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INDONÉSIE 11 au 26 septembre 2013 |
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Les origines
À l'époque de la glaciation de Würm, entre 50 000 ans et 40 000 ans puis entre
25 000 ans et 12 000
ans, le niveau des mers est forcément plus bas qu'aujourd'hui et
l'archipel indonésien (tout comme celui des Philippines) est rattaché
au continent asiatique. L'Indonésie est d'abord le lieu de passage des
migrations qui vont de l'Asie vers l'Australie suivies par d'autres
migrations qui se dirigent cette fois d'Australie vers ce qui est aujourd'hui
la Nouvelle-Guinée.
Dans les premiers siècles de notre ère, l'archipel indonésien est une
importante région d'échanges avec l'Inde et la Chine centrée sur le
royaume hindouiste du Fou-nan (dans le sud de l'actuel Viêt Nam).
Les chefs de ces cités portuaires indonésiennes adoptent des modèles
culturels, religieux et politiques indiens, l'hindouisme et le bouddhisme se
substituant à l'animisme.
Le
temps des principautés et royaumes (VIIe-XVe siècles)
Au
VIIIe siècle, le centre de Java voit se développer une riziculture
prospère qui permet à différents royaumes de s'épanouir. Entre les VIIIe
et Xe siècles, les souverains du centre de Java, notamment ceux des dynasties
Sailendra, bouddhiste, et Sanjaya, hindouiste, parviennent à la fois à
respecter l'autonomie des villages et à construire de grands monuments
religieux comme le temple bouddhiste de Borobudur et le complexe religieux
hindouiste de Prambanan.
À la fin du Xe siècle, le centre du pouvoir s'est déplacé du centre
à l'est de Java avec les royaumes successifs de Kediri, Singasari et
finalement le royaume de Majapahit, fondé à la fin du XIIIe siècle. Le détroit de Malacca devient un carrefour maritime majeur avec le déclin de la Route (terrestre) de la Soie pour le commerce entre l'Indonésie et la Chine d'une part et l'Inde et le Moyen-Orient d'autre part. L'archipel indonésien est intégré à un réseau commercial international bientôt dominé par des marchands musulmans de Perse, d'Inde et de Chine tandis que les princes des ports se convertissent peu à peu à l'Islam.
Les XVe et XVIe siècles voient ainsi l'essor
des États côtiers musulmans, dont le plus prospère est Malacca sur la
péninsule Malaise, qui devient le plus grand port d'Asie du Sud-Est.
En 1793, la Compagnie des Indes orientales
revendique la Nouvelle-Guinée (sous contrôle espagnol depuis le XVIe
siècle) au nom du Royaume-Uni. La revendication est alors disputée par les
Pays-Bas et, en 1828, les Hollandais prennent possession de la
moitié occidentale de la Nouvelle-Guinée.
En 1800,
la Compagnie néerlandaise des Indes orientales mise en
faillite est dissoute par le gouvernement
des Pays-Bas qui reprend directement l'administration des territoires qu'elle
avait contrôlés.
En 1810-1811, quand le royaume des Pays-Bas tombe sous le joug
napoléonien (Napoléon établit son frère Louis à la tête d'un éphémère état
satellite de l'Empire français de 1806 à 1810), en réaction,
Singapour, et l'actuelle Malaisie, ainsi que l'actuelle Indonésie, sont
occupés par la Grande-Bretagne. Le britannique Thomas Stamford
Raffles devient lieutenant-gouverneur de Java de 1811 à 1814.
Pendant ce temps, la partie nord de l'île de Bornéo est disputée
aux Hollandais par les Anglais établis en Malaisie après avoir évincé
les Hollandais (qui avaient eux même supplantés les Portugais !). C'est
l'établissement d'un royaume de Sarawak (Raja Putih) par l'aventurier
britannique James Brooke et celle d'un protectorat sur Bornéo du nord (concédé
à la North Borneo Chartered Company)...
En 1901, les Néerlandais lancent une
(petite) "politique éthique" en faveur des populations indigènes tandis
qu'émerge une classe moyenne indonésienne.
A partir de 1942, l'occupation japonaise met fin à la domination
hollandaise et encourage le mouvement pour l'indépendance. Le 17 août
1945, Soekarno (ou Sukarno)
et Mohammad Hatta proclament l'indépendance de l'Indonésie (Soekarno
est nommé président et Hatta vice-président). A Surabaya, la toute jeune
armée indonésienne s’oppose aux troupes britanniques de libération soupçonnées
de préparer le retour des Néerlandais.
Les années 1950 sont marquées par de nombreux mouvements séparatistes
(Moluques, Sulawesi, Sumatra...) que Soekarno contre en établissant un
régime de "démocratie dirigée".
Après deux années de conflit armé, en 1963, les
Pays-Bas abandonnent à l'Indonésie le contrôle de la partie occidentale de la
Nouvelle-Guinée qui devient alors la province indonésienne d'Irian Jaya.
Quant à la partie orientale qui avait été sous mandat australien
avant-guerre, puis sous tutelle, elle deviendra indépendante en tant que
Papouasie-Nouvelle-Guinée en 1975.
Fin 1965, un complot contre Soekarno
fomenté par des généraux procommunistes est déjoué et suivi d'une sanglante
répression (un demi à un million de morts).
En 2004, grâce à un amendement de la constitution, se déroule la
première élection présidentielle au suffrage direct. Susilo Bambang
Yudhoyono est élu président avec 61% des suffrages (il obtient encore 60% lors
de sa réélection en 2009). Le président concentre tout le pouvoir exécutif en
cumulant les fonctions de Chef de l'État et de Chef du Gouvernement tandis que
le pouvoir législatif est de type bicaméral .
En 2005, l'Indonésie a conclu un accord de paix historique avec les
séparatistes armés à Aceh (nord-ouest de Sumatra), qui a conduit à y
organiser des élections démocratiques en décembre 2006 tandis que l'Indonésie continue à faire face à une
résistance armée en Papouasie conduite par le Mouvement de la Papouasie
séparatiste.
Depuis l'an 2000, l'Indonésie fait face à une vague d'attentats
terroristes islamistes. C'est d'abord l'attentat du Jakarta Stock
Exchange en 2000 et surtout le triple attentat de Bali en 2002, le plus
meurtrier (plus de 200 morts et autant de blessés). En 2003, l'attentat de
l'hôtel Mariott de Jakarta fait 12 morts et 150 blessés. En 2004, l'attentat
de l'ambassade d'Australie à Jakarta fait 9 victimes. En 2005, une nouvelle
série d'attentats touche Bali et fait 20 morts. Le 17 juillet 2009, un
attentat à la bombe touche deux hôtels à Jakarta et fait au moins
9 victimes.
Les révélations faite au cours de l'été 2013 par Edward Snowden l'ex-employé
de la National Security Agency sur les écoutes téléphoniques menées par
les Américains ont rendu un peu moins amicale les relations entre l'Indonésie
et l'Australie, alliée des USA, suite aux écoutes de conversation entre le
Président de la République et son épouse... |
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Le drapeau de la République d’Indonésie se compose de deux bandes horizontales
de même taille, rouge dans la partie supérieure et blanche dans la partie
inférieure, le rouge symbolisant le courage et le blanc le sacré. Le nom du pays, INDONÉSIE, est un néologisme fabriqué en 1850 par l'ethnologue anglais George Earl à partir des mots grecs Indos, signifiant "Indien", et nêsos, signifiant "île". | |
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Sites et paysages classés au Patrimoine Mondial de l'humanité de
l'UNESCO
repérés par le logo | |
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Passez le pointeur de la souris sur cette
carte
Chapelets d’îles disséminées dans l’Océan Indien, mosaïques de cultures et de
religions, jungle à la végétation luxuriante et à la faune sauvage, tout fascine
et dépayse en Indonésie. Ce vaste territoire maritime n'existe qu'à cause de la
colonisation ou que grâce à la colonisation. Les puissances coloniales
européennes ont toutes essayé d'y prendre pied, du XVIe au XIXe siècles.
L'Espagne (fortement impliquée dans l'archipel voisin des Philippines) et la
France n'ont fait qu'effleurer cet espace. Le Portugal et l'Angleterre ont été
des acteurs plus conséquent mais c'est la Hollande qui s'est imposée ici. Moins classiques
et plus aventuriers voire aventureux, d'autres circuits Les deux principaux aéroports internationaux
sont, pour Jakarta, celui de Soekarno-Hatta (CGK) à Cengkareng et,
pour Bali, celui de Ngurah Rai (DPS) à Denpasar.
POUR COMMENCER LA DÉCOUVERTE...
Ce pays d'Asie du Sud-Est est formé du plus grand archipel du monde avec près de
13 500 îles (d'autres dénombrements donnent 17 500 îles !) dont la
moitié sont habitées. C'est le quatrième pays le plus peuplé du monde, la
troisième démocratie en nombre d'habitants et le premier pays à majorité
musulmane.
Malgré sa forte population et ses régions densément
peuplées, l'Indonésie comporte de vastes zones sauvages ce qui donne au pays une
grande biodiversité.
Par rapport à l'archipel philippin voisin, l'Indonésie est plus de 6 fois
plus étendue et compte deux fois et demi plus d'habitants et presque deux fois
plus d'îles.
La République d'Indonésie s'est
donc bâtie sur les ruines de l'empire colonial hollandais qui avait agrégé île
après île, des peuples de langues et de cultures diverses appartenant à
moult royaumes indigènes rivaux. Seules la religion musulmane qui s'est
lentement répandue dans l'archipel est venue apporter une certaine unité, ce qui
n'empêchera pas que les années 1950 soient marquées par de nombreux mouvements
séparatistes sur plusieurs territoires de la jeune république.
De l'héritage colonial témoignent les frontières arbitraires qui séparent des
territoires jadis disputés entre les empires européens. Des exemples toujours
douloureux...
La Nouvelle-Guinée sera coupée en deux entre Hollandais et Portugais par
un superbe coup de crayon nord-sud correspondant au méridien 141° Est (l'Indonésie
continue à faire face à une résistance armée en Papouasie conduite par le
Mouvement de la Papouasie séparatiste).
Au Timor où ces deux mêmes Etats coloniaux s'étaient installés, le
découpage ouest-est est plus complexe (et l'Indonésie indépendante qui
occupera l'ensemble de l'île de 1974 à 1999 ne parviendra pas à s'imposer dans
la partie orientale).
Evoquons aussi le sort de Bornéo que les Anglais ont tenté de disputer aux
Hollandais (de 1963 à 1966, l'Indonésie de
Soekarno dirige des visées agressive contre la
Malaisie au niveau de la frontière qui partage l'île de Bornéo entre les
deux Etats, c'est la konfrontasi).
En raccourci et d'ouest en est, on trouve sept ensembles insulaires
suivants:
- Sumatra (Îles Riau, Bangka-Belitung), la septième plus grande
île du monde possède un immense patrimoine naturel et culturel avec plus de 40
millions d'habitants et abrite de nombreuses espèces en voie de disparition
grâce à sa nature sauvage et son relief accidenté.
- Java (et Madura) est une île surpeuplée, cœur économique
du pays, avec de grandes villes dont la capitale Jakarta, Bandung, et des
trésors culturels comme Yogyakarta, Borobudur et Prambanan. Jakarta n’est plus
la mégalopole misérable qu’elle fut malgré les bidonvilles qui demeurent. Vous
pourrez visiter le vieux port de Sunda Kelapa ou le Musée national, le pont du
Marché aux poulets ou le Lapangan Banteng Square. A Sumatra vous aurez le choix
entre le site du Krakatoa, célèbre volcan gris, Bukit Lawang et ses
orangs-outangs, et l’immense lac de Danau Toba, le plus grand lac volcanique du
monde.
Nous ne visiterons que quelques sites de sa moitié
orientale.
- Bali est de loin l'île la plus (trop) visitée en
Indonésie, avec une culture unique, des plages légendaires, des montagnes
spectaculaires et un monde sous-marin fabuleux. Cette île demeure une des
destinations favorites des voyageurs dans le monde. Bali l’hindouiste vous offre
ses plages paradisiaques, ses rizières et ses montagnes, ses villages et ses
temples, et ses spots de surf pour les inconditionnels.
Nous visiterons principalement le centre et le sud de
l'île.
- Sulawesi (ou Célèbes), cette île à la forme étrange
appartient à l'archipel des Grandes Iles de la Sonde et possède une grande diversité ethnique et culturelle, des paysages sublimes, la
culture Toraja, une faune extraordinaire et une flore riche et des sites de
plongée de renommée exceptionnels.
Nous ne visiterons que quelques sites de sa péninsule
méridionale.
- Nusa Tenggara (ou Petites îles de la Sonde: Lombok, Komodo,
Flores, Timor) ce qui signifie littéralement les "îles du sud-est". Elles
renferment un grand nombre de groupes ethniques, de langues, de religions ainsi
que le célèbre varan de Komodo. On y trouve les magnifiques plages de Sumba,
l'artisanat de Lombok, le fameux dragon de Komodo, les extraordinaires lacs
colorés de Keli Metu sur l'île volcanique de Flores.
- Maluku (ou Moluques) historiquement connues comme les îles des
épices. Après plusieurs conflits récents, ces îles demeurent largement
inexplorées et inconnues du reste du monde.
- Papua (ou Papouasie, anciennement Irian Jaya) occupe la partie
occidentale de l'île de Nouvelle-Guinée (la troisième plus grande île
du monde, une fois et demie la France) avec des montagnes, des forêts, des
marécages, une nature sauvage impénétrable dans une des régions longtemps les plus
reculées du monde mais aujourd'hui déstabilisée par l'exploitation de grands
gisements de gaz au profit d'ExxonMobil et par les plantations de palmiers à
huile.
- Kalimantan constitué de la plus grande partie (sud) de l'île de Bornéo
(la quatrième plus grande île du monde, une fois et demie la France). Avec une immense jungle
inexplorée, des cours d'eau impétueux et des orangs-outans, cette île est un
paradis pour les aventuriers si l'on faire là aussi abstraction des plantations
de palmiers à huile qui se sont répandues depuis les années 1990.
Au total, notre petit circuit d'un
peu plus de deux semaines nous donnera seulement un aperçu sur quelques
110 000 km² (55 000 sur Java, 5 000 sur Bali et 50 000
sur Sulawesi) de cet immense pays, soit seulement 5,5% environ de sa surface
terrestre totale !
D'autres circuits "classiques" sont plus complets,
- couvrant l'ensemble de Java à partir de Jakarta vers Bogor et Bandung,
sans oublier, à l'est, le massif volcanique de Kawah Ijen et son sinistre gisement de
soufre
- ou de Bali, incluant l'ouest
et le nord de l'île avec Pemutaran, Lovina, Munduk et Sawan,
- ou se rendant sur l'île de Lombok (à l'est de Bali) et sur les îles Gili, dans les Petites Îles de
la Sonde (Nusa Tenggara).
- parcourent Sumatra, Sumbawa, Florès et les
célèbres Komodo avec leurs "dragons",
- découvrent l'ensemble de Sulawesi (de Makassar, nommée aussi Ujung Pandang, au
sud, à Manado au nord, en visitant non seulement les peuples Toraja mais aussi
Bugis, Kajang, Mamasa, Mori, Wana, Bajaus, Minahasa...),
- s'aventurent même en Nouvelle-Guinée occidentale (Irian Jaya).
Kalimantan (sud de Bornéo) semble moins courue car assez troublée (guides locaux
indispensables)...
Pour notre part, sur Java, nous arriverons à Solo après escale à
Singapour et repartirons de Makassar, à Sulawesi, pour faire escale
à Singapour.![]()
Un long voyage pour oublier la déconvenue d'un autre voyage lointain que j'ai dû annuler au mois de mars ! Un voyage "4 en 1", avec 4 îles (en incluant l'escale-visite de Singapour au retour) si différentes que l'on a l'impression d'avoir visité autant de pays différents en une quinzaine de jours...
Qui dit
Indonésie fait aussitôt penser à Bali, soleil, plage, cocotiers et danses
gracieuses... Il y aura de tout cela dans notre circuit mais plus étonnant et
interpellant il y aura la découverte de pratiques religieuses intenses avec un
fort rapport aux morts et même à la Mort, sans oublier des sacrifices d'animaux ! Ceci n'est pas un moins mais un
plus dans ce voyage. Cela permet de mesurer toute la différence entre nos
cultures.
Bref, un beau voyage qui a manqué de peu d'être placé en tête du hit-parade de
nos destinations comme je vais l'expliquer plus bas...
Au fond de notre province, lever à minuit et demi car il faut se rendre à
Paris...
Départ de Roissy-CDG à 12H en Airbus A380 de Singapore Airlines.
Vol tranquille en partie de nuit pour ce second voyage en A380 et pour ce
troisième franchissement de la ligne équatoriale ! Avec une petite pointe
de vitesse à 1100kmh, grâce au Jet Stream...
Le lendemain matin, courte escale d'une heure à Singapour (6h40 à 7h55, heures locales), petit
trajet en métro dans l'aéroport avec le Skytrain reliant les terminaux 3 et 2...
Vol
en A320-400 de la compagnie SilkAir (filiale régionale de Singapore Airlines)
qui nous conduit au centre de Java, à l'aéroport de Solo aux environs de 9
heures. Il fait déjà plus de 20°.
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Réceptif: AMERASIA avec sous-traitance à Panorama Destination
L'agence réceptive nous confie aux bons soins de trois guides différents, un dans chacune des îles visitées. Des guides de valeur bien inégale, avec toutefois une progression plus nous allons vers l'est. Nous en aurons 3 (voire 4), un par île visitée: Yudi à Java, Gede à Bali, Herman et son assistant Martin à Célèbes.
Ah ! L'importance que j'accorde aux guides-accompagnateurs dans des voyages organisés !
Ce thème revient comme une antienne dans mes propos. A mes yeux, la qualité de
ce type de
voyage va reposer pour un quart voire un tiers sur la compétence du (ou des)
guide(s). Ils ne
doivent pas seulement veiller à ce que logistique et intendance soient assurées
mais ils doivent, dans un français convenablement maîtrisé, nous apporter aussi
un minimum d'informations culturelles nous permettant de comprendre un pays et son peuple,
de nous les faire respecter et même aimer.
Cela n'a malheureusement pas été le cas avec nos deux premiers guides en
Indonésie comme je le redirai, cela ajouté avec le cafouillage sur les
prestations que nous attendions au Mont Bromo. Pour cette raison, ce voyage
(tout comme cela a été le cas à Madagascar) a raté sa
position en tête du hit-parade de nos voyages où il aurait rejoint notre voyage
en Inde du sud resté seul en tête.
Petite remarque: nous n'aurons pas de mal à repérer les guides de
Panorama Destination grâce à leur chemise bariolée. De même nos bus en "orange
pétant" ne passent pas inaperçus...
- mes notes de voyage
les contributions photographiques de Michèle
- "Indonésie" par divers auteurs aux Editions Lonely Planet - Paris 2010
- "Indonésie" du magazine GEO n° 225 de novembre 1997
- "Indonésie: Bali, Lombok, Gili, Java-est et Sulawesi" par Laure de CHARETTE dans la collection "Les Guides Mondéos" aux 2ditions Mondéos - Paris 2012
- "Indonésie: Java-centre et ouest, Sumatra, Kalimantan et les Moluques" par Laure de CHARETTE dans la collection "Les Guides Mondéos" aux Editions Mondéos - Paris 2012
- "ASIE" de Guido Gerosa aux Ed. du Carrousel-Media Serges - Paris 1998
- quelques articles consacrés à l'Indonésie par l'hebdomadaire Courrier International
- le magazine indonésien "Tamasya" de septembre 2013
- "Indonésie, d'île en île" par Tanya YUONG dans l'émission Faut pas rêver diffusée sur France3 le 28 février2014
- ainsi que, en ligne, les fiches et cartes libres du "World Factbook" de la CIA (!)
- la base de données cartographiques libre OpenStreetMap
- et surtout dans l'univers WIKI, la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia et son pendant touristique Wikitravel (open GNU)
- je remercie également notre compagnon de voyage Jacky BELOUET pour ses clips vidéos visibles sur Youtube et le superbe film qu'il a réalisés.
- et de nombreux autres sites sur la toile..
QUAND
PARTIR ?
De
type tropical et équatorial avec des pluies toute l'année,
le climat indonésien est chaud et humide.
Les pluies
tombent surtout en fin d'après-midi.
Lors de la saison pluvieuse (mousson) entre novembre et avril, le taux d’humidité
peut atteindre 75%, avec une pointe en janvier/février.
La saison sèche va de mai à octobre et elle est plus
marquée sur les îles de Java et de Bali qui sont plus éloignées de l'Équateur.
La position sous l'Equateur entraîne une quasi égalité de la durée du
jour (de 6 heures à 18 heures) et de la nuit et,ce, tout au long de
l'année.
Températures annuelles comprises entre 25° et 35° au niveau de la mer.
En altitude, le climat est forcément plus frais. La température de l'eau de mer est
comprise entre 26° et 29° sur les côtes.
Parmi les nombreux moyens de transport disponible, on peut se déplacer en
utilisant un cyclo-pousse, un tricycle avec nacelle à l'avant appelé ici
becak dont on peut aussi trouver la version motorisée. Autre engin motorisé
du même genre mais avec le conducteur à l'avant, un tuk-tuk appelé
ici ojek ou bajaj (du nom de la marque indienne). Sans
oublier les taxis collectifs bemo...
Le réseau
ferroviaire n'est existant qu'à Java. Les bemos (minibus) sont
utilisés à la fois comme transports dans les villes, et comme moyens de
liaisons interurbaines. Pour aller d'îles en île, il existe de nombreux
services de ferries.
O
TRANSPORTS
ET CIRCULATION
![]()
Durée de vol la plus courte depuis la France sur Singapore Airlines (départ
à 12H) avec escale d'une heure à Singapour: 15 heures et 25 minutes. Arrivée
à l'aéroport Soekarno-Hatta (CGK) de Jakarta à Cengkareng.
Héritage britannique dû à Thomas Stamford Raffles patron de la Compagnie
néerlandaise des Indes orientales qui a imposé la conduite à gauche sur les
routes des Indes orientales, le volant se trouvant donc à droite dans les
véhicules. Les conditions de circulation sont assez pénibles car les routes
étroites et encombrées et la conduite parfois "sportive" (chiens, coqs,
motos, cyclopousses et motopousses... ).
TENUE :
C'est un voyage un peu particulier sur le plan vestimentaire. Certes le pays
est sous une latitude équatoriale qui ferait penser aux tenues légères mais
c'est un pays comportant des zones de montagne où les soirées et petits
matins peuvent être un peu frais...
Les tenues couvertes se
justifient également par l'exigence de décence, en particulier pour visiter
les lieux de culte.
Enfin, ces tenues couvertes sont indispensables par se protéger contre les
piqûres des moustiques diurnes et nocturnes, vecteurs de la dengue, du
chikungunya et du paludisme (ou malaria).
.
ET BONNES MANIÈRES
:
On se déchausse aussi en entrant dans une maison.
SANTÉ :
![]()
- Boire de
l'eau (minérale ou purifiée) en bouteille capsulée. Donc éviter les glaçons et
malheureusement les jus de fruits pressés.
- Ne pas se baigner dans les eaux douces.
- Pour se prémunir contre la dengue (recrudescence), le chikungunya et
l'encéphalite japonaise transmis par des moustiques qui piquent le jour: port de
vêtements longs et couvrants, pulvérisation de produits anti-moustiques sur la
peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, air conditionné.
- En dehors des îles les plus orientales de l’Indonésie, il y a un risque de
paludisme (ou malaria ) variable dans certaines régions (inexistant à Bali).
Pour un voyage touristique bien organisé avec des nuitées exclusivement dans des
hôtels de luxe, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le
soir et la nuit sont indispensables mais suffisantes comme protection contre le
paludisme.
- Concernant la grippe aviaire, il faut les marchés aux volailles et la
consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier
les viandes et les œufs et aussi se laver régulièrement les mains à l’eau et au
savon ou un soluté hydro-alcoolique.
DÉCALAGEs HORAIREs
de + 5 H à
Jakarta par rapport à Paris en été
et + 6 H en hiver.
Deux autres fuseaux encore plus décalés concernent le centre et l'est de cet
immense archipel qui se déploie sur 5000 km en longitude. Ainsi Bali
et Makassar (à Sulawesi) sont en avance d'une heure sur Jakarta.
| ||
Voltage 230V 50Hz (parfois 110V), les prises sont généralement semblables
aux modèles en usage en France.
![]()
MONNAIE
ET CHANGE: vous serez vite
millionnaire car la valeur de la monnaie s'est effondrée durant la crise
économique de 1997 !
La devise locale est la roupie indonésienne ou
rupiah (IDR ou Rp). Les valeurs les plus courantes des billets vont
de 1 000 à 50 000 IDR.
1 IDR = 0,0001€ ou 10 000 IDR = 0,77€ !!!
1€ équivaut environ à 14 000 roupies (nous avons eu des taux variant
entre 13 600 et 149 00 Rp !) et 10cents d'Euro valent 1 400 IDR.
Pour éviter ces sommes à 5, 6 ou 7 chiffres, les prix sont souvent annoncés en
milliers de ribu, abrégé rb.
Bureaux de change et points de retrait par cartes Visa ou Mastercard en DAB
(avec parfois risque de piratage de la carte) dans les îles principales et
touristiques (Java, Bali et Lombok). Le change à l'aéroport (13 600 Rp
lors de notre arrivée) et dans les hôtels
n'est pas le plus avantageux. En revanche à Sanur (près de Denpasar), on pouvait
faire du change avantageux, jusqu'à 14 900 Rp pour un
Euro.Il paraît que es changeurs exigent des billets en
parfait état mais ne sont pas toujours honnêtes mais on n'a rien constaté de
cette sorte...
La roupie indonésienne doit être divisée par 1000 en 2014. Quel bonheur pour les calculs et les portefeuilles des touristes mais que de craintes à avoir quant au risque d'inflation comme nous l'avons connu au passage à l'Euro.
ACHATS DE CADEAUX ET SOUVENIRS :
![]()
Vivre en Indonésie est bon marché, avec des prix 3 à 5 fois inférieurs à ceux de
Singapour (et encore bien plus par rapport à nos prix occidentaux):
Produits d'artisanat:
-
FORMALITÉS,
SÉCURITÉ
Pour les
Français le visa est délivré à l'arrivée (25 $).
Toute détention de drogue aussi infime soit-elle fait l'objet de poursuites
arbitraires. Les peines d'emprisonnement normalement prévues pour
quelques années peuvent se transformer en peine capitale.
Michaël Blanc arrêté en 2009 à Bali pour détention de drogue, il a été
condamné à la prison à vie et en 2009 il a vu sa peine ramenée à 20 ans de
prison (intervention du Quai d'Orsay) quant à Serge Areski Atlaoui, arrêté
à Jakarta en 2005 pour fabrication de drogue, il a été condamné à la peine de
mort mais, à ma connaissance, non exécutée à ce jour.
PAS DE PARANO...
mais il est plus que prudent de garder un oeil sur ses bagages et de ne pas se
charger de paquet remis par des personnes dans lesquelles vous n'auriez pas une
absolue confiance.
Depuis 2000, l'Indonésie fait face à une vague d'attentats terroristes
islamistes.
C'est d'abord l'attentat du Jakarta Stock Exchange en 2000 et surtout
le triple attentat de Bali en 2002, le plus meurtrier avec plus de 200 morts et autant de blessés.
En 2003, l'attentat de l'hôtel Mariott de Jakarta fait 12 morts et 150 blessés.
En 2004, l'attentat de l'ambassade d'Australie à Jakarta fait 9 victimes. En
2005, une nouvelle série d'attentats touche Bali et fait 20 morts. Le 17 juillet
2009, un attentat à la bombe touche deux hôtels à Jakarta et fait au
moins 9 victimes.
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La langue officielle de l'Indonésie est l'indonésien, enseignée dans les écoles et parlée par presque tous les Indonésiens. C'est la langue utilisée dans le commerce, la politique, les médias nationaux, l'école et les universités. C'est une forme du malais, un groupe de langues très proches les unes des autres au point de permettre une certaine intercompréhension. La norme officielle pour l'indonésien est le malais de Riau. En réalité, l'indonésien a adopté de nombreux mots de différentes langues régionales, notamment du javanaismais aussi du sundanais.
Le malais était la lingua franca dans l'archipel indonésien, comme en témoignent les Européens qui arrivent dans la région au début du XVIe siècle, notamment l'Italien Pigafetta, qui accompagnait Magellan dans son périple. Le malais était la langue que les Hollandais utilisaient pour s'adresser aux indigènes. C'était aussi une des langues de l'administration. L'indonésien est toutefois distinct de ce malais véhiculaire. Il a été promu par les nationalistes dans les années 1920 et a été déclaré langue officielle en 1945.
L'indonésien se caractérise en fait par une diglossie dans laquelle on peut distinguer un niveau formel, que certains linguistes appellent "élevé", et un niveau informel, qualifié de "bas". Dans les situations de la vie courante, c'est le niveau informel qui est utilisé, mais il est déconseillé aux étrangers d'y recourir s'ils ne maîtrisent pas les deux niveaux de langues, car des impairs peuvent être commis. En outre, socialement, la difficulté est de comprendre à partir de quel moment on peut passer du registre formel à l'informel.
Par ailleurs, la plupart des Indonésiens parlent également l'une des langues parmi les plusieurs centaines de langues locales (bahasa daerah) existantes, souvent comme langue maternelle. Parmi ces langues, la plus parlée est le javanais, suivie par le sundanais72. EnNouvelle-Guinée, il existe, en plus de ces langues, 500 langues papoues ou austronésiennes parlées. Suite à la période coloniale, des Indonésiens parlent encore aujourd'hui le néerlandais (30 000 locuteurs en 2007, souvent âgés de plus de 65 ans). Deux créoles néerlandais presque éteints se sont également formés sur l'archipel : le petjo (ou pecok) et le javindo.
En tout, il existe 742 langues différentes en Indonésie dont certaines sont éteintes ou en voie de disparition103.
Enfin, l'anglais est très répandu dans les zones touristiques. Il y a sans doute deux ou trois millions d'anglophones en seconde langue.
Il n'y a pas de crèches publiques en Indonésie. Les écoles maternelles (taman kanak-kanak) existent et accueillent les enfants à partir de 5 ans. Les enfants y restent 2 ans mais celles-ci sont très rares. L'école primaire (sekolah dasar) commence à l'âge de 7 ans et dure 6 ans. Les cours ont généralement lieu le matin. À l'école primaire succède un premier cycle secondaire de 3 ans dans les sekolah menengah pertama. L'instruction est obligatoire jusqu'à la fin de ce premier cycle. Le deuxième cycle en sekolah menengah atas, également d'une durée de 3 ans, s'atteint après le passage d'un examen. Les élèves peuvent y suivre différents cursus : cours préparatoires pour l'université, formation professionnelle ou formation d'instituteur.
Avant le début de la crise économique asiatique, le taux de scolarisation dans les écoles primaires était de 90 % mais il a chuté depuis. L'école a beau être obligatoire, elle engendre des frais pour les familles (l'uniforme entre autres), ce qui empêche les plus pauvres d'y accéder. Moins de la moitié des jeunes Indonésiens accèdent au cycle secondaire. L'accès à l'université, publique ou privé, nécessite le passage d'un examen difficile. Peu d'Indonésiens y accèdent. Les femmes représentent environ la moitié de la population universitaire . Les frais de scolarité étant très élevées, celles-ci sont globalement concentrée sur Java.
Les cours de religion (agama) sont obligatoires dès l'école primaire. Ils correspondent à la religion de chacun, les Musulmans étudiant par exemple l'islam et la langue arabe . Les écoles privées, dépendant généralement de mosquées ou d'églises, sont très prisées bien que chères, car le niveau d'enseignement y est plus élevé .
En 2006,
17,2% du budget de l'état était considéré à l'éducation, ce qui est moins que
ce qui est stipulé par la Constitution (20%).
Le taux d'alphabétisation du pays est de 87,9%.
Si l'école est obligatoire en Indonésie, le travail
des enfants existe encore dans le
pays (avec près de 700 000 enfants domestiques à Jakarta).
Dans les grandes villes indonésiennes, il y a généralement des hôpitaux et des centres de soin publics ainsi que des cliniques privées. Dans les endroits reculés, ce sont les puskesmas (de Pusat Kesehatan Masyarakat, ou Centre de Santé Populaire), qui accueillent les patients. L'accès aux soins est gratuit dans les centres publics mais pas les médicaments ou la nourriture durant la période des soins.
La qualité des soins dans le pays est dépendante de l'aide internationale. L’Organisation mondiale de la santé et le gouvernement ont mis en place une campagne de vaccination contre la tuberculose qui tue 175 000 personnes par an. L'Indonésie est le deuxième pays d'Asie ayant le plus grand nombre de nouveaux cas de lèpre par an. La propagation du SIDA y est actuellement très rapide. Les problèmes d'eau potable et de qualité de l'air ont un effet très néfaste sur la santé. Entre 2004 et 2007, des mesures importantes ont été mises en place contre la grippe aviaire.
Le tabagisme est très répandu en Indonésie et pèse commercialement pour 1,2% du produit intérieur brut. Les Indonésiens consacrent en moyenne 3,2 fois plus d'argent au tabac qu'aux dépenses de santé, entre autres pour l'achat des cigarettes locales : les kreteks aromatisés au clou de girofle.
La médecine traditionnelle a encore une place prépondérante dans la société
indonésienne. La mortalité
infantile est élevée dans
l'archipel (39/1000) même si une politique de formation de sages-femmes a
été mise en place109.
L'espérance
de vie en Indonésie est de 63 ans.
Les différents groupes ethniques d'Indonésie possèdent chacun une riche tradition. Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces. Cette action créait des artifices comme la « culture du Java oriental », la « culture du Kalimantan oriental » ou la « culture du Sulawesi du Nord », sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. En effet, une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme au Java oriental, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture de Banten, une culture betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture sundanaise et une culture de Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra du Nord, Riau et Jambi à Sumatra ainsi qu'à Kalimantan occidental et du Sud àBornéo.
Depuis la démission de Soeharto en 1998,
diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle,
en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement
le nom de la suku (« ethnie »).
Il existe ainsi maintenant des organisations comme l'Institut de la culture minahasa,
nom dans lequel se reconnaît un groupe de populations de la province de Sulawesi
du Nord.
L'architecture indonésienne, à l'instar des autres aspects de la culture indonésienne, a emprunté à de nombreuses sources : indiennepuis chinoise et arabe et enfin européenne, tout en gardant son génie propre. À Java, l'architecture religieuse s'est développée dès le viiie siècle, laissant des monuments, imposants témoignages du passé, comme Borobudur (temple bouddhiste) ou Prambanan(complexe de temples hindouistes).
C'est à partir du xve siècle que les mosquées sont apparues et se sont répandues dans le pays116. Il existe également en Indonésie, et particulièrement sur Java, de nombreux palais royaux (kraton) ou princiers (puro ou dalem). L'architecture coloniale se développe à partir du xvie siècle.
Certaines architectures sont néanmoins traditionnelles et n'ont été que peu influencées par l'extérieur : chez les Bataks, lesMinangkabaus, les Dayaks, les Torajas ou encore les Danis.
Aujourd'hui, le modernisme architectural a fait son entrée en Indonésie. Il fut introduit par Soekarno, ingénieur civil de formation, qui approuva et lança de grands projets architecturaux comme la mosquée Istiqlal, le Bung Karno Stadium ou le Monumen Nasional
La gastronomie indonésienne n'existe pas en tant que telle, il s'agit plutôt d'un ensemble de gastronomies régionales. L'influence des cuisines étrangères a fait changer la cuisine indonésienne au fil du temps. C'est tout d'abord la cuisine indienne qui l'a influencée, puis lacuisine chinoise. Enfin, ce sont les cuisines espagnole et portugaise puis finalementnéerlandaise qui l'ont influencée. Elle est assez proche de la cuisine malaisienne.
Le riz compose la base de la cuisine indonésienne . Parmi les préparations indonésiennes les plus connues, on trouve le saté, le rendang, le bakso ou encore leskrupuk. De nombreux ingrédients locaux agrémentent la cuisine indonésienne : le lait de coco, le piment (sambal), la cacahuète (sauce saté), le soja (tofu et tempeh). Les fruits locaux y sont consommés tels quels ou préparés : le mangoustan, le ramboutan, le fruit dujacquier, le durian et la banane.
Les Indonésiens consomment peu de porc (babi) étant donné la prédominance
de la religion musulmane dans le pays. Les plats avec du poulet (ayam),
du canard (bebek), du bœuf (sapi) ou du poisson (ikan)
sont, eux, très communs.
Le théâtre indonésien traditionnel englobe les spectacles de danse scénarisée, le théâtre masqué balinais et plus généralement le wayang.
Le wayang est un spectacle de marionnettes traditionnelles. Le wayang kulit est un théâtre d'ombre avec des marionnettes plates en cuir. Il a un aspect rituel et dure plusieurs heures (initialement toute une nuit) lors d'évènements importants : fête du village, mariages ... Il est surtout présent sur Java. Le wayang golek est un spectacle de marionnettes en bois vraisemblablement apparu vers le xviie siècle dans les royaumes musulmans certainement sous l'influence chinoise .
Suite au processus de démocratisation, un théâtre à l'occidentale commence à se développer dans le pays.
Il existe des centaines de formes différentes de musique en Indonésie. Celle-ci est souvent utilisée pour accompagner le théâtre et la danse. La forme de musique la plus emblématique d'Indonésie est le gamelan, un ensemble d'instruments de percussion métalliques, surtout présent sur Java145.
L'arrivée des portugais au xvie siècle en Indonésie fut marquée par la diffusion de la musiquekroncong. Au milieu du xxe siècle, sous l'occupation néerlandaise, le tembang et lekacapi suling apparaissent en pays Sunda.
À Surakarta, dans les années 1920, le kroncong et le gamelan ont fusionné pour former lelanggam jawa. Dans les années 1960, la culture musicale occidentale n'entre pas dans le pays et les cultures locales sont remises sur le devant de la scène. Gugum Gumbiramodernise et popularise une musique locale, le jaipong147. Dans les années 1970, influencé par la musique filmi apparaît le dangdutdont Elvy Sukaesih et Rhoma Irama sont les célèbres représentants148.
Avec la démocratisation, les genres musicaux occidentaux se développent dans le pays et se mêlent avec la musique locale, on voit ainsi apparaître le hip-hop indonésien — Iwa K étant le premier et plus célèbre rappeur du pays — ou encore le jazz indonésien dans lequel le groupe Krakatau a inséré du gamelan149. Anggun est une des chanteuses les plus populaires du pays, la plupart de ses albums se classant régulièrement numéro 1 des ventes.
Faune Oiseaux de paradis (on n'en trouve que sur l'île d'Irian Jaya, partagée avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée), orang-outan, varan (le dragon de Komodo peut dépasser 3 mètres de long), tigre, tapir, cerf nain, kanci, perroquet, cacatoès, loriot, héron, chauve-souris géante (jusqu'à 1,5 m d'envergure), poisson combattant, serpent de mer venimeux, nasique, gibbon, ours, rhinocéros à une corne de Java, banteng (buffle sauvage de Java), python, dauphin, calaos.
Flore Orchidée, raflesia (plus grande fleur du monde ), clou de girofle, palissandre, camphrier, marronnier, tek, banyan, ficus (voisin du figuier), casuarina (jusqu'à 35 mètres de haut), ashoka (plante à fleurs, connue aussi sous le nom de soka, angsoka ou asoka), frangipanier, caroubier, tulipier, bambou, bananier, fougère arborescente, pin, laurier, myrte, edelweiss, cytise (arbre à bois dur), jasmin, rhododendron, hortensia, eucalyptus, bougainvillée, hibiscus.