Le
sort de jeunes paysannes vietnamiennes pauvres...
Paradoxalement car ayant la même cause, le désir d’avoir un descendant mâle
(chargé du culte des ancêtres et, plus terre à terre, de veiller aux vieux jours
de ses parents), on constate un déficit de filles en Chine (avortements
sélectifs voire infanticides d'un niveau tel que le déficit de filles serait de
l'ordre de 60 millions !) et un excédent au Vietnam (si l’on a des
filles, on procrée jusqu’à l’arrivée d’un garçon). De la sorte, dans les
deux pays on aboutit à un déficit des sexes de sens opposé.
Quoi qu’on
en dise, les lois du marché sont très prégnantes, même dans un tel domaine et
même dans des économies socialistes. Ainsi, des agences recrutent des
jeunes filles vietnamiennes des milieux pauvres en vue de les marier à des fils
de riches paysans chinois qui ne trouvent pas d’épouse (en Chine le déficit
général de filles et accentué par l’exode de celles-ci vers les villes). En échange,
la famille reçoit de 300 à 500$, en quelque sorte la dot.
Arrivées en
Chine, il se trouve que les jeunes femmes qui n'ont jamais vu leur mari auparavant,
servent souvent d’épouse à 2 voire à 3 frères célibataires… Certaines des déçues
s’enfuient et parviennent à revenir au pays où leur sort ne sera guère enviable.
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