangent avec les doigts de la main droite sauf les nouilles qu'ils mangent avec des baguettes. Sans doute héritage des l'époque coloniale britannique, les citadins font usagent de cuiller (zun) et fouchette (hkyin) mais pas de couteau! Aux touristes que nous sommes, seuls quelques restaurants ajoutent cet accessoire.
    Comme en Asie orientale, le potage n'est pas servi dans une assiette mais dans un bol et comme couvert on utilise une cuillère "chinoise" en porcelaine.

    La cuisine Birmane est à base de riz, nouilles et plats dérivés mais le plat national est en fait un petit-déjeuner, le mohinga, une soupe de nouilles de riz et de poisson. Peu d'hôtels la proposeront dans leur buffet de petit-déjeuner aux touristes que nous sommes.
    La cuisine birmane n'a pas l'exclusivité du fait de la présence de nombreux Chinois, Thaï ou Indiens.
    En amuse-gueule, on nous sert des galettes de tofu ou des galettes de riz que l'on peut rendre plus ou moins piquantes en les trempant dans des sauces pimentées ou aigres douces. Pour sa part, Su Su apprécie les jus d'avocat...
    Un repas traditionnel birman est généralement composé de curry doux (hin) de volaille, de porc et plus rarement de boeuf (de chèvre lit-on également) ou de poisson, accompagné de riz, de plats de légumes (en sautés ou en beignets: carottes, choux-fleurs et autres choux, cresson d'eau, cristophine ou chayotte, petit pois, fèves, lentilles...), d'un bouillon, d'un dessert sucré (nous en avons eu très peu:
    sarnwin makin, gâteau de semoule de riz, noix de coco et sésame).
    Par contre, si traditionnellement on consomme peu de fruits, il se trouve que l'on nous en a très souvent proposés, surtout de la papaye, des bananes, des pastèques et, plus rarement, des oranges (un peu desséchées), des ananas (peu goûteux), des mandarines et des avocats au sucre...
    Encore un mot, à propos de la viande de boeuf. Les Birmans en consomment peu en raison de leurs traditions à la fois bouddhistes et paysannes, du respect de la vie et surtout par respect pour l'animal qui les aide autant dans les travaux agricoles. Sans doute que ces animaux doivent donc être sacrifiés très vieux, ce qui expliquerait la viande particulièrement coriace et filandreuse que nous avons eue à chaque fois que l'on avait un plat de viande de boeuf!
    A cela peuvent s'ajouter les condiments (tels le ngapi, une pâte de poisson ou crevette fermentée puis séchée au soleil qui sert d'additif dans la plupart des mets ou le balachaung à base de crevettes et d'ail) et des salades (mais attention aux aliments crus). Le piment est assez prisé des Birmans et accompagne beaucoup de plats (en moindre quantité qu'en Thaïlande).
    Sur la rue, des échoppes proposent des fritures, brochettes, nouilles...

    Pour notre part, nous avons apprécié de ne pas être confrontés trop souvent aux buffets fréquents dans les voyages organisés mais d'être servis à table, et le plus souvent dans des restaurants en dehors des hôtels. En général, à la soupe et au riz (htamin) que l'on retrouvait systématiquement, le nombre de préparations que l'on nous proposait généralement était de l'ordre de 5 plats (légumes, viandes, poisson).

    Coût du litre d'eau purifiée dans les restos, 500 Kiats (rarement 1000K) soit 0,50€. Bière en cannette à 2000 Kiats et en bouteille de 67cl à 3000 Kiats.

    Le thé est la boisson nationale du pays. Il se boit en principe sans sucre (thé vert) et il est offert systématiquement à la fin des repas (le café quant à lui étant parfois payant). Les restaurants proposent aussi des thés aromatisés (jasmin). Le café est fort, très sucré et additionné de lait concentré.
    On trouve surtout la bière Myanmar. Autre marques locales Angkor, blonde et légère, Mandalay ou Tiger.
    Attention aux boissons fraîches avec glaçons...

  • TENUE :
    C'est un voyage un peu particulier sur le plan vestimentaire. Certes le pays est sous une latitude tropicale qui ferait penser aux tenues légères mais c'est un pays comportant des zones de montagne où les soirées et petits matins peuvent être un peu frais... Les guides conseillent d'avoir sous la main une petite laine. A notre avis, il faut plus que cela: bonne polaire et écharpe car à Kalaw, vers 1300m, la température nocturne descend au dessous de 10° en cette période d'hiver (hôtels mal isolés et non chauffés), quand au Lac Inle, bien que plus bas, vers 900m, si l'effet d'altitude y est moindre, en revanche lors des trajets en pirogues à moteur, il faut ajouter l'effet réfrigérant dû au vent relatif occasionné par la vitesse de ces engins (je l'estime à 25kmh).

    Les tenues couvertes se justifient également par la protection contre les piqûres des moustiques diurnes et nocturnes, vecteurs de la dengue, du chikungunya et du paludisme (ou malaria) et par l'exigence de décence pour visiter les lieux de culte.

    Las tenue traditionnelle birmane est caractérisée par le longyi ou longji, un sarong porté par des hommes et des femmes qui part de la taille et descend jusqu'aux pieds (autrefois, comme pour le kilt en Ecosse, on ne portait pas de sous-vêtement sous le longyi).
    Les hommes portent une veste sans col courte par dessus une chemise, alors que les femmes portent un chemisier et un châle.

    ET BONNES MANIERES :
    On ne touche pas la tête de quelqu'un, surtout celle des enfants.
    On ne montre pas quelqu’un du doigt.

    On enlève ses chaussures quand on pénètre dans un temple
    On évite d’avoir les bras (et donc les épaules) et les jambes nus à l’intérieur des monuments religieux
    On ne prend pas en photo les bases stratégiques (aéroports, gares ou installations militaires)
    En public, on évite les marques d’affection trop poussées (se serrer, s’embrasser…).

    On ne parle pas politique avec les birmans pour ne pas les mettre dans une situation embarrassante.

    Les Birmans authentiques (ceux qui ne côtoient pas les touristes à longueur de journée) ont une certaine façon de saisir ce qu'on leur tend. Une main vient prendre l’objet pendant que l’autre soutient le bras porteur et ils accompagnent ce geste d'un "Cé-zu tin-ba-deh" (merci beaucoup). Cette pratique commune en Asie du Sud-Est est plus marquée ici.

  • SANTE :

    - Boire de l'eau (minérale ou purifiée) en bouteille capsulée. Donc éviter les glaçons et malheureusement les jus de fruits pressés proposés dans la rue. Coût du litre d'eau purifiée dans les restos, 500k (rarement 1000K) soit 0,50€.
    - Se prémunir contre la dengue et le chikungunya transmis par des moustiques qui piquent le jour: port de vêtements longs et couvrants, pulvérisation de produits anti-moustiques sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, air conditionné.
    - En revanche, le paludisme ne sévit pas dans les zones touristiques.

    Décalage de +5H30 par rapport à la France en hiver et de +4H30 en été car la Birmanie n'applique pas le changement d'heure saisonnier.

     

    Voltage 230V 50Hz, donc pas de souci en principe. Nous confirmons que nous n'avons rencontré aucun problème de formats de prises dans la catégorie d'hôtels très moyens que nous avons fréquentés alors que les guides incitent à prévoir un adaptateur universel. En revanche, le nombre de prises dans les chambres est restreint et il faut souvent débrancher TV ou frigo pour recharger les batteries des appareils photo ou caméscopes.
    De plus, en raison des coupures d'électricité (pas si fréquentes que cela: 3 à Nyaung Shwe, au Lac Inle), il faut se munir d'une lampe de poche (également utile pour la visite de certains sites).

    Internet

    est accessible dans les grandes villes (cyber Castel Sule à Rangoun) mais les connexions sont souvent lentes, certains sites ne sont pas consultables et les connexions sont sujettes à plantages. De plus, il n'y a pas de wifi pour connecter son ordinateur portable si l'on a eu l'idée de l'emporter.
    Les téléphones cellulaires doivent être déclarés à l'entrée sur le territoire birman bien qu'ils ne servent à rien puisque le pays n'est couvert par aucun réseau GSM universel. Les choses sont en train de changer, avec la mise en place d'un réseau par fibre, relayé par 55 stations-relais entre Yangon, NayPyi Daw et Mandalay (cf. le JO "The New Light of Myanmar" du 22-01-2012 lu dans l'avion entre Heho et Yangon).
    Il est possible d'acheter un portable compatible avec le réseau local et permettant d'appeler l'étranger.

    On peut appeler avec les lignes fixes depuis des centres téléphoniques gérés par l'Etat à un tarif élevé (1 500 K de l’heure) qui doit être effectué en dollars (on paie au temps passé y compris temps d'attente). Certains hôtels proposent des services d'appel international.
    Dans la gamme d'hôtels moyens où nous avons logé, nous pouvions recevoir jusqu'à une dizaine de chaînes, TV 5 Monde toujours disponible, parfois CNN, des chaînes asiatiques (Chine, Japon, Australie...) mais la qualité de réception est parfois médiocre (notamment dans l'Etat Shan).
    Le tarif d'un envoi de carte postale (éviter l'envoi en lettre qui risque(ait ?) d'être ouverte par la censure) coûte 500 Kyats (il y a peu on voyait mentionnés des tarifs de 50 ou 80K) ce qui reste acceptable (un demi Euro!). On lit que le délai d'acheminement est très long pour arriver en Europe, jusqu'à 4 à 8 semaines, ce qui ne semble plus vrai car nos correspondances sont arrivées dans un délai de 2 à 3 semaines.

     

    SHOPPING, ACHATS ET SOUVENIRS :
    Produits d'artisanat ;
    - laques (Mandalay, Bagan)
    - marionnettes
    (Mandalay, Bagan) et animaux en papier mâché
    - ombrelles
    (Pindaya) en papier de mûrier ou en soie, sacs shans
    - objets en bois de teck et vanneries en bambou
    - tapisseries et tissus shans en soie (Mandalay, Amarapura et Lac Inle)
    - argent (Lac Inle et Sagaing)
    - pierres précieuses (Yangon).
    La Birmanie est le seul pays au monde à recéler des rubis "sang de pigeon" (selon l'ancienne classification impériale chinoise). Le Gem Museum de Rangoun délivre un certificat d'authenticité. On trouve moins cher au Bogyoke Market (Scott Market) mais on peut se faire avoir (pierres avec défauts (paille) ou faux. On trouve aussi des saphirs et des pierres semi-précieuses: péridotes, émeraudes).

    Contrairement à ce qui se fait dans de nombreux pays, le commerçant birman ne multiplie pas ses prix par cinq ou dix fois et il n'harcèle pas les clients. Dans la négociation il faut veiller à ne pas vexer le vendeur et pour cela il vaut mieux le laisser proposer un meilleur prix et ne pas acheter si le prix ne convient pas.
    Quant aux petits vendeurs sur la rue (et dans les sites), on est surpris de voir que dans ce pays encore peu touristique ils sont vraiment collants. Ils vous servent la ritournelle: "C'est joli. C'est pas cher. C'est moi qui l'ai fait"...

    Avec une douzaine de visites de boutiques ou ateliers d'artisanat, tout cela en dix jours, ce circuit explose les records. Heureusement, en dehors de la première boutique de soie et du dernier magasin de joaillerie, les autres visites concernaient des ateliers vraiment artisanaux, familiaux ou villageois... Avec de vraies découvertes comme la soie de lotus, le battage d'or, les forgerons ou les cigares birmans...

    Idées cadeaux 
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    MONNAIE ET CHANGE :
    ATTENTION
    car il y a(vait) un fossé entre le cours officiel (cf. tous les sites de convertisseurs monétaires) et le cours réel au marché noir, dans un rapport de 1 à 120 environ!!!

    1 €uro vaut
    environ 8,43 Kyat ou MMK (Myanmar Kyat) au cours officiel et 1020 Kyat au cours réel du marché (noir).
    Donc 1 Kyat =
    à peine 0,001 Euros au cours réel du marché (contre 0,119€ au cours officiel), c'est dire qu'il ne pèse pas lourd...
    Le kyat est théoriquement divisé en 100 pyas, mais plus aucune pièce frappée en pyas ne circule. On utilise des billets de 5, 10, 20, 50, 100, 200, 500, et 1000 kyats. Ils portent l'indication Myanmar et non plus Burma. On peut aussi trouver des nouvelles pièces de 50 et 100 kyats.
    Dans le change (non officiel), attention de ne pas se voir proposer des billets démonétisés libellés en coupures de 15, 35, 45, 75, 90 kyats. Ces valeurs étranges apparues en 1985 (coupures de 15, 35 et 75K) et 1987 (retrait des valeurs précédentes remplacées par des 45 et 90K) résultaient des lubies astrologiques du général-dictateur Ne Win qui croyait aussi à la puissance du chiffre 9 et de ses multiples capables de le faire vivire jusqu'à 90 ans! Selon Su Su, cette décision s'appliqua du jour au lendemain, spoliant la population ainsi incitée à ne pas thésauriser et moyen radical pour réduire la masse monétaire gonflée par l'existence d'un marché des changes parallèle.

    "Depuis la décision prise par les Américains à la fin du mois de juillet 2003 d’imposer des sanctions contre la Birmanie, les transactions par cartes de crédit (American Express, Mastercard et Visa) ne sont absolument plus possibles. Comme par le passé, les chèques de voyage ne sont pas davantage acceptés.
    Six guichets de change officiels ont été ouverts en octobre 2011 à l’adresse suivante: 99 / 103 Theinbyu road , Botahtaung township à Rangoun. Ces guichets pratiquent des taux très proches de ceux des changeurs du marché parallèle et comme ces derniers, ils exigent des billets en parfait état (euros ou dollars)
    "
    (infos site du Ministère des Affaires Etrangères) et le change serait meilleur avec de grosses coupures...
    Nous le confirmons. Dans l'enceinte de l'aéroport nous avons pu changer des coupures de 50€ au taux de 1025K pour 1€ mais les billets ne doivent pas avoir été pliés ni le moindrement écornés et ne comporter aucune tache si petite soit elle (genre chiure de mouche!). Pour cela, appliquez la recette de Pascale et des routards: mettez vos billets neufs entre les pages d'un petit livre...

    Quant à la taxe de sortie de 10 US$ mentionnée dans tous les guides, dans les catalogues des TO et même par notre guide Su Su, elle ne semble plus avoir cours...

    POURBOIRES
    Le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation. Certains guides ajoutent qu'ils ne sont même pas attendus. En revanche, on peut remettre un objet ou un médicament en remerciement d'un service particulier, geste mieux accepté qu'une gratification monétaire.
    Il est bon quand même de savoir que le revenu mensuel moyen d’un salarié dans une entreprise est d’environ 50$. Un chauffeur ou un guide peut toucher jusqu’à 100$ par mois, à condition d’être toujours sur les routes. Un fonctionnaire occupant un poste important ou un cadre dans une entreprise privée peut toucher entre 400$ et 500$ par mois.


    FORMALITES, SECURITE
    L'entrée en Birmanie est conditionnée par l'obtention d'un VISA.
    La procédure de visas à l’arrivée mise en place le 1er mai 2010 est suspendue depuis le 1er septembre 2010 pour une durée indéterminée.
    L’ambassade de Birmanie à Paris délivre normalement un visa de court séjour touristique pour une durée de 28 jours consécutifs (25 €).

    Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale les frontières avec la Thaïlande, la Chine, l’Inde, le Laos et le Bangladesh.
    Quant à la taxe de sortie de 10 US$ mentionnée dans tous les guides, dans les catalogues des TO et même par notre guide
    Su Su, elle ne semble plus avoir cours...

     

    Un certain nombre de régions (liste non exhaustive) sont interdites aux étrangers, sauf quelques villes notamment : Etat Kayah, nord de l’état Chin, nord de l’état Kayin, zone de 50 km autour de la ville de Mogok, nord de l’état Rakhine, villes de Phakant, Pyinmanar, Leway et Tatkone.
    D'autres sont conditionnées à la délivrance d'autorisations qu'il faut solliciter auprès de l'organe officiel du ministère du tourisme, Myanmar Travel and Tour.

    L'accès à certaines régions frontalières présente un risque en raison des affrontements armés entre militaires birmans et diverses rebellions (Etats Shan, Karen et Kachin ainsi que nord de l’Arakan).


    TRANSPORTS ET CIRCULATION
    En dehors des déplacements par avions, les temps de transports sont particulièrement longs en raison d'une infrastructure routière archaïque (routes qui se réduisent parfois à une voie unique, plus ou moins mal bitumée) et de véhicules routiers poussifs. La vitesse moyenne sur route ne dépasse guère 40 ou 50kmh.
    Sur les 7 bus que nous utiliserons, tous ont eu au moins une première vie japonaise, si ce n'est davantage, et un seul avait le volant à gauche et se trouvait donc adapté à la conduite à droite. La sécurité (pour la montée et la descente et pour certaines manoeuvres délicates) était assurée par un aide-chauffeur qui distribuait aussi des bouteilles d'eau "gratuites" ainsi que des lingettes pour se nettoyer les pieds après nos déambulations dans les pagodes et monastères. Bref, le luxe! Ces bus disposent de clim qui fonctionne mais souvent sur un mode "tout ou rien" tandis que les mécanismes de fermetures des bouches de ventilation sont déglingués.
    Venons-en aux vieux bateaux tout en bois, des sortes de jonques à moteur, qui naviguent sur l'Irrawaddy. Ayant échappés à la toujours possible panne, il nous a fallu 12 heures pour parcourir les quelque 190km qui séparent Mandalay de Bagan et dans ce sens le courant est porteur! Il est vrai que le bateau ne transportait que notre groupe qui occupe à la fois le pont supérieur (en partie bâché) tandis que le pont couvert nous sert de salle à manger rustique... Mais nous nous faisons allégrement dépasser par des bateaux en acier, plus imposants et plus rapides, qui doivent transporter 60 ou 80 passagers. Quant aux slow-boats, partis très tôt le matin pour assurer des escales dans les villages, ils nous avaient précédés malgré tout!
    Enfin, les pirogues à moteur du Lac Inle, c'est une autre affaire. Elles transportent de 2 à 6 touristes et jusqu'à une quinzaine (sinon davantage) de locaux.
    La Birmanie avait adopté la pratique de son ancienne puissance coloniale, le Royaume-Uni, c'est-à-dire la conduite à gauche. Or en 1974, sur une lubie numéro-astrologique, le général Ne Win, à la tête de la dictature, décida du jour au lendemain de changer le sens de circulation car la droite devait lui être plus bénéfique selon son astrologue. Malheureusement pour s'adapter à ce changement, le volant des véhicules ne se déplaça pas comme par magie de droite à gauche. De plus, la majorité des voitures sont importées du Japon, en version standard, c'est-à-dire, également avec le volant à droite... Il en résulte que la conduite et tout particulièrement les dépassements sont très dangereux puisque le chauffeur n'a aucune visibilité sur ce qui arrive en face.
    Toutefois en une semaine et demie, nous n'avons observé aucun accident, notamment sur le long trajet routier entre Bagan et le Lac Inle.

     


    Dans certains sites il faut payer un droit pour son appareil photo ou caméscope (selon les sites de 300 ou 500 kyats).



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    MORAUTHELI </FONT></FONT></p><p align=justify>COMPLEMENT SUR LA RELIGION <br> ET AUTRES CROYANCES. </p><p align=justify>Le bouddhisme birman rel&egrave;ve &agrave; plus de 95% de l'&eacute;cole theravada (&quot;Chemin Etroit&quot; ou &quot;Petit V&eacute;hicule&quot;, le bouddhisme de l'ancienne tradition dans lequel la lib&eacute;ration r&eacute;sulte des m&eacute;rites individuels, en refusant l'intercession de bodhisattvas (sorte de saints) comme c'est le cas dans le mahayana (&quot;Grand Sentier&quot;, &quot;Grande Porte&quot; ou &quot;Grand V&eacute;hicule&quot;. Toutefois cette doctrine n'est pas exclusive car m&acirc;tin&eacute;e de survivances avec un culte vivace aux 37 nats, les esprits bienfaisants. </p><p align=justify>Le bouddhisme Theravada, le &quot;Petit V&eacute;hicule&quot;, issu directement de la doctrine Hinayana du Bouddha au Ve si&egrave;cle dans le nord de l'Inde, fut introduit en Birmanie par des envoy&eacute;s du roi Ashoka, au IIIe si&egrave;cle avant notre &egrave;re. Selon ses principes, la lib&eacute;ration r&eacute;sulte de l'accumulation des seuls m&eacute;rites individuels. C'est la doctrine qui s'est impos&eacute;e, du Sri Lanka &agrave; l'Asie du Sud-est (jusqu'au sud du Vietnam), en passant donc par la Birmanie. On pourrait le qualifier d'orthodoxe. <br> Le Mahayana, le &quot;Grand V&eacute;hicule&quot;, n&eacute; au Ier si&egrave;cle au nord de l'Inde, lui, n'apparut en Birmanie que dix si&egrave;cles apr&egrave;s le Theravada, dans les r&eacute;gions proches de la fronti&egrave;re chinoise. Pour acc&eacute;der &agrave; l'&eacute;veil, les fid&egrave;les peuvent recourir l'intercession de bodhisattvas (sorte de saints). <br> Rapidement apparut le troisi&egrave;me courant, le Vajrayana, &quot;V&eacute;hicule du Diamant&quot;. Son origine est concomitante &agrave; celle de l&#146;hindouisme tantrique n&eacute; au IVe s. en Inde puis diffus&eacute; en passant par le Tibet (il atteindra le Japon o&ugrave; il donnera aussi lieu &agrave; une variante zen). Sa pratique, accordant une large place &agrave; certaines techniques (m&eacute;ditation, postures, r&eacute;citations...) n&eacute;cessite des instructions re&ccedil;ues aupr&egrave;s d'un ma&icirc;tre ou Lama. Il est consid&eacute;r&eacute; par ses adeptes comme un &quot;troisi&egrave;me v&eacute;hicule&quot; sup&eacute;rieur aux deux autres car bien pratiqu&eacute; il permet d'atteindre l'Eveil en une seule vie. </p><p align=justify>Les trois &eacute;coles du bouddhisme coexist&egrave;rent jusqu'au XIe s. , sous le r&egrave;gne du roi Anawrahta (1044&#150;1077) qui, converti par le moine m&ocirc;n Shin Arahan, apr&egrave;s avoir soutenu le Vajray&acirc;na, opta pour le Theravada et essaya de la restaurer dans sa puret&eacute; originelle. Il voulut, par exemple, interdire le culte des nats mais se rendant compte que les Birmans n'&eacute;taient pas pr&ecirc;ts &agrave; abandonner cette croyance et risquaient d&egrave;s lors de se d&eacute;tourner du bouddhisme, il autorisa la pr&eacute;sence des nats dans les sanctuaires - pour autant que la pr&eacute;&eacute;minence du Bouddha soit maintenue. L'originalit&eacute; du bouddhisme birman r&eacute;side justement dans la mani&egrave;re dont il a assimil&eacute; les croyances populaires relatives aux esprits. <br> De m&ecirc;me, la pratique bouddhiste inclut les Jatakas ou Jatakani, des contes relatant les 547 vies ant&eacute;rieures du bouddha historique Shakyamouni, avec des variantes de leur ordre dans les univers tha&iuml; et lao. G&eacute;n&eacute;ralement dans le bouddhisme Theravada, notamment au Sri Lanka, ces r&eacute;cits ne sont toutefois pas consid&eacute;r&eacute;s comme &eacute;tant la parole du Bouddha alors qu'ici, ils sont inclus dans le canon p&acirc;li et sont parmi les textes les plus populaires de la litt&eacute;rature bouddhique. Ils mettent en sc&egrave;ne des animaux r&eacute;els ou mythiques, des bodhisattvas, les humains (princes, br&acirc;hmanes, pauvres...) et les femmes! Les spectacles de marionnettes s'en inspirent largement. </p><p align=justify>Les v&#156;ux perp&eacute;tuels n&#146;existent pas, la vie monastique n'est pas un &eacute;tat de vie permanent et le retour &agrave; la vie la&iuml;c est toujours possible, en respect du principe de non-permanence et de libert&eacute; individuelle de choix. Parmi les r&egrave;gles fondamentales, on en retrouve deux du monachisme chr&eacute;tien: pauvret&eacute; et chastet&eacute;. Quant &agrave; l'ob&eacute;issance, sans &ecirc;tre une r&egrave;gle, elle est respect&eacute;e. </p><p align=justify>De 1954 &agrave; 1956 se d&eacute;roule le sixi&egrave;me concile du bouddhisme theravada &agrave; Rangoun, r&eacute;unissant des participants de Birmanie, Cambodge, Inde, Laos, N&eacute;pal, Sri lanka et Tha&iuml;lande, en l'honneur des 2500 ans du parinirv&acirc;na (fin de l'existence physique d'une personne qui a atteint l'&eacute;veil et entr&eacute;e dans le nirvana) du Bouddha. Les textes du Canon pali, existant sous diff&eacute;rentes versions, sont r&eacute;vis&eacute;s et publi&eacute;s en birman lors de ce concile. <br> Les moines du Theravada doivent respecter 227 r&egrave;gles contre chez 250 ceux du Mahayana et 253 chez ceux du Vajrayana. </p><p align=justify>Dans les pays Theravada, l'ordre des nonnes (bhikhunis) ne s'&eacute;tait implant&eacute; qu'&agrave; Sri Lanka d'o&ugrave; il a disparu aux alentours du XIe si&egrave;cle mais il y a &eacute;t&eacute; recr&eacute;&eacute; r&eacute;cemment ainsi qu'au Myanmar. Elles s ont parfois d&eacute;sign&eacute;es sous le terme de bonzesses.<br> Les nonnes du Theravada doivent respecter 311 r&egrave;gles contre chez 348 ceux du Mahayana et 364 chez ceux du Vajrayana. Moralit&eacute;, il est bien plus difficile de devenir nonne que moine! </p><p align=justify>&quot;Le clerg&eacute;&quot; bouddhiste p&egrave;se un poids consid&eacute;rable en Birmanie. On compterait 500 000 moins soit 1% de la population qui par les donations et dons capteraient 10% du PIB! A ceci, il faudrait encore ajouter 25 000 nonnes, certes bien moins lotIe s. .. </p><p align=justify>Les moines ne sont pas des pr&ecirc;tres m&ecirc;me s'ils peuvent conseiller les pratiquants en diffusant les pr&eacute;ceptes du Bouddha. En pratique, lors d'une naissance, les Birmans s'en remettent &agrave; l'astrologue quant au choix du nom. Lors des mariages (plus ou moins arrang&eacute;s), c'est un ma&icirc;tre de c&eacute;r&eacute;monie v&ecirc;tu comme un brahmane qui dirige la c&eacute;l&eacute;bration. On voit l&agrave; un vestige du fond hindouiste qu'a connu ce pays. Ce n'est qu'&agrave; l'occasion des d&eacute;c&egrave;s que l'on fait appel aux moines: le jour du d&eacute;c&egrave;s un moine se rend aupr&egrave;s de la famille qui offre de la nourriture pour son monast&egrave;re. Apr&egrave;s une semaine, une c&eacute;r&eacute;monie se d&eacute;roule en pr&eacute;sence de moines qui r&eacute;citent des pri&egrave;res et entonnent des chants, pr&eacute;sident au rite du transfert des m&eacute;rites et prononcent un sermon sur l'impermanence. La famille offre une pi&egrave;ce d'&eacute;toffe blanche et d'autres pr&eacute;sents au monast&egrave;re. Il est ensuite proc&eacute;d&eacute; &agrave; l'enterrement (ou &agrave; l'incin&eacute;ration). </p><p align=justify>V&eacute;n&eacute;r&eacute; en tant que ma&icirc;tre ou mod&egrave;le, Bouddha n'est pas une divinit&eacute;. Il ne saurait exaucer des souhaits ou intervenir dans le destin des hommes. Ce r&ocirc;le revient aux nats, ces divinit&eacute;s repr&eacute;sent&eacute;es pr&egrave;s des grands arbres ou des pagodes! Les 37 nats dont la v&eacute;n&eacute;ration est admise depuis le XIe s. sont les 33 dieux du ciel avec &agrave; leur t&ecirc;te Sakka (Indra) ainsi que les 4 rois du ciel charg&eacute;s de veiller sur les enseignements bouddhiques.<br> Ce ciel est situ&eacute; au sommet du mythique Mont Meru Influenc&eacute;e par l'Inde et la Chine voisines, la soci&eacute;t&eacute; birmane accorde une large place aux pratiques &eacute;sot&eacute;riques de l'astrologie et de l'alchimie. </p><p align=justify>Aujourd'hui, 85 % de la population pratiquent un bouddhisme syncr&eacute;tique sur une base theravada &agrave; laquelle se m&ecirc;lent les influences animiste, tantrique, hindouiste et mahayaniste. </p><p align=justify> <br> </p><p align=justify>8 objets dont la d&eacute;tention est autoris&eacute;e pour les moines, comme au temps du Bouddha: <br> - un v&ecirc;tement compos&eacute; de trois pi&egrave;ces (tricivara) : sous-v&ecirc;tement (antarasvasaka), robe ext&eacute;rieure (utarasanga) couvrant soit les &eacute;paules quand les moines sont dehors ou laissant l'&eacute;paule droite nue lorsqu'ils sont &agrave; l'int&eacute;rieur, drap (samghati) pos&eacute; pli&eacute; sur l'&eacute;paule gauche. <br> Leur couleur varie en fonction des teintures utilis&eacute;es (&agrave; base d'&eacute;corces, de feuilles, de fleurs, de terre...), entre le safran, le jaune, le jaune orang&eacute;, l'orange vif, le brun dor&eacute; et le brun fonc&eacute; (ces derni&egrave;re couleurs dominent ici).<br> - un bol &agrave; aum&ocirc;ne (patta), <br> - une ceinture de tissu, <br> - un filtre &agrave; eau, <br> - un rasoir et <br> - une pierre &agrave; aiguiser.</p><p align=justify>Dans la pratique, on constate que s'y ajoutent souvent divers accessoires basiques tels que tongs et parapluie et certains moines ne d&eacute;daignent pas des outils plus technologiques: t&eacute;l&eacute;phone portable, moto... et vont m&ecirc;me jusqu'&agrave; manipuler la monnaie!</p><p align=justify>5 pr&eacute;ceptes fondamentaux<br> dont le non respect par un moine ou une nonne entra&icirc;ne la d&eacute;ch&eacute;ance de leur &eacute;tat monastique:<br> - ne pas tuer (ni d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment, ni en ordonnant &agrave; d&#146;autres de tuer) ce qui s'entend &agrave; l'&eacute;gard de tout &ecirc;tre anim&eacute; <br> - ne pas voler (ni prendre ce qui ne lui appartient pas avec l&#146;intention de le poss&eacute;der)<br> - ne pas mentir (ni se pr&eacute;valoir ind&ucirc;ment de tout accomplissement spirituel)<br> - ne pas avoir de relation sexuelle (mais masturbation autoris&eacute;e)<br> - ne pas faire usage de substances toxiques (alcool ou drogue)</p><p align=justify>Su Su nous pr&eacute;cise que pour un pieux bouddhiste &agrave; l'&eacute;tat la&iuml;c, le quatri&egrave;me pr&eacute;cepte se transforme en interdit de l'adult&egrave;re.</p><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>Etape suivante : Amaraprura, Mingu, Mandalay et Ava</p><p align=justify><br> </p><p align=justify> Le trajet de trois quarts d'heure entre l'a&eacute;roport et notre h&ocirc;tel nous donne un premier aper&ccedil;u du pays. De nombreuses voitures et camionnettes alors que l'on imagine ce pays encore tr&egrave;s rural et sous &eacute;quip&eacute;. En fait Rangoun (Rangoon en version anglophone) compte au moins 4,5 millions d'habitants soit pr&egrave;s de 10% de la population du pays. </p><p align=justify> Notre premi&egrave;re impression est de se retrouver dans une sorte de ville-jardin, tr&egrave;s arbor&eacute;e. De sorte que l'on ne per&ccedil;oit pas bien o&ugrave; commence la ville et o&ugrave; finit la campagne. Mais rien &agrave; voir avoir les cit&eacute;s-jardins britanniques, ici la v&eacute;g&eacute;tation est livr&eacute;e &agrave; elle m&ecirc;me tandis que la voirie manque d'entretien, ce qui n'est pas sans nous rappeler l'Inde.<br> C'est aussi l'occasion de capter les premiers sourires et saluts spontan&eacute;s de la population, des moines en robe pourpre avec leur bol &agrave; aum&ocirc;nes, des vieux bus et des camionnettes pick-up tout aussi bond&eacute;es de passagers jusque sur les marchepieds et le toit, des pagodes (temples) et st&ucirc;pas (reliquaires), des </p><p align=justify>x bouddhiques un peu particuliers dans le choix des couleurs puisque le safran est d&eacute;plac&eacute; et le jaune dispara&icirc;t au profit du rose! (j'ai quelque explication plausible &agrave; ce sujet dont on reparlera plus tard). Ici des villas cossues prot&eacute;g&eacute;es par des cl&ocirc;tures surmont&eacute;es de piques ou de barbel&eacute;s, signes de propri&eacute;taires ais&eacute;s qui d&eacute;tiennent sans doute de l'or puisque dans ce pays on ne fait pas confiance aux banques qui r&eacute;mun&egrave;rent tr&egrave;s peu l'argent d&eacute;pos&eacute; lorsqu'elles n'ont pas tendance &agrave; faire faillite. L&agrave; des immeubles collectifs, genre HLM des ann&eacute;es 1950-60, aux fa&ccedil;ades l&eacute;preuses et noir&acirc;tres. Ils voisinent parfois avec des immeubles en cours de construction visible derri&egrave;re un &eacute;chafaudage fait de tiges de bambou. Plus loin, de grandes cocardes jaunes accroch&eacute;es au portail d'une villa signalent probablement quelques festivit&eacute;s familiales autour d'un mariage.<br> Aux carrefours, des panneaux g&eacute;ants d&eacute;di&eacute;s &agrave; la publicit&eacute; vantent les derni&egrave;res modes vestimentaires (dont des habits traditionnels de mariage), les &eacute;coles et instituts priv&eacute;s... Les trottoirs sont parfois occup&eacute;s par le modeste &eacute;tal d'un marchand de fleurs ou de fruits... Plus surprenant, dans cette ville comme au long des routes de ce pays, on peut voir des jarres remplies d'eau et des gobelets mis &agrave; la disposition des gens pour se d&eacute;salt&eacute;rer... <br> Autre &eacute;tranget&eacute; pour un pays de cette r&eacute;gion, en voie de d&eacute;veloppement qui plus est, aucun deux roues &agrave; l'horizon, motoris&eacute; ou non... comme on peut le voir au Vietnam ou en Tha&iuml;lande o&ugrave; c'est une vraie mar&eacute;e p&eacute;taradante. L'explication: c'est qu'&agrave; Rangoun ils sont tout bonnement interdits! On en verra ailleurs...</p><p align=justify>Quant aux v&eacute;hicules, il faut dire que la plupart sont de seconde main, pour ne pas dire davantage, beaucoup venant du Japon o&ugrave; l'on conduit &agrave; gauche, ce qui explique que 90% des v&eacute;hicules ont le volant &agrave; droite, ce qui n'est pas particuli&egrave;rement commode pour les d&eacute;passements puisque ici, depuis 1975, on est pass&eacute; &agrave; la conduite &agrave; droite... Une r&eacute;volution dans une ancienne colonie britannique! Pas commode non plus et m&ecirc;me dangereux pour les passagers des bus qui doivent descendre des v&eacute;hicules en pleine circulation mais dans nos bus &agrave; touristes, l'aide-chauffeur veille au grain ou plut&ocirc;t sur notre s&eacute;curit&eacute;. Sur les 7 bus que nous utiliserons, tous ont eu une premi&egrave;re vie japonaise et un seul avait le volant &agrave; gauche.</p><p align=justify>Nos bus disposent de clim qui fonctionne mais souvent sur un mode &quot;tout ou rien&quot; tandis que les m&eacute;canismes de fermetures des bouches de ventilation sont d&eacute;glingu&eacute;s (Pierre et Jany en voyageurs exp&eacute;riment&eacute;s et astucieux se sont muni d'adh&eacute;sif pour emballage afin de les obstruer).</p><p align=justify> Rapide passage &agrave; l'h&ocirc;tel pour adapter nos tenues aux conditions climatiques locale. On peut dire qu'il se situe en centre ville, &agrave; 1km du centre ancien (centre colonial) situ&eacute; au sud et &agrave; moins de 2km de la fameuse pagode Shwedagon dans la direction oppos&eacute;e. </p><p align=justify>L'h&ocirc;tel Yuzana dut &ecirc;tre un bel h&ocirc;tel pour ce pays il y a une vingtaine ou une trentaine d'ann&eacute;es... mais il n'a sans doute jamais connu de travaux de maintenance dignes de ce nom. Mais le prix affich&eacute; est quand m&ecirc;me de 36US$ (et m&ecirc;me54$ en chambre dite Deluxe).<br> Le premier regard dans son vaste hall peut encore donner l'illusion mais il suffit d'aller au coin salon et de voir les fauteuils d&eacute;fonc&eacute;s en ska&iuml; pour la perdre. Les ascenseurs fonctionnent quand m&ecirc;me et heureusement car l'&eacute;tablissement comporte dix niveau. En &eacute;tage, grosse surprise: on acc&egrave;de aux chambres en empruntant des couloirs labyrinthiques et sinistres, &agrave; la moquette grise et d&eacute;coll&eacute;e, envahis de matelas abandonn&eacute;s l&agrave;, &quot;surveill&eacute;s&quot; par un personnel aussi pl&eacute;thorique que d&eacute;soeuvr&eacute; et qui dormira l&agrave; sur ces matelas... Une impression d'univers &agrave; la sovi&eacute;tique dont le temps serait suspendu!<br> L'arriv&eacute;e dans les chambres n'est pas plus r&eacute;jouissante. <br> Notre chambre au 6&egrave;me est immense et deux lits ont &eacute;t&eacute; repouss&eacute;s dans un coin, les lames du parquet en chevrons &agrave; b&acirc;tons rompus se d&eacute;collent, la peinture s'&eacute;caille, les rideaux sont sales, l'eau chaude semble inaccessible mais les prises de courant fonctionnent... La salle de bain est &agrave; l'avenant, triste et sale, lunette de WC fendue et recoll&eacute;e au ruban adh&eacute;sif...<br> La vue ext&eacute;rieure depuis notre chambre est tout aussi d&eacute;primante: l'arri&egrave;re-plan ne r&eacute;v&egrave;le aucune pagode mais c'est surtout une arri&egrave;re-cour crasseuse et les fa&ccedil;ades noir&acirc;tres des autres ailes de l'h&ocirc;tel qui attirent l'attention. On devine au-del&agrave; un bidonville avec des abris recouverts de b&acirc;ches, sans &eacute;lectricit&eacute;... La mis&egrave;re qui c&ocirc;toie le luxe dor&eacute; et d&eacute;mesur&eacute; de la pagode Shwedagon&#133; que quelques uns d'entre nous auront loisir d'admirer ce soir, illumin&eacute;e et resplendissante dans son habit de dorure en guise de consolation pour leur &quot;mal-logement&quot;.<br> Sur le pas de notre porte, dans le couloir, un employ&eacute; est install&eacute; &agrave; une petite table et semble pr&eacute;pos&eacute; &agrave; la tenue de myst&eacute;rieuses &eacute;critures. Note-t-il nos all&eacute;es et venues ou l'horaire du personnel de m&eacute;nage? Est-il &agrave; notre disposition pour satisfaire telle ou telle demande ou r&eacute;pondre &agrave; nos r&eacute;clamations (on se demanderait bien comment!)?<br> Bref, une entr&eacute;e en mati&egrave;re pas tr&egrave;s positive...<br> Notre fin de voyage ici att&eacute;nuera un peu cette description apocalyptique de l'h&ocirc;tel...</p><p align=justify> Cette position centrale fait que l'h&ocirc;tel est environn&eacute; de pagodes de quartier et de monast&egrave;res. A deux pas, on peut aussi voir la modeste permanence du parti de &quot;la Dame&quot;, la National League for Democraty (NLD) devant laquelle passe justement un groupe d'une demi-douzaine de nonnes en robe couleur coquille d'oeuf recueillant l'aum&ocirc;ne.</p><p align=justify> Nous d&eacute;jeunons vers 13 heures au Monsoon Restaurant, dans une ancienne demeure coloniale avec une belle boutique d'artisanat. L'&eacute;tablissement marie les cuisine de l'Asie du Sud-Est. Bonn cote pour le Lonenly Planet. Apr&egrave;s les beignets de courgettes comme mise en bouche, vient un soupe &eacute;paisse puis des saut&eacute;s ou currys de poulet, poisson, l&eacute;gumes m&eacute;lang&eacute;s, une salade d'aubergine et de s&eacute;same, du riz bien s&ucirc;r. Pour finir, un g&acirc;teau de semoule de rie, noix de coco et s&eacute;same...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Visite de RANGOUN: centre colonial et port</p><p align=justify>Rangoun qui aujourd'hui est tr&egrave;s &eacute;tal&eacute;e, dans un espace de 25x25km environ (598km&sup2;), trouve sa lointaine origine dans un village de p&ecirc;cheurs en bord de mer qui s'appelait Okkala ou Asijanta au temps du Bouddha, lorsque les alluvions charri&eacute;s par l'Irrawaddy (ou en plus compliqu&eacute; Ayeyarwady) n'avaient pas fait reculer le rivage de 30km... Elle se trouve dans un delta fertile &agrave; la jonction des rivi&egrave;res Bago, venant du nord-est, et du Yangon venant du nord-ouest. Elle prit le nom de Dagon &agrave; l'&eacute;poque de la domination des M&ocirc;ns au VIe s. , lorsque le roi Okkapala fit construire la pagode Shwedagon (&quot;Dagon d'Or&quot;). Conquise en 1753 par le roi Alaungpaya &agrave; la t&ecirc;te du Troisi&egrave;me Empire Birman, la ville prit alors le joli nom de Yangon (&quot;Fin des Combats&quot;), nom qu'un si&egrave;cle plus tard la puissance coloniale britannique en fit la capitale la capitale de Basse-Birmanie en d&eacute;forma le nom en Rangoon ou, pour nous Fran&ccedil;ais, en Rangoun... avant de retrouver son nom officiel de Yangon en 1989! Capitale du pays devenu ind&eacute;pendant le 4 janvier 1948, elle a perdu son statut de capitale lorsqu'en novembre 2005, le gouvernement birman a commenc&eacute; &agrave; d&eacute;placer la capitale &agrave; Naypyidaw, 322 km plus au nord. Pourquoi cet exode, cet exil ou cette fuite ? Version positive: pour &ecirc;tre davantage au coeur du pays et mieux int&eacute;grer ses p&eacute;riph&eacute;rIe s. Version n&eacute;gative: pour fuir les foyers de contestation estudiantine (comme en 1988) ou monastique (comme en 2007). <br> Malgr&eacute; ses 3,5 Millions d'habitants, Yangon ne conna&icirc;t pas encore le stress des grandes villes asiatiques avec de larges avenues bord&eacute;es d'arbres datant de l'&eacute;poque britannique, des b&acirc;timents victoriens et de nombreux monuments religieux impressionnants . </p><p align=justify> En bus, nous passons pr&egrave;s du parc de loisirs pour enfants &quot;Happy World&quot; dans le Kandaw Mingalar Park, avec grande roue, petit train, train de l'horreur, pr&egrave;s d'un tout petit lac. En fait nous sommes l&agrave; tout pr&egrave;s de la fameuse Pagode Shwedagon. Nous longeons le Jardin Zoologique afin d'aller visiter le centre ancien. Il se caract&eacute;rise par un r&eacute;seau de rues quadrill&eacute;. On y d&eacute;couvre de larges avenues bord&eacute;es d'arbres datant de l'&eacute;poque britannique, des b&acirc;timents victoriens de la Birmanie coloniale et de nombreux monuments religieux.</p><p align=justify> Pour une rapide visite &agrave; pied, nous d&eacute;barquons au coeur du quartier ancien colonial, non loin de la &quot;Bengali Sunne Jameh Mosquee&quot;.<br> On peut lire que &quot;le centre distille le charme d&eacute;cadent propre &agrave; ces villes colonis&eacute;es sous les tropiques, celui d'une lin&eacute;arit&eacute; doucement corrompue par les v&eacute;g&eacute;tations luxuriantes nourries des pluies de moussons, aux nobles fa&ccedil;ades d&eacute;cr&eacute;pies et mang&eacute;es de verdure.&quot;<br> La place dont le centre est occup&eacute; par la Pagode Sule marque le km z&eacute;ro (comme chez nous N-Dame de Paris). Son nom Sule est celui d'un nat, un esprit ou un g&eacute;nie, un ogre puissant chasseur d'&eacute;l&eacute;phant. Cela n'emp&ecirc;che pas que le lieu soit d&eacute;di&eacute; au bouddhisme depuis 2000 ans et selon diverses l&eacute;gendes, elle renfermerait des cheveux (8 ou 10) du Bouddha (le traditionnel Bouddha Gautama dit Sakyamuni). Originale par sa forme, avec une base octogonale qui se transmet au st&ucirc;pa dor&eacute; qui la domine. Haut de 48m, il est recouvert de plaques d'or... Sur sa p&eacute;riph&eacute;rie, c&ocirc;t&eacute; rue s'ouvrent diverses &eacute;choppes.</p><p align=justify><br> Notre marche &agrave; pied va permettre de d&eacute;couvrir quelques rues de l'ancien centre colonial.<br> Le c&ocirc;t&eacute; nord-est de la place est occup&eacute; par l'h&ocirc;tel de ville, r&eacute;cemment raval&eacute;. Empruntant la large Mahabandoola Garden Road, nous voyons &agrave; gauche le b&acirc;timent tout d&eacute;cr&eacute;pi d'un ancien grand magasin avant d'&ecirc;tre occup&eacute; par l'ancien Minist&egrave;re de l'Immigration jusqu'&agrave; l'exode des administration vers Nay Pyi Daw... Ces anciens b&acirc;timents de l'administration en piteux &eacute;tat attendent preneurs. Leur &eacute;tat s'explique-t-il par le manque d'entretien (comme &agrave; Cuba qui cependant b&eacute;n&eacute;ficie de classements Unesco?), par les m&eacute;fait de l'humidit&eacute; de la mousson qui s&eacute;vit 5-6 mois (ce qui n'est pas le cas &agrave; Cuba)? <br> En face, se dresse l'&eacute;glise baptiste de l'Immanuel. Sur notre droite nous apercevons le b&acirc;timent de la High Court, si&egrave;ge de la plus haute autorit&eacute; judiciaire. Plus loin, nous tournons &agrave; angle droit sur la Pansodan Street qui se dirige vers la rivi&egrave;re Yangon. A ce carrefour, on peut voir en face, des b&acirc;timents coloniaux dont seules les fa&ccedil;ades ont &eacute;t&eacute; repeintes avec des couleurs crues, vert olive, rouge corail... Sur la Pansodan Street, on peut voir beaucoup de bouquinistes et un peu plus loin, &agrave; droite, nous apercevons les arri&egrave;res de la High Court. Comme au Vietnam, on voit ici une foison de commerces et ateliers. Sur les trottoirs on peut voir des stands originaux avec des combin&eacute;s t&eacute;l&eacute;phoniques pos&eacute;s sur une table en guise de cabine t&eacute;l&eacute;phonique. Installations particuli&egrave;rement archa&iuml;ques puisque ces t&eacute;l&eacute;phones publics sont reli&eacute;s par c&acirc;ble aux poteaux.<br> Nous arrivons au croisement avec la Merchant Street o&ugrave; nous marquons un court arr&ecirc;t pour d&eacute;couvrir la pr&eacute;paration de chiques de b&eacute;tel. </p><p align=justify>Les feuilles de b&eacute;tel, un arbuste de la famille du poivrier, ont une action stimulante. Par extension, on parle simplement de b&eacute;tel en &eacute;voquant la chique faite de diff&eacute;rentes substances. Donc aux feuilles de b&eacute;tel on ajoute un lait de chaux qui agit comme catalyseur (qui r&eacute;duit aussi l'acidit&eacute;) et des morceaux de noix d'arec. C'est un coupe-faim qui apporte aussi un effet stimulant et favorise la s&eacute;cr&eacute;tion salivaire qui se colore en rouge. Ceci explique la pr&eacute;sence des crachats de couleur rouge-sang qui &eacute;maillent les trottoirs et le dallage des pagodes... On peut y ajouter &eacute;galement du tabac et diverses &eacute;pices...</p><p align=justify>Puisque nous sommes dans un sujet &quot;soins personnels&quot;, apr&egrave;s le vice du b&eacute;tel, abordons un sujet cosm&eacute;tique, celui du maquillage au tanaka (ou thanaka ou thanakha). Il s'agit d'une p&acirc;te obtenue en frottant des tiges d'un arbuste &agrave; &eacute;corce dure et mince, le tanaka, sur une pierre abrasive et ajoutant quelques gouttes d'eau. Cette p&acirc;te est appliqu&eacute;e le plus souvent sur le visage (mais pas exclusivement), surtout chez les femmes et les enfants, plus rarement chez les hommes. Elle soigne les boutons, prot&egrave;ge du soleil et surtout c'est un maquillage s&eacute;duisant que les femmes appliquent sur les joues, le nez et le front avec parfois un effet esth&eacute;tique recherch&eacute; (volutes, feuillages).</p><p align=justify>En poursuivant vers le sud, cot&eacute; gauche de la Pansodan Street, se dressent les bureaux de l'Inland Water Transport (les transport fluviaux) et le grand &eacute;difice &agrave; tour-clocher de l'autorit&eacute; portuaire.</p><p align=justify> Nous reprenons le bus qui nous conduit au port. </p><p align=justify>C'est un tout autre spectacle qui nous y attend, typique. Un prise de contact avec le peuple laborieux qui s'aff&egrave;re ici. Des dockers si l'on ose le terme, transportent &agrave; dos d'homme des sacs de charbons (de bois), de grands bidons m&eacute;talliques, des r&eacute;cipients en terre cuite... tandis que des &eacute;tals forains proposent des abats frits, des galettes de tofu, des brochettes... Plus loin on presse des tiges de cannes tandis que des miasmes nous arrivent d'un &eacute;tal de poissons et crevettes s&eacute;ch&eacute;es qui attirent les mouches.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> La Pagode SHWEDAGON </p><p align=justify> Il est 16 heures et il est donc temps de visiter la fameuse Pagode Shwedagon afin de profiter de la chaude lumi&egrave;re de fin de journ&eacute;e. Elle est situ&eacute;e au nord de la vieille ville, sur la colline de Singuttara d'une cinquantaine de m&egrave;tres de haut ce qui en accentue le gigantisme puisque son stupa de 98m de haut se dresse &agrave; son sommet. Un stupa aussi haut que le What Arun (Temple de l'Aurore, de style khmer) de Bangkok.</p><p align=justify>C'est le premier centre religieux de Birmanie car selon la l&eacute;gende, il contient des reliques de quatre anciens Bouddhas, dont huit cheveux du Bouddha historique rapport&eacute;s par deux marchands locaux qui auraient rencontr&eacute; le prestigieux ma&icirc;tre. Toujours selon la l&eacute;gende, la construction initiale serait contemporaine de la vie du Bouddha, soit le VIe s. avant notre &egrave;re. Pour les arch&eacute;ologues, la construction est bien plus r&eacute;cente, entre le VIe et le Xe s. &agrave; l'&eacute;poque M&ocirc;n. <br> Le stupa fut reconstruit aux XIVe-XVe s. et il est alors rev&ecirc;tu d'or. Suite &agrave; un tremblement de terre survenu au milieu du XVIIIe s. , le sommet du stupa s'effondra et le tremblement de terre de 1970, fit pencher (ou tomber) l'ombrelle sommitale, le hti, en bronze offert par le roi Mindon en 1871. Les dommages furent rapidement r&eacute;par&eacute;s car c'est le principal trait distinctif de pagodes au Myanmar consid&eacute;r&eacute; comme la partie la plus importante de la pagode, car cet ornement est plus important que les pagodes sri lankaises, tandis que les pagodes laotiennes et tha&iuml;landaises n'en ont pas. </p><p align=justify>En 2003, nous avions &eacute;t&eacute; impressionn&eacute;s par le Wat Phratha Doi Suthep de Chang Mai en Tha&iuml;lande mais ce n'est rien en comparaison du monument qui se pr&eacute;sente &agrave; nous par son gigantisme et son clinquant... C'est la pagode la plus belle du monde, la plus impressionnante, la plus grandiose... C'est le lieu le plus sacr&eacute; pour les bouddhistes birmans et un haut lieu religieux pour les bouddhistes d'Asie orientale en g&eacute;n&eacute;ral. Ce fut aussi le lieu de ralliement des moines lors de &quot;la r&eacute;volution de safran&quot;, le grand mouvement de protestation contre le r&eacute;gime en 2007. </p><p align=justify>Dominant l'horizon, la pagode repose sur une plate-forme pav&eacute;e de marbre de plus de 5 hectares. Le stupa construit en brique repose sur un soubassement de 6m de haut sur lequel sont &eacute;galement &eacute;rig&eacute;s une soixantaine de petits stupas dont quatre plus importants indiquant les points cardinaux. La partie basse est recouverte de feuilles d'or tandis que les parties sup&eacute;rieures sont recouvertes de plus de 13 000 plaques d'or soit 60 tonnes d'or (selon les sources, on trouve aussi mention de 70, 120, 150 voire plus fantaisiste de 800 tonnes d'or! qui dit mieux? on peut aussi trouver une variante avec 50m&sup3; ce qui corse encore la folie quand on sait que 1m&sup3; c'est 1000dm&sup3; et qu'un dm&sup3; d'or p&egrave;se 19,3kg!!!)... &quot;Il y a plus d&#146;or &agrave; la Shwedagon qu&#146;&agrave; la Banque d&#146;Angleterre&quot; plaisantaient les colons britanniques du XIX&egrave;me si&egrave;cle. </p><p align=justify>On acc&egrave;de &agrave; la pagode par des escaliers et des ascenseurs situ&eacute;s aux quatre points cardinaux. Deux chinthes (lions mythiques ressemblant &agrave; des chim&egrave;res car les artistes de l'&eacute;poque n'avaient pas observ&eacute; ces animaux dans la r&eacute;alit&eacute;) monumentaux gardent l'entr&eacute;e. Pour notre part, nous emprunterons l'entr&eacute;e ouest, dot&eacute;e d'escaliers m&eacute;caniques qui donnent l'impression de conduire &agrave; quelque centre commercial sinon que l'on se trouve pieds nus, avec le risque de se blesser les orteils. D'ailleurs en redescendant, on croisera une petite fille qui s'&eacute;tait bless&eacute;e dans ces escalators.<br> Les acc&egrave;s sud et nord sont &eacute;quip&eacute;s d'ascenseurs vitr&eacute;s. Au prix de plus grands m&eacute;rites pour les p&egrave;lerins, l'ascension peut se faire par des escaliers classiques...</p><p align=justify>Cette pagode est une v&eacute;ritable ville dans la ville o&ugrave; une foule de fid&egrave;les se presse toute la journ&eacute;e avec offrandes et pri&egrave;res. Cette pi&eacute;t&eacute;&quot; ou cette religiosit&eacute; des Birmans explique l'important encart sur le th&egrave;me religieux plac&eacute; en haut de cette page.</p><p align=justify>Ici l'ambiance devient magique quand le stupa flamboie aux lueurs du coucher du soleil. </p><p align=justify>La pagode principale se trouve au milieu d'un vaste complexe de 72 (ou 82?) autres &eacute;difices (pagodons, salles de pri&egrave;res &agrave; toits en degr&eacute;s (pyatthats) &agrave; l'architecture typiquement birmane, ainsi que de tr&egrave;s nombreuses statues de bouddhas et de nats. Quatre temples plus grands son situ&eacute;s aux points cardinaux.<br> Au-dessus, viennent des terrasses octogonales qui m&eacute;nagent une transition entre la base carr&eacute;e et le niveau suivant de plan circulaire puisqu'il s'agit de &quot;la cloche&quot; surmont&eacute;e du &quot;bol renvers&eacute;&quot;. Sur la double couronne de motifs en &quot;fleur de lotus&quot; qui vient ensuite repose le &quot;bourgeon de bananier&quot;. L'ombrelle sommitale, le hti, en fer plaqu&eacute; d'or p&egrave;se plus d'une tonne. Elle comporte 7 niveaux (symbolique degr&eacute;s de la perfection, du ciel?). A ce niveau sont accroch&eacute;es des clochettes puis vient une girouette plaqu&eacute;e d'or et d'argent et incrust&eacute;e de diamants et autres pierres pr&eacute;cieuses tandis que la pointe finale porte un globe, le seinbu, recouvert de milliers de diamants, dont sur le dessus, un diamant (on lit parfois qu'il s'agit d'une &eacute;meraude!) de 76 carats. Un vrai tr&eacute;sor: environ 4 500 diamants et pierres pr&eacute;cieuses (on peut lire parfois 80 000, mais il y a au moins un z&eacute;ro de trop!). </p><p align=justify>Comme il se doit dans la tradition bouddhiste, nous visitons la pagode en tournant autour du stupa dans le sens des aiguilles d'une montre mais je ne vais pas me livrer &agrave; une description exhaustive dont je suis tout &agrave; fait incapable. Il faudrait passer une journ&eacute;e enti&egrave;re sur le site pour tout voir or nous n'y avons pass&eacute; qu'une heure! <br> Cot&eacute; ext&eacute;rieur, c'est le pavillon (tazaung) des marchands chinois avec en face la salle d'adoration de l'ouest encadr&eacute;e par les statues d&eacute;di&eacute;s aux natifs du jeudi plac&eacute;s sous le signe de Jupiter et du rat.<br> Dans l'angle nord-ouest on peut voir la cloche de Singu ou Maha Ganda (&agrave; ne pas confondre avec la grande cloche &agrave; trois tons situ&eacute;e &agrave; l'angle suivant cloche de Tharyarwady ou Maha Tisadda Ghanta qui p&egrave;se 42 tonnes?) et la faire sonner. Lors du pillage de 1824 par les Anglais, cette cloche de 23 tonnes coula lors de son transport vers Calcutta mais les Birmans parvinrent ing&eacute;nieusement &agrave; la r&eacute;cup&eacute;rer.<br> L'angle nord-ouest est consacr&eacute; aux natifs du huiti&egrave;me jour de la semaine, le mercredi apr&egrave;s-midi plac&eacute; sous la protection de la plan&egrave;te mythique Yahu (ou Rahu), responsable des &eacute;clipses, et de l'&eacute;l&eacute;phant sans d&eacute;fenses. Tout pr&egrave;s de l&agrave;, on peut voir des p&egrave;lerins en pri&egrave;re sur le &quot;lieu d'accomplissement des voeux&quot; mat&eacute;rialis&eacute; sur le dallage par une &eacute;toile. Au nord-est se dresse le stupa ancien dor&eacute; et tout pr&egrave;s de l&agrave;, la colonne de Bouddha inspir&eacute;e du temple Mahabodhi de Bodh-Gaya (Inde) qui relate la vie de Gautama &agrave; travers de fresques peintes sur 72 panneaux occupant ses quatre faces. Etonnamment et contrairement &agrave; la g&eacute;omancie chinoise, le dimanche, jour du soleil est rel&eacute;gu&eacute; &agrave; l'angle nord-est avec l'oiseau mythique Garuda (pr&eacute;sent dans l'hindouisme) et non pas au sud. Cette direction cardinale revient aux natifs du quatri&egrave;me jour de la semaine birmane, le mercredi matin, jour de naissance du Bouddha, autel d&eacute;di&eacute; &agrave; Mercure et &agrave; l'&eacute;l&eacute;phant avec d&eacute;fenses... Pour chaque acte important de sa vie, le Birman consulte un des innombrables astrologues ou alchimistes pr&eacute;sents aux entr&eacute;es des pagodes, sa destin&eacute;e &eacute;tant &eacute;troitement li&eacute;e avec le jour et l&#146;heure de sa naissance, son nom est &eacute;galement fix&eacute; d&#146;apr&egrave;s ce jour.</p><p align=justify>Nous sommes alors rattrap&eacute;s par le ballet des balayeuses car c&#146;est un honneur pour elles de balayer ce sol sacr&eacute; et la liste d'attente des volontaires est longue. A l'oppos&eacute; de notre point d'entr&eacute;e, donc l'est, d&eacute;di&eacute; aux natifs du lundi (votre serviteur) sous le signe de la Lune et du Tigre...<br> Apr&egrave;s les balayeuses, il faut faire place aux shampouineuses de dallage... Nous quittons la plate-forme vers 17h15 soit une demi-heure avant le coucher du soleil.</p><p align=justify> Nous d&icirc;nons t&ocirc;t car la nuit sera courte. <br> Nous nous rendons sur la rive est du Lac Kandawgyi, au Karaweik Palace. Encore du kitsch apr&egrave;s le kitsch de Shwedagon. L'&eacute;tablissement reproduit l'oiseau mythique Karaweik (nom local de l'oiseau Garuda, monture mythique du dieu hindou Vishnu) sous la forme d'une barge royale ressemblant &agrave; un cygne mais au lieu d'&ecirc;tre en bois, la construction est en b&eacute;ton peint. Nous sommes accueillis par des personnages en costumes de diff&eacute;rentes &eacute;poques, montrant les costumes ou la fabrication du thanakha, le produit de maquillage national...<br> D&icirc;ner-spectacle sous forme d'un abondant buffet, dans une grande salle bruyante et comme nous n'&eacute;tions pas dans les tables les plus proches de la sc&egrave;ne, nous n'avons gu&egrave;re pu suivre le spectacle de danses traditionnelles qui se d&eacute;roulait sur la sc&egrave;ne. Th&egrave;mes religieux, danse de Cour... o&ugrave; se m&ecirc;lent influences chinoises, indiennes et tha&iuml;landaises, avec un accompagnement musical faisant largement appel aux percussions (tambours et gongs). La danse la plus spectaculaire est celle qui pr&eacute;sente le couple d'oiseaux mythiques &agrave; t&ecirc;te et torse humain, le Kinnara (m&acirc;le) et le Kinnari (femelle), inspir&eacute;e de l'ancienne litt&eacute;rature indienne. Cette danse c&eacute;l&egrave;bre l'amour vrai, avec des retrouvailles apr&egrave;s 700 nuits de s&eacute;paration &agrave; la suite d'une temp&ecirc;te qui avait dur&eacute; deux ann&eacute;es enti&egrave;res.<br> On est surpris d'y voir deux moines attabl&eacute;s et faisant bombance. Cela surprend &eacute;galement Su Su, car l'une des r&egrave;gles de la vie monastique impose le je&ucirc;ne de midi jusqu'au lendemain matin. Renseignement pris, il s'agirait de moines tha&iuml;landais relevant du courant Mahayana (autrement dit &quot;grand v&eacute;hicule&quot;) moins &agrave; cheval sur les r&egrave;gles que les moines birmans du courant Hinayana (&quot;petit v&eacute;hicule&quot;)...</p><p align=justify><br> En sortant jolie vue avec la Pagode Shwedagon qui se refl&egrave;tent dans l'eau du Lac Kandawgyi. Et le constat que la moiti&eacute; des v&eacute;hicules roulent sans &eacute;clairage ou, au mieux, en &eacute;tant borgnes (&eacute;conomies?)...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Retour final &agrave; RANGOUN et Grand Bouddha couch&eacute; de la Pagode Kyaukkhtat Gyi (ou Chaukhtatgyi) </p><p align=justify></p><p align=justify>En prenant un grand raccourci, venons-en &agrave; notre derni&egrave;re journ&eacute;e de circuit, qui nous a ramen&eacute;s &agrave; Rangoun. Parti de Heho (r&eacute;gion du Lac Inle) &agrave; 16h45 et apr&egrave;s deux courtes escales &agrave; Mandalay et Bagan, nous nous posons sur l'a&eacute;roport de Rangoun vers 19h30.</p><p align=justify> Bagages rapidement r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s et une demi-heure de trajet pour notre d&icirc;ner d'adieu au Green Elephant. Un grand &eacute;tablissement p&eacute;riph&eacute;rique en forme de temple chinois qui ne me laisse pas un souvenir imp&eacute;rissable.</p><p align=justify> </p><p align=justify>Un double regret, c'est dans cette soir&eacute;e de n'&ecirc;tre pas retourn&eacute; voir la Pagode Shwedagon brillant de tous ses ors ou de de ne pas &ecirc;tre aller voir le quartier chinois en cette soir&eacute;e du 22 janvier, veille du Nouvel An chinois. Regret d'autant plus grand que la visite de Chinatown &eacute;tait pr&eacute;vue au programme du jour de notre arriv&eacute;e et que la visite d'un tel quartier pr&eacute;sente surtout de l'int&eacute;r&ecirc;t le soir...</p><p align=justify> Sans enthousiame nous retrouvons l'h&ocirc;tel Yuzana. <br> Cette fois nous sommes au 9&egrave;me &eacute;tage. Couloirs toujours aussi sinistres (moquettes arrach&eacute;e, matelas qui tra&icirc;nent), issue de secours non signal&eacute;e et cadenass&eacute;e... mais grande surprise en ouvrant la porte de la chambre: r&eacute;nov&eacute;e, avec parquet reverni, peinture refaite et mobilier &agrave; peu pr&egrave;s neuf, un bon poste de TV et, comme elle est plac&eacute;e en bout d'aile, de grandes fen&ecirc;tres et double orientation est et sud, cette derni&egrave;re donnant sur l'&eacute;tincelante Pagode Shwedagon, et sous nos fen&ecirc;tres, un monast&egrave;re de style chinois mais cela nous l'appr&eacute;cierons un peu moins au petit matin. En revanche, la salle de bain n'a fait l'objet d'aucun travaux. Comme d'autres membres du groupe, cette fois nous avons sans doute tir&eacute; une chambre &quot;Deluxe&quot;, il est vrai qu'&agrave; notre arriv&eacute;e nous nous &eacute;tions plaints aupr&egrave;s de Su Su...<br> Avant de dormir nous profitons du spectacle magique que l'on retrouvera dans une autre version vers 6h30, au petit matin apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;veill&eacute; vers 4h30 par les r&eacute;citations sonoris&eacute;es des soutras (ou sutras) venant du monast&egrave;re voisin et des coups de gong appelant les divinit&eacute;s &agrave; prendre en compte les offrandes des premiers fid&egrave;les.</p><p align=justify>Partant &agrave; 8h30, nous ne ferons pas tout ce qui &eacute;tait pr&eacute;vu &agrave; notre programme. Il est vrai que nous sommes passablement fatigu&eacute;s, tout autant que Su Su.</p><p align=justify>Pas de passage au march&eacute; couvert, l'ancien Scott's Market (du nom de son fondateur) rebaptis&eacute; Bogyoke (ou Bogyoke Aung San Market) situ&eacute; sur l'avenue portant le nom du fameux g&eacute;n&eacute;ral, h&eacute;ros de l'ind&eacute;pendance et p&egrave;re de &quot;la Dame&quot;. Nous sommes lundi, jour de fermeture... Tant pis pour ceux qui souhaitaient musarder devant les &eacute;tals d&#146;artisanat et boutiques de pierres pr&eacute;cieuses... </p><p align=justify> Seule visite notable et souhait&eacute;e par la majorit&eacute; du groupe, le Grand Bouddha couch&eacute; de la Pagode Kyaukkhtat Gyi ou Chaukhtatgyi de 70m de long, l'un des plus grands du pays. La statue d'origine (1907) disgracieuse &eacute;tait en position assise et apr&egrave;s qu'elle se fut &eacute;croul&eacute;e en 1957, on a r&eacute;alis&eacute; en 1966 ce nouveau Bouddha, gr&acirc;ce &agrave; un g&eacute;n&eacute;reux donateur mais cette fois en posture du Parinirvana, c'est-&agrave;-dire couch&eacute;. </p><p align=justify>Les Bouddhas couch&eacute;s reposent toujours sur le c&ocirc;t&eacute; droit que les pratiquants du yoga justifient par des raisons li&eacute;es &agrave; la physiologie (le repos est meilleur lorsque la narine gauche est libre). Dans la statuaire bouddhique, on peut faire le distinguo entre position de sommeil ou de repos avec les pieds d&eacute;tendus, le pied droit (au-dessus) &eacute;crasant le pied gauche et celle de l'entr&eacute;e au nirvana (la mort du Bouddha) avec les deux pieds superpos&eacute;s et bien parall&egrave;les.<br> A noter que dans les r&egrave;gles monastiques, il est prescrit aux moines de dormir sur leur c&ocirc;t&eacute; droit.</p><p align=justify>Ce Bouddha ici au repos est en b&eacute;ton, visage, bras et jambes peints en blanc, robe couverte de feuille d'or. Il porte une couronne incrust&eacute;e de pierres pr&eacute;cieuses. Autre curiosit&eacute;, la plante des pieds orn&eacute;e de 108 signes qui permettent de reconna&icirc;tre le Bouddha en ce qu'elles rappellent les 108 &eacute;preuves qu'il a travers&eacute;es.<br> La statue n'est gu&egrave;re mise en valeur par le grand hangar m&eacute;tallique qui la prot&egrave;ge et qui donne l'impression d'entrer dans quelque entrep&ocirc;t plut&ocirc;t que dans une pagode. Il y aurait l&agrave; un beau projet pour une architecture avec charpente en bois lamell&eacute;-coll&eacute;...</p><p align=justify><br> Photo de groupe...</p><p align=justify> <br> <br> </p><p align=justify>Passez la souris sur les visages...</p><p align=justify><br> DU CALENDRIER TRADITIONNEL A L'ASTROLOGIE </p><p align=justify>Il n&#146;y a pas de pays en Asie plus superstitieux que la Birmanie </p><p align=justify>L'astrologie est mise en oeuvre pour le choix du nom d'un enfant, pour choisir ses amis ou un conjoint aussi bien que pour traiter des affaires. <br> La date de naissance, plus particuli&egrave;rement le jour de la semaine, joue un r&ocirc;le crucial dans la vie des Birmans. En fonction du jour, le nom utilisera une certaine lettre initiale qui lui est associ&eacute;e. <br> A chaque jour est associ&eacute; &eacute;galement un animal et un chiffre.<br> Dans la perspective de leurs futures r&eacute;incarnations, les Birmans redoutent particuli&egrave;rement de revenir sur Terre sous forme de rat ou de grenouille. </p><p align=justify>LA SEMAINE... </p><p align=justify>Il y a 8 symboles possibles (8 jours) dans une semaine Birmane. Le mercredi, jour de la naissance du Bouddha &eacute;tant toujours divis&eacute; en deux.</p><p align=justify>Le syst&egrave;me est inspir&eacute; du Navagrah&acirc; hindou des &quot;Neuf Plan&egrave;tes&quot;. Les sept premi&egrave;res ont servi a d&eacute;signer les 7 jours de nos semaines: <br> S&ucirc;rya, le Soleil, <br> Chandra, la Lune, <br> Angaraka, Mars, <br> Budha, Mercure, <br> Brihaspati, Jupiter, <br> Shukra, V&eacute;nus, <br> Shani, Saturne, <br> et enfin les deux d&eacute;mons des &eacute;clipses, R&acirc;hu et Ketu. </p><p align=justify>Les Birmans ont affect&eacute; Rahu &agrave; la fin de journ&eacute;e du mercredi et Ketu, non affect&eacute;e, est la reine des &quot;plan&egrave;tes&quot; et neutre par rapport aux activit&eacute;s humaines. </p><p align=justify>Autour de l'Arbre de l'Eveil &quot;Bodhi Tree&quot; et autour des pagodes, on trouve huit statuettes du Bouddha plac&eacute;es aux points cardinaux et interm&eacute;diaires, afin de v&eacute;n&eacute;rer chaque jour de la semaine auquel elles correspondent. Evidemment, le jour 8, c'est-&agrave;-dire le mercredi matin, jour de naissance du Bouddha, est orient&eacute; au sud...</p><p align=justify><br> Jour N&deg; &quot;Plan&egrave;te&quot; Nom birman Animal Nom hindou Direction <br> Dimanche 1 Soleil Taninganway aigle garuda (galon) S&ucirc;rya Nord-est <br> Lundi 2 Lune Taninlar tigre Chandra Est <br> Mardi 3 Mars Ingar lion Angaraka Sud-est <br> Mercredi matin 4 Mercure Botetahu &eacute;l&eacute;phant &agrave; d&eacute;fenses Budha Sud <br> Mercredi a-midi 8 Rahu (ou Yahu) Harhu &eacute;l&eacute;phant sans d&eacute;fenses Nord-ouest <br> Jeudi 5 Jupiter Kyartharpaday souris (rat) Brihaspati Ouest <br> Vendredi 6 V&eacute;nus Thaukkya cochon Shukra Nord <br> Samedi 7 Saturne Sanay naga (serpent dragon) Shani Sud-ouest </p><p align=justify>...ET L'ANNEE</p><p align=justify>Le calendrier traditionnel est de type lunisolaire, donc bas&eacute; sur les phases de la lune et le mouvement du soleil. Une ann&eacute;e ordinaire ne compte que 354 jours comme dans le calendrier musulman, soit 11 jours de retard par rapport au n&ocirc;tre. Mais &agrave; la diff&eacute;rence du calendrier musulman qui est en d&eacute;rive constante par rapport au soleil car ne comportant pas de syst&egrave;me de recalage, le calendrier birman compte des ann&eacute;es bissextiles tous les trois ans de sorte que ce rattrapage ait lieu en rajoutant carr&eacute;ment, non pas un jour comme dans notre calendrier gr&eacute;gorien, mais un mois (le mois Waso qui est redoubl&eacute;) et un jour (ajout&eacute; &agrave; Nayon).</p><p align=justify>Mois birmans Jours Mois occidentaux Mois birmans Jours N&deg; <br> Ann&eacute;e normale Ann&eacute;e bissextile <br> (tous les 3 ans) <br> Tagu 29 mars-avril Tagu 29 1 <br> Kason 30 avril-mai Kason 30 2 <br> Nayon 29 mai-juin Nayon 30 3 <br> Waso 30 juin-juillet Waso 30 4 <br> Waso 30 13 <br> Wagaung (ou Wakhaung) 29 juillet-ao&ucirc;t Wagaung 29 5 <br> Tawthalin 30 ao&ucirc;t-septembre Tawthalin 30 6 <br> Thadingyut 29 septembre-octobre Thadingyut 29 7 <br> Tazaungmone 30 octobre-novembre Tazaungmone 30 8 <br> Nattaw 29 novembre-d&eacute;cembre Nattaw 29 9 <br> Pyartho 30 d&eacute;cembre-janvier Pyartho 30 10 <br> Tabodwe (ou Dapodwe) 29 janvier-f&eacute;vrier Tabodwe 29 11 <br> Tabaung 30 fr&eacute;vrier-mars Tabaung 30 12 <br> 354 385 </p><p align=justify> <br> Apr&egrave;s cela nous nous rendons au magasin de pierres pr&eacute;cieuses MK Gems, Jewellery Center &amp; Jade Factory, situ&eacute; au nord de la ville, pr&egrave;s du Lac Inya, apr&egrave;s avoir rencontr&eacute; un petit groupe de Chinois transportant un petit dragon en l'honneur du Nouvel An. Notre onzi&egrave;me boutique... </p><p align=justify><br> Nous revenons vers le centre en empruntant l'avenue de l'Universit&eacute; au bord du Lac Inya. Sur notre gauche, c&ocirc;t&eacute; lac, nous passons devant l'ambassade des Etats-Unis et quelques centaines de m&egrave;tres plus loin, nous longeons la cl&ocirc;ture de la maison de &quot;la Dame&quot;, cl&ocirc;ture surmont&eacute;e de 5 drapeaux de son parti (NLD) et un peu plus loin le portail surmont&eacute; par le portrait de son p&egrave;re, le g&eacute;n&eacute;ral Aung San, h&eacute;ros de l'ind&eacute;pendance assassin&eacute; en 1947. Aucune surveillance apparente mais elle peut s'exercer sans uniforme. Toujours est-il que dans l'incertitude du moment, il ne faut pas penser &agrave; s'arr&ecirc;ter ni m&ecirc;me &agrave; ralentir pour &eacute;viter tout ennui tant au chauffeur qu'&agrave; notre guide... <br> Cette personnalit&eacute; marque le quartier dans la mesure o&ugrave; l'on voit sa photo sur des journaux, fanions, posters ou tee-shirts, avec aussi la photo de son p&egrave;re.</p><p align=justify> </p><p align=justify> Petit arr&ecirc;t dans un caf&eacute;-boutique entre le Bogyoge Market et une somptueuse r&eacute;sidence Grand Mee Ya Hta qui voisine avec deux vieux b&acirc;timents de l'&eacute;poque coloniale qui risqueraient fort de dispara&icirc;tre. Douzi&egrave;me et derni&egrave;re boutique!</p><p align=justify>Quartier &eacute;clectique au long de l'avenue Bogyoke Aung San, tr&egrave;s commer&ccedil;ant mais ponctu&eacute; par l'ancien h&ocirc;pital, une &eacute;glise protestante (St Mary's Cathedral) et m&ecirc;me une mosqu&eacute;e. Quelques immeubles en construction encore entour&eacute;s de leurs &eacute;chafaudages en bambou sur lesquels &eacute;voluent des ma&ccedil;ons &eacute;quilibristes sans souci de s&eacute;curit&eacute; ou de sanction d'une Inspection du Travail.</p><p align=justify> </p><p align=justify> Il est pr&egrave;s de 12h30 et pour prendre notre dernier repas birman, nous arrivons au Padonmar Restaurant (&quot;le Lotus&quot;), &agrave; nouveau dans le secteur du lac Inya, pr&egrave;s de l'Universit&eacute; des Langues Etrang&egrave;res. Un restaurant de sp&eacute;cialit&eacute;s tha&iuml;es et bamares. Nous d&eacute;jeunons &agrave; l'ext&eacute;rieur, dans un jardin o&ugrave; malgr&eacute; un voile tendu, il fait une chaleur torride. </p><p align=justify>Menu imprim&eacute; pour notre groupe mais service d'une lenteur incroyable malgr&eacute; un personnel fourni: crackers de tofu, soupe &agrave; l'oseille et &agrave; la tomate, saut&eacute; de l&eacute;gumes, curry de porc, curry de poisson, saut&eacute; de cresson et champignons, en condiment du balachaung (&agrave; base de crevettes s&eacute;ch&eacute;es)... avec du riz vapeur pr&eacute;sent&eacute; dans des bo&icirc;tes de bambou qui le gardent au chaud. En pour finir, un g&acirc;teau &agrave; la banane dont on ne retrouve pas la saveur.</p><p align=justify> </p><p align=justify> Il est un peu plus de 14h. Direction l'a&eacute;roport. Nous quittons Su Su avant l'enregistrement. Petite salle d'embarquement (il n'y a que deux portes).</p><p align=justify> </p><p align=justify> D&eacute;collage &agrave; 16h40 pour un vol de 3 heures vers Singapour (arriv&eacute;e &agrave; 21h15, heure locale). Petit probl&egrave;me de passerelle &agrave; l'arriv&eacute;e. Changement de terminal en Skytrain, du terminal 2 au terminal 3. <br> Ca tousse beaucoup un peu partout. Cons&eacute;quences de la clim des bus et aussi des fra&icirc;cheurs matinale et nocturne du plateau shan, surtout lorsque l'on a &eacute;t&eacute; saisi par l'air vif du Lac Inle...</p><p align=justify><br> 2h30 d'attente pour avoir la correspondance vers Paris ce &agrave; quoi il faut ajouter un retard de 25 minutes qui sera largement rattrap&eacute; puisque, malgr&eacute; un d&eacute;part &agrave; minuit et demi de Singapour, on arrivera &agrave; Charles de Gaule avec 25 minutes d'avance, &agrave; 6h25, soit en 12h55 de vol. Avance qui sera reperdue suite &agrave; de petits soucis de bagages endommag&eacute;s.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify> <br> <br> <br> <br> <br> </p><p align=justify></p><p align=justify>R&eacute;gion de MANDALAY <br> AMARAPURA (1) MANDALAY (2) <br> MINGUN (3) AVA (4) <br> <br> <br> ELEMENTS SUR LA SOCIETE.</p><p align=justify></p><p align=justify><br> PERDRE OU DONNER LA FACE...</p><p align=justify>An-ah-deh ou Ah Na De, c'est la variante birmane de la face asiatique. Su Su m'en a confirm&eacute; l'importance et il semble qu'elle ne puisse pas totalement s'en abstraire.<br> Ne pas cr&eacute;er de g&ecirc;ne, ne pas faire perdre la face. C&#146;est le savoir-vivre &agrave; la birmane, empreint de politesse ou de timidit&eacute;, et qui veut que l&#146;on ne dise jamais non, que l'on reste &eacute;vasif&#133;Exemple de l&#146;an-ah-deh: vous h&eacute;lez un taxi (si ce n&#146;est pas lui qui vous h&egrave;le) et lui indiquez une adresse. Invariablement, le chauffeur r&eacute;pondra d&#146;un &quot;yes-yes-yes&quot; alors qu&#146;il n&#146;a m&ecirc;me pas compris le nom demand&eacute;, ou qu'il ne conna&icirc;t pas l&#146;adresse. </p><p align=justify> </p><p align=justify>LA SCOLARITE...</p><p align=justify>Comme dans beaucoup de pays en voie de d&eacute;veloppement, les classes du primaire sont occup&eacute;es en alternance par deux groupes d'&eacute;l&egrave;ves, ceux du matin, de 8 &agrave; 11 heures, et ceux de l'apr&egrave;s-midi, de 13 &agrave; 16 heures. <br> L&#146;&eacute;cole est gratuite et obligatoire pour les enfants de 5 &agrave; 9 ans. En secondaire et &agrave; l&#146;universit&eacute;, il faut payer de modestes frais. Le primaire dure quatre ans, ainsi que le premier cycle du secondaire ; le deuxi&egrave;me cycle du secondaire dure deux autres ann&eacute;es. Pour &ecirc;tre accept&eacute;s au niveau sup&eacute;rieur, les &eacute;l&egrave;ves doivent passer des examens et la concurrence est tr&egrave;s grande. <br> La scolarit&eacute; dure en moyenne 7 ann&eacute;es.</p><p align=justify><br> </p><p align=justify>LE MARIAGE... </p><p align=justify>En principe, le mariage n'est admis qu'&agrave; partir de l'&acirc;ge de 18 ans mais par d&eacute;rogation il peut &ecirc;tre ramen&eacute; &agrave; 15 ans pour les filles et &agrave; 17 pour les gar&ccedil;ons. L'&acirc;ge moyen du mariage en ville se situe vers les 28-30 ans et dans les campagnes vers 20-25 ans. <br> On ne peut pas parler de mariages arrang&eacute;s mais disons plut&ocirc;t de mariages autoris&eacute;s. C'est de plus en plus fr&eacute;quents dans les villes et notamment chez les jeunes qui se rencontrent &agrave; l'universit&eacute;. Si les fianc&eacute;s passent outre, ils ne seront vraiment admis qu'avec la venue d'un enfant. Il a peu de mariages inter-ethniques, l'endogamie pr&eacute;vaut.<br> Le mariage ne donne pas lieu &agrave; des pratiques sacramentelles et la cohabitation notoire suffit &agrave; l'&eacute;tablir. En revanche, pour les familles, c'est l'occasion de festivit&eacute;s familiales et villageoises et, pour que tout cela soit plac&eacute; sous de bon augure, &eacute;videmment on a consult&eacute; l'astrologue pour le choix de la date. La robe de la mari&eacute;e n'est pas blanche (couleur du deuil) mais dans des nuances de jaune. On ne &quot;c&eacute;l&egrave;bre&quot; pas de mariage pendant la p&eacute;riode du Car&ecirc;me bouddhiste qui dure trois mois, au moment de la saison des pluies, et se situe dans la p&eacute;riode de juillet &agrave; octobre, entre la huiti&egrave;me et la onzi&egrave;me pleine lune.<br> Quant aux divorces, ils font l'objet de publication par annonces! </p><p align=justify> </p><p align=justify>REVENUS, POUVOIR D'ACHAT ... </p><p align=justify>Apr&egrave;s l'ind&eacute;pendance, en 1954, le r&eacute;gime proc&eacute;da &agrave; une r&eacute;forme agraire et institua un monopole du commerce du riz. <br> Dans le cadre de &quot;la voie du socialisme birman&quot; institu&eacute;e par le r&eacute;gime militaire apr&egrave;s 1962, les paysans &eacute;taient contraints de livrer &agrave; l'Etat la moiti&eacute; de leur production de riz, tandis que le gouvernement militaire lan&ccedil;ait des s&eacute;ries de nationalisations (transports, industries, rizeries, mines, commerce ext&eacute;rieur et int&eacute;rieur), ce qui contribua &agrave; la stagnation de l'&eacute;conomie. <br> En 1970, le r&eacute;gime de la junte a proc&eacute;d&eacute; &agrave; la nationalisation d'une bonne partie des terres, sauf les rizi&egrave;res et les terres d&eacute;tenues par des coop&eacute;ratives. <br> Les terres sont lou&eacute;es aux paysans pour une dur&eacute;e de 60 ans. </p><p align=justify>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, la junte a engag&eacute; des tentatives de r&eacute;formes et s'est orient&eacute;e vers une lib&eacute;ralisation.<br> En novembre 1997, par exemple, en lib&eacute;ralisant la commercialisation du riz, dont les exportations avaient dramatiquement chut&eacute; (1 million de tonnes en 1995, 120 000 tonnes en 1997). <br> Il faut savoir que les petits tracteurs ridicules que l'on voit co&ucirc;tent 2000&euro; (en Kyats cela fait la somme colossale de 2 millions!). </p><p align=justify>Quelques &eacute;l&eacute;ments plus g&eacute;n&eacute;raux sur le co&ucirc;t de la vie. <br> Un cantonnier comme on en a tant vu au bord des routes, gagne 1,50&euro; par jour. Le salaire moyen d'un ouvrier ou d 'un employ&eacute; (r&eacute;ceptionniste d'h&ocirc;tel par exemple) est de l'ordre de 50&euro;.Celui d'un fonctionnaire de base s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 80&euro;, ce qui correspond au loyer d'un appartement modeste &agrave; Rangoun. Mais pour faire vivre une famille de 4 ou 5 personnes &agrave; Rangoun, il faut disposer de 400&euro;, ce qui signifie multiactivit&eacute; ou travail de plusieurs personnes. Les privil&eacute;gi&eacute;s sont les employ&eacute;s des soci&eacute;t&eacute;s multinationales parlant la langue de la compagnie (le groupe Total par exemple) qui peuvent gagner jusqu'&agrave; 300 ou 400&euro; par mois. </p><p align=justify>Un kilo de bananes co&ucirc;te 1&euro;, un kilo de viande (porc, volaille) de 5 &agrave; 10&euro;, une pomme 0,20&euro;, une machine &agrave; laver 150&euro; et une vache 80&euro; (&ccedil;a para&icirc;t peu). <br> Les voitures, m&ecirc;me d'occasion, sont hors de prix. Pour une voiture banale, il faut d&eacute;bourser 15 000&euro;, le prix d'une voiture neuve en France! sachant que 90% de ce prix r&eacute;sulte de la taxe gouvernementale. Plus abordable, l'achat d'une moto &agrave; 500&euro; reste n&eacute;anmoins co&ucirc;teux au regard des salaires. </p><p align=justify>Les Birmans qui parviennent &agrave; faire quelques &eacute;conomies peuvent-ils les faire fructifier? <br> Tr&egrave;s peu! Le taux de r&eacute;mun&eacute;ration de l'&eacute;pargne servi par les banques est de l'ordre de 1,2% alors que l'inflation galope (selon les sources, de 10 &agrave; 30%). Et malgr&eacute; cela, certaines banques font banqueroute. C'est pourquoi les &eacute;conomies se transforment en lingots d'or, d&eacute;tenus &agrave; son domicile... Ce qui explique les cl&ocirc;tures surmont&eacute;es de barbel&eacute;s et de piques qui entourent certaines maisons! <br> Et au contraire, si l'on est un peu d&eacute;sargent&eacute;, peut-on obtenir un cr&eacute;dit? Les banques n'accordent aucun cr&eacute;dit aux particuliers, sauf aux agriculteurs! </p><p align=justify>Un autre probl&egrave;me est celui d'une fiscalit&eacute; in&eacute;quitable, forfaitaire, non d&eacute;gressive ni m&ecirc;me proportionnelle au revenu. En gros l'Etat per&ccedil;oit environ 20% des revenus, ce qui est &eacute;norme si on l'applique aux paysans. </p><p align=justify>Il faut encore ajouter qu'il n'existe pas de syst&egrave;me de protection sociale. Par exemple les parents de Su Su n'ont pas de retraite et elle contribue &agrave; subvenir &agrave; leurs besoins avec ses fr&egrave;res qui travaillent &agrave; Singapour. </p><p align=justify> <br> <br> </p><p align=justify><br> Retour aux VOYAGES <br> Menu BIRMANIE (MYANMAR) </p><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>Etape pr&eacute;c&eacute;dente : RANGOUN (YANGON)<br> Etape suivante : Bagan</p><p align=justify></p><p align=justify> <br> <br> Pour un lendemain d'arriv&eacute;e et apr&egrave;s un long voyage long courrier, c'est une journ&eacute;e &quot;ENAURME&quot; qui nous attend puisque le lever a lieu &agrave; 3h30 &agrave; l(h&ocirc;tel Yuzana! avec un avion qui d&eacute;colle de Rangoun &agrave; 6heures...</p><p align=justify><br> A l'a&eacute;roport, contr&ocirc;les folkloriques et symboliques des personnes mais aussi des bagages tous regroup&eacute;s. Enregistrement collectif ultrarapide avec des badges et salle d'embarquement transform&eacute;e en capharna&uuml;m.</p><p align=justify>Le petit d&eacute;jeuner s'est transform&eacute; en panier repas que nous avalons dans la salle d'embarquement: oeuf dur, sandwich avec une garniture innommable pour ne pas dire inf&acirc;me, le tout impr&eacute;gn&eacute; de l'odeur d'une banane. Appel pour l'embarquement on ne peut plus artisanal &agrave; l'aide d'une pancarte brandie &agrave; bout de bras...<br> N&eacute;anmoins le bimoteur ATR 72-210 de Yangon Airways inspire plut&ocirc;t confiance &agrave; ses 70 passagers m&ecirc;me si le slogan de la compagnie se veut trop rassurant &quot;You're safe with us&quot;... <br> Une demi heure apr&egrave;s le d&eacute;collage nous pouvons admirer l'aube et &agrave; huit heures nous sommes dans le hall d&eacute;sert du nouvel a&eacute;roport Tada&#146;o (inaugur&eacute; en l'an 2000) de Mandalay, &agrave; 600km de Rangoun. Il re&ccedil;oit des vols charters depuis l'&eacute;tranger et une liaison est assur&eacute;e avec la ville chinoise de Kunming, au Yunnan. Il est 8h et notre avion est le premier arriv&eacute; alors que plusieurs autres doivent arriver dans l'heure suivante.</p><p align=justify> Du bus, premiers aper&ccedil;us sur les champs inond&eacute;s en vue de la plantation du riz (on fait deux r&eacute;coltes ici contre trois dans le delta de l'Irrawaddy). Les semis de riz ne vont pas tarder &agrave; &ecirc;tre repiqu&eacute;s car les paysans pr&eacute;parent les rizi&egrave;res de la fa&ccedil;on la plus traditionnelle qui soit, avec une araire tir&eacute;e par une paire de buffles. Des cochons, des vaches au bord des routes et des pick-up surcharg&eacute;s de passagers, juch&eacute;s sur les marchepieds et sur les toits, y compris des moines partis pour la collecte de l'aum&ocirc;ne. Des cal&egrave;ches aussi et pas seulement pour le transport de touristes. Un train, le premier et unique train que nous apercevrons. Gros arbres qui font l'objet de v&eacute;n&eacute;ration, avec &agrave; leur pied des petites statues honor&eacute;es par quelques offrandes...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>AMARAPURA (&quot;la ville des Immortels&quot;), <br> capitale &eacute;pisodique aux XVIIIe-XIXe s. (1783-1809, 1820-1823 et 1838-1860) <br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify><br> Apr&egrave;s avoir travers&eacute; Mandalay en direction du sud sur une dizaine de kilom&egrave;tres, nous arrivons dans la bourgade voisine Amarapura, l'avant-avant-derni&egrave;re capitale du pays, &agrave; partir de 1782, avant que sa voisine Inwa (Ava) le devienne bri&egrave;vement &agrave; partir de 1841 et avant que la Cour du Roi Mindon s'installe d&eacute;finitivement &agrave; Mandalay en 1857.</p><p align=justify> Etape d'une demi-heure dans l'atelier de tissage de soie Thein Nyo (de M. Bai Ko et de Mme Toke) &agrave; Amarapura. <br> Pour le tissage, on emploie de 100 &agrave; 300 navettes en fonction de la complexit&eacute; des nuances attendues. La production d'une pi&egrave;ces de soie de 23 de long n&eacute;cessite 45 jours de travail sur le m&eacute;tier...<br> Suit une pr&eacute;sentation de longyis ou longjis. Il s'agit d'un v&ecirc;tement cousu formant comme une jupe ample. Ils sont de couleur sombre et &agrave; rayures pour les hommes qui les nouent sur le ventre, plus color&eacute;s et avec quelques motifs pour les femmes qui les portent repli&eacute;s en portefeuille.</p><p align=justify>Le longyi ou longji est une sorte de pagne mixte qui se porte particuli&egrave;rement long ici, de la taille aux chevilles. Traditionnellement, on ne portait pas de sous-v&ecirc;tement sous le longyi (comme sous le kilt &eacute;cossais).<br> C'est la forme locale du sarong malais, &eacute;galement mixte, port&eacute; par les femmes et les hommes. Au Laos, on l'appelle sinh et il est port&eacute; par les femmes. En Inde, c'est le dhoti port&eacute; par les hommes... <br> Ce v&ecirc;tement est en perte de vitesse chez les jeunes, remplac&eacute; par shorts et jeans...</p><p align=justify>Pont U-Bein<br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> Puis nous nous rendons non loin de l&agrave; sur les rives du Lac Taungthaman, au niveau du c&eacute;l&egrave;bre pont U-Bein, l'un des sites les plus photographi&eacute;s de Birmanie. Ce pont de 1,2km, ponctu&eacute; par cinq abris, est le plus long pont en teck du monde. Il porte le nom du maire d'Amarapura qui le fit construire &agrave; partir des 900 (ou 1060) piliers de l'ancien palais d'Inwa au XIXe s. (on trouve parfois mention dans les ouvrages de 1782? n'y aurait-il pas inversion de chiffres: 1872?) afin de relier les deux rives du lac. <br> Il est 9h30. Magnifique spectacle &agrave; cette heure matinale o&ugrave; les touristes ne sont pas encore trop nombreux mais avec l'inconv&eacute;nient qu'il y a moins de proies pour les vendeurs de souvenirs... On propose aussi aux passant de payer pour rel&acirc;cher un oiseau en cage (toutterelle, chouette, petit passereau) pour faire une action m&eacute;ritoire. Pratique bouddhique pervertie...</p><p align=justify>Spectacle sur le lac avec ses bateaux et le reflet des pagodes dor&eacute;es surgissant de ses riVe s. Spectacle sur le pont lui-m&ecirc;me, avec les villageois parfois &agrave; v&eacute;lo, les moines... qui se d&eacute;coupent &agrave; contre-jour. Spectacle au pied du pont:villageois faisant leur lessive, familles de paysans se livrant aux travaux agricoles, p&ecirc;cheurs lan&ccedil;ant leur filet &eacute;pervier ou r&eacute;cup&eacute;rant des nasses et ramenant des poissons dans le pli de leur longyi, &eacute;leveur de canards...</p><p align=justify> Il est 10h30 lorsque nous arrivons au Maha Gandayon Kyaung, monast&egrave;re fond&eacute; en 1950, l'un des plus importants de Birmanie, afin d'assister &agrave; la procession d'un millier de moines (sur le demi million que compterait le pays) rentrant de la collecte des aum&ocirc;nes car ils doivent avoir fini de d&eacute;jeuner &agrave; midi (sans autre repas avant le lendemain matin). <br> Rat&eacute;! A une demi-heure pr&egrave;s. </p><p align=justify>Les moines sont en plein repas, silencieux et parfaitement indiff&eacute;rents &agrave; nos all&eacute;es et venues et &agrave; nos flashs. Beaucoup ont d&eacute;j&agrave; termin&eacute;. Selon Su Su, ce changement serait d&ucirc; &agrave; la pr&eacute;sence de quelque g&eacute;n&eacute;reux donateur que les moines ont voulu honorer en avan&ccedil;ant quelque peu leur horaire... <br> Malgr&eacute; tout on a l'occasion d'assister &agrave; quelques sc&egrave;nes &eacute;difiantes r&eacute;v&eacute;lant des d&eacute;rives qui rappellent celles que l'on conna&icirc;t dans d'autres clerg&eacute;s. Les moines anciens se font servir par les plus jeunes, &quot;l'abb&eacute;&quot; et un vieux moine font bombance avec la vingtaines de plats bien remplis pos&eacute;s devant eux et qu'ils seront bien incapables d'engloutir, m&ecirc;me en allant au-del&agrave; de midi! Les seuls travaux auxquels on voit se livrer les moines concerne le reprisage de leurs habits et la lessive et ici ce sont des la&iuml;cs qui font lavent la vaisselle. Ils ont acc&egrave;s gratuitement aux transports en commun et aux meilleures places comme on le verra souvent (dans le bus ils ont leurs fauteuils pr&egrave;s du chauffeur).<br> Les jeunes moines en robe claire sont des novices qui ont 6 ou 7 ans.</p><p align=justify>Le moine ne travaille pas mais doit respecter 227 r&egrave;gles. Il ne prend que deux repas par jour, un premier vers 5 heures et le dernier avant midi, sauf s'il est malade.<br> Durant la vie monastique, le moine ne peut recevoir sa famille qu'&agrave; certaines heures. S'il rend visite &agrave; sa famille, il ne peut pas dormir dans la maison familiale mais dans le monast&egrave;re le plus proche ou dans une maison vide. On ne peut pas toucher le moine (les offrandes sont d&eacute;pos&eacute;es par le bienfaiteur dans le bol qu'il tend). Il ne peut pas manipuler d'argent (on verra que certain s'affranchissent de cette r&egrave;gle) et la gestion financi&egrave;re des monast&egrave;res est assur&eacute;e par des notables la&iuml;cs (un peu comme les conseils paroissiaux ou presbyt&eacute;raux de chez nous).<br> En Birmanie, seuls les moines sont incin&eacute;r&eacute;s et leurs cendres sont plac&eacute;es dans une tombe. Traditionnellement, les autres d&eacute;funts sont enterr&eacute;s dans une simple fosse et les cimeti&egrave;res ne font l'objet d'aucun entretien. Toutefois, par contagion avec les habitudes occidentales, on voit de plus en plus de s&eacute;pultures avec des pierres tombales dans les cimeti&egrave;res des villes mais l'achat d'un emplacement de 3x6 pieds n'est &agrave; la port&eacute;e que des personnes ais&eacute;es car cela revient &agrave; 700$ comme nous le pr&eacute;cise Su Su.</p><p align=justify>Les grandes st&egrave;les que l'on voit bordant l'all&eacute;e du monast&egrave;re n'ont rien de fun&eacute;raire. Elles honorent simplement les g&eacute;n&eacute;reux donateurs, tout autant particuliers qu'entreprises...</p><p align=justify><br> Nous quittons le monast&egrave;re &agrave; 10h45 pour aller visiter une petite fabrique de marionnettes et de tableaux ou tapisseries Kalaga en brocart (&eacute;toffe de soie rehauss&eacute;e de dessins broch&eacute;s d'or et d'argent). Visite rapide, une demi-heure entre 11h20 et 11h50...</p><p align=justify> Il est midi. Retour au centre de Mandalay pour d&eacute;jeuner au restaurant &quot;A Little Bit of Mandalay&quot; o&ugrave; l'on nous propose 5 ou 6 plats, hors potage et riz &eacute;videmment.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> MANDALAY (&quot;le Centre&quot;), derni&egrave;re capitale royale (apr&egrave;s 1857) <br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify><br> Mandalay est la seconde ville de Birmanie avec un million d'habitants (ou 500 000?) pour la ville elle-m&ecirc;me et 2,5 millions en prenant en compte l'agglom&eacute;ration. Ce fut la derni&egrave;re capitale royale (troisi&egrave;me empire birman) de 1857 &agrave; 1885, avant l&#146;arriv&eacute;e des Anglais. Son splendide palais de teck fut d&eacute;truit par les Anglais au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes d'occupation japonaises s'y &eacute;tant r&eacute;fugi&eacute;es (certains &eacute;voquent un incendie volontaire provoqu&eacute; par les Japonais)... L'enceinte &eacute;tait perc&eacute;e de 12 portes, celles de l'est et du sud &eacute;tant r&eacute;serv&eacute;es aux grandes c&eacute;r&eacute;monies royales, celle du nord au peuple et celle de l'ouest aux fun&eacute;railles (on retrouve cette symbolique li&eacute;e au cr&eacute;puscule comme dans l'Egypte antique, chez les Celtes et de tr&egrave;s nombreuses civilisations). Cette enceinte comportait &eacute;galement 32 tours de garde. Le roi Mindon y vivait avec 52 &eacute;pouses, sans compter ses concubines.<br> La province de Mandalay compterait 8 000 monast&egrave;res qui accueilleraient 60% des moines du pays (?).</p><p align=justify>Changement majeur dans la circulation urbaine: contrairement &agrave; Rangoun, ici on voit quantit&eacute; de deux roues, petites motos, v&eacute;los et &eacute;tranges trishaws ou &quot;v&eacute;lo-sidecars&quot; dans la nacelle desquels les passagers sont install&eacute;s dos &agrave; dos... ... contrairement &agrave; Cuba o&ugrave; le v&eacute;lo-sidecar n'emporte qu'un passager qui se trouve dans le sens de la marche.</p><p align=justify><br> </p><p align=justify> L'apr&egrave;s-midi commence avec l'atelier des batteurs d'or &quot;King Galon Gold Leaf&quot; situ&eacute; au centre de la ville. C'est un artisanat unique en son genre.</p><p align=justify>La technique du battage de l'or, connue des Egyptiens, est pratiqu&eacute;e depuis 5 000 ans. Elle utilise la caract&eacute;ristique d'extr&ecirc;me mall&eacute;abilit&eacute; de ce m&eacute;tal. Une once d'or, soit 31g, peut &ecirc;tre lamin&eacute;e jusqu'&agrave; former une feuille de 8m&sup2; et on peut en tirer 3 600 morceaux de 9cm&sup2;! Loin des proc&eacute;d&eacute;s industriels de nos pays, ici la tradition de cet artisanat ancestral est parfaitment conserv&eacute;e.</p><p align=justify>L'or martel&eacute; a &eacute;t&eacute; lamin&eacute; au pr&eacute;alable en fines bandelettes qui sont d&eacute;coup&eacute;es en tout petits carr&eacute;s d'environ 1 ou 2cm de c&ocirc;t&eacute;. Elles sont plac&eacute;es en sandwich entre des feuilles de papier de bambou (bambou dont les fibres se d&eacute;sagr&egrave;gent apr&egrave;s une immersion de trois ann&eacute;es dans de l'eau de chaux), elles-m&ecirc;mes plac&eacute;es entre des feuilles de papier de riz, le tout maintenu dans un &eacute;tui de cuir. Le battage d'un paquet de feuilles est ex&eacute;cut&eacute; &agrave; l'aide de lourdes masses de 7 ou 8kg (15 livres) dans un bruit assourdissant selon un rythme d'environ soixante coups par minute et le paquet est tourn&eacute; d'un quart de tour &agrave; chaque passe pour une frappe plus r&eacute;guli&egrave;re. Un premier battage de 30 minutes fait que la taille du petit carr&eacute; d'or initial devient 10 fois plus grande. La petite galette est alors d&eacute;coup&eacute;e en 6 morceaux qui vont &ecirc;tre une nouvelle fois battus pendant une demi-heure avant un dernier battage, tr&egrave;s long puisqu'il dure 5 heures! A d&eacute;faut de sablier pour mesurer le temps, on fait usage d'une sorte de clepsydre rudimentaire. Il s'agit d'une demi coque de noix de coco pos&eacute;e &agrave; la surface d'un r&eacute;cipient rempli d'eau mais comme elle est perc&eacute;e d'un petit trou, peu &agrave; peu l'eau la remplit jusqu'&agrave; la faire couler.<br> Les feuilles obtenues sont aussi l&eacute;g&egrave;res que l'air. Leur &eacute;paisseur peut n'&ecirc;tre gu&egrave;re plus que d'un dixi&egrave;me de micron (un micron, c'est un milli&egrave;me de millim&egrave;tre) soit 0,0001mm, ce qui signifie qu'en empilant 8 000 feuilles ont arriverait juste &agrave; une &eacute;paisseur d'un millim&egrave;tre. Puis elles sont transport&eacute;es dans un atelier o&ugrave; elles sont d&eacute;coup&eacute;es en petits carr&eacute;s r&eacute;guliers d'environ 8cm de c&ocirc;t&eacute; par des femmes qui s'enduisent les mains de poudre de talc (ou de marbre?) pour que l'or ne reste pas coll&eacute; &agrave; leur peau. Il est tellement l&eacute;ger qu'un simple souffle suffit pour le d&eacute;froisser. Les ouvri&egrave;res confectionnent de sortes de petits livrets en alternant feuilles d'or et papier transfert.<br> Les feuilles sont vendues dans les distributeurs automatiques des pagodes de 300 &agrave; 500 Kyats (10 fois moins cher que chez nous)... mais on peut aussi en faire un autre usage que celui de dorer les Bouddhas et les stupas, les feuilles d'or peuvent aussi avoir un usage alimentaire d&eacute;coratif (additif E175 sans incidence sur le go&ucirc;t des aliments et n'est pas dig&eacute;r&eacute;) donnant une note d&#146;&eacute;l&eacute;gance: incorpor&eacute; &agrave; des plats raffin&eacute;s, p&acirc;tisseries ou confiseries, mais &eacute;galement bu lorsqu&#146;il est m&eacute;lang&eacute; en paillettes au champagne...</p><p align=justify><br> Evidemment, l'or utilis&eacute; pour la d&eacute;coration d'objets en laque est du plus bel effet...</p><p align=justify> Quelques minutes plus tard, ayant repris le bus, nous tombons sur une processions de nonnes (on parle parfois de &quot;bonzesses&quot; mais le terme a une sonorit&eacute; p&eacute;jorative), toutes de rose v&ecirc;tues, munies d'un &eacute;ventail, d'un petit bol &agrave; aum&ocirc;ne et d'un plateau port&eacute; sur la t&ecirc;te, demandant l'aum&ocirc;ne alimentaire. On dirait bien qu'elles passent apr&egrave;s leurs confr&egrave;res... Le pays en compterait 25 000.</p><p align=justify>A la diff&eacute;rence des moines, elles ne font cette qu&ecirc;te que deux fois par semaine et on leur donne du riz non cuit et autre l&eacute;gumes, car, autre diff&eacute;rence, elles peuvent travailler et notamment cuisiner. Il est vrai que cette ville h&eacute;bergerait quelques 23 000 moines et nonnes r&eacute;partis dans 1500 monast&egrave;res! <br> Peu apr&egrave;s on aper&ccedil;oit trois &quot;dissidentes&quot; qui ont plut&ocirc;t l'allure de jeunes mendiantes.</p><p align=justify> Au sud de la ville, nous voici &agrave; la Pagode Mahamyat Muni (&quot;Grand Sage&quot;) ou Mahamuni qui avec ses &eacute;choppes ressemble &agrave; un bazar. On y voit m&ecirc;me des posters &agrave; l'effigie d'Aung San Suu Kyi... <br> Pourtant on y v&eacute;n&egrave;re la statue du Bouddha la plus sacr&eacute;e du pays car consid&eacute;r&eacute;e comme &quot;un dieu vivant&quot;. Selon la l&eacute;gende, c'est le roi des dieux qui aurait fabriqu&eacute; cette statue lors d'une visite du Bouddha chez le roi des Rakhines (actuel Etat Arakan, &agrave; l'ouest de la Birmanie). En fait, elle pourrait dater du Ier si&egrave;cle avant notre &eacute;re. Toujours est-il que les souverains bamars la convoit&egrave;rent longtemps jusqu'&agrave; ce qu'ils s'en emparent et lui construisent une pagode &agrave; Amarapura en 1784. Suite &agrave; un incendie, la statue fut install&eacute;e &agrave; Mandalay en 1857. <br> Seuls les hommes ont la possibilit&eacute; d'approcher l'ic&ocirc;ne de bronze de 3,80m, en position du lotus, et de lui coller des feuilles d'or sur le corps tandis que le visage est gard&eacute; lisse. Les 15cm d'or qui le recouvrent repr&eacute;sentent un poids de 9 tonnes. Ceux ou plus exactement &quot;celles&quot; (les femmes impures prient en arri&egrave;re des offrandes) qui ne peuvent pas s'en approcher ont aussi la possibilit&eacute; de voir le spectacle retransmis sur des t&eacute;l&eacute;viseurs... Avec son diad&egrave;me royal, &quot;le grand sage&quot; n' a rien de la coiffure aust&egrave;re qu'on lui conna&icirc;t au Sri Lanka!</p><p align=justify>Nous sommes trop t&ocirc;t pour assister &agrave; la F&ecirc;te de la Pagode Mahamuni &agrave; Mandalay qui a lieu du 22 janvier au 6 f&eacute;vrier.</p><p align=justify>Au nord-ouest de la cour, on peut voir 6 statues de bronze (3 lions ou chintheis, 2 guerriers ou dvarapalas et l'&eacute;l&eacute;phant &agrave; 3 t&ecirc;tes Airavata) provenant d'Angkor o&ugrave; elles furent fabriqu&eacute;es au XIIe s. avec une vingtaines d'autres qui ont disparus. Elles ont abouti ici apr&egrave;s bien des p&eacute;r&eacute;grinations. Au XVe s. ce furent les Tha&iuml;s qui s'en empar&egrave;rent. Un si&egrave;cle plus tard le roi de Bago ou Pegu (non loin de Rangoun) se les appropriait. Encore un autre si&egrave;cle, le XVIIe s., et cette fois c'est le butin dont s'empare le roi du Rakhine. Pour finir c'est le roi birman Bodawpaya qui s'en empara en 1784. Elles ont &eacute;t&eacute; install&eacute;es ici en 1857. <br> Selon les croyances populaires, le fait de toucher certaines parties de ces statues aurait le pouvoir de soulager les douleurs corporelles correspondant au membre concern&eacute;.</p><p align=justify> Apr&egrave;s cette visite, nous traversons le quartier des marbriers sculpteurs de statues du Bouddha...Le dernier travail ex&eacute;cut&eacute; porte sur la t&ecirc;te. <br> Impressionnant, &ccedil;a rappelle un peu ce que l'on a vu il y a quelques ann&eacute;es au centre du Vietnam.</p><p align=justify> </p><p align=justify>Le monast&egrave;re Shwenandaw Kyaung (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> Une petite demi-heure de travers&eacute;e de la ville et nous retrouvons au nord-est au pied de la colline de Mandalay o&ugrave; nous irons assister au coucher du soleil un peu plus tard. </p><p align=justify>Mais nous nous int&eacute;ressons d'abord au monast&egrave;re Shwenandaw Kyaung (&quot;Monast&egrave;re Dor&eacute; du Palais&quot;). Tout de bois sculpt&eacute; et jadis recouverts de feuilles d'or, v&eacute;ritable dentelle de teck pos&eacute;e sur pilotis auquel on acc&egrave;de par des escaliers de pierre. Il constitue l'un des plus beaux monuments de la ville et il a subsist&eacute; bien qu'il f&ucirc;t occup&eacute; par les Japonais durant la seconde guerre mondiale. Ce monast&egrave;re aux toitures carr&eacute;es et aux fa&ccedil;ades couvertes de sculptures repr&eacute;sentant sc&egrave;nes r&eacute;elles ou mythiques (Sir&egrave;nes...), non d&eacute;nu&eacute;es de syncr&eacute;tisme puisque l'on peut voir des anges chr&eacute;tiens, fut construit &agrave; l'&eacute;poque du roi Mindon (seconde moiti&eacute; du XIXe s.). C'est l&#146;un des derniers vestiges de l&#146;architecture birmane en bois du XIXe s. <br> A l'int&eacute;rieur, la clart&eacute; du jour se refl&egrave;te sur les piliers de teck recouverts d'or.<br> Juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;, se dresse le monast&egrave;re Atumashi Kyaung (&quot;Monast&egrave;re Incomparable&quot;) construit parle roi Mindon en 1857. Initialement en teck et en stuc, il fut endommag&eacute; par un incendie en 1890 et il a &eacute;t&eacute; reconstruit en 1996 sans reprendre le styme originel et en faisant appel au b&eacute;ton... </p><p align=justify> Il est temps de penser au fameux coucher de soleil sur la colline de Mandalay, haute de 231 m&egrave;tres (ou 236m ou 238m voire 240m?). Le site qui selon la l&eacute;gende aurait eu la visite du Bouddha fut occup&eacute; lors de la Seconde Guerre Mondiale par les troupes japonaises qui en furent d&eacute;log&eacute;es en 1945 par un bataillon de gurkhas dans des combats au corps &agrave; corps...<br> Nous y acc&eacute;dons par une route tr&egrave;s pentue qui aurait &eacute;t&eacute; construite par des condamn&eacute;s aux travaux forc&eacute;s... Cette grimpette p&eacute;taradante en camionnette dure un petit quart d'heure. Arriv&eacute;s &agrave; mi-pente, &agrave; l&#146;entr&eacute;e de la pagode Sutaungpyei, il reste &agrave; emprunter les trois vol&eacute;es d'un escalier m&eacute;canique (une fois encore!). <br> Pour les p&egrave;lerins ou les touristes plus authentiques, la mont&eacute;e peut se faire pieds nus en empruntant l'un des quatre escaliers (sud, sud-est, nord et ouest) couverts comptant un peu plus de 1700 marches! Ils n'auront pas forc&eacute;ment la r&eacute;compense &agrave; l'arriv&eacute;e car &agrave; 17h15, lorsque nous mettons les pieds sur le carrelage de la terrasse sommitale la foule se bouscule le long du garde-corps ouest afin de capter le fameux coucher de soleil sur la ville et, au-del&agrave;, sur l'Irrawaddy (ou Ayeyarwady). Dommage, ce soir il sera un peu noy&eacute; dans la brume... La ville et ses multiples stupas dor&eacute;s s'&eacute;tend au pied de la colline. Parmi les spectateurs attendant l'instant fatidique, trois jeunes moines ont entrepris une sorte de &quot;speed-dating&quot; avec une touriste... <br> Le soleil dispara&icirc;t derri&egrave;re les montagnes &agrave; l'horizon, pile &agrave; 17h45!<br> Pour redescendre, afin d'&eacute;viter la bousculade aux ascenseurs et escaliers m&eacute;caniques, nous rejoignons les pick-ups en empruntant un escalier bord&eacute; d&#146;une quantit&eacute; d&#146;&eacute;tals o&ugrave; l&#146;on vend fleurs, nourriture, rafra&icirc;chissements et petits souvenirs pour les p&egrave;lerins.</p><p align=justify> Nous gagnons le quartier nord-ouest pour d&eacute;poser nos bagages &agrave; l'h&ocirc;tel, faire un brin de toilette avant de nous rendre dans un petit restaurant tha&iuml;, le &quot;Ko's Kitchen&quot; pour d&icirc;ner non loin de l&agrave;, tout pr&egrave;s des fortifications occidentales de l'ancien palais royal.<br> Tr&egrave;s agr&eacute;able petit restaurant avec sa vitre permettant d'assister &agrave; la pr&eacute;paration et &agrave; la cuisson des mets. Toujours excellents et tr&egrave;s copieux: 5 plats (currys, brochettes, nouilles, l&eacute;gumes), sans compter le potage et le riz, et pour finir past&egrave;que et papaye dont la saveur est agr&eacute;ablement rehauss&eacute;e avec un petit morceau de citron vert... </p><p align=justify> Nous logeons &agrave; l'Emerald Land, ext&eacute;rieurement assez joli mais pas tr&egrave;s propre, avec des moustiques et parfois des petits l&eacute;zards grimpeurs (plus petits que des geckos) mais avec peu ou pas d'eau chaude. L'&eacute;clairage &eacute;lectrique est faible et vacillant. Une petite fra&icirc;cheur se fait sentir et il est n&eacute;cessaire de sortir une couverture du placard.<br> Dommage pour nous, notre chambre situ&eacute;e au bout d'une aile qui doit se trouver non loin de monast&egrave;res. Un moment, on s'est demand&eacute; si' les pri&egrave;res diffus&eacute;es par haut-parleur dans le quartier ne venaient pas d'une mosqu&eacute;e mais le chant du muezin ne dure que quelques minutes alors que l&agrave;, pratiquement toute la nuit et jusqu'au matin nous aurons droit &agrave; des r&eacute;citations et psalmodies sonoris&eacute;es des soutras (ou sutras) par des novices (d'apr&egrave;s Su Su) parfois accompagn&eacute;es de musique... A partir de 6 heures, c'est la circulation qui a pris le relais et &agrave; 7 heures il fallait se lever!</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>Petit saut temporel vers la fin de journ&eacute;e suivante (qui a surtout &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e aux visites hors de la ville avec les sites de Mingun et Ava) qui nous ram&egrave;ne pour une visite nocturne de l'un des sites de Mandalay. </p><p align=justify> En effet, <br> apr&egrave;s un vote d&eacute;mocratique, la mont&eacute;e au sommet de la colline de Sagaing (ancienne cit&eacute; en liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996) pour assister &agrave; un coucher de soleil &agrave; la pagode Soon U Ponnya Shin (ou Sun U Ponya) a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;e <br> par la visite de la pagode dor&eacute;e de Kuthodaw (&quot;la Pagode du M&eacute;rite Royal&quot;), situ&eacute;e au pied de la colline de Mandalay. On la surnomme &quot;le Livre de Pierre&quot; ou &quot;le plus grand livre du monde&quot;. Dommage qu'il soit un peu tard (18 heures).<br> La construction du stupa dor&eacute; commenc&eacute;e en 1857 sous le roi Mindon fut achev&eacute;e en 1868 en vue du Cinqui&egrave;me Concile Bouddhique qui fut r&eacute;uni ici en 1871. Pour lire les 729 st&egrave;les sur lesquelles sont grav&eacute;s les 15 livres du canon bouddhiste unifi&eacute; (Tripitaka), 2400 moines durent se relayer pendant 6 mois. En version imprim&eacute;e, cela repr&eacute;sente 30 volumes de 400 pages!</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>DANS LES ENVIRONS DE MANDALAY</p><p align=justify><br> Nous quittons l'h&ocirc;tel d&egrave;s 8 heures et le bus nous conduits &agrave; l'embarcad&egrave;re sur les rives de l'Irrawddy. 20 minutes plus tard nous arrivons au port dans une ambiance de kermesse car il y a l&agrave; une sorte de bateau-disco. Un plage descend vers des quais informes fait de boue et de d&eacute;tritus divers. Je me demande bien comment les voyagistes peuvent d&eacute;crire cela comme &eacute;tant une jet&eacute;e... il ne leur reste plus qu'&agrave; parler aussi de yachts! Quant &agrave; la passerelle, elle est des plus rudimentaire et n'a rien d'une &eacute;chelle de coup&eacute;e: une simple planche pas tr&egrave;s large et, en guise de main courante, une perche en bambou tenue par deux &quot;matelots&quot;...</p><p align=justify> A 8h30, embarquement termin&eacute; sur un vieux bateau tout en bois, une sorte de jonque &agrave; moteur, r&eacute;serv&eacute; &agrave; notre petit groupe de 30 qui occupe &agrave; la fois le pont sup&eacute;rieur (en partie b&acirc;ch&eacute;) tandis que le pont couvert nous sert de salle &agrave; manger rustique... alors que deux ou trois fois plus de passagers locaux pourraient sans doute y trouver place. Le soleil n'est pas encore tr&egrave;s ardent et ajouter &agrave; cela le vent d&ucirc; au d&eacute;placement du bateau, il s'av&egrave;re qu'une petite laine est bienvenue... Bien s&ucirc;r le bateau, tout autant que l'embarcad&egrave;re et la passerelle, ne r&eacute;pond &agrave; aucune norme de s&eacute;curit&eacute; occidentale. Comme le fleuve est peu profond et que dans ce bateau tout y est en bois (sauf le moteur), on peut caresser l'espoir qu'en cas de naufrage on pourrait toujours se raccrocher &agrave; quelque chose...</p><p align=justify> Nous remontons l'Irrawaddy sur environ 10km en direction de Mingun, ce qui demandera environ 1h15 de navigation tranquille. Le spectacle sur le fleuve et sur ses rives n'est pas d&eacute;nu&eacute; d'int&eacute;r&ecirc;t: paillotes de villages de p&ecirc;cheurs et d'agriculteurs, r&eacute;cup&eacute;rateurs de sable sur les &icirc;lots (lesquels sont recouverts lors de la mousson), bateaux transportant toutes sortes de marchandise: barils de carburant, teck venant des r&eacute;gions plus au nord, trains de radeaux de bois tir&eacute;s par un bateau (le bois de teck est tellement dense qu'il ne flotte pas), p&ecirc;cheurs dans leur fr&ecirc;le esquif, dans le lointain brumeux la colline de Mandalay. Les bateliers sur les autres embarcations tout comme sur notre bateau doivent &ecirc;tre vigilants pour ne pas s'&eacute;chouer car le cours d'eau est peu profond en saison s&egrave;che. Un aide proc&egrave;de souvent &agrave; de sondages &agrave; l'aide d'une perche. En cette saison, nous n'aurons malheureusement pas le plaisir de voir des dauphins d'eau douce accompagner notre bateau.<br> Bient&ocirc;t sur notre gauche &eacute;mergent d'un environnement bois&eacute; les pagodes dor&eacute;es de Mingun qui grimpent &agrave; l'assaut des collines... mais le but de notre visite est bien plus proche.</p><p align=justify> </p><p align=justify>MINGUN, &eacute;ph&eacute;m&egrave;re capitale de 1810 &agrave; 1819 (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> On nous d&eacute;barque au pied de deux chintheis, des lions g&eacute;ants de 33m de haut qui devaient &ecirc;tre les protecteurs de &quot;la pagode inachev&eacute;e&quot; et d&eacute;j&agrave; les vendeurs de souvenirs sont &agrave; nos trousses. Derri&egrave;re se dresse un &eacute;norme cube de brique de 50m de hauteur. Le projet s'est arr&ecirc;t&eacute; au tiers de la hauteur, c'est-&agrave;-dire au niveau des terrasses carr&eacute;es (72m de c&ocirc;t&eacute; &agrave; la base) sur lesquelles serait venue se placer les parties arrondies et en pointe du stupa. La cloche de la pagode avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;e et on reparlera d'elle un peu plus loin. Mingun ne fut &agrave; proprement parler une capitale m&ecirc;me si roi Bodawpaya venait souvent s'installer dans les environs pour surveiller l'avancement du chantier.<br> La Pagode de Mingun ou Pagode Mantaragyi dont la construction fut entreprise par le Roi Bodawpaya (dynastie Konbaung) &agrave; la fin du XVIIIe s. devait &ecirc;tre la plus vaste du Monde. Avec 150m de haut (ou 170m?), elle aurait d&eacute;pass&eacute; de 20m la colossale pagode de Nakhon Pathom en Tha&iuml;lande et devait &ecirc;tre vue depuis Amarapura, &agrave; 20km de l&agrave;... Cela faisait partie des plans m&eacute;galomaniaques du souverain qui avait soumis le Rakhine (o&ugrave;, rappelons-le, il s'&eacute;tait empar&eacute; du Bouddha Mahamuni), s'&eacute;tait attaqu&eacute; au Siam (la Tha&iuml;lande) et avait m&ecirc;me eu des vis&eacute;es sur la Chine. La pagode &eacute;tait notamment destin&eacute;e &agrave; accueillir une dent du Bouddha offerte par l'empereur de Chine. Rien que cela! Mais revenons &agrave; cet &eacute;difice dont la construction fut stopp&eacute;e net &agrave; cause de la mort du souverain en 1819 puis du s&eacute;isme de 1838. L'&eacute;chec du projet tient aussi &agrave; d'autres &eacute;l&eacute;ments: d'ordre technique comme des solutions inadapt&eacute;es pour la chambre des reliques avec des piliers de plomb, m&eacute;tal mall&eacute;able, ou probl&egrave;mes d'ordre politique du fait de la d&eacute;portation de 50000 Arakanais pour travailler au chantier ce qui fit fuir une partie de la population du Rakhine en Inde et fut &agrave; l'origine du premier conflit avec les Britanniques...<br> L'acc&egrave;s &agrave; la terrasse est un peu acrobatique, surtout qu'il s'effectue pieds nus, en raison des fissures mais les &quot;aides&quot; sont nombreux pour vous y aider. Du sommet de la gigantesque terrasse d&eacute;labr&eacute;e on d&eacute;couvre la pagode de la Cloche et, plus loin, une vue splendide sur la Pagode blanche de Hsinbyume, le village de Mingun et le fleuve, avec en avant plan le post&eacute;rieur des lions protecteurs.</p><p align=justify>Apr&egrave;s une descente aussi acrobatique que la mont&eacute;e, nous gagnons le pavillon o&ugrave; se trouve la fameuse cloche de Mingun aux mensurations impressionnantes: 6m de haut (mais on trouve aussi mention de 4 ou de 8m!), diam&egrave;tre de 5m &agrave; sa base, circonf&eacute;rence &agrave; la base de15m et poids de 90,5 tonnes! Seconde cloche du monde par ses dimensions elle vient bien apr&egrave;s celle du Kremlin (la &quot;Tsar Kolokol&quot;) de 160 tonnes mais comme elle s'est bris&eacute;e &agrave; la suite d'un incendie, la cloche de Mingun peut revendiquer la place de plus grosse cloche au monde en &eacute;tat de fonctionner! En effet si lors du tremblement de terre, son support en teck s'effondra, elle sortit indemne de cette chute et elle fut suspendue &agrave; son nouveau support m&eacute;tallique en 1896.</p><p align=justify> Sous un soleil tr&egrave;s ardent, nous poursuivons sur un sentier poussi&eacute;reux bord&eacute; de boutiques et envahit par les carrioles dont les coches nous sollicitent pour arriver &agrave; la Pagode de Hsinbyume ou Myatheindan. &Eacute;difi&eacute;e en 1816 par le prince de Sagaing Bagyidaw, petit-fils (et successeur) du roi Bodawpaya en comm&eacute;moration de la mort de sa premi&egrave;re &eacute;pouse, sa cousine Hsin byu Me, cette pagode a une architecture assez originale. Elle &eacute;voque le mont M&eacute;ru, centre du cosmos selon la religion hindouiste, et ses terrasses en forme de vagues rappellent les sept mers qui entourent l'univers. De la terrasse on jouit d'une vue magnifique sur l'ensemble du site.</p><p align=justify> </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify> </p><p align=justify>AVA, anciennement INNWA (&quot;Bouche du Lac&quot;), capitale cinq si&egrave;cles durant (XIVe-XIXe) <br> sauf de 1760 &agrave;1764 et de 1783 &agrave; 1823<br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> Il est 11h20 et c'est l'heure de r&eacute;embarquer pour redescendre vers Mandalay. Le courant nous portant cette fois-ci, nous mettrons 45 minutes dans ce sens. Toujours un r&eacute;jouissant spectacle sur les rives, du moins &agrave; nos yeux de touristes: lessive, baignade et toilette, trafic de bateau plus ou moins importants (barques charg&eacute;es de fourrage ou de sable, radeaux...). Nous accostons au plein milieu d'une s&eacute;ance de lessive sur les berges immondes qui servent de quai.</p><p align=justify> Une bonne demi-heure de bus au milieu d'une r&eacute;gion agricole bien verte (arachide, ma&iuml;s...), un p&eacute;age rudimentaire sur cette petite route et nous arrivons sur l'un des bras de la rivi&egrave;re Myitnge (&quot;Petite Rivi&egrave;re&quot;), affluent de l'Irrawaddy. Les bras de la rivi&egrave;re enserrent Ava ou Innwa, l'ancienne capitale du royaume du m&ecirc;me nom, fond&eacute;e en 1364 lorsque les Shan s'empar&egrave;rent de Sagaing et le restera pratiquement toujours jusqu'en 1841 o&ugrave; elle fut d&eacute;plac&eacute;e &agrave; Amarapura. <br> Nous le traversons sur un bac, une petite barque &agrave; fond plat transportant une quinzaine de personnes &agrave; la fois.</p><p align=justify> Sur le rivage, quelques pas nous conduisent au restaurant Small River. Il est 13 heures. Nous d&eacute;jeunons &agrave; l'ext&eacute;rieur, en jouant &agrave; cache-cache avec le soleil malgr&eacute; le z&egrave;le des employ&eacute;s d&eacute;pla&ccedil;ant le parasol et en recevant quelques piq&ucirc;res de moustiques... Le service s'&eacute;ternise bien que Su Su ait ressenti la n&eacute;cessit&eacute; de mettre la main &agrave; la p&acirc;te pour activer les choses</p><p align=justify> Enfin, une heure trois quarts plus tard (soit 14h45), nous empruntons un nouveau mode de locomotion: la carriole. Ce sera notre moyen de locomotion pendant les deux heures suivantes, pauses comprises. En cours de route nous apercevons les vestiges des anciens remparts et ce qui &eacute;taient les fortifications de la porte d'entr&eacute;e nord Gaung Say Daga (&quot;Porte du Lavage des Cheveux&quot;), des stupas blanchis ou dor&eacute;s, des hameaux et m&ecirc;me une petite &eacute;cole de campagne que les enfants viennent de quitter et des champs de riz d&eacute;j&agrave; repiqu&eacute;.<br> Nous consacrerons un bon moment du monast&egrave;re Bagaya Kyaung. Cet &eacute;difice en teck de 57x31m fut construit en 1834. Sa structure est support&eacute;e par 267 troncs de 19m de haut et de 2,70m de circonf&eacute;rence. Les encadrements de portes et l'int&eacute;rieur b&eacute;n&eacute;ficient de sculptures raffin&eacute;es, notamment de paons et de feuillages. Autre originalit&eacute;, son toit &quot;en pagode&quot; qui s'effile sur 7 niveaux (chiffre symbolique de l'hindouisme) Mais la laideur des t&ocirc;les ondul&eacute;es de couleur orang&eacute;e qui le recouvrent se passe de commentaire. Sur la terrasse en bois qui entoure le monast&egrave;re, attention aux clous qui d&eacute;passent. N'oubliez pas que vous &ecirc;tes pieds nus...<br> Ce monast&egrave;re est d&eacute;saffect&eacute; et seul un moine s'y occupe d'enseigner &agrave; des enfants pauvres. Su Su nous a incit&eacute;s &agrave; lui remettre ce que nous avions pu apporter en crayons, cahiers...</p><p align=justify> Apr&egrave;s une demi-heure de visite nous reprenons nos carrioles en empruntant un autre chemin qui nous fait passer au milieu de plantations de bananiers et pr&egrave;s de la tour pench&eacute;e Namyin. Il s'agit d'une tour de garde, vestige du palais du roi Bagyidaw. Suite au s&eacute;isme de 1838, la tour a perdu sa partie sup&eacute;rieure et s'est inclin&eacute;e dangereusement.</p><p align=justify> Petit d&eacute;tour &agrave; la Pagode Maha Aung Mye Bonzan. Ce monast&egrave;re constuit en 1818 (ou 1822?) est d&ucirc; &agrave; la premi&egrave;re &eacute;pouse du roi Bagyidaw, &agrave; l&#146;intention de son pr&eacute;cepteur, un tr&egrave;s v&eacute;n&eacute;rable moine (peut-&ecirc;tre son amant, dit-on). Construit en pierre (on trouve parfois mention de brique recouverte de stuc?), il reprend n&eacute;anmoins les forme des constructions en bois. Endommag&eacute; lors du s&eacute;isme de 1838, il fut restaur&eacute; en 1872 par la premi&egrave;re &eacute;pouse du roi Mindon. <br> De la terrasse, on a une vue sur les ponts d'Ava construits sur l'Irrawaddy: le pont aux 16 piles construit par les Anglais en 1934 et, au-del&agrave;, le pont moderne &agrave; 4 voies construit en 2005.<br> Assis sur le gazon du parc qui entoure la pagode, on peut voir un vieux moine pas du tout g&ecirc;n&eacute; d'encaisser une petite poign&eacute;e de billets, ce qui contrevient compl&egrave;tement aux monastiques.</p><p align=justify> Promenade termin&eacute;e, nous repassons le rivi&egrave;re avec le bac afin de retrouver notre bus. </p><p align=justify>Sagaing est une ancienne capitale royale de 1315 &agrave; 1364. C'est un site devenu un haut lieu du bouddhisme birman, parsem&eacute; de monast&egrave;res, temples et pagodes au d&ocirc;me blanc et or, construits au milieu de tamariniers centenaires. On en compte quelques 600, dont au sommet la pagode Sun-U-Ponnya-Shin et, en prime, une flop&eacute;e de singes... <br> Nous ne franchirons pas le pont d'Ava pour assister au coucher du soleil depuis la colline de Sagaing et la Pagode Soon U Ponnya Shin comme il &eacute;tait pr&eacute;vu au programme, puisqu'il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; d&eacute;mocratiquement de remplacer cette visite par celle de la pagode Kuthawdaw , &quot;la Bilbioth&egrave;que de Pierre&quot; de Mandalay, visite que nous avons &eacute;voqu&eacute;e un peu plus haut.</p><p align=justify><br> Cette seconde journ&eacute;e s'est termin&eacute;e &agrave; Mandalay avec un d&icirc;ner au restaurant Golden Duck, non loin de notre h&ocirc;tel et tout proche de l'ancien palais, comme le restaurant du soir pr&eacute;c&eacute;dent (Ko's Kitchen). Restaurant avec profusion de plats (et pr&eacute;sentation originale d'un potiron) sur plateau tournant comme il se doit dans un restaurant chinois o&ugrave; l'on n'a pas oubli&eacute; les baguettes (et une fourchette parfois utile &agrave; certains!): potage et bol de riz, &eacute;videmment, et parmi les huit plats, un qui nous fait particuli&egrave;rement saliver, le canard laqu&eacute;! Mais h&eacute;las grand d&eacute;ception pour ceux qui ont eu l'occasion de go&ucirc;ter ce met d&eacute;licieux en Chine, le canard pr&eacute;sent&eacute; ici n'est m&ecirc;me pas en mesure de rivaliser avec un canard r&ocirc;ti comme on le fait chez nous, de plus il est d&eacute;coup&eacute; d'une telle fa&ccedil;on que l'on trouve des d&eacute;bris d'os dans les petits morceaux de viande.</p><p align=justify> Retour &agrave; l'Emerald Land pour une nuit ponctu&eacute;e de m&eacute;lop&eacute;es monastiques des soutras du canon bouddhique et, par dessus le march&eacute;, nuit courte avec un lever &agrave; 6 heures...</p><p align=justify></p><p align=justify> </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>&nbsp;</p><p align=justify></p><p align=justify>BAGAN <br> Sur l'Irrawaddy (1) Pagode Gubyaukgyi(5) <br> Vue d'ensemble(2) Village west Pawsaw (6) <br> F&ecirc;te des novices(3) Pagode Ananda(7) <br> Pagode Shwezigon(4) Carriole - coucher de soleil(8) <br> <br> LES FETES... <br> Au Myanmar, le Nouvel An se c&eacute;l&egrave;bre pendant la saison chaude, en avril, et s&#146;appelle thingyan, ou F&ecirc;te de l&#146;Eau. La tradition veut que ce jour-l&agrave; tout le monde s&#146;arrose &agrave; pleins seaux d&#146;eau: seuls les fonctionnaires, les femmes enceintes et les moines et les nonnes sont &eacute;pargn&eacute;s. C&#146;est ainsi qu&#146;on se nettoie des p&eacute;ch&eacute;s de l&#146;ann&eacute;e qui vient de finir et qu&#146;on accueille le Nouvel An. On lave aussi les images du Bouddha. C&#146;est la plus grande f&ecirc;te du pays. Elle peut s&#146;&eacute;tendre sur trois ou quatre jours: ce sont les astrologues brahmaniques, ou ponnas, qui en d&eacute;terminent la dur&eacute;e. </p><p align=justify>La f&ecirc;te du Bouddha est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e en mai. Elle co&iuml;ncide avec la nouvelle lune de la naissance du Bouddha et avec celle o&ugrave; il s&#146;est &eacute;veill&eacute; &agrave; la V&eacute;rit&eacute; et a atteint le nirvana. Le jour de la pleine lune de juin, partout dans le pays, les &eacute;tudiants sont test&eacute;s sur leurs connaissances des &eacute;critures bouddhistes. </p><p align=justify>La p&eacute;riode d&#146;abstinence bouddhiste ou Car&ecirc;me Bouddhiste commence le jour de la pleine lune de juillet, au moment de pluies. Pendant trois mois, on comm&eacute;more la conception du Bouddha, sa renonciation aux biens de la terre et son premier sermon apr&egrave;s l&#146;&eacute;veil &agrave; la V&eacute;rit&eacute;. Pendant cette p&eacute;riode, personne ne se marie ni d&eacute;m&eacute;nage, et les bonzes ne voyagent pas. </p><p align=justify>La f&ecirc;te du Tirage au Sort a lieu &agrave; la pleine lune d&#146;ao&ucirc;t. Ce sont sept jours d&#146;aum&ocirc;nes et d&#146;offrandes religieuses. On tire au sort pour d&eacute;terminer qui offrira de la nourriture aux moines, les pongyis (bonzes). </p><p align=justify>Pendant la f&ecirc;te du canotage en septembre (ou octobre), les gens participent &agrave; des concours d&#146;aviron &agrave; une jambe et &agrave; des r&eacute;gates sur les rivi&egrave;res et les lacs. </p><p align=justify>La F&ecirc;te des Lumi&egrave;res, en octobre, indique la fin de la p&eacute;riode d&#146;abstinence et le d&eacute;but de la saison fra&icirc;che. On allume des lampes &agrave; huile et des chandelles dans les monast&egrave;res, les pagodes, les demeures et les arbres pour c&eacute;l&eacute;brer la descente du Bouddha parmi les humains. C&#146;est g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; cette saison que les gens se marient. </p><p align=justify>Le jour de la pleine lune de novembre, se tient tous les ans un concours de tissage pour les jeunes filles &agrave; marier. </p><p align=justify>D&eacute;cembre est le mois des f&ecirc;tes nats.<br> Janvier est celui des grandes f&ecirc;tes dans les temples: les gens chantent, dansent et offrent des cadeaux aux moines. </p><p align=justify>La f&ecirc;te des R&eacute;coltes a lieu en f&eacute;vrier (on fait alors don de la premi&egrave;re r&eacute;colte aux monast&egrave;res).<br> Quant &agrave; celle des Pagodes, elle a lieu en mars. </p><p align=justify>cf. &agrave; ce propos l'encadr&eacute; sur le calendrier.<br> </p><p align=justify></p><p align=justify>...LES MARIONNETTES<br> ET LE THEATRE TRADITIONNEL <br> Le superbe th&eacute;&acirc;tre de marionnettes birmanes est apparu au XI&egrave;me si&egrave;cle, sous le r&egrave;gne du roi de Pagan, Anauratha (1044-1077.) Le th&eacute;&acirc;tre de marionnettes birmanes utilise 28 poup&eacute;es principales (Zawgyi l'alchimiste, Naga prince des serpents,Bilu, l'ogre...), plus 8 secondaires. relatant les 547 (ou 550?) vies ant&eacute;rieures du Bouddha au travers des &eacute;pisodes du Jataka, l'histoire du royaume birman, les fabuleuses histoires du Ramayana, une des plus anciennes l&eacute;gendes du monde, venue de l&#146;Inde. </p><p align=justify>Ces marionnettes &agrave; fils sont tr&egrave;s proches de celles utilis&eacute;es dans le Nord de l'Inde. La technique d'animation est particuli&egrave;rement raffin&eacute;e. Par exemple, le manipulateur peut utiliser jusqu'&agrave; 60 fils. </p><p align=justify>Elles mesurent 75 cm et leur fabrication reste le privil&egrave;ge de facteurs sp&eacute;cialis&eacute;s (&eacute;coles de Rangoun et Mandalay.) Les pi&egrave;ces tr&egrave;s d&eacute;licates (phalanges des doigts, double anneau de l'articulation du cou, menton et langue articul&eacute;s, chevilles mobiles, yeux de p&acirc;te de verre ) sont sculpt&eacute;es dans du bois l&eacute;ger et assembl&eacute;es par des liens v&eacute;g&eacute;taux finement tress&eacute;s. La chevelure est faite de cheveux humains. </p><p align=justify>L'orchestre traditionnel qui accompagne chants, danses et spectacles est compos&eacute; d'une quinzaine d'instruments : carillons de gongs (kyay naung), harpe (<i>saung ou saung-gauk</i>)au son doux aux cordes en soie ajust&eacute;es &agrave; un cadre qui &eacute;voque la cambrure d'une queue de poisson, d'un crocodile, d'un animal fantastique ou la forme d'une barque, xylophone &agrave; lames de bambou (pattalar), hautbois au son nasillard (nhe) proche du shena&iuml; indien, fl&ucirc;te en bambou (palway), cythare dont la caisse de r&eacute;sonnance est sculpt&eacute;e en forme de crocodile (mechaung), gros tambour (pat ma), tambours de diff&eacute;rentes tailles, castagnettes en bambou (wa letkok), petites cymbales (yagwin), grosses cymbales (lakwin), violon &agrave; trois cordes (thro). </p><p align=justify><br> <br> </p><p align=justify><br> Retour aux VOYAGES <br> Menu BIRMANIE (MYANMAR) </p><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Mandalay<br> Etape suivante : Kalaw, Pindaya, Lac Inle</p><p align=justify></p><p align=justify> <br> <br> Lev&eacute;s d&egrave;s 6 heures, nous quittons l'Emerald Land une heure plus tard. C'est d&eacute;j&agrave; la procession des moines en train de collecter l'aum&ocirc;ne pr&egrave;s d'un petit march&eacute; install&eacute; en bord de rue. </p><p align=justify>Puis nous retrouvons &agrave; nouveau l'embarcad&egrave;re sur les rives de l'Irrawaddy. Des bagagistes effectuent le transbordement acrobatique de nos valises &agrave; bord du bateau car c'est un autre bus qui nous attendra &agrave; Bagan...</p><p align=justify>Nous allons naviguer avec le m&ecirc;me bateau qu'au cours de la matin&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente mais, cette fois-ci, c'est pour la journ&eacute;e enti&egrave;re. Plus chanceux que d'autres voyageurs partis en novembre avec le m&ecirc;me voyagiste, notre bateau n'aura pas &agrave; prendre des passagers d'un autre bateau avant de tomber lui-m&ecirc;me en panne!</p><p align=justify> Nous appareillons &agrave; 7h30 pour descendre la rivi&egrave;re sur quelque 200km (on trouve curieusement plusieurs fois mentionn&eacute;e la distance de 330km). Il fait encore bien frais &agrave; cette heure matinale...<br> Premi&egrave;res heures de navigation int&eacute;ressantes: petit bateau traversier surcharg&eacute; d'une quarantaine ou d'une cinquantaine de passagers debout, trafic fluvial divers, colline de Sagaing et aper&ccedil;u de quelques unes de ses 600 pagode dor&eacute;es (nous avons &eacute;voqu&eacute; ce site non visit&eacute; dans la page consacr&eacute;e &agrave; Mandalay), ponts d'Ava, villages de p&ecirc;cheurs, z&eacute;bus au bain avec leur charrette...<br> En fonction du spectacle &agrave; observer et de notre recherche d'ombre, nous nous d&eacute;pla&ccedil;ons d'un bord &agrave; l'autre sur le pont sup&eacute;rieur sans avoir conscience qu'un soutier veille au niveau du pont couvert &agrave; ce que l'embarcation de prenne pas de la g&icirc;te. Comment? Tout simplement en d&eacute;pla&ccedil;ant nos valises sur le bord oppos&eacute;!</p><p align=justify>Nous nous faisons all&eacute;grement d&eacute;passer par des bateaux en acier, plus imposants et plus rapides, qui doivent transporter 60 ou 80 passagers en 10 heures entre Mandalay et Bagan, villes distantes de pr&egrave;s de 200km. Quant aux slow-boats, les bateaux-bus locaux, partis tr&egrave;s t&ocirc;t le matin pour assurer des escales dans les villages en14 heures de trajet, ils nous avaient pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s malgr&eacute; tout et nous ne les rattraperons pas! Nous serons dans la moyenne avec 12 heures de trajet.</p><p align=justify> Midi, c'est l'heure d'un repas simple mais bon et copieux : soupe et riz, 3 plats et fruits (banane et orange). Le repas nous est servi au niveau du pont couvert qui comme par enchantement s'est transform&eacute; en salle &agrave; manger avec des tabl&eacute;es de 8 personnes...</p><p align=justify>N'aurait-il pas &eacute;t&eacute; possible d'abr&eacute;ger cette lente navigation en rejoignant le plancher des vaches du c&ocirc;t&eacute; de Sameikkon ou de Myingyan?</p><p align=justify>L'apr&egrave;s-midi se poursuit tranquillement et oisivement &agrave; remplir des grilles de jeu, &agrave; lire, &agrave; papoter, &agrave; se dorer au soleil ou &agrave; piquer un petit somme... jusqu'&agrave; ce que Sylvie sonne le branle-bas de combat car cette vie semble bien trop monotone pour cette animatrice n&eacute;e. Nous sommes mis au d&eacute;fit de retrouver les pr&eacute;noms des uns et des autres et de se souvenir qui vit avec qui dans les couples... On a la m&eacute;moire pour &ccedil;a ou on ne l'a pas du tout comme on pourra le constater...</p><p align=justify> Que se passe-t-il pendant ce temps l&agrave; autour de nous? Villages comme assoupis autour de leur petite pagode, caravane de buffles d'eau mont&eacute;s par leur bouvier, sur l'eau: barques de p&ecirc;cheurs, chalands et radeaux g&eacute;ants... A tribord, confluence avec la rivi&egrave;re Chindwinn.</p><p align=justify>17 heures, le soleil approche de l'horizon, juste &agrave; la proue du bateau sur cette partie de l'Irrawaddy o&ugrave; nous faisons cap vers l'ouest. C'est parti pour une heure de spectacle sur un coucher de soleil que chacun essaie de mettre en bo&icirc;te avec plus ou moins de sens esth&eacute;tique, en jouant avec le contre-jour sur un pont m&eacute;tallique qui se profile juste au moment id&eacute;al.</p><p align=justify>18h15, il fait totalement nuit et nous avons encore une heure de navigation. Certains s'inqui&egrave;tent un peu du fait de naviguer dans de telle conditions sur un bateau qui n'a ni instruments ni signalisation et sachant que nous sommes susceptible de croiser d'autres embarcations dans les m&ecirc;mes dispositions. <br> Inqui&eacute;tude inutile puisque nous arrivons &agrave; bon port &agrave; 19h15. Ayant &eacute;chapp&eacute;s &agrave; la toujours possible panne, il nous a fallu 12 heures pour parcourir les quelque 190 ou 200km qui s&eacute;parent Mandalay de Bagan et dans ce sens le courant est porteur! Nous sommes sans doute les bons derniers. <br> &quot;Quais&quot; toujours aussi rudimentaires de Aye Yav, le port de Bagan, et les bagagistes doivent porter nos valises sur quelques 200 m&egrave;tres jusqu'au bus.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> BAGAN, ancienne capitale du Royaume de PAGAN (849 &agrave; 1287)<br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> Nous passons dans nos chambres &agrave; l'h&ocirc;tel Thazin Garden dans le Nouveau Bagan (Bagan Myothit). C'est l'h&ocirc;tel le plus confortable et le plus agr&eacute;able que nous aurons eu dans le circuit: chambres propres, spacieuses, bien d&eacute;cor&eacute;es (ombrelles, lampions).</p><p align=justify>Autre surprise plut&ocirc;t agr&eacute;able &agrave; premi&egrave;re vue, le p&eacute;rim&egrave;tre de l'h&ocirc;tel est construit dans la zone arch&eacute;ologique avec des stupas autour et m&ecirc;me un dans son p&eacute;rim&egrave;tre! Le d&icirc;ner est m&ecirc;me au pied de ce dernier... D&icirc;ner auquel des moustiques s'invitent. Mais r&eacute;flexion faite, est-il normal qu'un riche homme d'affaires de Yangon s'approprie ainsi un patrimoine historique? Cela me rappelle l'h&ocirc;tel-hacienda Posada Chichen-Itza qu'un am&eacute;ricain avait install&eacute; en plein site de Chichen-itza au Mexique. Autre mauvaise surprise, un monsieur fait s'exhiber trois &quot;femmes-girafes&quot; (sous-groupe ethnique Padaung des Karens) en dehors de tout contexte puisque l'on est loin de leur r&eacute;gion. Une seule &agrave; l'air authentique. Leur chant triste est &agrave; l'avenant de ce qu'exprime leur visage... Assises sur des tapis, quand elles ont fini de chanter, l&#146;une tisse, les autres vendent des bijoux....<br> Bonne nuit &agrave; l'h&ocirc;tel avec cependant la m&eacute;lop&eacute;e des moines qui commence &agrave; r&eacute;citer les soutras vers 5 heures 30 et il semble que ce soient les nonnes qui prennent le relais vers 7 heures mais l&agrave; il n'y a pas dommage puisque le lever &eacute;tait fix&eacute; &agrave; 6h pour un d&eacute;part &agrave; 7h car nous aurons un programme tr&egrave;s charg&eacute;.</p><p align=justify> </p><p align=justify>Point d'orgue du voyage qui ne peut laisser indiff&eacute;rent, Bagan ou Pagan, fond&eacute;e par les M&ouml;ns en l&#146;an 107, se trouvait par la suite dans le royaume des Pyus jusqu'&agrave; leur absorption par les Bamars qui choisirent alors de cr&eacute;er ici la capitale du royaume birman au IXe s. puis du Premier Empire Birman entre le XIe s. et le XIIIe si&egrave;cle. Le site eu la chance de ne pas &ecirc;tre d&eacute;truit par les Mongols lors de leur invasion en 1287.<br> La population profite de la notori&eacute;t&eacute; du site, 85% vit du tourisme, ce qui est une chance car l'agriculture (arachide, s&eacute;same) n'est pas tr&egrave;s productive dans cette r&eacute;gion au sol sableux et au climat assez aride.</p><p align=justify>UNE MAJESTUEUSE VUE D'ENSEMBLE</p><p align=justify> A perte de vue, stupas, pagodes et monast&egrave;res par milliers dont la plupart remontent aux XI-XIIIe s., &eacute;mergent ici et l&agrave; et il a &eacute;t&eacute; fait place nette de la population qui r&eacute;sidait en habitat diffus jusqu'en 1990. Consid&eacute;r&eacute; comme l'un des sites arch&eacute;ologiques majeurs en Asie du Sud Est, au m&ecirc;me titre que Angkor Wat au Cambodge ou Borobudur &agrave; Java, le site de Pagan d&eacute;fie le temps et t&eacute;moigne de l'attachement d'un peuple &agrave; la foi bouddhique et de sa grande ferveur religieuse. Les ruines s'&eacute;tendent sur 41km&sup2; (on peut trouver aussi 52km&sup2;?) sur la rive gauche de l'Irrawaddy. </p><p align=justify>A Bagan (ou Pagan), nous allons parcourir un site extraordinaire puisque l'on y d&eacute;nombre plus de 2 400 pagodes (on peut lire aussi 5 000 mais alors peut-&ecirc;tre compte-on alors s&eacute;par&eacute;ment chaque stupa?) et &eacute;difices religieux. Mais c'est l&agrave; une infime partie de la richesse monumentale qui fut celle de ce site qui en comptait 13 000 au IIe s. Beaucoup ont disparu suite aux crues de l'Irrawaddy et aux s&eacute;ismes (celui de 1975 provoqua encore des d&eacute;g&acirc;ts). C'&eacute;tait quasiment le seul lieu touristique visit&eacute; avant 1996, lorsque les visas touristiques n'&eacute;taient accord&eacute;s que pour une semaine.</p><p align=justify>On reste stup&eacute;fait devant un site d'une telle splendeur non inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Cela r&eacute;sulte en autre, d'un bras de fer avec les autorit&eacute;s qui ont voulu proc&eacute;der &agrave; leur guise &agrave; des am&eacute;nagements discutables (restaurations fantaisistes, auto, terrain de golf, tour d'observation de 61m de hauteur) sur le site, au m&eacute;pris des r&egrave;gles de bonne conservation du patrimoine... si bien que les experts et arch&eacute;ologues internationaux se sont retir&eacute;s en 1993. La junte a aggrav&eacute; la situation, en entreprenant la reconstruction d'un palais.<br> Mais quand m&ecirc;me, lorsqu'on voyage, on observe bien d'autres d&eacute;rives sur des sites qui figurent pourtant en bonne et due place sur la liste...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Une vue d'ensemble exceptionnelle depuis la Pagode Dhammayazika</p><p align=justify> Su Su a eu la judicieuse id&eacute;e de faire commencer la visite par la Pagode Dhammayazika, situ&eacute;e au sud-ouest, ce qui offre l'avantage &agrave; cette heure matinale de voir s'&eacute;clairer les autres pagodes. Spectacle f&eacute;erique auquel prennent part &eacute;galement les passagers de 5 montgolfi&egrave;res &quot;BB - Balloons over Bagan&quot;) qui, venant du nord, &eacute;voluent en notre direction. </p><p align=justify>On ne nous pas propos&eacute; cette option, hors de prix au demeurant, avec 290$ en haute saison (il n'y a pas de vols dans les saisons chaude puis pluvieuse, de d&eacute;but avril &agrave; fin septembre) pour moins de 5 personnes. <br> Il est vrai qu'ici il n'y a aucune concurrence contrairement &agrave; ce qui se fait dans d'autres r&eacute;gions du monde, comme en Cappadoce (au moins 3 compagnies) &agrave; un tarif moiti&eacute; moindre, sans parler de Louxor encore bien moins cher (50 &agrave; 80&euro;). Bref, ici, ce sont carr&eacute;ment les tarifs europ&eacute;ens! A qui cet argent profite-t-il? A la soci&eacute;t&eacute; anglaise exploitante ou, comme d'autres le sugg&egrave;rent, &agrave; la junte?</p><p align=justify>Dans un regard &agrave; 180&deg;, on embrasse quelque 50 &eacute;difices ou groupes d'&eacute;difices noy&eacute;s dans une brume romantique &agrave; souhait. Cette brume la malheureuse tour d'observation install&eacute;e par les autorit&eacute;s au nord de la zone. En revanche, on domine un monast&egrave;re tout proche.<br> Apr&egrave;s cela, int&eacute;ressons nous un peu &agrave; la pagode sur la terrasse de laquelle nous sommes grimp&eacute;s. Cet &eacute;difice imposant est original par sa base pentagonale, en rupture avec l'architecture d'inspiration indienne &agrave; plan carr&eacute;. Du coup, ce lieu de culte de la toute fin du XIIe s. int&egrave;gre un cinqui&egrave;me Bouddha, outre les trois pr&eacute;curseurs et le Bouddha historique, il s'agit du Bouddha de l'Avenir, Metteya.<br> Sur les c&ocirc;t&eacute;s des terrasses pentagonales on peut admirer de superbes carreaux de c&eacute;ramiques pr&eacute;sentant des sc&egrave;nes. De ces terrasses sortent &eacute;galement de jolies gargouilles &agrave; forme d'oiseau.<br> La cloche du stupa a &eacute;t&eacute; restaur&eacute;e par les autorit&eacute;s mais on voit que le travail serait &agrave; reprendre. Non seulement la dorure dispara&icirc;t mais le support en laque se d&eacute;colle en grandes plaques. Su Su nous explique qu'en effet pour prot&eacute;ger le substrat en brique et &eacute;viter que l'humidit&eacute; ne d&eacute;colle l'or, une sous couche de laque doit &ecirc;tre appliqu&eacute;e.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> F&ecirc;te de prise de robe des Novices et de percement d'oreilles des filles</p><p align=justify> Prenant la direction du village de Myinkaba (ou Myin Ka Par) au bout de 10 minutes de route nous tombons sur les pr&eacute;paratifs de f&ecirc;te villageoise. Quelle aubaine! Un chapiteau dor&eacute; a &eacute;t&eacute; install&eacute; et on voit qu'un d&eacute;fil&eacute; se pr&eacute;pare. Il est vrai que nous sommes en plein dans la p&eacute;riode du Festival de la Pagode Anandaqui se d&eacute;roule du 5 au 31 janvier (avec des chants, danses, th&eacute;&acirc;tre, caravanes de chars &agrave; boeufs...).<br> Su Su nous explique rapidement qu'il s'agit d'une F&ecirc;te de prise de Robe des Novices comme il s'en d&eacute;roule &eacute;pisodiquement dans les villages. On est au deuxi&egrave;me jour de f&ecirc;te, la veille avait eu lieu le banquet auquel les familles avaient convi&eacute;s parents et amis tandis qu'un repas est offert aux moines. Aujourd'hui a lieu le d&eacute;fil&eacute; solennel tandis que l'apr&egrave;s-midi les jeunes novices (entre 5 &agrave; 15 ans) vont se rendre au monast&egrave;re o&ugrave; on va leur raser les cheveux, et leur faire rev&ecirc;tir leurs habits apr&egrave;s une toilette. Ils passeront quelques jours au monast&egrave;re avant de retourner dans leur famille. Ce n'est qu'&agrave; 20 ans que se fait l'entr&eacute;e durable, voire d&eacute;finitive au monast&egrave;re.</p><p align=justify>Nous assistons aux derniers pr&eacute;paratifs avec rectification de coiffure et de maquillage &agrave; tel point que l'on a du mal &agrave; distinguer les gar&ccedil;ons des filles. Ambiance de premi&egrave;re communion en somme. Tout le monde est tr&egrave;s &eacute;mu, enfants et mamans. Fiers, les papas et mamans et nettement moins les enfants!<br> Les gar&ccedil;ons sont v&ecirc;tus comme des princes pour rappeler la jeunesse du Bouddha, fils de roi. Ils montent un cheval (s'ils &eacute;taient riches ce serait sur un &eacute;l&eacute;phant tandis que dans les villes ils sont sur le plateau d'un pick-up) tandis qu'un &quot;serviteur&quot; les abrite sous une ombrelle d'honneur. Mais notre attention est attir&eacute;e par de tous petits bouts de choux et m&ecirc;me par la pr&eacute;sence de fillettes. En fait pour les plus petits gar&ccedil;ons, ce d&eacute;fil&eacute; n'est qu'une sorte de r&eacute;p&eacute;tition festive tandis que les petites filles, pour ne pas &ecirc;tre en reste, sont d&eacute;guis&eacute;es en princesses et aurons la c&eacute;r&eacute;monie des oreilles perc&eacute;es afin de pouvoir porter leurs premi&egrave;res boucles d'oreilles. Ces demoiselles sont v&eacute;hicul&eacute;es non pas dans des carrosses mais dans des charrettes tir&eacute;es par des paires de boeufs ou plus exactement de z&eacute;bus.</p><p align=justify>Le cort&egrave;ge mis en place se d&eacute;place dans l'ordre suivant, pour autant que je m'en souvienne: les grands-p&egrave;res en voiture d&eacute;cor&eacute;e, les grands-m&egrave;res &eacute;galement en voiture, la reine de beaut&eacute;, &quot;le sponsor&quot;, les parents, les jeunes filles portant des offrandes et les huit objets indispensables pour l&#146;entr&eacute;e au monast&egrave;re, les princes novices sur leur monture et les princesses en charrettes. Un v&eacute;hicule assure &eacute;galement la sonorisation et est accompagn&eacute; de danseurs.<br> Cet interm&egrave;de aussi plaisant qu'impr&eacute;vu nous a occup&eacute; une heure.</p><p align=justify> Nous reprenons la route pour un court trajet de 10 minutes afin de nous rendre &agrave; l'atelier de laque Maung Aung Myin, au village de Myinkapar. Nous allons y passer pr&egrave;s d'une heure. <br> La confusion la plus totale r&egrave;gne sur l'emploi des genres. Wikip&eacute;dia emploie &quot;le&quot; pour d&eacute;signer la substance et &quot;la&quot; pour d&eacute;signer la technique mais sans rester coh&eacute;rent par la suite. Le site http://www.ici-japon.com donne une explication diam&eacute;tralement oppos&eacute;e... <br> Bref passons sur ces chinoiseries.</p><p align=justify>Une pr&eacute;sentation tr&egrave;s int&eacute;ressante de techniques nous est faite par une jeune femme parlant parfaitement le fran&ccedil;ais qu'elle a &eacute;tudi&eacute; en Alliance Fran&ccedil;aise. Sans rentre dans les d&eacute;tails, voici quelques &eacute;l&eacute;ments d'information que j'ai pu retenir. Trois types de supports sont susceptibles d'&ecirc;tre laqu&eacute;s. Le plus d&eacute;licat et donc le plus co&ucirc;teux porte sur les r&eacute;cipients de vanneries en crin de cheval qui conserveront leur souplesse. Les r&eacute;cipients en vannerie de lamelles de bambou constituent la cat&eacute;gorie la plus courante (bols). Enfin, les panneaux de bois sont utilis&eacute;s pour les objets comportant des angles (plateaux, bo&icirc;tes carr&eacute;es). La gravure de motifs minuscules ex&eacute;cut&eacute;s &agrave; main lev&eacute;e n&eacute;cessite une extr&ecirc;me minutie. Pour y parvenir, il faut suivre, parall&egrave;lement &agrave; l'enseignement scolaire, un apprentissage de 5 ann&eacute;es qui commence par &quot;des pages d'&eacute;criture&quot; ou plut&ocirc;t de calligraphie sur des cahiers! <br> La laque (ou le laque) est la r&eacute;sine du laquier qui appliqu&eacute;e &agrave; plusieurs reprises en minces couches a pour effet de rendre imperm&eacute;ables les objets qu'elle recouvre. De plus elle r&eacute;siste aux insectes et garde en toutes occasions sa flexibilit&eacute;. On peut en faire un usage alimentaire et elle supporte le lavage.<br> Pour les objets complexes, le travail peut se r&eacute;partir sur sept mois car entre chaque application, il faut laisser un temps de s&eacute;chage de cinq jours, en sachant que les faces internes et externes ne peuvent pas &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;es en m&ecirc;me temps. Les couleurs (&agrave; base de pigments min&eacute;raux) d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;es sur les laques d&eacute;cor&eacute;es doivent &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;es par une gomme d'accacia lorsque l'on applique une nouvelle couleur. <br> Id&eacute;e prix? Une bo&icirc;te &agrave; b&eacute;tel souple (sur base en crin) peut co&ucirc;ter 130$, d'ailleurs ces pr&eacute;cieux objets sont pr&eacute;sent&eacute;s en vitrine!</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Pagode Shwezigon </p><p align=justify> Etape suivante, au nord du site, pr&egrave;s de la ville de Nyaung U, pour la visite de la Pagode Shwezigon, au d&ocirc;me recouvert d'or et dont l'origine remonte au milieu du XIe s. C'est la quatri&egrave;me pagode d'or (&quot;shwe&quot; signifie &quot;or&quot;) la plus sacr&eacute;e du pays apr&egrave;s Shwedagon de Rangoun, Shwemawdaw de Bago (ou Pegou) et Mahamuni de Mandalay. Elle a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;e &agrave; l'initiative de Kyanzittha, fils de Anawrahta (le fondateur du Premier Empire), sur l'emplacement choisi par son &eacute;l&eacute;phant blanc. <br> Chacun des quatre escalier d'acc&egrave;s conduit devant un Bouddha de bronze de 4m de haut et creux (obtenu par martelage et non par coulage) datant du XIIe s. Sur les c&ocirc;t&eacute;s des trois terrasses carr&eacute;es sont ins&eacute;r&eacute;es des plaques de c&eacute;ramique &eacute;maill&eacute;e relatant les 547 vies ant&eacute;rieures du Bouddha tandis qu'aux angles et au milieu de chacun des c&ocirc;t&eacute;s veillent les huit animaux plan&eacute;taires d&eacute;di&eacute;s &agrave; chacun des huit jours que compte la semaine birmane... Le stupa est moins &eacute;lanc&eacute; que celui de Shwedagon que l'on a admir&eacute; &agrave; Rangoun. Au pied s'&eacute;l&egrave;vent des bols &agrave; aum&ocirc;nes en pierre, des arbres m&eacute;talliques (la r&eacute;gion est aride), des temples et pavillons. C&ocirc;t&eacute; est, au pied du stupa, une petite cavit&eacute; de 10cm de diam&egrave;tre remplie d'eau fait miroir permettant de voir le reflet de l'ombrelle sommitale, le hti, sans renverser la t&ecirc;te, d&eacute;tail important pour un souverain qui ne peut pas prendre le risque de voir sa couronne tomber &agrave; terre...</p><p align=justify>A l'est, un petit escalier conduit &agrave; un temple o&ugrave; sont v&eacute;n&eacute;r&eacute;s deux nats, les &quot;esprits&quot; protecteurs de la pagode, un p&egrave;re et son fils. Paradoxe bouddhico-birman, la tradition veut que le fils soit plus &acirc;g&eacute; que le p&egrave;re car ici on consid&egrave;re que c'est le temps &agrave; partir de la conversion qui compte, or le fils s'&eacute;tait converti au bouddhisme avant son p&egrave;re. CQFD.<br> Nous ignorerons le temple d&eacute;di&eacute; aux 37 nats mais nous passerons dans divers petits temples : Bouddha assis et ses 5 premiers disciples, un Bouddha &quot;moderne&quot; debout, avec manteau brod&eacute; et couronne, Bouddha couch&eacute;, personnages rencontr&eacute;s par le jeune prince Siddhartha Gautama: le vieillard, le malade, la mort et un moine mendiant, rencontre qui scellera le destin du futur Bouddha, le faisant renoncer au monde, aux richesses et m&ecirc;me &agrave; sa famille...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Pagode Gubyaukgyi </p><p align=justify> Un court trajet nous am&egrave;ne &agrave; la Pagode Gubyaukgyi (ou Kubyaukgyi ou Gubyaukgne), pr&egrave;s du village de Wetkyi-in. Ce temple de style M&ocirc;n du d&eacute;but du XIIe s., ressemble par son sikkhara (sa fl&egrave;che) au temple Mahabodi de Bodh Gaya en Inde (le lieu o&ugrave; le Bouddha re&ccedil;ut l'illumination). On per&ccedil;oit l'influence des marchands tamouls qui parcouraient alors la contr&eacute;e. Un mandapa (porche) orient&eacute; &agrave; l'est pr&eacute;c&egrave;de un vestibule couvert de peintures. Peu &eacute;clair&eacute;, on a l'impression de rentrer dans une grotte. Le Bouddha assis est dans la posture de &quot;prise de la terre &agrave; t&eacute;moin&quot;. Les murs portent des fresques (544 ou 547) d'origine, les Jakatas relatant les vies ant&eacute;rieures du Bouddha. Au-dessus on peut voir des repr&eacute;sentations de bodhisattvas, des sortes de saints ayant atteint l'Eveil qui sont v&eacute;n&eacute;r&eacute;s dans le bouddhisme Mahayanan (&quot;Grand v&eacute;hicule&quot;). Une partie a&eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;e par un arch&eacute;ologue allemand au XIXe s. pour &ecirc;tre expos&eacute;e au mus&eacute;e de Hambourg. La vo&ucirc;te est orn&eacute;e de m&eacute;daillons tr&egrave;s ouvrag&eacute;s portant au centre une image du Bouddha assis.</p><p align=justify>Pour prot&eacute;ger ces pr&eacute;cieuses peintures, en partie restaur&eacute;es par l'Unesco, les photographies sont interdites, m&ecirc;me sans flash. En toute bonne foi n'ayant pas vu le panneau, je me suis fait r&eacute;primander...</p><p align=justify> Petit trajet et il est 13 heures; l'&eacute;tape restaurant Sunset Garden, sur le rivage de l'Irrawaddy s'av&egrave;re bienvenue.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Village de West Pwasaw</p><p align=justify> Apr&egrave;s le repas, vers 14 heures, le bus nous conduit au village de West Pwasaw, Su Su proposant cette visite &agrave; la place de celle de la Pagode Htilominho (d&eacute;but du XIIIe s.) qui figurait au programme. Sans doute a-t-elle peur que nous saturions d'autant qu'on l'apercevra lors de notre promenade en cal&egrave;che en fin d'apr&egrave;s-midi. La visite s'effectuera en une demi-heure, de 14h30 &agrave; 15h.<br> Dans ce village aux maisons sur pilotis, on peut voir diff&eacute;rentes activit&eacute;s: s&eacute;chage des jujubes, hachage de fourrage selon deux techniques diff&eacute;rentes... Activit&eacute;s de type artisanal &eacute;galement: filature, vannerie (en crin) pour laquage... Femme portant un fagot sur la t&ecirc;te ou une autre femme se lavant les cheveux tout en ber&ccedil;ant un enfant... Visite de l'int&eacute;rieur d'habitations... Le sol est recouvert de tatamis en bambou tress&eacute;. De m&ecirc;me, les lits sont constitu&eacute;s d'un simple plancher sur&eacute;lev&eacute;.<br> Une affiche met en garde, et les habitants et les touristes occidentaux, contre la traie des &ecirc;tres humains et la p&eacute;dophilie. Ce document fait allusion &agrave; un Allemand qui a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; apr&egrave;s un acte r&eacute;pr&eacute;hensible commis ici l'an dernier.<br> Visuellement, on peut facilement distinguer les habitations des villageois les plus riches: les claies de bambous servant de murs sont neuves et pr&eacute;sence de paraboles pour la TV. Certaines maisons sont construites de fa&ccedil;on moderne, directement sur le sol, ce qui n'est pas forc&eacute;ment la meilleure solution en cas d'inondation.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Pagode Ananda </p><p align=justify> Une demi-douzaine de kilom&egrave;tres plus loin et une demi-heure plus tard nous d&eacute;barquons du bus pour visite la Pagode Ananda, bijou de l'architecture birmane, le plus c&eacute;l&egrave;bre, le plus prestigieux de Bagan et le plus v&eacute;n&eacute;r&eacute; avec ses statues de Bouddha et ses peintures datant du XIIIe si&egrave;cle d&eacute;peignant la vie quotidienne dans le royaume. M&ecirc;me des religieuses catholiques en habit gris sont en visite dans ce &quot;temple pa&iuml;en&quot;. <br> C'est un temple de style himalayen construit au tout d&eacute;but du XIIe s., surmont&eacute; d'un sikhara recouvert d'or reconstruit apr&egrave;s le s&eacute;isme de 1975 et, au-dessus de trois terrasses, ses quatre fa&ccedil;ades blanches pass&eacute;es &agrave; la chaux mais d&eacute;j&agrave; un ravalement serait n&eacute;cessaire. Si l'on fait abstraction des quatre galeries qui donnent &agrave; l'&eacute;difice un plan en croix grecque, la construction s'inscrit pratiquement dans un cube parfait: base carr&eacute;e de 53m de c&ocirc;t&eacute; et pointe de la fl&egrave;che dominant la plaine du haut de ses 51, 52 ou 55m (?). Au centre de l'&eacute;difice, sur chacun des c&ocirc;t&eacute;s, quatre niches immenses accueillent des statues dor&eacute;es du Bouddha debout de 9,50m de haut. Ces statues sont en teck recouvert de stuc, c'est pourquoi deux (est et ouest) ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;es &agrave; la suite d'un incendie. La galerie qui parcourt les quatre c&ocirc;t&eacute;s de l'&eacute;difice est orn&eacute;e de niches contenant de sculptures en gr&egrave;s qui ne sont pas sans rappeler l'Inde.<br> Nous commen&ccedil;ons par le sud avec le Bouddha Kassapa en position du sermon qui appara&icirc;t souriant et amical vu de loin. A l'oppos&eacute;, au nord, se dresse le Bouddha Kakusanda &eacute;galement en position du sermon. L'est nous montre le Boudhha Konagamana, bras pendants. A l'ouest, on arrive au Bouddha Gautama, les mains ouvertes tourn&eacute;es vers l'ext&eacute;rieur dans un geste de protection; deux statues de ses nouveaux adeptes sont agenouill&eacute;es &agrave; ses pieds. </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> En carriole jusqu'au coucher de soleil</p><p align=justify> Il est d&eacute;j&agrave; 16 heures et aussit&ocirc;t apr&egrave;s cette visite nous avons rendez-vous avec nos cochers pour une promenade en cal&egrave;che d'une heure, au trot sur les petits chemins serpentant parmi les beaux temples du site, notamment &agrave; l'est et au sud Vieux Bagan: pagodes tardives Htilominlo (XIIe s.), Sulamani (fin XIIe s.) et Mingalazedi (fin XIIIe s.), l'impressionnante Dhammayangyi (temple fortifi&eacute; du XIIe s.)... pour se terminer une heure plus tard au pied de la pagode Shwesandaw pour assister au coucher de soleil sur la plaine. <br> C'est aussi l'occasion de voir de pr&egrave;s les cultures et parfois les paysans au travail. Champs de haricots nains &agrave; longue, courges, arachide, sorgho (? pour le cocher il s'agit de ma&iuml;s). Quant au riz, il a &eacute;t&eacute; r&eacute;colt&eacute; et les prochaines semailles attendront les pluies car dans cette r&eacute;gion &agrave; sol sableux et au climat assez sec, on n'en fait que deux r&eacute;coltes par an. De m&ecirc;me le s&eacute;same a d&ucirc; &ecirc;tre r&eacute;colt&eacute; d&eacute;j&agrave;. En cours de trajet nous rencontrons aussi les chars et les z&eacute;bus enrubann&eacute;s que nous avions vus lors du d&eacute;fil&eacute; du matin...</p><p align=justify>Mais arrivons-en &agrave; la pagode Shwesandaw. Elle date du XIe s. et poss&egrave;de une base pentagonale. <br> Des escaliers tr&egrave;s raides (marches hautes et &eacute;troites) sont encore autoris&eacute;s d'acc&egrave;s (on peut se demander pour combien de temps) jusqu'&agrave; la cinqui&egrave;me terrasse pour admirer le coucher du soleil. En attendant, on peut prendre quelque points de rep&egrave;res: immanquable au nord-ouest une tr&egrave;s grande (61 ou 63m) pagode blanche du Vieux Bagan, Thatbyinnyu (XIIe s.). Vers la droite, donc au nord, on voit un peu plus &eacute;loign&eacute;e la pagode Ananda que nous avons visit&eacute;e en d&eacute;but d'apr&egrave;s-midi. Vers le nord-est, dans le lointain la tour d'observation et, un peu plus proche, la pagode pyramidale en brique Sulamani (XIIe s.). Enfin, au sud-sud-est la pyramide grossi&egrave;re de la pagode Dhammayangyi (XIIe s.)...</p><p align=justify>17 heures, il faut encore attendre une bonne demi-heure pour assister au coucher du soleil mais les bonnes places sont d&eacute;j&agrave; prises d'assaut. Le spectacle cr&eacute;pusculaire qui embrasse une grande part des sites de Bagan dure une quinzaine de minutes. Pour la redescente, il faut &ecirc;tre patient et rus&eacute; pour &eacute;viter la bousculade.</p><p align=justify> </p><p align=justify> Vers 1h30, nous nos rendons au restaurant Nandar &agrave; Nyaung U pour un d&icirc;ner-spectacle de marionnettes birmanes. Ici pas de plateau tournant &agrave; la chinoise mais un plateau individuel laqu&eacute; (daung lan) &agrave; 9 cases, dont une pou rle riz et autre pour faire nos petits m&eacute;langes sur un morceau de feuille de bananier... Le grand espace de restauration couvert accueille plusieurs sc&egrave;nes et le spectacle nous arrive vers 19 heures. Bien que nous soyons en bonne place, je suis mal &eacute;quip&eacute; pour prendre des photos d'objets tr&egrave;s mobiles dans un espace peu &eacute;clair&eacute;. <br> Nous avons fini le repas avec une banane copieusement flamb&eacute;e. Les 28 marionnettes, y compris un cheval, sont anim&eacute;es par trois ou quatre manipulateurs dont les bras se croisent et se d&eacute;croisent derri&egrave;re les d&eacute;cors, sans s'emm&ecirc;ler les fils.</p><p align=justify> Apr&egrave;s cette journ&eacute;e bien remplie, c'est avec plaisir que nous retrouvons nos lits au Thazin Garden, des lits que le personnel de m&eacute;nage a d&eacute;cor&eacute;s avec des &quot;faux p&eacute;tales&quot; de bougainvillier. L'attention est bonne mais la qualit&eacute; du m&eacute;nage en p&acirc;ti un peu...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify> <br> <br> <br> <br> <br> </p><p align=justify><br> R&eacute;gion du LAC INLE <br> Kalaw (1) Nyaung Shwe (4) Orf&egrave;vres, jardins flot. (7) <br> Pindaya<br> Shwe Umin (2) P&ecirc;che, march&eacute;, <br> artisanats(5) Monast&egrave;re<br> Nga Hpe (8) <br> Shwe Nyaung (3) P. Phaung Daw Oo(6) P. Shwe Inn Dein(9) <br> <br> <br> <br> </p><p align=justify></p><p align=justify>Menu BIRMANIE (MYANMAR) <br> Retour aux VOYAGES </p><p align=justify><br> PETIT LEXIQUE &quot;BIRMAN&quot;. </p><p align=justify>Il s'agit d'une transcription approximative en caract&egrave;res latins. De plus elle ne rend pas les tons, ce qui signifie que cela peut entra&icirc;ner des quiproquos surtout lorsqu'il s'agit de mots isol&eacute;s, donc hors contexte. </p><p align=justify><br> - r et le ngr plac&eacute;s en fin de mot se prononcent &agrave; peine et on allonge alors de son de la derni&egrave;re voyelle. Par exemple dans Myanmar [mayanmaa],<br> - ky se prononce [tch ], <br> - gy se prononce [dch ], <br> - ss et th, aw se prononcent comme [th anglais], <br> - sz se prononce [ss],<br> - s se prononce [z], <br> - aw se prononce comme [oh anglais]. <br> - h est aspir&eacute; et doit &ecirc;tre clairement prononc&eacute;.</p><p align=justify>La monosyllabe plac&eacute;e en fin de phrase indique le sens<br> - interrogatif ferm&eacute; [la] ou [l&eacute;&eacute;] pour une question ouverte, <br> - affirmatif [d&eacute;] ou <br> - n&eacute;gatif [bou].</p><p align=justify>Birman Fran&ccedil;ais <br> Hoo-k&eacute; Oui <br> M hoo pou Non <br> Pent&eacute; lou myoo ba Je suis Fran&ccedil;ais <br> Mingala b&acirc; Bonjour <br> Tje zu tin ba d&eacute; Merci <br> Ya ba d&eacute; De rien <br> S&eacute; mashi ba <br> N&eacute; thi khan ba Excusez-moi <br> Be laon l&eacute; ? Combien ? <br> Einda b&eacute; ma l&eacute; ? O&ugrave; sont les toilettes ? <br> Einda Toilettes <br> Tcha&iuml; la&#133; ? Aimez-vous... ? <br> Tcha&iuml; d&eacute;&#133; J&#146;aime&#133; <br> Tcha&iuml; bou Je n'aime pas... <br> Giri Montagne <br> Gu Sanctuaire <br> Pahto Temple <br> Gyi Grand <br> Nge Petit <br> </p><p align=justify>L'emploi de la salutation mingalaba (du p&acirc;li mangala) est relativement r&eacute;cent, apparu dans les &eacute;coles dans les ann&eacute;es 1960 pour remplacer les salutations anglaises et que l'on pourrait traduire par &quot;bon augure pour toi&quot;. Elle supplante deux anciennes formules traditionnelles (que l'on retrouve un peu partout en Asie orientale) pour souhaiter Bonjour: &quot;Avez-vous mang&eacute;?&quot; (Htamin sa pi bi la) et &quot;Comment allez vous ?&quot; (Nei kaung la).</p><p align=justify> <br> </p><p align=justify><br> Retour aux VOYAGES <br> Menu BIRMANIE (MYANMAR) </p><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify>Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Bagan</p><p align=justify> <br> <br> Apr&egrave;s les premiers chants bouddhiques vers 5h30, lever &agrave; 6h30 pour un d&eacute;part une heure plus tard. <br> Il faut commencer par faire entrer par les fen&ecirc;tres du bus (heureusement qu'elles s'ouvrent dans ces vieux bus) les bagages qui ne trouvent pas place dans la soute...</p><p align=justify> Encore une longue journ&eacute;e de trajet, non plus en bateau mais en bus. <br> Direction l'est, le pays des Shans.</p><p align=justify>Une demi-heure de route et alors que nous d&eacute;passons des coll&eacute;giens en longyis ou longjis et malgr&eacute; tout &agrave; v&eacute;lo, nous nous arr&ecirc;tons intrigu&eacute;s par le spectacle sur le bord droit de la route. </p><p align=justify> Un moulin est en action pr&egrave;s d'un tout petit village (du c&ocirc;te de Singat?)...<br> Le moulin entra&icirc;n&eacute; par un z&eacute;bu est en train de presser de l'arachide. Il faut broyer 6kg d'arachide pour recueillir un litre d'huile.<br> Dans une cour du village, deux paysannes sont occup&eacute;es &agrave; trier et &agrave; vanner des lentilles.<br> Puis nous allons avoir toute une pr&eacute;sentation sur le palmier &agrave; sucre (toddy). Le palmier constitue une ressource vitale. On en tire pour l'alimentation le vin de palme, du sucre, des noix de coco, des pousses (coeurs de palmier), sans compter tous les usages de ses feuilles et de ses fibres.</p><p align=justify>La technique pour obtenir du &quot;le jus de toddy&quot; consiste &agrave; inciser r&eacute;guli&egrave;rement jusqu'&agrave; plusieurs fois par jour les organes reproducteurs des palmiers m&acirc;les ou femelles qui peuvent produire plusieurs litres par jour. Dans ce cas, les arbres ne fructifient pas. Un homme grimpe au palmier avec une &eacute;chelle rudimentaire muni de deux r&eacute;cipients pour remplacer ceux qu'il va redescendre. Le jus blanch&acirc;tre go&ucirc;t&eacute; au doigt tremp&eacute; est l&eacute;g&egrave;rement sucr&eacute;. <br> Dans ce climat chaud, la fermentation se produit tr&egrave;s vite et l'on obtient le vin de palme, alcoolis&eacute; (5 &agrave; 10&deg;), p&eacute;tillant qui fait plut&ocirc;t penser &agrave; une sorte de bi&egrave;re ou de cidre (et pour ceux qui sont all&eacute;s au P&eacute;rou, &agrave; la chicha). En quelques jours le jus non consomm&eacute; tourne au vinaigre! Une fa&ccedil;on d'&eacute;viter qu'il se g&acirc;te consiste &agrave; distiller ce vin. Au bout d'une double distillation avec un alambic tr&egrave;s rustique on obtient un &quot;marc&quot; qui titre environ 40&deg;. De grands jarres en terre cuite install&eacute;es sur un foyer sont remplies aux deux tiers avec le vin &agrave; distiller sur lequel flotte une coupelle m&eacute;tallique destin&eacute;e &agrave; recueillir le condensat qui se forme sous le fond d'une cuvette m&eacute;tallique remplie d'eau froide, plac&eacute;e tout au-dessus. Avec les photos vous comprendrez. D&eacute;gustation...</p><p align=justify>Mais on peut en faire &eacute;galement autre chose. Le jus est filtr&eacute; avant d'&ecirc;tre cuit (concentration) durant quatre &agrave; cinq heures dans de grands chaudrons afin de le transformer en sirop. Battu pour amorcer la cristallisation, le sucre obtenu est brun. De cette m&eacute;lasse on fait des confiserIe s. D&eacute;gustation de &quot;jaggeries&quot;, des bonbons &agrave; base de p&acirc;te de jujube et de sucre de palme.</p><p align=justify>Pour finir, atelier de fabrication de petits paniers en feuilles de palmier puis d&eacute;gustation ap&eacute;ritive de d&eacute;licieux cacahu&egrave;tes, noix de cajou, graines de s&eacute;same... et salade de th&eacute; marin&eacute; &agrave; la saveur &eacute;pic&eacute;e et vinaigr&eacute;e (phet thouk).</p><p align=justify>Une heure de visite que nous n'avons pas vu passer. Il est 9 heures et il reste bien 200km &agrave; parcourir, dont le dernier quart dans une zone de montagne.</p><p align=justify>Au bout d'une heure, sur notre gauche se dessine la silhouette du Mont Popa.</p><p align=justify>GROSSE LACUNE DANS NOTRE PROGRAMME, <br> LE MONT POPA NE FAIT PAS PARTIE DE NOTRE CIRCUIT</p><p align=justify>Le Mont Popa (&quot; fleur &quot; en sanscrit) est un volcan &eacute;teint culminant &agrave; 1518 m&egrave;tres d'altitude et dont les pentes verdoyantes plant&eacute;es de bananiers et d'essences diverses, contrastent avec la r&eacute;gion s&egrave;che environnante. Sur cet &eacute;peron consid&eacute;r&eacute; comme la demeure des Dieux, entendez par l&agrave; les &quot;37 nats&quot;, fut instaur&eacute; il y a plus de 700 ans un lieu de culte. Les temples kitschs sont r&eacute;cents, oeuvres du moine U Pyi Sone. Les statues habill&eacute;es de toutes sortes de fa&ccedil;on t&eacute;moignent des croyances animistes encore vivaces.<br> Pour jouir d'un immense panorama, il faut grimper au monast&egrave;re bouddhiste Taung Kalat perch&eacute; tout au sommet de l'&eacute;peron rocheux apr&egrave;s avoir gravi 777 marches (attention 300 marches &agrave; effectuer pieds nus).<br> Cette excursion est souvent faite &agrave; partir de Bagan sur au moins une grande demi-journ&eacute;e. Pour les voyagistes qui l'int&egrave;grent sur l'itin&eacute;raire Bagan-Kalaw, on se demande bien comment ce d&eacute;tour peut &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;... sauf &agrave; quitter Bagan &agrave; 6 ou 7 heures du matin et &agrave; arriver &agrave; Kalaw vers les 20 heures...</p><p align=justify><br> Nous entrons dans l'Etat des Shans.</p><p align=justify>Les Shans ou Chans (11% de la population birmane soit environ 6 millions) ainsi que les populations apparent&eacute;es des r&eacute;gions montagneuses du nord (Hkamtis de r&eacute;gion de Sagaing) ont des parlers tha&iuml;s. En effet, partis du Yuannan il y a un mill&eacute;naire, leur migration vers le sud les a fait traverser l'actuelle Tha&iuml;lande. Par son importance, ce groupe ethnique a longtemps tenu t&ecirc;te aux pouvoirs birmans, aux &eacute;poques imp&eacute;riales, comme apr&egrave;s l'ind&eacute;pendance o&ugrave; ils avaient pu maintenir une forme d'autonomie avec &agrave; leur t&ecirc;te un prince, le saw baw (&quot;seigneur du ciel&quot;), jusqu'au d&eacute;but des ann&eacute;es 1960. </p><p align=justify>Arr&ecirc;t technique vers 11h15 dans un village (du cot&eacute; de Shan Ma Nge?). Restaurant de campagne, boutiques de vente de chiques de b&eacute;tel. Maisons kitschs de nouveaux riches, &agrave; &eacute;tage et avec de rutilants balcons en inox, comme au Vietnam! Champs de coton... Aires de battage du riz et meules de paille de riz aux abords de certains villages ou de fermes.<br> Nous passons la bourgade de Mondaing et &agrave; l'approche de midi nous arrivons dans la ville de Meiktila qui se d&eacute;ploie autour de son lac &eacute;ponyme. Une pagode en forme de barge royale, l'oiseau mythique de la culture birmane, Karaweik, connu pour ses chants m&eacute;lodieux. Suite &agrave; un miracle ayant &eacute;pargn&eacute; la noyade, on y v&eacute;n&egrave;re un bodhisattva (courant mahayana). Puis c'est Thazi, des zones inond&eacute;es lacustres et un axe ferroviaire important. Tiens, une mosqu&eacute;e par ici. Arrive Payangazu et une vaste zone industrielle avec des entrep&ocirc;ts de teck bien prot&eacute;g&eacute;s derri&egrave;re cl&ocirc;ture et miradors (2500 fonctionnaires seraient employ&eacute;s &agrave; cette industrie lucrative).</p><p align=justify>Au long du trajet nous aurons quelques aper&ccedil;us de la vie des Birmans: camionnettes bond&eacute;es assurant les transports en communs avec les derniers passagers install&eacute;s comme il se doit sur le marchepied et se tenant d'une main aux ridelles&#133;ou sur le toit, assis au milieu des valises et des sacs. Des charrettes de fourrages tir&eacute;es par de maigres z&eacute;bus, des vendeuses de balais et d'autres de past&egrave;ques, des collines coiff&eacute;es de stupas dor&eacute;s, quelques champs de canne &agrave; sucre... Des immeubles en construction derri&egrave;re leur &eacute;chafaudage de bambou et des ma&ccedil;ons acrobates et casse-cous... De bien rares stations services et m&ecirc;me de d&eacute;taillants en essence au march&eacute; parll&egrave;le.<br> Et aussi des casernes et camps militaires relativement discrets. Il est vrai que l'on approche de la fronti&egrave;re d'un Etat minoritaire de la conf&eacute;d&eacute;ration du Myanmar. Bien qu'en ne fasse que passer devant en bus, je suis &eacute;tonn&eacute; que Su Su ne nous demande pas de ne pas prendre des photos (les guides insistent sur ce point).</p><p align=justify> Nous avons d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; grimper. Arr&ecirc;t d&eacute;jeuner &agrave; 13h30 dans le petit restaurant local &quot;Golden land&quot; du village de Yin Mar Bin. Repas simple mais paisible, loin des groupes qui envahissent les grands restaurants &agrave; touristes. Des urinoirs fa&ccedil;on abreuvoir qui me rappellent des souvenirs de haute montagne.</p><p align=justify> Il faut reprendre la route pour sa partie la plus difficile. <br> La moyenne va flirter avec les 30kmh sur une route cahoteuse, truff&eacute;e de nids de poule ou plut&ocirc;t de souilles d'&eacute;l&eacute;phant. C'est une &eacute;troite route de montagne avec de nombreux lacets, d'innombrables tron&ccedil;ons transform&eacute;s en pistes et des chantiers de temps &agrave; autre. De plus, le trajet est ponctu&eacute; de ralentissements voire d'arr&ecirc;ts occasionn&eacute;s par les chantiers de r&eacute;fection ou plut&ocirc;t d'&eacute;largissement de la chauss&eacute;e. Comme on a pu l'observer en Inde du sud, ici &eacute;galement ces chantiers discontinus ont l'air d'&ecirc;tre conduits sans aucune coh&eacute;rence car ils sont parfois distants de plusieurs dizaines de kilom&egrave;tres. Peu de mat&eacute;riel, presque tout se fait manuellement: du concassage des cailloux &agrave; la massette fait par des femmes (parfois bien jeunes) qui les portent ensuite dans des paniers sur leur t&ecirc;te jusqu&#146;&agrave; l'endroit o&ugrave; ils sont mis en place. Le travail des hommes serait-il plus enviable? On pourrait peut-&ecirc;tre le penser de premier abord mais le travail qu'ils effectuent peut avoir des cons&eacute;quences pernicieuses tr&egrave;s graves. En effet, ils s'occupent de faire fondre du bitume dans des bidons de 200 litres, parfois chauff&eacute;s par un simple brasier, puis ils transportent le goudron fumant &agrave; coup de sceaux et le r&eacute;pandent sur l'empierrement, m&egrave;tre par m&egrave;tre. A ce rythme, la mise &agrave; un gabarit &agrave; deux voies de cette route devra bien mettre dix ann&eacute;es.<br> Tout comme en Inde, c'est pour nous l'occasion de voir les conditions de vie mis&eacute;rable d'une partie de la population, &agrave; une diff&eacute;rence pr&egrave;s, les sourires et les saluts que de nombreuses ouvri&egrave;res nous adressent. Pourtant ces personnes ne per&ccedil;oivent qu'un salaire de 1,50&euro; par longue journ&eacute;e de labeur et l'on n'&eacute;voquera pas ici les travaux forc&eacute;s auxquels la junte a parfois eu recours.</p><p align=justify>Un p&eacute;age rudimentaire pr&egrave;s d'une future gare de p&eacute;age autorouti&egrave;re, pour une autoroute qui n'existe pas encore. Paysages vari&eacute;s o&ugrave; alternent des broussailles et cact&eacute;es dans une r&eacute;gion s&egrave;che avec parfois des palmeraies et, dans les rares zones humides, du riz en cours de v&eacute;g&eacute;tation, des l&eacute;gumes (choux...), des zones rebois&eacute;es en teck. D'autres parcelles sont plant&eacute;es de jatropha appel&eacute; ici Kyet suu, un arbuste de la famille des euphorbes, originaire du Br&eacute;sil, et que la junte &quot;incite&quot; &agrave; cultiver afin de produire un biocarburant ou agrocarburant gras, type diesel, &agrave; partir de ses fruits. En Birmanie, on voit un peu partout sa cousine ornementale et piquante Euphorbia milii, plus connue sous le nom d'&quot;&eacute;pines du Christ&quot;.</p><p align=justify>Des villages et bourgades avec leurs &eacute;coles de taille variable, primaire et parfois coll&egrave;ge, o&ugrave; l'on ne s'arr&ecirc;te pas malgr&eacute; le souhaits de plusieurs afin de remettre aux enseignants des petites fournitures scolaires pour leurs &eacute;l&egrave;ves. En bonne asiatique, Su Su esquive la difficult&eacute;. Quel probl&egrave;me cette action pourrait-elle bien occasionner? Et &agrave; qui? Aux enseignants? Au chauffeur et &agrave; la guide? A Cuba, la d&eacute;marche &eacute;tait &eacute;galement d&eacute;licate mais a &eacute;t&eacute; possible... </p><p align=justify>Et toujours des spectacles insolites: chantiers routiers o&ugrave; l'on voit davantage d'hommes que pr&eacute;c&eacute;demment semble-t-il, d&eacute;taillants d'essence au march&eacute; noir, v&eacute;hicules improbables utilisant un moteur d'origine chinoise monocylindre &agrave; volant d'inertie, genre gros motoculteur que l'on retrouvera pour la propulsion des pirogues, v&eacute;hicules crev&eacute;s ou en panne, petits autels sur le bord de la route, tas de bambous pr&ecirc;ts &agrave; &ecirc;tre exp&eacute;di&eacute;s. Nous grimpons toujours; il est plus de 15h. Des bus &quot;super-express&quot; nous doublent all&egrave;grement mais ce n'est pas grave tant que nous ne tombons pas en panne. Pourquoi cette allusion pessimiste? J'ai d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute; le cas de voyageurs faisant le m&ecirc;me circuit en novembre et qui ont eu la malchance de cumuler panne de bateau sur l'Irrawaddy et crevaison sur la route o&ugrave; nous sommes, ce qui &agrave; entra&icirc;n&eacute; une longue attente pour faire r&eacute;parer la roue... Peut-&ecirc;tre que finalement leurs d&eacute;boires suivis de r&eacute;clamations nous profitent.</p><p align=justify>Nous arrivons dans une zone de virages en cours d'am&eacute;nagement et on a carr&eacute;ment ouvert des carri&egrave;res &agrave; flanc de montagne. Des hommes y travaillent de fa&ccedil;on aussi rudimentaire que sur les routes, avec de rares perforatrices et surtout &agrave; la barre &agrave; mine et &agrave; la masse. La chauss&eacute;e tr&egrave;s r&eacute;tr&eacute;cie provoque un embouteillage de camions, bus et camionnettes. En raison de l'&eacute;tat de la route r&eacute;duite &agrave; l'&eacute;tat de piste, chaque v&eacute;hicule soul&egrave;ve des nuages de poussi&egrave;re &agrave; tel point que la verdure dispara&icirc;t du paysage sous cette couche de crasse. Plus loin, au bord de la rivi&egrave;re que la route surplombe, on peut voir des milliers de sacs en plastique blanc remplis de charbon.</p><p align=justify> Pause technique improvis&eacute;e dans un petit village du c&ocirc;t&eacute; de Pyingyaung. Une famille nous donne acc&egrave;s &agrave; sa &quot;petite cabane au fond du jardin&quot;, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la cabane aux cochons et du petit potager situ&eacute; juste en contrebas!</p><p align=justify> Puis ce sont &agrave; nouveau des for&ecirc;ts assez luxuriantes qui couvrent collines et montagnes, d'o&ugrave; &eacute;mergent de place en place des arbres aux fleurs roses, des touffes de bambous et quelques bananeraies.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> KALAW</p><p align=justify>7h45, il fait nuit quand nous arrivons enfin &agrave; Kalaw, apr&egrave;s plus de 12 heures de trajet, pauses comprise. Plaignons nous! alors que notre chauffeur doit repartir &agrave; vide cette nuit pour renter &agrave; Bagan.</p><p align=justify>Quelques pagodes aper&ccedil;ues ici ou l&agrave; et m&ecirc;me une mosqu&eacute;e. Une ambiance ville du far-west, il serait plus juste de dire ici &quot;far-est&quot; dans ancienne station climatique des colons britanniques situ&eacute;e sur la bordure ouest du Plateau Shan. Je suis un peu iconoclaste dans le qualificatif alors que guide Nelles qualifie Kalaw de &quot;petite ville idyllique&quot;! Sans doute l'effet de la fatigue... Pourtant pour les routards, c'est le point de d&eacute;part pour des treks dans les &quot;montagnes&quot; environnantes ou permettant de rejoindre le Lac Inle en 2 ou 3 jours. On voit un peu partout des bureaux de guides.</p><p align=justify> Comme notre groupe est plus fourni qu'il est d'usage et qu'ici les h&ocirc;tels sont petits, nous sommes r&eacute;partis dans deux h&ocirc;tels. Il faut ressortir par les fen&ecirc;tres du bus les bagages qui n'avaient pas pu trouver place dans la soute...<br> Pour notre part nous logeons au Dream Villa, h&ocirc;tel class&eacute; en cat&eacute;gorie moyenne par le guide Lonely Planet. Pas vraiment un h&ocirc;tel de r&ecirc;ve mais sympa avec sa r&eacute;ception qui affiche un portrait d'Aung San Suu Kyi, son bel escalier et sa terrasse mais un confort un peu spartiate: chambres petites, eau chaude rare, vue sur des csonstructions bancales et pas de chauffage, ce que l'absence d'isolation n'arrange pas. A 1300m d'altitude, il ne fait pas chaud la nuit (4 ou 6&deg;)...<br> Avant de d&icirc;ner, petit tour en ville dans des &quot;rues&quot; tr&egrave;s peu &eacute;clair&eacute;es. Coup d'oeil &agrave; la pagode et au monast&egrave;re voisin Shwe Lin Lun avec un rocher dor&eacute; en guise de stupa. Un peu plus loin, une modeste pagode avec au fond de la salle un petit Bouddha &agrave; l'aur&eacute;ole scintillante de lumi&egrave;res multicolores et devant lui deux bonnes douzaines de statuettes en position debout...</p><p align=justify> D&icirc;ner au restaurant Dream Villa, non loin de l'h&ocirc;tel du m&ecirc;me nom et tout &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l'h&ocirc;tel Honey Pine o&ugrave; sont log&eacute;s nos petits camarades &quot;exc&eacute;dentaires&quot;! </p><p align=justify> Il ne fait vraiment pas chaud ce qui n'incite pas &agrave; faire un petit tour. Arriv&eacute;s &agrave; la r&eacute;ception de l'h&ocirc;tel Dream Villa, nous avons la bonne surprise de nous voir proposer une bouillotte bien chaude, une par chambre ...m&ecirc;me &agrave; deux lits!</p><p align=justify> </p><p align=justify> </p><p align=justify> A 5h30, on commence &agrave; entendre une cloche dans les rues. On pr&eacute;vient les fid&egrave;les du proche passage des moines qu&ecirc;tant l'aum&ocirc;ne et une heure plus tard c'est la psalmodie des soutras diffus&eacute;e au haut-parleur depuis le monast&egrave;re Shwe Lin Lun (sur Aung Tha Pray Street) tout proche. Dommage car le lever n'&eacute;tait pr&eacute;vu qu'&agrave; 7h30.<br> La procession des moines qu&ecirc;teurs est annonc&eacute;e par un jeune moine qui frappe le triangle de bronze de son gong portatif.</p><p align=justify> Nous trouvons un nouveau bus, plus r&eacute;cent, toujours japonais, avec des rideaux genre corbillard! Tout au plus quelques centaines de m&egrave;tres pour nous rendre au march&eacute; local en passant devant la pagode Aung Chan Thar avec son stupa habill&eacute; de mosa&iuml;ques dor&eacute;es et argent&eacute;es qui scintillent au soleil et sont m&acirc;t surmont&eacute; non pas d'un coq mais de l'oiseau karaweik embl&eacute;matique du pays.</p><p align=justify> Le march&eacute; se tient cinq fois par semaine selon un roulement qui le fait passer dans les villages de la r&eacute;gion. Nous avons de la chance puisque c'est le jour de Kalaw. Un march&eacute; tr&egrave;s rural o&ugrave; l'on trouve des ustensiles pour la maison, des outils et des quantit&eacute;s de denr&eacute;es pr&eacute;sent&eacute;es par des femmes de tribus montagnardes (Palaungs, Danus, Tarays), certaines avec une serviette &eacute;ponge en guise de coiffure. On y voit peu de viande de quadrup&egrave;des mais d'&eacute;normes poulets alors que ceux que l'on voit habituellement dans les basses-cours sont efflanqu&eacute;s et tout en pattes, de la viande de porc. Des quantit&eacute;s de poissons frais ou s&eacute;ch&eacute;s, anguilles fra&icirc;ches ou r&ocirc;ties en brochettes et m&ecirc;me petits crabes (!), de fuits (mandarines-miel, pommes, past&egrave;ques, bananes et m&ecirc;me fraises) et l&eacute;gumes (arachide, oignons, aubergines, ciboulette-racine, navets, tomates, choux, pommes de terre, piments, gingembre, &eacute;pis de ma&iuml;s, coeurs de palmier, haricots longs, f&egrave;ves, gingembre, canne &agrave; sucre...). Et encore, du th&eacute;, des oeufs de cane et de poule, des montagnes de nouilles, des galettes de riz et de tofu... Sans oublier les &quot;bouddhieuseries&quot; de rigueur! <br> C'est aussi l'occasion de voir que l'obligation du port du casque sur les cyclomoteurs et motos est respect&eacute; avec ces &eacute;tranges casques type &quot;Wehrmacht&quot;. Bref, trois quarts d'heure que nous n'avons pas vu passer.</p><p align=justify> Pour rejoindre la Lac Inle, nous avons une bonne centaine de kilom&egrave;tres &agrave; parcourir, en comptant un crochet d'une quarantaine de kilom&egrave;tres pour aller &agrave; Pindaya. <br> Tient une pompe &agrave; essence! On s'en &eacute;tonne tant elles sont rares, disons une tous les 100km! Et juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;, sur le trottoir, des vendeurs d'essence en bidons, au noir...autoris&eacute;. Sur ce march&eacute; parall&egrave;le, le transport et la manutention de l'essence dans ces conditions doivent &ecirc;tre souvent &agrave; l'origine d'accidents et d'incendies. </p><p align=justify>Petit apart&eacute; de Su Su au sujet des carburants. </p><p align=justify>Bien que produisant du p&eacute;trole, la Birmanie doit importer une partie de son carburant (notamment du Koweit). Le gouvernement d&eacute;tient un monopole en ventes de carburant qu'il subventionne. Pour les particuliers, il y a un syst&egrave;me de rationnement de l'essence suite &agrave; l'embargo am&eacute;ricain (&ccedil;a nous rappelle Cuba!). En 2008, le gouvernement a r&eacute;duit la ration hebdomadaire d'essence subventionn&eacute;e de six &agrave; quatre gallons. Actuellement, le rationnement correspond &agrave; 2 gallons par jour (soit 2x4,4 litres) au tarif de 3500 Kyats, soit 390K le litre (ou 0,39&euro;). L'&eacute;quivalent sur le march&eacute; parall&egrave;le co&ucirc;te 500K le litre ou 4500K les 2 gallons. Ca fait quand m&ecirc;me une plus-value de 30%! En revanche, il n'y a pas de rationnement sur le diesel.</p><p align=justify>Maintenant une fabrique artisanale de parpaings et l&agrave; ce sont des chargements hors gabarit et toujours de chantiers d'&eacute;largissement de la route et m&ecirc;me des moines qui travaillent! N'oublions pas quand m&ecirc;me que nous sommes sur la Nationale 4.</p><p align=justify> A Aungban nous prenons une route secondaire en direction du nord. Tiens, un peu de modernisme avec un camion de sondage de sol pour le compte du &quot;Three Million Construction Group Co Ltd&quot;. Pour quel projet immobilier ou autre ? Une r&eacute;gion fertiles avec une terre rouge brique, ce qui donne une superbe marqueterie avec les champs dor&eacute;s ici, verts ailleurs. Des fermes avec de charrettes tir&eacute;es par une paire de z&eacute;bus, des tracteurs-motoculteurs chinois, labour &agrave; l'araire avec une paire de z&eacute;bus, bl&eacute; &agrave; divers stades proches de la moisson. On rencontre ici les ethnies des Danu noirs et des Pa-o &agrave; carreaux. Su Su nous parle aussi des arbres couverts de fleurs roses, ce sont de cerisiers japonais, en fleur ici d&egrave;s le d&eacute;but de l'ann&eacute;e alors qu'ils ne le seront dans leur pays d'origine que dans quatre mois... Plus loin, d'autres arbres, sont couverts de ce qui semble &ecirc;tre des fleurs rouges vif, peut-&ecirc;tre des arbres du genre bombax malabaricum, de la famille des fromagers? Ici la moisson &agrave; la faucille commence et plus loin, elle est mise en javelles laiss&eacute;es sur les chaumes pour finir de s&eacute;cher avant les battages. Justement on voit une camionnette transportant une petite batteuse. Puis c'est un atelier familial de fabrication de chaux.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> PINDAYA</p><p align=justify><br> Nous voici &agrave; Pindaya &agrave; 10h30, &agrave; environ 1200-1300m d'altitude.</p><p align=justify> L'attraction est constitu&eacute;e ici par une &eacute;trange pagode, en fait il s'agit de grottes naturelles, form&eacute;es il y a 200 millions d'ann&eacute;es dans le calcaire, qui ont &eacute;t&eacute; investies par les bouddhistes au fil du temps. On visitera la plus c&eacute;l&egrave;bre que l'on appelle Shwe Umin. On voit souvent la mention de &quot;grottes aux 8 000 Bouddhas&quot; mais cela ne veut rien dire car leur nombre s'accro&icirc;t constamment. Peut-&ecirc;tre allons nous vers les 9000, de toutes sortes (teck, ciment, marbre, bronze...), de toutes tailles et de tous &acirc;ges. <br> Pendant la seconde guerre mondiale, des soldats japonais s&#146;y seraient cach&eacute;s.</p><p align=justify>Mais avant d'y p&eacute;n&eacute;trer il faut emprunter un escalier couvert au bout duquel nous attend un chasseur bandant son arc en direction d'une hideuse araign&eacute;e g&eacute;ante.</p><p align=justify>Cette sc&egrave;ne digne d'un Disneyland &eacute;voque la l&eacute;gende du lieu, un conte de f&eacute;es birman.<br> &quot;Il &eacute;tait une fois sept s&#156;urs, des princesses, tout absorb&eacute;e par leur baignade dans le lac voisin furent surprises par la nuit et d&eacute;cid&egrave;rent de se r&eacute;fugier pour la nuit dans cette grotte mais une araign&eacute;e g&eacute;ante y vit d'app&eacute;tissantes proies et tissa une toile devant l&#146;entr&eacute;e de la grotte pour les y tenir prisonni&egrave;res. Elles appel&egrave;rent &agrave; l'aide et, par chance, le jeune prince Kummabhaya passant l&agrave; par hasard les entendit et pour les d&eacute;livrer tua le monstre d'une fl&egrave;che en poussant le cri Pingu-ya (&quot;l&#146;araign&eacute;e est morte&quot;) d&#146;o&ugrave; le nom de cette grotte. Sa r&eacute;compense fut d'&eacute;pouser la plus jeunes et jolies des princesses !&quot; <br> Une autre l&eacute;gende voudrait que cette pagode eut &eacute;t&eacute; construite par le roi Asoka et r&eacute;par&eacute;epar le roi Alaungsithu au XIIe s. alors que ce lieu de culte est en r&eacute;alit&eacute; bien post&eacute;rieur.</p><p align=justify>Pour finir l'ascension facile menant &agrave; l'entr&eacute;e de la grotte, on peut utiliser un ascenseur. Droit de 300 kyats pour prendre des photos. La grotte est &eacute;clair&eacute;e mais par prudence, il serait sage d'avoir une lampe de poche avec soi en cas de coupure d'&eacute;lectricit&eacute; et &ccedil;a peut servir pour observer certains d&eacute;tails ou pour lire des inscriptions.</p><p align=justify>Cette grotte est consid&eacute;r&eacute;e comme l&#146;une des plus belles grottes du Myanmar, l&#146;une des plus myst&eacute;rieuses d&#146;Asie du Sud-Est. Des statues ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es et accumul&eacute;es dans un grand d&eacute;sordre au fil du temps. Les plus grandes (10m) et les plus anciennes (XVIIe s.) statues du Bouddha se trouvent proches de l'entr&eacute;e. Elles &eacute;taient alors en teck, alb&acirc;tre, marbre ou bronze, mais aujourd&#146;hui beaucoup ont &eacute;t&eacute; recouvertes de feuilles d&#146;or ou repeintes de laque tandis que de nouvelles statues s'ajoutaient. </p><p align=justify>De grands panneaux expliquent en birman et en anglais les 31 &eacute;tats de l'&ecirc;tre. La destin&eacute;e humaine se situe entre les &eacute;tats inf&eacute;rieurs (enfers, fant&ocirc;mes, animaux) et les &eacute;tats sup&eacute;rieurs menant vers l'&eacute;veil. Certaines statues en position assises, paume de la main gauche tourn&eacute;e vers le haut et contenant une graine t&eacute;moignent d'une influence du bouddhisme de tradition Mahayana (&quot;Grand V&eacute;hicule&quot;).</p><p align=justify>On est bien dans une pagode naturelle car dans l'entr&eacute;e se dresse un stupa dor&eacute;. Cette entr&eacute;e fut &eacute;largie &agrave; l'aide d'explosifs en 1925. Apr&egrave;s l'entr&eacute;e, nous nous dirigeons dans la partie droite, avec un chemin labyrinthique (il y a un vrai labyrinthe d'ailleurs) en raison de l'encombrement de statues. Le sol s'&eacute;l&egrave;ve peu &agrave; peu et on peut voir d'anciennes draperies, des concr&eacute;tions de calcite &quot;mortes&quot; (l'eau e suinte plus). Par les plaques comm&eacute;moratives, on constate qu'un grand nombre de statues ont &eacute;t&eacute; mise en place ou r&eacute;nov&eacute;es depuis les ann&eacute;es 2000 et m&ecirc;me tout r&eacute;cemment (2010) par des donateurs particuliers ou entreprises (&quot;Computer Center&quot;!) venant non seulement du pays ou d'Asie mais aussi d'Australie, de Singapour, de Malaisie, d'Indon&eacute;sie, du Japon, des Etats-Unis, d'Allemagne et m&ecirc;me de ...France (un petit Bouddha).<br> Nous pourrions croire qu'il y a des Bouddhas noirs comme il y a des Vierges noires v&eacute;n&eacute;r&eacute;es chez nous (&agrave; Rocamadour, au Puy-en-Velais ou aux Stes Maries-de-la-Mer). Erreur, car les Bouddhas noirs que l'on voit ici, ont tout simplement re&ccedil;us r&eacute;cemment une couche de laque protectrice et sont out bonnement en attente de g&eacute;n&eacute;reux donateurs d&eacute;cid&eacute;s &agrave; les redorer. Pour un Bouddha de 1,50m, il en co&ucirc;te 1500$.</p><p align=justify>Revenus vers l'entr&eacute;e, nous nous dirigeons vers les couloirs situ&eacute;s du c&ocirc;t&eacute; droit. La densit&eacute; de statues est moindre, on voit mieux le cadre g&eacute;ologique originel de la grotte et le parcours autoris&eacute; finit devant l'entr&eacute;e d'un boyau qui conduirait &agrave; d'autres salles de m&eacute;ditation.<br> Apr&egrave;s une heure de visite, retour vers l'entr&eacute;e et au passage on peut remarquer des statues h&eacute;t&eacute;rodoxes, sans doute quelques nats...<br> Superbe vue sur la ville, son lac, ses &quot;champs&quot; de stupas et les lignes tr&egrave;s esth&eacute;tiques des escaliers couverts montant &agrave; l'assaut de la falaise, vers les grottes.</p><p align=justify>Le bus nous ram&egrave;ne au bas de la colline o&ugrave; l'on peut admirer de nombreux banians tricentenaires qui ont la particularit&eacute; d'&eacute;mettre des racines a&eacute;riennes &agrave; partir de leurs branches. C'est un arbre sacr&eacute; car il renferme l&#146;esprit de Bouddha et symbolise la vie &eacute;ternelle avec ses racines prolif&eacute;rantes.</p><p align=justify> Juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;, nous allons visiter l'atelier de papier shan ou papier de m&ucirc;rier et de fabrication d'ombrelles &quot;Aung umbrella&quot; dans le quartier Pyitawtha. Nous y consacrons une demi-heure.<br> Commen&ccedil;ons par la d&eacute;monstration du papier. Les branches du m&ucirc;rier sont &eacute;cras&eacute;es &agrave; l'aide d'un maillet pour en d&eacute;gager les fibres et former une p&acirc;te dans laquelle on ajoute des fleurs ou des p&eacute;tales. La p&acirc;te bien homog&eacute;n&eacute;is&eacute;e est filtr&eacute;e &agrave; l'aide d'un tamis qui sera expos&eacute; au soleil pendant une journ&eacute;e avant d'en d&eacute;tacher la feuille de papier grossier qui servira &agrave; la fabrication des ombrelles, de lampions mais aussi de papier d&#146;emballage original.</p><p align=justify>Venons-en maintenant &agrave; la fabrication des ombrelles&#133; On commence par le manche dont la partie la plus complexe se trouve au niveau de l'articulation des baleines. Cette pi&egrave;ces est fa&ccedil;onn&eacute;e par un homme avec un tour rudimentaire tandis que le syst&egrave;me de taquet d'ouverture et de fermeture est tr&egrave;s ing&eacute;nieusement fait &agrave; parti d'un morceau de bambou incurv&eacute; mis sous tension dans la tige creuse du manche. Sur l'armature une femme place sur l'armature le papier avec de la colle faite &agrave; base de riz gluant. Il ne reste plus qu'&agrave; mettre la touche finale en y peignant des motifs. </p><p align=justify> Il est 12h45 et comme qui dirait, une petite faim se manifeste. Nous l'apaiserons au restaurant &quot;Green Tea&quot;, tout au bord du lac Nathimi Kan autour de laquelle se d&eacute;ploie la petite ville (50 000 habitants quand m&ecirc;me!).<br> Spectacle insolite sur le lac de 4 moinillons plus ou moins culs nus et s'amusant &agrave; bord d'un radeau de bambou... Sur l'autre rive du lac on peut apercevoir les stupas dor&eacute;s d'une pagode.</p><p align=justify> 14h15. Une heure de trajet en sens inverse sur la route secondaire avant de retrouver la Nationale 4 &agrave; Aungban. Les villageois on repris leur travail dans les champ o&ugrave; ils s'activent &agrave; la moisson de toutes parts tandis que dans un champ de th&eacute;, culture rare dans cette r&eacute;gion, deux cueilleuses s'aff&egrave;rent. Ailleurs, c'est un troupeau de buffles d'eau qui paissent sur les chaumes dess&eacute;ch&eacute;s.</p><p align=justify>Nous voici sur la nationale, partis vers l'est. Toujours des chantiers routiers, des chargements improbables, des v&eacute;hicules en panne, des pagodes sur les collines, de la poussi&egrave;re venant de la route &agrave; l'&eacute;tat de piste. A un point tel que la v&eacute;g&eacute;tation qui en est recouverte est m&eacute;connaissable: bananiers, chouchous (ou chayotte ou cristophine) accroch&eacute;s sur des fils...<br> Des pannes mais pas d'accidents. Pourtant, ici, l'examinateur du permis de conduire peut plus ou moins s'acheter (outre le versement de la taxe officielle de l'ordre de 60 000 Kyats!). C'est vrai que les conducteurs sont prudents et ne roulent pas vite vu l'&eacute;tat des routes. Et cela vaut mieux aussi du fait qu'il n'existe pas de syst&egrave;me d'assurances...</p><p align=justify>Une douzaine de kilom&egrave;tres apr&egrave;s avoir d&eacute;pass&eacute; la ville d'Heho (a&eacute;roport), nous avons quitt&eacute; la Nationale 4 qui se poursuit vers Taunggyi, la capitale de l'Etat Shan, pour nous diriger vers Nyaung Shwe, au sud.</p><p align=justify>17h15, nous commen&ccedil;ons &agrave; longer les zones lacustres au bord de la rivi&egrave;re canalis&eacute;e Nam Pilu qui rejoint la queue du Lac Inle. </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> Monast&egrave;re SHWE YAUNGSHWE </p><p align=justify> Arr&ecirc;t d'une demi-heure au kyaung (monast&egrave;re) Shwe Yaungshwe (ou Shwe Yan Pyay) &agrave; Shwe-Nyaung. Ce monast&egrave;re sur pilotis fut construit en teck en 1907. Par ses &eacute;tonnantes fen&ecirc;tres ovales qui se d&eacute;coupent sur le bois sombre, &agrave; cette heure tardive, on voit les visages de novices assis en position de lotus, au pied d' une statue du Bouddha pos&eacute; sur un socle de mosa&iuml;que, en train de r&eacute;citer les textes sacr&eacute;s dans la semi-obscurit&eacute; sous la direction d'un moine. <br> On acc&egrave;de &agrave; la salle par l&#146;escalier ext&eacute;rieur en pierre repr&eacute;sentant des figures de dragons. Les pointes de pignons sont surmont&eacute;es d'audacieuses d&eacute;coupes en bois mais dommage qu'&agrave; c&ocirc;t&eacute; de cela les toits empil&eacute;s en d&eacute;grad&eacute;s soient couverts de t&ocirc;les&#133;</p><p align=justify> </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> NYAUNG SHWE et LE LAC INLE<br> (liste indicative du Patrimoine Mondial de l'UNESCO &eacute;tablie en 1996)</p><p align=justify> </p><p align=justify><br> APERCU ETHNO-LINGUISTIQUE <br> et LANGUES PARLEES EN BIRMANE. </p><p align=justify>La Birmanie regroupe, en sus de la majorit&eacute; birmane dite &quot;de souche&quot; r&eacute;partie sur sept divisions territoriales au centre du pays, quelque 135 minorit&eacute;s ethniques mais, en dehors des Bamars (terme plus sp&eacute;cifique que Birmans qui fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; tous les habitants du pays), seules sept &quot;races nationales&quot;, formant autant d'Etats, sont reconnues par le gouvernement : Shans (&agrave; l'est), M&ocirc;ns (au sud), Karens ou Kayins (&eacute;galement au sud), Karenni ou Kayahs (au sud-est), Chins (&agrave; l'ouest), Kachin ou Jingpo (&agrave; l'ouest) et Rakhine ou Arakan (&agrave; sud-ouest). <br> A l'oppos&eacute;, certaines ethnies tr&egrave;s minoritaires vivant au sein de ces &eacute;tats sont peu (re)connues: Rohingyas, Gurkhas, M&eacute;os (Hmongs), Kadus, Mokens ( Mawkens)...</p><p align=justify>Implant&eacute;s dans la longue plaine centrale fluviale nord-sud (69% soit 35 millions), les Bamars (que nous appelons ainsi pour &eacute;viter toute confusion avec le terme g&eacute;n&eacute;rique de Birmans utilis&eacute; pour d&eacute;sign&eacute; tous les habitants du Maynamar) partagent leur parler avec es Arakanais, leurs anciens &quot;fr&egrave;res ennemis&quot; vivant dans l'Etat c&ocirc;tier situ&eacute; au sud-ouest du pays (6% soit 3 millions). Le parler bamar voisine avec une trentaine d'autres langues de la familles tib&eacute;to-birmanes dispers&eacute;es dans les &eacute;tats voisins: au nord avec les Kachins surtout (2,5% soit plus d'un million) et aussi Lisus et Nagas (anciens &quot;coupeurs de t&ecirc;tes&quot; avec 100 000 individus), &agrave; l'ouest les Chins et &agrave; l'est les Lahus et Akhas. <br> En revanche, les Shans ou Chans (11% soit environ 6 millions) de l'est ainsi que les populations apparent&eacute;es des r&eacute;gions montagneuses du nord (Hkamtis de r&eacute;gion de Sagaing) ont des parlers tha&iuml;s (rattach&eacute;s &agrave; la grande famille des langues austron&eacute;siennes diffuses dans les r&eacute;gions du Pacifique et de l'Oc&eacute;an Indien).<br> Au sud, on retrouve un groupe r&eacute;siduel de locuteurs M&ocirc;ns (3% soit 1,5 million) qui ont occup&eacute; le sud du pays avant l'arriv&eacute;e des Bamars. Ils ont un parler kmer (rattach&eacute;s &agrave; la grande famille des langues austroasiatiques pr&eacute;sentes en Asie du Sud-Est). Leur culture s&#146;assimile en grande partie &agrave; celle des Birmans. S'y apparentent les Was (animistes, anciens &quot;coupeurs de t&ecirc;tes&quot; jusque dans les ann&eacute;es 1970) et la tr&egrave;s ancienne ethnie autochtone des Palaungs. Ces deux communaut&eacute;s montagnardes sont incluses dans l'Etat Shan, &agrave; l'est du pays. <br> Quant aux Karens ou Kayins (5% soit 2,5 millions), &agrave; la fronti&egrave;re tha&iuml;landaise, leur langue serait &eacute;galement issue de la famille tib&eacute;to-birmane m&ecirc;me si elle a repris les structures grammaticales des langues voisines shan et m&ocirc;n &quot;Sujet+Verbe+Compl&eacute;ment&quot; (cf. un peu plus bas). Ils se r&eacute;partissent en de nombreuses tribus: Pa O, Pa Kus (ou Karens Blancs), Bwes, Karens Noirs... Quant &agrave; la tribu des Padaungs (ou Karens Rouges), connue pour ses &quot;femmes girafes&quot;, elle occupe le petit Etat Kayah, au sud de la zone de peuplement karen. <br> Le pays compte aussi 150 000 Chinois et 800 000 Indiens. </p><p align=justify></p><p align=justify>LE BAMAR, parl&eacute; par plus des deux tiers des habitants du Myanmar appartient &agrave; la famille des langues sino-birmanes, langues que l'on trouve dans certaines r&eacute;gions de nombreux pays d'Asie (Chine, Inde, Tibet, N&eacute;pal, Bhoutan, Birmanie, Pakistan, du Bangladesh, de la Tha&iuml;lande, Laos, Vi&ecirc;t Nam). <br> Tout comme le tib&eacute;tain et le chinois, le bamar trouverait donc son origine dans l'est du Tibet. Du Tibet d&eacute;rive &eacute;galement son &eacute;criture lorsque, au VIIe s., le roi Songtsen Gampo envoya en Inde des Tib&eacute;tains pour y &eacute;tudier le sanskrit et s'inspirer de l'alphabet indien devan&acirc;gar&icirc;. A moins que l'on se soit inspir&eacute; de l&#146;alphabet m&ocirc;n, lui-m&ecirc;me d&eacute;riv&eacute; du grantha, en usage d&egrave;s le Ve si&egrave;cle av. J.-C. en Inde du Sud, proche du p&acirc;li utilis&eacute; pour l'&eacute;criture des premiers textes bouddhiques.</p><p align=justify>A la base, langue mono ou bisyllabique, le bamar est une langue agglutinante dans la mesure o&ugrave; les mots s&#146;adjoignent des particules et des suffiXe s. </p><p align=justify>C'est une langue qui poss&egrave;de trois tons (haut, bas et descendant). Elle comporte trente-trois consonnes et sept voyelles, ces derni&egrave;res pouvant &ecirc;tre diphtongu&eacute;es et nasalis&eacute;es. </p><p align=justify>Dans l'&eacute;criture, des signes combin&eacute;s aux lettres permettent de marquer les tons haut et descendant. Le bamar s&#146;&eacute;crit de gauche &agrave; droite et le plus souvent sans s&eacute;parer les mots. Tout comme le tha&iuml;, le khmer et le lao, le bamar est &eacute;crit avec des lettres rondes qui ressemblent &agrave; celles de plusieurs alphabets indiens dont il s'est inspir&eacute;. Cette &eacute;criture est apparue au XIe s. et la plus ancienne trace retrouv&eacute;e est une inscription du XIIe s.</p><p align=justify>Au niveau grammatical, les mots d'une phrase simple s'agencent dans l'ordre: &quot;OBJET+COMPLEMENT+VERBE&quot;. Il n'y a pas toujours emploi de pronoms personnels sujets, lesquels comme dans d&#146;autres langues du sud-est asiatique, sont souvent remplac&eacute;s par des termes de parent&eacute; &quot;oncle&quot;, &quot;petite tante&quot;, &quot;grand fr&egrave;re&quot;, &quot;grande soeur&quot;...</p><p align=justify> <br> <br> Un peu apr&egrave;s 18h, nous arrivons &agrave; Nyaung Shwe (&quot;le banian d'or&quot;), l'ancienne capitale de l'Etat shan, un village plut&ocirc;t qu'une ville, d'environ 1500 habitants. Jusqu'&agrave; la prise de pouvoir par la junte en 1962, la ville s'appelait Yaungshwe et son souverain, le sao pha ou saw baw (&quot;le seigneur du ciel&quot;) qui dirigeait les 33 provinces de l'Etat Shan y r&eacute;sidait avant d'&ecirc;tre destitu&eacute; et arr&ecirc;t&eacute;.</p><p align=justify></p><p align=justify> L'h&ocirc;tel Paradise Inle Resort se trouve en plein centre, rue du mus&eacute;e. Donc rien &agrave; voir avec notre carnet de voyage qui faisait allusion &agrave; un h&ocirc;tel situ&eacute; sur les rives du lac et auquel on devait acc&eacute;der en pirogue. Etrange confusion de nom avec le Paradise Hotel... <br> Comme &agrave; Kalaw, le groupe doit &ecirc;tre s&eacute;par&eacute; en deux et nos camarades sont log&eacute;s ailleurs. </p><p align=justify>Toujours de la fra&icirc;cheur, nous sommes vers 900m d'altitude et le lac est tout proche. Un service web est disponible &agrave; 2$ de l'heure mais l'&eacute;lectricit&eacute; subit des coupures (et le groupe &eacute;lectrog&egrave;ne ne d&eacute;marre qu'au bout de quelques minutes).</p><p align=justify> </p><p align=justify> Pour une fois, le d&icirc;ner est servi dans notre h&ocirc;tel et nos camarades nous y rejoignent vers 20h, v&eacute;hicul&eacute;s en trishaws.</p><p align=justify> </p><p align=justify> D&egrave;s 8 heures nos conducteurs de trishaws nous attendent apr&egrave;s avoir b&eacute;ni leur guidon avant de commencer leur journ&eacute;e. C'est au bruit des sonnettes que nous traversons la bourgade, ce qui nous fait passer aupr&egrave;s de la pagode (paya) Yadana Man Aung, la plus ancienne, au stupa &eacute;lanc&eacute;. Un stupa unique en son genre en Birmanie avec sa section pentagonale, de la base au sommet. </p><p align=justify>Spectacle de gens qui font leur toilette dans le canal, famille de forgerons install&eacute;e de fa&ccedil;on rudimentaire sur le trottoir, au pied d'un banian...<br> Nous voici bient&ocirc;t &agrave; l'embarcad&egrave;re sur le canal principal (Nam Chaung).</p><p align=justify> </p><p align=justify>Grande journ&eacute;e sur le Lac Inle. </p><p align=justify>Le Lac Inle, v&eacute;ritable &quot;aigue-marine dans un &eacute;crin d'&eacute;meraude&quot;, situ&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 900 m&egrave;tres d'altitude, s'&eacute;tale au pied du village de Nyaung Shwe sur une superficie de 120 &agrave; 158 km&sup2; (selon les sources), pour une vingtaine de kilom&egrave;tres de long et, au plus large, une petite dizaine en largeur, en comptant les marais qui le bordent. C'est un lac peu profond, au maximum 2m en saison s&egrave;che et 6m pendant la mousson. A ce qui se dit, l'atmosph&egrave;re qui s'en d&eacute;gage rappelle celle du lac Dal &agrave; Srinagar au Cachemire ou encore celle du lac Erhai &agrave; Dali au Yunnan. </p><p align=justify><br> L'&eacute;cosyst&egrave;me du lac est menac&eacute; notamment par l&#146;augmentation de la population et par l'envasement cons&eacute;cutif &agrave; la d&eacute;forestation pour le bois de chauffage sur les montagnes de son bassin versant dont le reboisement ne porte pas encore d'effet. Par ailleurs, l&#146;augmentation des jardins flottants diminue sa surface. </p><p align=justify>Enfin, la jacinthe d&#146;eau constitue aussi un probl&egrave;me majeur car cette plante invasive (originaire du Br&eacute;sil) des eaux douces tropicales obstrue les canaux et, en couvrant de larges surfaces, menace la faune et la flore indig&egrave;nes priv&eacute;es d'oxyg&egrave;ne et des rayons ultraviolets du soleil. On observera au passage le redoutable effet des pirogues &agrave; moteur dont l'h&eacute;lice assure le bouturage des jacinthes (sans parler de l'&eacute;rosion sur les berges des canaux). Confront&eacute;s &agrave; cette plaie dont les tiges grandissent de 0.5 m &agrave; 1 m par jour et forment des tapis flottants, les habitants tentent de tirer parti de cette plante. Dans certains pays, on l'utilise comme aliment du b&eacute;tail, de poissons, de canards ou encore pour fournir du biogaz, fabriquer des briquettes de charbon, des cordages, du papier ou des panneaux de fibres pour la construction. Une fois d&eacute;compos&eacute;e, on peut aussi la jacinthe en engrais comme c'est le cas ici. Les Hinthas en font aussi du mobilier et de la vannerie &agrave; partir des racines, qui, bouillies et s&eacute;ch&eacute;es, sont tress&eacute;es puis tiss&eacute;es sur une structure en rotin.</p><p align=justify>Le Lac Inle se trouve au coeur de l'&eacute;tat Shan o&ugrave; vivent les Hinthas ou Inthas qui continuent &agrave; perp&eacute;tuer des traditions et un mode de vie ancestral. Les villages sont construits sur pilotis sur le lac lui-m&ecirc;me qui est parsem&eacute; d'&icirc;lots flottants recouverts de roseaux, de cultures mara&icirc;ch&egrave;res,de lotus et, moins heureusement, des envahisseuses jacinthes d'eau. Les Hinthas vivent &eacute;galement de leur p&ecirc;che et leur technique reste bien originale comme on le verra bient&ocirc;t. Avec les nombreux canaux qui parcourent ses rives mar&eacute;cageuses, cette r&eacute;gion s&#146;enorgueillit de se nommer &quot;la Venise de l&#146;Orient&quot;. <br> Selon la l&eacute;gende, les Hinthas (&quot;fils du lac&quot;) seraient les descendants des habitants de Tavoy (ou Dawei), des M&ocirc;ns de la r&eacute;gion du delta, carrefour de routes commerciales de la p&eacute;ninsule indochinoise tr&egrave;s convoit&eacute;. Punis de leur r&eacute;sistance, le roi Alaung Si Tu s'empara de cinq statuettes sacr&eacute;es (nous en reparlerons) et d&eacute;porta certains habitants qui furent asservis dans les quatre villages autour du lac. Les Hinthas b&acirc;tirent des pagodes, stupas et monast&egrave;res, mais rapidement, les berges du lac ne leur suffirent plus et ils se mirent &agrave; construire sur l&#146;eau leurs maisons sur pilotis en bois, bambou et palmes tress&eacute;s. </p><p align=justify>Selon d'autres sources, c'est seulement au XIVe s. qu'aurait eu lieu cette d&eacute;portation alors que la terre ferme appartenait aux paysans shans. Il ne restait plus aux Hinthas qu'&agrave; s'installer sur le lac lui-m&ecirc;me... Leur langue est un dialecte birman mais Su Su ne la comprend pas en raison de diff&eacute;rences au niveau des tons et du d&eacute;bit.</p><p align=justify>On compte une quarantaine de villages plus ou moins importants, construits sur le lac lui-m&ecirc;me (pour la moiti&eacute;) ou sur ses rives, villages regroupant une population totale de 100 000 habitants.</p><p align=justify> </p><p align=justify> Changement d'ambiance: un m&eacute;li-m&eacute;lo de dizaines d'&eacute;l&eacute;gantes pirogues effil&eacute;es mais p&eacute;taradantes embarquent les touristes pour la balade ou les habitants pour se rendre &agrave; leur travail ou au march&eacute;. </p><p align=justify><br> Dans la pirogue n&deg;2 d'Exotissimo, nous sommes par cinq, confortablement assis sur des chaises, avec gilet de sauvetage &agrave; notre disposition ainsi qu'une bouteille d'eau individuelle mais il fait bien trop frais ce matin pour songer &agrave; l'ouvrir. Mieux vaut &ecirc;tre bien couvert (pull ou polaire et coupe-vent, voire un cache-nez) car &agrave; la fra&icirc;cheur du vent, il faut ajouter l'effet de la vitesse. En effet les pirogues, une fois sorties du canal, foncent bien &agrave; 20km/h sur le lac, dans l'assourdissante p&eacute;tarade des fameux moteurs chinois Hang Chai qui les propulsent.<br> Des maisons sur pilotis avec pour tout murs des claies de bambou, sans fen&ecirc;tres vitr&eacute;es mais avec un simple volet mis en auvent dans la journ&eacute;e. Nous avons aussi loisir d'observer les bateaux locaux que l'on croise ou que l'on d&eacute;passe. L&agrave; il a plut&ocirc;t 15 ou 20 passagers et il n'y a pratiquement plus de franc-bord. C'est le m&ecirc;me niveau de charge ou plus exactement de surcharge avec les embarcations qui transportent de la marchandises (gros sacs).</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> LAC INLE: technique de p&ecirc;che, march&eacute; de Naung Thaw, artisanats (lotus, forge, pirogues, cigares)</p><p align=justify> D&egrave;s l'arriv&eacute;e sur le lac, nous assistons &agrave; une d&eacute;monstration d'une technique de p&ecirc;che unique au monde, le khe pai kauk. Les Inthas sont des p&ecirc;cheurs &eacute;quilibristes. Plac&eacute;s &agrave; l'avant de leur barque &agrave; fond plat, ils godillent gr&acirc;ce une jambe qu'ils enroulent autour de la gaffe, ainsi ils gardent les mains libres pour plonger dans l'eau la nasse en bambou de 2 ou 3m de hauteur d&egrave;s qu'ils ont rep&eacute;r&eacute; un poisson. Ils rel&acirc;chent alors le filet sur le poisson qu'ils harponnent ensuite.<br> Souvent les p&ecirc;cheurs se regroupent de fa&ccedil;on &agrave; concentrer les poissons dans leur zone de p&ecirc;che et ils les effrayent en frappant l'eau avec leur gaffe. Le poisson le plus abondant dans le lac est une sorte de carpe.</p><p align=justify> Notre caravane de six pirogues remet les gaz vers le grand large, cap au sud. La partie nord du lac est peu habit&eacute;e, les villages se concentrant plut&ocirc;t au sud.<br> Le lac bleut&eacute; est comme un saphir ench&acirc;ss&eacute; dans un &eacute;crin de montagnes qui, de part et d'autre, &eacute;mergent peu &agrave; peu de la brume avec leurs sommets culminant vers les 1700m. Les routards doivent prendre grand plaisir &agrave; s'&eacute;chapper vers les petits villages montagnards de cette contr&eacute;e...</p><p align=justify>Encore une fois, pas de chance pour le respect de notre programme, ce n'est pas le bon jour pour assister au c&eacute;l&egrave;bre march&eacute; flottant d'Ywama qui se tient tous les cinq jours.</p><p align=justify> Il est pr&egrave;s de 9h30 lorsque nos esquifs se faufilent dans la mar&eacute;e de pirogues accost&eacute;es au village de Naung Thaw, au sud-est du lac, pour &quot;le march&eacute; des 5 jours&quot;, lieu de rencontre des minorit&eacute;s montagnardes rev&ecirc;tues de leurs plus beaux atours traditionnels qui viennent vendre fruits et l&eacute;gumes de leur production. Le march&eacute; se tient alternativement d'un village &agrave; l'autre et puisqu'il tient compte du calendrier lunaire birman. . C'est le jour o&ugrave; il a lieu ici, mais &agrave; terre. <br> C'est un march&eacute; typique, haut en couleur, comme celui que nous avons vu &agrave; Kalaw. Stands de coiffure, de restauration... Femmes Pa-os avec leur coiffure faite d'une serviette &eacute;ponge enroul&eacute;e en turban. <br> Quantit&eacute;s de produits. Nourritures: riz divers, galettes de riz nature ou au s&eacute;same, fruits et l&eacute;gumes, viandes et poissons...<br> V&ecirc;tements<br> In&eacute;vitables vendeurs de b&eacute;tel mais aussi des pi&egrave;ces de m&eacute;canique.<br> Pendant ce temps, &quot;les dockers&quot; chargent des pirogues de lourds sacs port&eacute;s sur les &eacute;paules tandis que des vendeuses de souvenirs sur leurs petites barques se faufilent entre les pirogues. On remarquera que les femmes ont une fa&ccedil;on plus traditionnelle de ramer, des deux mains et assises les jambes crois&eacute;es, &agrave; l&#146;avant du bateau, ce qui n'a rien &agrave; voir avec celle des p&ecirc;cheurs.</p><p align=justify>A gauche du march&eacute;, on peut apercevoir une chemin&eacute;e de brique carr&eacute;e et tout pr&egrave;s un cimeti&egrave;re. A ce propos, Su Su nous apprend que jusqu'aux ann&eacute;es 1960, les Hinthas immergeaient les cadavres de leurs d&eacute;funts dans le lac, sur des supports de bambou. Cette pratique a &eacute;t&eacute; interdite mais, dans les montagnes, les Pa-os ont conserv&eacute; cette coutume.</p><p align=justify> Nous r&eacute;embarquons.<br> Petits stupas sur le rivage du lac que nous traversons pour aborder sur la rive occidentale, au village de In Phaw Khone.</p><p align=justify> Pour la sixi&egrave;me visite d'artisanat de notre circuit, nous nous rendons dans un des ateliers de tisserands du village dont les maisons sont construites sur pilotis. L&agrave;, au-dessus de l'eau, ce type de construction trouve sa plaine justification. De plus, l'espace sous l'habitation sert de garage &agrave; bateau et non plus d'&eacute;table comme sur la terre ferme.<br> Ici on fabrique des tissus de soie, de coton mais aussi de fil de soie de lotus. Cette derni&egrave;re mati&egrave;re est &eacute;tonnante. Dans l'atelier Ko Than Hlaing Silk and Lotus Weaving une femme casse tous les 10 ou 20cm environ les tiges aquatiques pr&eacute;alablement tremp&eacute;es dans l&#146;eau pour les assouplir et en tirant doucement les filaments qui, r&eacute;unis, forment un fil (un peu comme pour le fil de vers &agrave; sloie). Le fil est embobin&eacute; et, une fois tiss&eacute;, cela donne une mati&egrave;re plus grossi&egrave;re que la soie, un peu comme une toile de lin. Des robes en tissu de lotus (kya thingahn) sont fabriqu&eacute;es pour les statues de Bouddha.<br> Autre curiosit&eacute;, la fa&ccedil;on de teinter des petites parties des &eacute;cheveaux de soie de fa&ccedil;on &agrave; produire des motifs flous lors du tissage, sans avoir &agrave; utiliser des fils diff&eacute;rents. Le r&eacute;sultat fait un peu penser &agrave; ce que l'on obtient par les techniques d'impression que sont le pochoir, le tampon ou le batik, mais par un proc&eacute;d&eacute; bien diff&eacute;rent comme on le voit. Plus classiquement nous voyons la teinture de la soie dans un chaudron plac&eacute; sur le feu. Enfin, plus loin, nous trouvons les habituels vieux m&eacute;tiers &agrave; tisser en bambou. On peut acheter des &eacute;charpes, longyis, sacs...</p><p align=justify> Nous reprenons le bateau pour un quart d'heure de navigation nous arrivons chez les forgerons du village de Nampan qui effectuent un travail de force, notamment &agrave; partir de fer est r&eacute;cup&eacute;r&eacute; sur les carcasses de voitures. Nous allons passer une vingtaine de minutes dans leur atelier.<br> Une femme assise en hauteur actionne un soufflet rudimentaire en actionnant alternativement deux tiges de bambou tandis qu'un homme chauffe &agrave; 800&deg; une lame de fer &agrave; fa&ccedil;onner. Lorsque la pi&egrave;ce est &agrave; bonne temp&eacute;rature, elle est port&eacute;e sur l'enclume et battue &agrave; l'aide de masse par un homme puis deux puis quatre qui frappent en cadence avec une dext&eacute;rit&eacute; incroyable, sans que leurs mouvements se g&ecirc;nent.<br> On fabrique ici des objets utilitaires (haches, serpes, houes, machettes...), des couteaux, des objets d&eacute;coratifs (bijoux, statuettes, gongs, carillons de porte, sabres japonais...).</p><p align=justify> Notre matin&eacute;e n'est pas termin&eacute;e. Encore dix minutes de pirogue et cette fois nous d&eacute;barquons pour une courte visite (un quart d'heure) dans un chantier naval artisanal, un atelier o&ugrave; des &quot;charpentiers de marine&quot; r&eacute;parent et fabriquent les fameuses pirogues traditionnelle de 10 m&egrave;tres en bois de teck menuis&eacute;es &agrave; la main (ailleurs les troncs sont d&eacute;bit&eacute;s en planches &agrave; l&#146;aide d&#146;une grande scie actionn&eacute;e manuellement). Le bois provient des for&ecirc;ts de l'Etat Kayak. Le calfatage entre les planches formant la coque est r&eacute;alis&eacute; par une p&acirc;te faite de sciure m&ecirc;l&eacute;e &agrave; de la laque. Apr&egrave;s cela elle est prot&eacute;g&eacute;e par un laquage noir, r&eacute;sistant &agrave; l'eau. Voila le r&eacute;sultat du travail de cinq ouvriers pendant un mois qui se monnaye environ 1500&euro; ou 2000$.</p><p align=justify> Mais notre matin&eacute;e n'est toujours pas termin&eacute;e. Tr&egrave;s court trajet qui nous conduit dans une fabrique de cigares birmans, les cheroots. Il s'agit de cigares verts d'environ 10-15cm et d'un diam&egrave;tre d'environ 1,5 cm, roul&eacute;s &agrave; la main avec une grande dext&eacute;rit&eacute;. Pour satisfaire tous les go&ucirc;ts le tabac peut-&ecirc;tre m&eacute;lang&eacute; avec du miel, de l&#146;ananas, du sucre noir, du tamarin, de la banane, de l&#146;alcool, du sel, du poivre ou de l'anis! Il n'est pas roul&eacute; ni dans une feuille de tabac ni dans une feuille de ma&iuml;s comme on peut le lire sur certains blogs mais dans une feuille d'un arbre, le s&eacute;bestier (ou codia myxa). En revanche, c'est bien une feuille de ma&iuml;s qui sert de filtre. Cette chemise est coll&eacute;e avec une colle &agrave; base de riz gluant. <br> Chaque rouleuse peut produire 1000 cigares par jour, au rythme d'un en moins d'une minute. M&ecirc;me dext&eacute;rit&eacute; chez les trieuses de feuilles de s&eacute;bestrier. Nous avons le loisir d'observer leur travail pendant pr&egrave;s d'une demi-heure et de go&ucirc;ter &agrave; l'un des &quot;tabacs&quot; qui, mis sur la langue, produit une saveur anis&eacute;e et poivr&eacute;e...</p><p align=justify>Nous avons navigu&eacute; en tout deux heures pendant cette matin&eacute;e...</p><p align=justify> Il est bient&ocirc;t 13h30 et cette longue matin&eacute;e au grand air nous a ouvert l'app&eacute;tit. Nous faisons escale sur la rive occidentale pour un d&eacute;jeuner de sp&eacute;cialit&eacute;s, au restaurant sur pilotis Ann's, au village de Kaung Daing, au nord-ouest du lac, un village qui abrite une source d'eau chaude. De la terrasse, on peut observer les p&ecirc;cheurs tandis qu'&agrave; c&ocirc;t&eacute; un jardin d'orchid&eacute;es s'offrait au plaisir des yeux m&ecirc;me si en cette saison une minorit&eacute; de plante se trouve en fleur en ce moment.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> LAC INLE: Pagode Phaung Daw Oo</p><p align=justify></p><p align=justify><br> A 14h30, nous reprenons les bateaux et refaisons &agrave; nouveau route sur une douzaine de kilom&egrave;tres vers le sud du lac, pour nous rendre au village deTha Lay, en passant pr&egrave;s du village insulaire de Ywama (le village du march&eacute; flottant). </p><p align=justify> Nous allons visiter la grande pagode Paya Phaung Daw Oo (&quot;la pagode de l'oiseau royal&quot;) qui abrite cinq petites statues en or du Bouddha tr&egrave;s anciennes qui auraient &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e du pays des M&ocirc;ns (tout au sud de la Birmanie, dans la r&eacute;gion du delta) au XIIe s.. C'est le sanctuaire le plus v&eacute;n&eacute;r&eacute; dans l'Etat Shan. </p><p align=justify>Chaque ann&eacute;e, en septembre ou octobre (avec des variations en fonction du calendrier lunaire) un festival se d&eacute;roule pendant 18 jours et des dizaines de barques d&eacute;cor&eacute;es forment une longue procession pr&eacute;c&eacute;dant barge royale en forme d'oiseau intha Karaweik qui transporte les statuettes de village en village. Dans leurs barques, des dizaines de jeunes gar&ccedil;ons Inthas, v&ecirc;tus du costume traditionnel se tiennent debout &agrave; l&#146;abri d&#146;ombrelles bouddhiques et comme les p&ecirc;cheurs, ils actionnent &agrave; un rythme cadenc&eacute; et rapide leur godille avec une seule jambe. La partie profane des festivit&eacute;s donne lieu &agrave; des courses de bateaux.</p><p align=justify><br> Apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;s pr&egrave;s d'un abri o&ugrave; est rang&eacute;e la barge royale utilis&eacute;e lors du festival, nous arrivons devant la pagode dont le toit &agrave; &eacute;tages en d&eacute;grad&eacute; se termine en forme de stupa pentagonal dor&eacute;. L'&eacute;difice ne date que de 1960.<br> Nous allons consacrer une demi-heure &agrave; cette visite. Dans le vestibules d'acc&egrave;s certains p&egrave;lerins dorment ou se reposent assis sur le carrelage. Pour l'enseignement des fid&egrave;les, une frise formant une sorte de BD court sur la p&eacute;riph&eacute;rie de la salle et les divers tableaux racontent la vie du Bouddha. <br> Au centre de la pagode, sur un pi&eacute;destal autour duquel les p&egrave;lerins se pressent, on aper&ccedil;oit &quot;cinq choses informes&quot; tant les statuettes ont &eacute;t&eacute; enrob&eacute;es d'une multitude de petites feuilles d'or au point qu'elles ont plut&ocirc;t l'allure de courges ou de calebasses. Bien s&ucirc;r, comme dans les autres pagodes, les femmes n'ont pas le droit d'en approcher et l'avertissement vise aussi les &eacute;trang&egrave;res (&quot;Ladies are prohibited&quot;). La v&eacute;n&eacute;ration qui se manifeste ici est d'autant plus grande qu'un miracle s'est produit ici il y a une quarantaine d'ann&eacute;es, miracle que Su Su va nous narrer. </p><p align=justify>Lors du festival de 1968 (dans les guides on trouve mention de 1965) la barge royale chavira et l'on s'empressa &eacute;videmment de rep&ecirc;cher les statuettes sacr&eacute;es mais on n'en retrouva que quatre. Lorsqu'on les remis en place apr&egrave;s cela, grand fut la surprise de d&eacute;couvrir que la cinqui&egrave;me &eacute;tait miraculeusement revenue &agrave; sa place, encore humide et souill&eacute;e par quelques algues. <br> L'histoire n'est pas finie. <br> L'ann&eacute;e suivante, en 1969, lors de la procession de la barge escort&eacute;e des embarcations villageoises, un tr&egrave;s violent orage &eacute;clata. On passa alors &agrave; remettre sur le pi&eacute;destal et imm&eacute;diatement le soleil reparut au milieu d'un grand ciel bleu. D&eacute;sormais la procession ne se d&eacute;roule plus qu'avec les quatre autres statues...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> LAC INLE: orf&egrave;vrerie, jardins flottants </p><p align=justify> Apr&egrave;s cela, encore quelques minutes de bateau et nous d&eacute;barquons au village de Heyaywama, secteur de Taung Chaung, pour visiter l'atelier d'orf&egrave;vrerie d'argent Mya Hin Tha, dixi&egrave;me et ultime visite d'artisanat. Les Birmans sont experts en orf&egrave;vrerie car rappelons qu'ils pill&egrave;rent le Tr&eacute;sor d'Ayutthaya en 1767 lors du sac de la capitale du Siam!<br> Pendant pr&egrave;s d'une heure on peut observer diff&eacute;rentes phases de la fabrication des bijoux et les techniques utilis&eacute;es. A l'origine, on peut partir d'un lingot d'argent d&ucirc;ment poin&ccedil;onn&eacute; par l'Etat ou de la fonte de bijoux anciens. Pour fondre, souder ou ramollir de petits&eacute;l&eacute;ments, les ouvriers utilisent un chalumeau sur une brique r&eacute;fractaire. Grande minutie pour la r&eacute;alisation des maillons de cha&icirc;nes, colliers ou bracelets. Travail d'artistes au niveau du travail de ciselage, de gravage ou de sertissage des pierres. Enfin, l'&eacute;clat est donn&eacute; par le polissage. </p><p align=justify>Du centre de la Biramanie, on extrait rubis et jade de grande qualit&eacute; ainsi que de l'argent et de l'or. Les rubis de Mogok, d&#146;un rouge profond, sont tr&egrave;s recherch&eacute;s. Au large des c&ocirc;tes, on p&ecirc;che &eacute;galement des perles. La Birmanie s&#146;est lanc&eacute;e dans la taille des pierres pr&eacute;cieuses et dans la production commerciale de bijoux depuis 1993 et a remport&eacute; des prix pour la qualit&eacute; de ses pierres pr&eacute;cieuses et de sa joaillerie.</p><p align=justify>Spectaculaire aussi la fa&ccedil;on de redonner de l'&eacute;clat &agrave; un bijou ancien, par exemple le collier-cha&icirc;ne &agrave; grosses mailles en argent d'Yves. Un employ&eacute; s'en saisit et, sous le regard inquiet de son propri&eacute;taire, le place longuement dans le foyer d'une petite forge avant de la refroidir dans l'eau puis d'effectuer un &eacute;nergique brossage afin de retrouver un bijou &agrave; l'&eacute;tat neuf. Si le bijou n'avait pas &eacute;t&eacute; en argent v&eacute;ritable, le r&eacute;sultat aurait pu &ecirc;tre catastrophique!</p><p align=justify><br> En quittant le village d'Ywama, on passe pr&egrave;s d'une pagode moderne et pr&egrave;s d'une for&ecirc;t de stupas plus ou moins anciens &eacute;difi&eacute;s au bord du canal. </p><p align=justify>Nous nous dirigeons maintenant vers la zone de jardins flottants situ&eacute;e au nord du village de Nampan. Nous nous enfon&ccedil;ons dans des canaux parfois &eacute;troits et envahis de jacinthes d'eau, d'autres plus larges, bord&eacute;s des habitations o&ugrave; chaque famille poss&egrave;de sa pirogue, sa barque, son jardin avec sa petite cabane d'aisance tandis que le lac constitue comme une pi&egrave;ce suppl&eacute;mentaire servant tout &agrave; la fois de buanderie et de salle de bain. Des zones de culture tr&egrave;s fertiles sont am&eacute;nag&eacute;es en plates-bandes r&eacute;alis&eacute;es &agrave; partir de bandes d&eacute;coup&eacute;es dans les tapis v&eacute;g&eacute;taux constitu&eacute;s d'herbes et de jacinthes d'eau qu'ils fixent au fond du lac avec des tiges de bambou de 6m de long et sur lesquelles ils rapportent de la vase et de l'humus extrait &agrave; proximit&eacute;. Les jacinthes d'eau qui s'installent &agrave; proximit&eacute; emp&ecirc;chent ce sol artificiel de se d&eacute;liter gr&acirc;ce &agrave; leur syst&egrave;me racinaire tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute; (jusqu'&agrave; 3 m&egrave;tres).<br> On peut y voir des cultures de courgettes, haricots, salade, fleurs et les c&eacute;l&egrave;bres tomates dont la saison semble s'achever...</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> LAC INLE: monast&egrave;re Nga Hpe dit &quot;des chats sauteurs&quot;</p><p align=justify> Nous remontons d'autres canaux vers le nord puis vers l'ouest et nous arrivons au c&eacute;l&egrave;bre monast&egrave;re Nga Hpe Kyaung, &quot;le monast&egrave;re des chats sauteurs&quot;. Construit sur pilotis et entour&eacute; d&#146;un grand jardin, ce monast&egrave;re en bois est le plus ancien de la r&eacute;gion (1843). Il repose sur 654 poteaux de teck d'origine, dont 200 peints couleur or. Au centre de la grande salle, sur des tr&ocirc;nes de bois et mosa&iuml;ques richement d&eacute;cor&eacute;s, on peut voir 70 statues de bouddhas offertes par les habitants du lac pour la r&eacute;alisation de leurs souhaits.<br> Le fondateur qui avait recueilli des chats errants les dressa &agrave; sauter par amusement. La tradition des chats sauteurs s'est perp&eacute;tu&eacute;e et, entre des s&eacute;ances de m&eacute;ditation et de pri&egrave;re, les moines font (normalement) sauter quelques uns de leurs chats &agrave; travers de petits cerceaux de bambou. A la suite de l'agitation monastique en 2007, la junte voyait d'un mauvais oeil les contacts que ce spectacle favorisait entre moines et touristes. L'attraction fut un temps suspendue. <br> En fait aujourd'hui, il semble que le spectacle fasse rel&acirc;che, du moins au moment de notre passage. Ici un moine se pr&eacute;lasse sur une chaise tandis que l&agrave; des chats se reposent. A force d'encouragements et de croquettes, un touriste parvient n&eacute;anmoins &agrave; faire effectuer quelques petits sauts &agrave; un chat un peu plus dynamique.</p><p align=justify>Et les chats birmans, de leur nom officiel &quot;Sacr&eacute;s de Birmanie&quot; ?<br> En fait, ce n'est pas une race originaire de Birmanie mais cr&eacute;&eacute;e par s&eacute;lection chez nous, en France. L'origine en a &eacute;t&eacute; un croisement fortuit entre un chat siamois et un chat persan. <br> En revanche, les Siamois n'usurpent pas leur nom car ils descendent des chats sacr&eacute;s des temples de Siam (Tha&iuml;lande actuelle).Dans des textes de 1350, il a &eacute;t&eacute; mention de cette race. Leur robe est un d&eacute;grad&eacute; de gris et ils ont de grandes oreilles. Leur cousin, le Burmese, a un pelage plus fauve.</p><p align=justify> Il est 17h15 et il est temps de mettre un terme aux nombreuses visites de cette journ&eacute;e. Il faut compter une heure de navigation pour revenir &agrave; Nyaung Shwe avant la nuit compl&egrave;te, ce qui nous permettra d'admirer le coucher de soleil sur le lac.</p><p align=justify>A nouveau, nous avons navigu&eacute; en tout deux heures pendant l'apr&egrave;s-midi...</p><p align=justify> Revenus sur la terre ferme, nous retrouvons nos conducteurs de trishaws.</p><p align=justify> Arriv&eacute;s &agrave; l'h&ocirc;tel, un quart de r&eacute;pit avant d'encha&icirc;ner avec une heure de spectacle de danses traditionnelles accompagn&eacute;es par un groupe de percussionnistes: ballet des oiseaux Karaweik, simulacres de combats au sabre et au b&acirc;ton, pitreries d'un animal chim&eacute;rique, croisement de la girafe, du cerf et du dragon, qui s'occupe surtout &agrave; collecter les billets dans sa gueule... et, pour terminer, un jongleur qui joue avec une douzaine de torches.<br> 20 heures nous passons &agrave; table et ce sera l'occasion de souhaiter l'anniversaire de Colette (Bouhot), de go&ucirc;ter &agrave; un g&acirc;teau &agrave; la cr&egrave;me fabriqu&eacute; tout sp&eacute;cialement et &agrave; un bon vin rouge birman bio &quot;Hythaya&quot;.</p><p align=justify> </p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify><br> LAC INLE: Pagode Shwe Inn Dein</p><p align=justify>Apr&egrave;s une bonne nuit, c'est reparti pour une nouvelle exp&eacute;dition sur le Lac Inle. <br> Il est 8 heures et, comme la veille, dans le brume du matin nos conducteurs de trishaws nous reconduisent &agrave; l'embarcad&egrave;re. </p><p align=justify> Arriv&eacute;s sur le lac, &agrave; notre gauche, nous croisons tout un groupe de p&ecirc;cheurs en pleine action. Une pirogue nous d&eacute;passe avec une quinzaine de passagers, assis par terre sauf deux moines confortablement install&eacute;s sur des chaises au fond de la pirogue de fa&ccedil;on &agrave; limiter le vent...<br> Apr&egrave;s une bonne demi-heure de navigation, nous quittons le lac et les roseli&egrave;res de ses rives pour nous enfoncer en direction de l'ouest, en remontant une rivi&egrave;re qui serpente dans la jungle. Sur les sentiers qui longent le canal, on voit des villageois vaquant &agrave; leurs occupations et des &eacute;coliers se rendant &agrave; l'&eacute;cole. Nous passons pr&egrave;s d'un monast&egrave;re tandis que, un peu plus loin, un paysan donne le bain &agrave; son buffle. Petites sensations lorsque la pirogue franchit les petits barrages install&eacute;s de fa&ccedil;on &agrave; retenir un niveau minimum d'eau dans la rivi&egrave;re. Le bambou &agrave; l'air de particuli&egrave;rement bien prosp&eacute;rer sur les berges. </p><p align=justify> 9h30, il y a une heure que nous sommes partis en pirogues et nous voici au village de Nyaung Oak (&quot;&agrave; l'ombre des banians&quot;). Spectacles divers: flottage de perches de bambou dans la rivi&egrave;re, femmes transportant des b&ucirc;ches sur la t&ecirc;te, enfants jouant au chinlon, jeu impressionnant et tr&egrave;s agr&eacute;able &agrave; regarder en raison de ses nombreuses figures acrobatiques .</p><p align=justify>Le chinlon est un loisir traditionnel tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; des jeunes. Il se joue avec une balle en bambou tress&eacute; ou en rotin d&#146;environ 12 cm de diam&egrave;tre. En amusement, un nombre ind&eacute;termin&eacute; de joueurs se placent en cercle et doivent tenter de garder la balle en l&#146;air en jonglant avec le pied. En comp&eacute;tition, six personnes, debout &agrave; l&#146;int&eacute;rieur d&#146;un cercle, doivent se passer la balle sans la faire tomber en la frappant des pieds, des jambes ou des genoux. Dans une autre version du jeu, les joueurs se passent la balle par-dessus un filet de volley-ball en la frappant des jambes et de la t&ecirc;te ce qui correspond &agrave; la variante sepak takraw en Tha&iuml;lande, Indon&eacute;sie, Malaisie ou Laos. </p><p align=justify> Autour du village on aper&ccedil;oit des stupas r&eacute;cents alors que d'autres semblent en ruines. Tr&egrave;s vite nous arrivons dans la zone de la pagode Shwe Inn Thein (ou Shwe In Tain ou encore In Dein) avec perception d'un droit photographique de 500K. <br> Nous empruntons tout d'abord un petit sentier bucolique longeant la rivi&egrave;re, au milieu des bambous. Nous abordons aussi les premi&egrave;res petites &eacute;choppes qui vendent des souvenirs, d'anciennes monnaies de Birmanie (billets de la p&eacute;riode de l'occupation japonaise puis de l'ind&eacute;pendance) et des pays voisins. Un peu plus loin, une villageoise cuit des galettes de riz dans du sable chaud, sur un foyer de fortune, &agrave; m&ecirc;me le sol. Puis nous empruntons une galerie couverte de 600m environ qui monte vers la pagode. Sur le c&ocirc;t&eacute; droit on peut voir des tombeaux de moines. Nous quittons la galerie pour passer dans la zone arch&eacute;ologique basse qui se trouve sur la gauche. Nous trouvons l&agrave; les stupas les plus d&eacute;grad&eacute;s du site qui en compte en tout 1054 (1035 selon certaines sources mais vu l'&eacute;tat de d&eacute;gradation de certains, on peut comprendre l'&eacute;cart) selon un inventaire officiel effectu&eacute; en 1999. Ils remontent aux XIIIe-XIVe s. Au milieu de stupas en ruines, on en voit quelques uns qui ont &eacute;t&eacute; remont&eacute;s et enduits de stuc blanc, gr&acirc;ce &agrave; de g&eacute;n&eacute;reux donateurs. Certains sont en cours de restauration et certains autres, vers la parie sup&eacute;rieure du site et voisins de la grande pagode ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; redor&eacute;s. Dans l'enceinte sacr&eacute;e de la pagode, les stupas sont tous bien restaur&eacute;s.<br> Nous redescendons vers le village en direction de l'est par la galerie-escalier couverte. La rivi&egrave;re nous livre un spectacle bucolique: z&eacute;bus et buffles &agrave; l'eau, lavandi&egrave;res... et nous rembarquons &agrave; 11h12.</p><p align=justify> Une bonne heure de navigation pour redescendre la rivi&egrave;re puis remonter le lac jusqu'&agrave; Nuang Shwe.</p><p align=justify>Nous avons encore navigu&eacute; en tout deux heures pendant cette matin&eacute;e... soit 6 heures de pirogue sur le Lac Inle, en un jour et demi!</p><p align=justify> Le bus nous conduits au restaurant &quot;Golden Kite&quot;, restaurant renomm&eacute; selon Lonely Planet, o&ugrave; l'on sert aussi bien des mets chinois raffin&eacute;s que des sp&eacute;cialit&eacute;s occidentales. Mais l&agrave; d&eacute;ception! Su Su voulant sans doute que nous nous r&eacute;acclimations &agrave; nos habitudes europ&eacute;ennes nous a command&eacute; des pizzas &agrave; la p&acirc;te-maison cuites au feu de bois ('&quot;wood fire pizza home made pasta&quot;)...</p><p align=justify> Nous occupons la vingtaine de minutes avant notre d&eacute;part pour l'a&eacute;roport d'Heho en allant tra&icirc;ner un bref moment dans un petit march&eacute; situ&eacute; &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres du restaurant. A cette heure-ci on peut encore y voir des &eacute;tals de toutes sortes de graines: riz, arachide, pois... et de pommes de terre.</p><p align=justify><br> --------------------------------------------------------------------------------</p><p align=justify> 14h15, d&eacute;part pour l'a&eacute;roport: d'Heho: paysans en train de faire de semis, encombrants chargements de canne &agrave; sucre sur la route...</p><p align=justify> Embarquement pour le vol int&eacute;rieur, toujours aussi folklorique qu'&agrave; Rangoun, avec appel par pancarte et m&eacute;gaphone dans l'unique salle d'embarquement.</p><p align=justify>Notre &quot;avion-taxi&quot; d&eacute;colle &agrave; 15h45 avec une demi-heure de retard pour un vol avec deux escales, &agrave; Mandalay puis &agrave; Bagan. C'est encore un avion bimoteur &agrave; h&eacute;lices, un ATR de la compagnie Yangon Airways. Dommage que nous ayons du retard car le spectacle depuis les hublots aurait &eacute;t&eacute; int&eacute;ressant. Apr&egrave;s un paysage de plaine avec cultures et villages, nous survolons des collines bient&ocirc;t remplac&eacute;es par la bordure montagneuse du plateau shan. <br> Apr&egrave;s une demi-heure de vol, escale de 10 minutes &agrave; Mandalay. <br> Nouveau d&eacute;collage et nous avons droit au coucher de soleil et &agrave; 18 heures nous nous posons &agrave; Bagan apr&egrave;s avoir survol&eacute; l'Irrawaddy et entraper&ccedil;u quelques unes des pagodes qui ponctuent la plaine.<br> Red&eacute;collage, apr&egrave;s une quinzaine de minutes d'escale, pour 1h15 de vol. <br> Nous retrouvons Rangoun &agrave; 19h30.</p><p align=justify>Pour la derni&egrave;re soir&eacute;e et la derni&egrave;re journ&eacute;e, se reporter &agrave; la page relative &agrave; Rangoun...</p><p align=justify> </p><p align=justify>Des regrets?</p><p align=justify>Quelques rat&eacute;s dus &agrave; de mauvais horaires ou &agrave; des d&eacute;calages de jours, ne pas avoir pu se rendre dans une &eacute;cole, un programme qui ne comprenait pas la visite du Mont Popa, excursion qui devrait pourtant &ecirc;tre faisable en optimisant mieux les trajets sur l'eau (un jour et demi sur l'Irrawaddy et autant sur le Lac Inle).<br> Enfin, un programme plus complet (un peu plus long et nettement plus cher) permet aussi la d&eacute;couverte de la r&eacute;gion du delta avec Bago (ou Pegu) aux multiples pagodes (dont la c&eacute;l&egrave;bre pyramide d'or Shwemandaw) et le fameux Rocher d'Or sacralis&eacute; de Kyaiktiyo...</p><p align=justify> </p><p align=justify>EN GUISE DE CONCLUSIONS</p><p align=justify>Cela devient presque une habitude de livrer mes impressions et &eacute;tats d'&acirc;me &agrave; la fin d'un voyage. Est impossible d'&eacute;chapper au jeu perfide des comparaisons...</p><p align=justify>&quot;Nous avons fait un pays de plus&quot;, expression commune mais quelle arrogance dans le propos! Ainsi, on ferait un pays comme un chasseur fait un sanglier ou un cerf et en accroche fi&egrave;rement le troph&eacute;e sur sa chemin&eacute;e. &quot;N'est-ce pas plut&ocirc;t le pays qui nous fait?&quot;.</p><p align=justify>Parler savamment de la Birmanie apr&egrave;s un si bref s&eacute;jour et un aper&ccedil;u qui porte sur 10% du pays rel&egrave;ve de la gageure. Peut-on encore parler de la Birmanie comme &eacute;tant la dictature la plus terrible au monde? Que dire de la Chine, de Cuba ou, pire, de la Cor&eacute;e du Nord? Mais c'est une dictature rampante puisque l'on voit &agrave; peine des policiers et aucun militaire dans les rues... mais la d&eacute;lation y est sans doute courante. Beaucoup d'affiches et de panneaux publicitaires mais aucune propagande (&agrave; deux mois d'&eacute;lections!), ce qui est bien diff&eacute;rent de Cuba ou du Vietnam et qui ferait davantage penser &agrave; la Chine pour cette discr&eacute;tion...</p><p align=justify>L'acc&egrave;s dans les contr&eacute;es p&eacute;riph&eacute;riques n'est pas autoris&eacute; (et pourrait il est vrai se r&eacute;v&eacute;ler dangereux). Les circuits ne montrent pas les bidonvilles et les villages mis&eacute;rables. La parole des Birmans, y compris des guides, n'est pas totalement lib&eacute;r&eacute;e... On peut s'&eacute;tonner qu'un tel r&eacute;gime eut entrouvert la porte du tourisme et donc d'une certaine contamination. Certes il y a l&agrave; de rentr&eacute;es d'argents mais le pouvoir ne capte pas toute la manne touristique qui permet de faire vivre les familles des vendeurs, chauffeurs de bus, porteurs, bateliers, cochers, conducteurs de trishaws... <br> Dans un contexte d'ouverture accrue, comment va se passer la sortie de l'isolement r&eacute;pressif que conna&icirc;t ce pays depuis un demi si&egrave;cle? </p><p align=justify>Comme dans beaucoup de pays en voie de d&eacute;veloppement, ici les paysans vivent comme on vivait dans nos campagne de France il y a seulement une soixantaine d'ann&eacute;es (nos amis d'origine citadine imaginent &agrave; tort que &quot;leur retard&quot; est de plusieurs si&egrave;cles). Les paysans cultivent leur lopin de terre et produisent de sorte que la population semble manger &agrave; sa faim, du moins si l'on en juge par l'abondance de denr&eacute;es tr&egrave;s vari&eacute;es sur les march&eacute;s. Quel contraste avec Cuba! <br> Comme au Vietnam, en Chine ou en Inde, les femmes font des travaux physiquement &eacute;prouvants, p&eacute;nibles, portent des fardeaux sur la t&ecirc;te et sont m&ecirc;me employ&eacute;es &agrave; l&#146;entretien des routes en cassant les cailloux (comme en Inde). Sujet d&eacute;licat et non &eacute;clairci: le travail obligatoire et forc&eacute; est-il toujours de rigueur?<br> Les infrastructures sont souvent obsol&egrave;tes (h&eacute;ritage britannique) ou inexistantes. Il s'en d&eacute;gage une impression de mis&egrave;re notamment dans les transports en commun sur charg&eacute;s. L&agrave; encore on retrouve le portrait de l'Inde mais ici c'est presque le paradis ici par rapport &agrave; Cuba, m&ecirc;me s'il faut acheter de l'essence au &quot;march&eacute; noir autoris&eacute;&quot;.</p><p align=justify>C'est pourtant un pays &agrave; riche potentiel dans de nombreux domaines mais il tra&icirc;ne comme des boulets les entraves &agrave; la libert&eacute; des affaires, l'accaparement des ressources par la junte et la mainmise n&eacute;ocolonialiste de grand pays voisin. Si la Birmanie est aujourd'hui le plus pauvre des pays de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie-du-Sud-Est), soyons cependant aussi optimistes que <b style="font-face:arial; font-size:13px; background-color:red; border:yes; border-style:solid; border-color:yellow; border-width:1; color:yellow">Aung Sann Suu Kyi</b> qui vient de déclarer (février 2012) au journal malaisien <i>The Sun</i> comment <b style="font-face:arial; font-size:13px; background-color:red; border:yes; border-style:solid; border-color:yellow; border-width:1; color:yellow">elle voit son pays dans dix ans: <i>''Devant tous kes pays de l'ASEAN"</i></b>.<br> Et aussi, en abordant un sujet beaucoup plus d&eacute;licat et d'ordre culturel, celui de la religion qui s'impose plus fortement ici et de toutes les fa&ccedil;ons (jusqu'aux pri&egrave;res nocturnes sonoris&eacute;es venant des monast&egrave;res!) que dans tout autre pays bouddhiste, me semble-t-il. Passer des champs ou des rues aux pagodes r&eacute;v&egrave;le contraste et paradoxe. Une population d&eacute;munie mais qui fait d'immenses sacrifices pour nourrir moines et nonnes, construire et entretenir des pagodes et monast&egrave;res, y faire des offrandes diverses en nature (statues, fleurs, feuilles d'or) ou en num&eacute;raires (en forme d'&eacute;ventails ou gliss&eacute;s dans les urnes des pagodes): 1% de la population en b&eacute;n&eacute;ficie et capterait 10% du PIB. Ce qui ressemble &agrave; du parasitisme... Occidentaux rationalistes, mat&eacute;rialistes et plus ou moins ath&eacute;es, avons-nous le droit de porter un jugement qui peut appara&icirc;tre sacril&egrave;ge sur ces d&eacute;votions? N'en &eacute;tions-nous pas l&agrave; il y a quelques si&egrave;cles chez nous? Mais l'on est loin du bouddhisme pur des origines. La grande pi&eacute;t&eacute; de la population teint&eacute;e de superstition se m&ecirc;le &agrave; des pratiques syncr&eacute;tiques qui ajoutent des touches d'animisme (v&eacute;n&eacute;ration des esprits, les nats), astrologie (jours fastes pour les naissances, mariages ou investissements) et alchimie...</p><p align=justify>Au terme de ce trop court p&eacute;riple, certains friseront sans doute l'overdose au &quot;pays des mille pagodes&quot; mais cela reste un pays exceptionnel, authentique et s&ucirc;r avec un peuple souriant, attachant et courageux.</p><br> L'autre pays du sourire -------------------------------------------------------------------------------- 2012 BIRMANIE MYANMAR capitale Yangon Rangoon Rangoun carnet de voyage, récit de voyage, carnet de bord, Récit de voyage en Birmanie Récit de voyage au Myanmar Carnet de voyage en Birmanie Carnet de voyage au Myanmar Séjour en Birmanie Séjour au Myanmar carnet de route, gastronomie cuisine nourriture climat patrimoine mondial humanité universel UNESCO, peuple ethnie des Môns Pyus fleuve rivière Irrawaddy empereur Ashoka Thaïlande Inde bouddhisme Theravada royaume de Nanzhao Yunnan Chine Birmans Bamars empire roi souverain Anawratha Anôratha Vajrayâna Mongols Marco Polo Tabinshwehti Taungû conflits guerres révolte révolution De'ang/Palaung Jingpo/Kachin Lahu Lisu Wa Yao Siam Ayutthaya khmer Cambodge Portugais Français Konbaung conquête résistance Angleterre Anglais Britanniques Râj couronne empire colonial colonie colonisateur général Bogyoke Aung San lutte indépendance protectorat Japonais collaboration mouvement contestation protestation Commonwealth coup d'État militaire général Ne Win astrologues alchimiste géomancien transition démocratique répression réformes Daw Aung San Suu Kyi ''la Dame'' LND NLD groupe pétrolier Total junte Than Shwe OMC embargo américain Union Européenne arrêtée emprisonnée incarcérée maison arrêt assignée assignation résidence déplacée Naypyidaw amorce libéralisation économique moines bonzes tués blessés police émeutes safran zone tampon matériel armes camions chinois Dong Feng moteur Cummins jade teck bois gaz pétrole champs gisements cyclone Nargis référendum sanctions armée Thein Sein Union boycott libérée autorisée liberté libération prisonniers gouvernement civil dictature National League for Democracy barrage Myitsone minorités ethniques ethnie Kachins Karens Shans Chans Was Arakans Chins indépendantistes rebelles frontières frontalier New Delhi Premier Ministre indien Manmohan Singh Vijay Nambiar secrétaire ONU Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ambassadeur de Chine célèbre opposante diplomate britannique William Hague Ministre des Affaires Etrangères Alain Juppé élections législatives libres accords de paix guérillas porte entrabâillée main tendue parti opposition porte entrabâillée scrutin film the Lady actrice malaise Michelle Yeoh minoritaire siège se présente candidate Parlement ASEAN Association des Nations de l'Asie-du-Sud-Est drapeau changement remplacement étoile 7 états chiffre 8 paix Myan Mâ chiffre 9 Bya Mâ République Rudyard Kipling en 1898 littoral Laos Bangladesh surface superficie plaine centrale chaînes montagnes plateaux estuaire delta Himalaya Hkakabo Razi Océan Indien mer d'Andaman Golfe du Bengale golfe de Martaban grenier à riz États Shan Kayah Kayin Môn forêts tropique du Cancer température chaleur torride humidité mousson saisons inondations crues Asie du Sud-est Population et démographie 54 millions habitants semi-autonomes Chams Kayans Rakhins parlers langues idiomes dialectes dialectes tibeto-birmans chrétiens catholiques baptistes protestants évangéliques musulmans islam taux de fécondité enfants population active seuil de pauvreté espérance de vie alphabétisation analphabétisme trafiquants d'êtres humains filles mariage Economie ressources nationales PIB inflation notre guide SU SU monnaie kyats (chiats) World Factbook CIA régime corrompu corruption secteurs 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Guides Mondeos Editions Luc Besson David Thewlis en Michael Aris son mari ''Happy World - Birmanie, la dictature de l'absurde'' vidéo reportage Gaël Bordier Tristan Mendès-France Courrier International blog voyages de Pascale routards routarde fêtes Nouvel An Fête Nationale Lut Lat Yae Naih lac royal Kandawgyi Myitkyina Pagode Shwe Myitsule festival du Manao calendrier lunaire petit-déjeuner le mohinga une soupe de nouilles cuisine gastronomie galettes de riz ou de tofu sauces pimentées aigres douces currys de volaille de porc et de boeuf sautés ou en beignets: carottes, choux-fleurs et autres choux, cresson d'eau, cristophine ou chayotte, petit pois, fèves ananas bananes papaye pastèque oranges mandarines miel avocats condiments ngapi balachaung crevettes poissons séchés fritures brochettes thé eau purifiée bouteille encapsulée bière habillement vêtement se couvrir jambes épaules froid frais fraîcheur longyi longji sarong pagne ôter chaussures Cé-zu tin-ba-deh merci paludisme dengue 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embouteillage détritus poubelles charbon Pyingyaung Kalaw colons Dream Villa Shwe Lin Lun Honey Pine départ treks trekking lit coucher bouillotte réchauffer froid Aung Tha Pray Street Aung Tha Pray Street mât Tarays montagnardes montagnards anguilles poulets brochettes crabes oeufs cane pompe litres gallons diesel Aungban ''Three Million Construction Group Co Ltd'' Danu noirs Pa-o à carreaux bombax malabaricum fromagers cerisiers faucilles moisson couper blé javelles chaumes batteuses gerbes Pindaya grottes Shwe Umin légende araignée Kummabhaya par hasard arc monstre tuer tua Pingu-ya Alaungsithu albâtre destinée labyrinthique labyrinthe banians tricentenaires fabrication papier shan papier de mûrier Aung umbrella pâte quartier Pyitawtha motifs Green Tea Nathimi Kan chouchous chayotte cristophine Taunggyi Nam Pilu Shwe Yaungshwe Shwe Yan Pyay Shwe-Nyaung Nyaung Shwe Yaungshwe souverain sao pha saw baw Paradise Inle Resort Yadana Man Aung canal Nam Chaung envasement jacinthe invasive flore faune ultraviolets asphyxie biogaz briquettes flottants tapis lacustes Hinthas Inthas mode ancestral îlots roseaux ultures maraîchères technique pêche khe pai kauk canaux marais marécages marécageuses Tavoy Dawei Alaung Si Tu déportation vent pull polaire coupe-vent cache-nez écharpe pétarade Hang Chai marchandises denrées Naung Thaw nasse filet gaffe Ywama Naung Thaw cadavres morts inhumation immersion incinértion cendres sépulture tombeaux cimetière Phaw Khone Ko Than Hlaing Silk and Lotus Weaving bobines tissu soie lotus kya thingahn impression teinture pochoir tampon batik métiers à tisser navette Nampan forgerons forge foyer soufflet enclume haches serpes houes machettes couteaux carillons sabres gongs chantier naval charpentiers menuisiers calfatage sciure fabrique cigares birmans cheroots tabac sébestier codia myxa Ann's Kaung Daing orchidées Tha Lay Phaung Daw Oo Paya Phaung Daw U Heyaywama secteur Taung Chaung orfèvres orfèvrerie argent Mya Hin Tha Trésor Ayutthaya 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Le stupa, forme idéale d'un tumulus, avec une base arrondie en forme de bol retourné, surmonté d'une pointe est en fait un reliquaire (cheveux, dent, empreinte de pied du Bouddha). Le nom originel de stûpa est un terme sanskrit. Selon les pays d'Asie, ce type de monument est désigné sous d'autres appellations: dagoba au Sri Lanka, chedi en Thaïlande, dagon ou zedi comme ici en Birmanie... Je m'en tiendrai souvent dans les commentaires au terme générique de stupa. Quant au terme pagode, son emploi peut être source de confusion. Dans le monde sinisé (Chine, Vietnam, Corée, Japon), le terme peut désigner une tour à toits empilés qui est à la fois lieu de culte et reliquaire où l'on vénère des Bouddhas (voire des Bodhisattvas). Ici, en Birmanie, le terme sert à désigner un lieu de culte comportant différents édifices (chapelles, pagodons) disposés autour d'un stupa ou encore un stupa abritant directement une ou des chapelles où sont honorées des statues du Bouddha. Dans le bouddhisme theravada, le bouddhisme des origines, différentes traditions considèrent que le Bouddha historique, Gautama ou Shakyamuni, a été précédé par d'autres Bouddhas, les Bouddhas du passé (6, 24 ou 27 selon les versions). Ici, à la pagode Shwedagon, sont honorés, outre le Bouddha historique, les trois qui l'auraient immédiatement précédés (cf. schéma ci-contre). Un cinquième Bouddha fait aussi parfois l'objet de vénération, il s'agit du Bouddha à venir, ou Bouddha du futur, Maitreya, dont la venue aurait été annoncée par le Bouddha historique lui-même. <P>junyi, pagne traditionnel</P> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/myanmar/>Mon carnet de voyage au MYANMAR</a> Shinpyu (Cérémonie de Noviciation) Thanakha Salade de feuilles de thé mariné: Salade de feuilles de thé de vinaigre est un plat qui joue un rôle important à la fois sociales et religieuses dans tout le pays. Chaque fois que les gens se réunissent à quelqu'un est à la maison ou dans une boutique de thé, ils s'attendent habituellement à ce plat froid avec leur thé vert chaud complexe d'Alaung Sitthou, monywa colline de Shweba pagode Than Bodday, marché de Nyaung Oo, temple de Manuha MORAUTHELI <a href="http://recitdevoyage.free.fr/tous%20les%20carnets%20de%20voyages%20et%20recits%20de%20voyages/" target="_blank">Tous les récits de voyages</a>