2 au 9 novembre 2010


AUTRES VOYAGES...


APERÇU HISTORIQUE,
"au berceau de l'Humanité"


Fresque historique de la Palestine

Les premiers empires

A XVIIIe s. av. J-C, deux puissances se partagent le contrôle du Proche-Orient, l'Egypte et les Hittites d'Anatolie, la frontière se situant à hauteur du Lac de Tibériade. Au XIIIe s. av. J-C, la suprématie de l'Egypte pharaonique et des Hittites (Turquie actuelle) est remise en cause dans cette région. Le littoral occupé par les Cananéens est envahi par un peuple venu de la Mer, les Philistins
(d'où dérive le nom de Palestine). Echappant au contrôle égyptien, des royaumes se forment à l'est du Jourdain, du sud vers le nord: Edom, Moab et Ammon.

Les royaumes bibliques

La tradition hébraïque (pour ne pas dire la mythologie voire la légende ), rencontre plus ou moins l'histoire à partir du moment où, au XVe s. av. J-C, le prophète Moïse guide son peuple lors de l'Exode, fuyant l'Egypte où il était retenu en esclavage depuis 4 siècles. Il renoue avec l'Alliance contractée plusieurs siècles auparavant (mythe que l'on pourrait situer au XIX es. avant notre ère) par les Patriarches Abraham, Isaac et Jacob (dont 12 des 13 fils sont à l'origine des "12 tribus d'Israël") avec le Dieu unique et retourne sur leur terre de Canaan que leurs ancêtres avaient quittée, poussés par la famine. Leur foi leur promet, en récompense d'une vie vertueuse, l'accès à un paradis, le Jardin D'Eden. Pendant l'errance de 40 années qu'il vit dans le désert avec "le peuple d'Israël", il restaure de culte monothéiste du Dieu unique créateur de l'univers et combat l'idolâtrie, il reçoit de Dieu les Dix Commandements et écrit les 5 premiers livres de la Bible, le Pentateuque désigné sous le nom de Torah, contenant un vaste ensemble de règles définissant ce qui est "convenable", ou kacher, et ce qui est "disqualifié" ou passoul , par des séries de prescriptions (pureté) et d'interdits (alimentaires notamment).
Après la traversée du Sinaï, il remonte vers le nord, passant à l'est du Jourdain, en s'affrontant aux royaumes
d'Edom, Moab et Ammon. Moïse mourut (à 120 ans!) en terre de Moab, après avoir vu la Terre Promise (depuis le Mont Nébo).
Josué lui succède et franchissant le Jourdain, il entreprend la conquête du pays de Canaan à partir de Jéricho pour y installer les tribus d'Israël. Le premier roi des Israélite, Saül, fonde un royaume et affronte les Philistins pour la possession de ce territoire et doit également repousser les incursions des Ammonites. A sa suite, au XIe s. av. J-C, David consolide le royaume en unissant les maisons rivales de Juda et d'Israël, en dominant Ammon, Moab, Edom et Aram-Soba et en s'alliant aux Phéniciens. Au Xe s., après le règne de son fils Salomon, constructeur du Premier Temple de Jérusalem, le royaume formés des 12 tribus d'Israël se sépare pour former le royaume d'Israël, au nord (Samarie) regroupant 10 tribus, et le royaume de Juda, au sud, formé par les seules tribus de Juda et de Benjamin.

La Mésopotamie (Assyrie et Babylone) puis la Perse

Au VIIIe s.
av. J-C, le roi de Juda menacé par ses voisins Edomites, Araméens et Philistins fait imprudemment appel aux Assyriens (royaume mésopotamien au nord de Babylone, dans l'actuel Irak) qui ravalent Juda au rang de protectorat tandis qu'ils soumettent le royaume d'Israël et en déportent les habitants. Les Assyriens dominent aussi les royaumes d'outre-Jourdain. L'un de leurs plus célèbres souverains se nomme Assurbanipal.
Au VIIe s. av. J-C, l'Assyrie tombe sous la domination d'un nouveau royaume mésopotamien, celui de Babylone avec le célèbre Nabuchodonosor. Celui-ci affronte l'Egypte et s'impose sur les anciens royaumes de Palestine (notamment Ammon, Juda et la Phénicie). Il détruit le temple de Jérusalem en 587
av. J-C et déporte les élites juives du royaume de Juda à Babylone.
A leur retour d'exil en 537 av. J-C, les habitants de Juda décident de reconstruire le temple, le Second Temple de Jérusalem. Cela concrétise une rupture et
met fin à l'hébraïsme remplacé par le judaïsme qui proclame ce temple seul légitime et reproche une impureté raciale aux Samaritains (remplacés lors de leur exil par des colons Assyriens, Edomites...).

Le centre du pouvoir au Moyen-Orient se déplace plus à l'est, en Perse, au VIIe-VIe s. av. J-C. Le roi Cyrus II
fonde un empire et part à la conquête de la région, de l'Egypte à l'Inde. Ses successeurs Darius Ier et Xerxès sont vaincus par les Grecs lors des deux Guerres Médiques...

L'Antiquité Gréco-romaine

Dans l'Antiquité, la PALESTINE formait un territoire situé entre la mer Méditerranée et le désert oriental. S
ur les rives de la Méditerranée, elle comprenait la Phénicie (Liban et Syrie actuels), la Galilée (autour du lac de Tibériade et jusqu'au Mont Liban), la Samarie au nord, la Judée, la Philistie et l'Idumée au sud. Au-delà du Jourdain, on ajoutait, du nord au sud, l'Itumée (en Syrie), la Batanée, la Décapole (regroupement de 10 villes de la région) et la Pérée (nord-est de la mer Morte)
.

La région est conquise par le gréco-macédonien Alexandre le Grand qui s'empare de de Jérusalem en 332 av. J-C.
Au IIe s. av. J-C, la Samarie et Moab sont annexés par le royaume juif de Juda qui a recouvré provisoirement sa souveraineté.

Mais Pompée, général romain, s'empare de Jérusalem en 63 av. J-C et emmène de nombreux Juifs en esclavage à Rome. C'est la première diaspora (qui rappelle les exils anciens en Egypte et à Babylone). La Judée est une sorte de protectorat à l'époque de Hérode le Grand (règne de 37 av. J-C à l'an 4) qui réalise l'extension du second temple qui devient le Grand Temple de Jérusalem mais retire tout pouvoir politique aux grands prêtres du Temple. Roi fantoche à la solde des Romain, de roi de Judée il s'attribue celui de roi des Juifs.

C'est dans cette période qu'un personnage important intervient: JESUS (qui signifie "Dieu sauve"). Sa naissance est invoquée comme point de départ de notre calendrier mais en réalité il serait né quelques années plus tôt. Paradoxe qui tient aux calculs erronés d'un moine du VIe s. ! En effet, les Evangiles ne situent-ils pas sa naissance à Bethléem sous le règne d'Hérode Ier le Grand ? Il serait mort crucifié à Jérusalem, 33 ans plus tard, suite à sa condamnation par les grands prêtres du Temple et approuvée par l'autorité romaine...
Sa prédication, ses miracles, sa mort suivie de sa résurrection donnent
naissance au christianisme qui apparaît au départ comme une secte juive (voire une hérésie) plus libérale (notamment en matières d'interdits alimentaires ou de notion de pureté). Les communautés juives chrétiennes se réunissaient dans les synagogues jusqu'à ce qu'elles fussent excommuniées par les autorités religieuses pharisiennes au synode de Jamnia (vers 90). Par rapport au judaïsme, le christianisme en garde cependant les grands principes (notamment la promesse du Paradis comme suprême aboutissement pour les Bons et les Justes).

La première révolte des Juifs en 66 est réprimée par Vespasien (qui devient empereur en 68) et conduit à la destruction du temple en l'an 70 de l'ère chrétienne par son fils Titus. Cette destruction et l'interdiction de venir sur le site a un impact majeur dans la dispersion du peuple juif à travers le monde, la seconde diaspora.
Non seulement les Juifs mais aussi les Chrétiens se dispersent principalement dans diverses parties de l'Empire Romain et surtout dans le bassin méditerranéen.
La révolte est complètement mâtée en 73 quand les défenseurs juifs de la forteresse de Massada se sacrifient volontairement à l'issue d'un siège.

La seconde révolte juive de Bar Kokhba fut réprimée par les Romains entre 132 et 135, sous le règne de l'empereur Hadrien qui interdit l'accès de la ville détruite aux Juifs sous peine de mort.

De l'Empire Romain d'Orient à l'Empire Byzantin

Au IVe s., l'empire romain subit des changements majeurs sous le règne de l'empereur Constantin. Tout d'abord celui-ci se convertit au christianisme en 330, sous l'influence de sa mère, Sainte Hélène. Ensuite, pour être plus au centre de son empire et en même temps échapper aux attaques des peuples germaniques, il fait de la ville grecque de Byzance sa nouvelle capitale, Constantinople (actuelle Istanbul).
L'empire est divisé en 395 et Rome tombe au Ve s. sous la pression des Germains et des Wisigoths tandis que l'Empire d'Orient, se prolongeant sous le nom d'Empire Byzantin, va subsister plus d'un millénaire (1453). Le VIes. est favorable à l'empire qui s'étend en Afrique du Nord, c'est "l'âge d'or" de l'Empire Byzantin avec Justinien. La langue grecque s'impose mais le droit romain prévaut toujours.

Le VIIe s. marque le déclin de l'empire. Conflits avec les Lombards, les Slaves et les Perses sassanides. Ainsi, en 614, Jérusalem est prise et détruite par les Perses.

Conquête arabe, Croisades et Empire Ottoman

Mahomet (
570 à 632) qui vit la la péninsule arabique, dans la continuité monothéiste de la Bible, reçoit la révélation divine de l'archange Gabriel en 610. Il part prêcher à La Mecque, sa ville natale, où l'on continue de vénérer des idoles dans la Ka‘ba. L'hostilité de la population le conduit à s'installer à Médine ("l'hégire" en 622, devenu An 0 du calendrier musulman) où il est bien accueilli et où on lui confie divers pouvoirs. Il remporte une guerre contre La Mecque (630). Avec le ralliement d'autres tribus se forme ainsi un Etat arabe dont Mahomet fut brièvement le chef temporel. En unifiant les tribus de la péninsule arabique il les contraint aussi à adopter la nouvelle religion, l'Islam. La Mecque en est le premier Lieu Saint de l'Islam et Médine le second. Jérusalem est le troisième Lieu Saint car, selon la tradition, c'est au Dôme du Rocher (construit en 691 ou 692 de l'ère chrétienne par Abd al-Malik) qu'une nuit, Mahomet, monté sur son destrier ailé
, aurait effectué une visite au Ciel. Ce lieu serait aussi celui où Abraham fit le sacrifice d'un bélier, au lieu de son propre fils Ismail (c'est en référence à ce dernier évènement que les anciens temples juifs de Jérusalem se trouvaient au même emplacement mais pour eux ils s'agissait d'Isaac!).

L'Islam, troisième religion monothéiste, reprend une partie des croyances juives et chrétiennes mais n'accorde à Jésus que le statut de prophète. Comme le judaïsme, ses prescriptions s'étendent à la vie sociale voire politique. A noter que les règles définissant ce qui est permis (halal) et ce qui est interdit (haram) diffèrent quelque peu de celles des Juifs (notamment dans le domaine alimentaire).


Après la mort de Mahomet en 632, les 4 califes qui lui succèdent partent à la conquête de vastes territoires: vers le nord de l'Arabie, jusqu'en Haute Mésopotamie.
Face à l'expansion arabo-musulmane et après un premier affrontement dès 629, le 20 août 636, lors de la bataille du Yarmouk, les Byzantins subissent une défaite décisive. La Syrie
et la Palestine passent aux mains des Arabes.
La dynastie omeyyade s'installe à Damas tandis que la conquête se poursuit avec le Maghreb, l'Espagne (mais ils sont repoussés de France) et la Perse. Au VIIIe s., à la suite de rivalités politico-religieuses le pouvoir passe aux Abbasides, installés à Bagdad. Leur autorité est mise en cause à partir du Xe s. par les Turcs seldjoukides sunnites et par les Fatimides chiites installés au Caire qui s'emparent de la Palestine et de la Syrie.
En 1099, les Croisés (
première croisade en 1095, conduite par Godefroy de Bouillon) chassent les Fatimides de Jérusalem et une période d'affrontements s'ouvre pour près d'un siècle avec les Etats Latins fondés par les Croisés.
En 1171, Saladin annexe le califat fatimide à celui de Bagdad. En 1187, Jérusalem tombe peu après la bataille de Hattin lors de laquelle Saladin capture la noblesse du Royaume de Jérusalem.

Les tribus turques qui se sont installées en Anatolie au XIe s., fondent l'
Empire Ottoman qui va s'étendre à partir du XIIe s. En 1453, les armées ottomanes du sultan Mehmet II provoquent la chute de Constantinople et mettent fin à l'Empire byzantin. En 1517, les Turcs ottomans prennent la succession de la dynastie arabe des Abbassides pour le contrôle du monde musulman. Ainsi, la Palestine restera sous contrôle turc jusqu'au début du XXe s. (où sera établi le mandat britannique sur la Palestine).
Au XIXe s., l'Empire Ottoman que l'on surnomme "l'homme malade de l'Europe", est menacé de toutes parts, dans les Balkans, en Syrie, en Egypte... jusqu'à être défait par les Russes en 1878. Avec la Première Guerre Mondiale, les Turcs alliés des Allemands doivent faire face aux Russes (jusqu'à la révolution de 1917), aux Français et Anglais, tandis que les Arabes de Syrie et de Palestine se révoltent contre la domination ottomane.
En mai 1919, les forces alliées débarquent à Smyrne. Se situant dans le camp des vaincus, la Turquie perd son empire et risque même le démembrement de son territoire anatolien..


Division de la Palestine et naissance d'Israël

Le sionisme (du nom du Mont Sion à Jérusalem) est un mouvement créé en 1897 par le Juif autrichien Theodor Herzl. Cette idéologie nâut face aux persécutions (pogroms) dont les Juifs sont l'objet dans les nombreux pays où ils sont établis. Leur image de déicides aux yeux des Chrétiens (crucifixion de Jésus), leur mobilité ("le Juif Errant"), les pratiques sataniques qu'on leur prête (sacrifices), leur présence dans le commerce et la banque... alimentent l’antisémitisme européen. La pression s'accroît avec la montée des idéologies nationalistes. Face à cela, le but du sionisme est de permettre aux Juifs des diasporas qui ont été dispersés depuis l'Antiquité, de se regrouper au sein d'un même État, sur la terre de leurs origines, la Palestine appelée aussi à l'époque le Levant. Rétrospectivement, le retour des Juifs en Israël, l'Aliya, est un relatif échec puisque seulement le quart des Juifs vivent aujourd'hui dans ce pays. Beaucoup ont préféré la tranquillité en se fixant aux Etats-Unis notamment d'où ils se contentent d'apporter soutien économique et politique (lobbying).

A l'issue de la Première Guerre Mondiale, les Britanniques conquièrent la Palestine, à l'ouest du Jourdain tandis que les territoires qui formeront la Jordanie sont conquis par les Arabes, avec le soutien britannique du colonel Lawrence, dit Lawrence d'Arabie. La Jordanie se nomme alors Émirat hachémite de Transjordanie qui revient à Abdullah bin al-Hussein, né à La Mecque et descendant du prophète.
Parallèlement, au nord de la Palestine, est institué un double mandat au profit de la France sur le Levant Français formé du Liban et de la Syrie.

En s'appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient (Déclaration Balfour) qui se concrétisent en 1922 par l'obtention d'un Mandat de la Société des Nations (ancêtre des Nations Unies), le mouvement sioniste obtient un Foyer national juif en Palestine, contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d'être à terme dépossédés et qui manifesteront souvent leur hostilités lors d'émeutes.
En face, les Juifs opposent la Haganah, le bras armé de l'Agence juive. Vont s'y ajouter les groupes anti-terroristes Irgoun (avec "L'Or Noir" ce nom rappellera quelque chose aux Tintinophiles) et Lehi.

La Seconde Guerre Mondiale est marquée par le génocide, la Shoah, l'holocauste hitlérien se traduisant par l'extermination de 6 millions de Juifs européens par le régime nazi. En conséquence, la population juive dans le monde tombe de 17 millions à 11 millions. Mais ce traumatisme va accélérer la migration des survivants vers la Palestine.
De 1918 à 1948, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000 (80% d'ashkénazes ou juifs d'Europe).

En 1946, l'émirat de Jordanie acquiert l'indépendance totale. Il devient le Royaume hachémite de Transjordanie et rejoint la Ligue arabe et Abdullah bin al-Hussein devient le roi Abdullah Ier.

En Palestine, les violents conflits intercommunautaires entre 1944 et 1947, malgré le déploiement de 100 000 de leurs soldats, conduisent les Britanniques à remettre leur Mandat à l'Organisation des Nations Unies. L'ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 % du territoire) et un État arabe tandis que Jérusalem passe sous administration internationale.

L'État d'Israël est proclamé le 14 mai 1948 avec à sa tête comme Premier Ministre David Ben Gourion. Immédiatement les États arabes voisins décident d'intervenir militairement. Ils vont s'affronter à la force de défense d'Israël, plus connue sous le nom de Tsahal, armée constituée à partir des groupes armés Haganah, Irgoun, Lehi ainsi que Palmah. Son action a été rapidement complétée au début des années 1950 par celle des services d'espionnage et de contre-espionnage menées par le Mossad et le Shabak (équivalents de nos DGSE et DST ou des CIA et FBI américains).
De juillet 1948 à avril 1949, Israël va remporter des victoires contre les armées des Etats voisins et réussir à prendre le contrôle de 81% de la Palestine (jusqu'à la partie ouest de Jérusalem), cependant les Anglo-américains les empêcheront d'envahir le Sinaï et la bande de Gaza. Ce conflit se conclut aussi par un premier exode de 750 000 Palestiniens qui s'installent dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Les frontières de l'armistice de 1949 sont fixées selon la "ligne verte".

A l'issue de ce conflit, en 1951, des extrémistes palestiniens opposés à l'armistice avec Israël assassinent le roi Abdallah Ier de Jordanie. Après le règne éphémère de son fils Talal qui doit abdique pour raison de santé, le trône revient en 1952 à un autre fils d'Abdallah, Hussein qui règnera jusqu'en 1999.

Paix introuvable ou paix impossible ?

En 1956, c'est la Crise du Canal de Suez (nationalisation par Nasser). L'Egypte dirigée par qui vient de renverser le roi Farouk (en 1952) instaure un blocus du port israélien d'Eilat (sur le Golfe d'Aqaba) et Israël riposte en occupant le Sinaï tandisq ue les Français et les Britanniques attaquaient dans la région de Port Saïd jusqu'à ce que les Américains et les Soviétiques y installent des Casques Bleus (c'est leur première action) de l'ONU.

En 1967, l'Egypte contraint l'ONU à quitter le Sinaï, rétablit le blocus sur le port d'Eilat. Israël riposte et c'est la Guerre des Six Jours, du 5 juin au 10 juin, l'armée d'Israël conduite par le général Moshé Dayan défait les Etats arabes coalisés.
La Jordanie perd la Cisjordanie (et donc Jérusalem-est, certains Israéliens réalisant là le rêve d'une "Jérusalem éternelle et indivisible"), l'Egypte perd le Sinaï et la Syrie perd le Golan.
300 000 Palestiniens se réfugient en Jordanie tandis que l'implantation de colonies juives dans les territoires palestiniens ira en s'intensifiant notamment sous l'influence de Juifs nationalistes religieux, partisans d'un Grand Israël. Environ 500 000 colons s'établiront ainsi.

L'année 1970 est marquée sous le sceau du "Septembre noir". La guerre éclate entre les Palestiniens (soutenus par la Syrie) et les Jordaniens à la suite d'une tentative d'assassinat le roi Hussein de Jordanie par les Fedayins.

En octobre 1973 survient la Guerre du Kippour (jour de la fête la plus importante du calendrier juif, celle de l'expiation des fautes), lorsque l'Egypte puis la Syrie lancent de concert une attaque le 6 octobre. L'armée égyptienne est repoussée (même au-delà du canal de Suez) en une quinzaine de jour par l'armée israélienne conduite par le général Ariel Sharon.
Les relations vont se normaliser les années suivantes entre Israël et l'Egypte, leurs dirigeants Menahem Begin et Anouar el-Sadate (qui a remplacé Nasser après son décès en 1970) reçoivent le Prix Nobel de la Paix en 1978. Le dirigeant égyptien paiera le prix de sa modération en 1981 lorsqu'il sera assassiné par des militants de la Jihad islamique. Son successeur, Mohammed Hosni Moubarak, conservera en gros la même politique à l'égard d'Israël.

Pendant ce temps, le Liban devient une véritable poudrière du fait de la présence nombreuse de réfugiés palestiniens (300 000) que l'on laisse s'organiser militairement, d'une guerre civile (milices religieuses) et de l'ingérence syrienne (hostilité à l'égard de l'OLP).
En riposte aux agressions menées
de 1978 à 1982 contre Israël à partir du sud Liban par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP dont Yasser Arafat fondateur du Fatha est devenu le leader depuis 1969), l'armée israélienne alliée des phalangistes chrétiens fut victorieuse mais laissa les phalangistes massacrer des civils palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila en septembre 1982.
En 1987, certains Palestiniens se lancent dans une guérilla, l'Intifada ou "guerre des pierres" par les jeunes Palestiniens (les chebabs). Dans la mouvance des Frères Musulmans (islamistes) égyptiens et avec l'appui de l'Arabie Saoudite naît cette année-là le Mouvement de la Résistance Islamique, plus connu sous le nom de Hamas.
L'Etat palestinien s'autoproclame à Tunis le 15 novembre 1988 mais sans reconnaissance internationale.
La conférence de paix de Madrid tenue en 1991 conduit à la reconnaissance d'Israël par les Palestiniens et donc en corollaire à la reconnaissance de l'OLP ce qui est mal accepté des extrémistes et conduit à des bavures (un jeune palestinien de 20 ans tagueur tué par une patrouille au petit matin le vendredi 15 novembre 1991 à Jérusalem). L'autre mouvement de résistance, le Hamas, se radicalise en se rapprochant du Hezbollah libanais et en bénéficiant de l'appui iranien.
En 1994 sont conclus les Accords d'Oslo entre Israël et le Jordanie
conduisant à une relative autonomie palestinienne confiée à l'Autorité Palestinienne. Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix.

Après la mort du roi Hussein de Jordanie en 1999, le trône revient à son fils aîné qui prend le nom d'Abdallah II. Il engage une modernisation de l’économie (fiscalité attrayantes pour les firmes étrangères) et de la société (éducation) jordaniennes mais bien des progrès dans la démocratisation des institutions politiques resteront (et restent!) à accomplir.

La seconde Intifada commence en septembre 2000 à l'instigation des mouvements armés palestiniens Hamas, Hezbollah, Brigades d'Al Aqsa et Jihad islamique à la suite de la provocation d'A. Sharon se rendant à l'Esplanade des Mosquées. Afin de se prémunir contre les attentats-suicides (ceintures d'explosifs) visant des civils, le gouvernement d'A. Sharon décide en 2002 de construire une barrière antiterroriste de 750km à l'intérieur de la Ligne de Séparation, le Mur de sécurité composé en grande partie de barrières électroniques. Il reprend en gros le tracé de la "ligne verte" de 1949 tout en intégrant plusieurs grands blocs de colonies israéliennes.

Après la mort de Yasser Arafat en 2004, le processus de paix reprend entre Ariel Sharon (premier ministre depuis 2001) et Mahmoud Abbas (Abou Mazen), devient nouveau président de l'Autorité palestinienne en janvier 2005.
En 2005 également, Israël démantèle ses colonies de la bande de Gaza
et leurs 7000 habitants juifs sont expulsés. Cependant Israël garde le contrôle des frontières et de l'espace aérien.
Depuis 2007, le pouvoir politique dans la Bande de Gaza passe aux mains du Hamas, rival du Fatah de Cisjordanie, et soutenu par le Hezbollah implanté au Liban (mouvement lui-même soutenu par la Syrie et l'Iran chiite) et dirigé par l'impitoyable Hassan Nasrallah. Les tirs épisodiques de roquettes sur des villes israéliennes depuis Gaza entraînent un blocus dont les civils pâtissent.
Ces rapports troubles, cette partition de fait, font que le mandat de Mahmoud Abbas qui devait expiré en janvier 2009 est toujours prorogé (tout comme celui des députés). Ce qui représente un réel danger de remise en cause pour pratiques bien peu démocratiques.

En Israël, le service militaire (non obligatoire pour les Arabes, les haredims (Juifs orthodoxes), les femmes mariées et les nouveaux immigrés) dure 3 ans pour les garçons et 22 mois pour les jeunes filles. Malgré cette contrainte, une poussée nationaliste est perceptible au travers du fait que 76% des jeunes israéliens aptes à la conscription demandent à être enrôlé dans les unités de combat, s'en remettant à l'Etat, sans plus manifester d'esprit critique. Par ailleurs, 46% des étudiants juifs s'opposent à l'octroi de l'égalité de droits à leurs concitoyens arabes. Enfin, 61% des Israéliens de 20 à 30 ans votent à droite (centre 35% chez les plus de 30 ans) sans doute sous l'effet de la croissance de la communauté ultraorthodoxe.

Et si un jour improbable la paix pouvait s'établir...
PALESTINE: un Etat, deux Etats ou trois Etats ?

En août 2009, le Premier Ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad (économiste formé aux Etats-Unis), rend public un plan de développement économique devant amener à mettre fin à la dépendance économique à l'égard d'Israël et ainsi, à l'horizon 2011, à la création de facto d'un Etat palestinien. De fait, la croissance économique dans les territoires a été de 7% en 2009 et l'on assiste à un boom de l'immobilier.
Les pourparlers qui ont eu lieu entre Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, du 2 au 26 septembre 2010 n'aboutissent pas. Le Premier Ministre israélien semble privilégier les colonies plutôt que la paix ou plus précisément il recherche le soutien électoral des colons. Cet échec met fin au le moratoire sur le gel de ses projets de constructions en Cisjordanie et à Al Quds (quartier au sud-est de Jérusalem), moratoire qui était appliqué depuis 10 mois.
Le gel de la colonisation serait le minimum pour démarrer des discussions mais celles-ci risquent d'achopper sur bien des points: démantèlements des colonies, statut de Jérusalem-est, droit au retour des réfugiés (lesquels sachant que certains en sont à la troisième ou quatrième génération)... Avec en arrière-plan l'hostilité religieuse et l'hypothèque démographique.

La Palestine paie le prix des erreurs du passé: intolérance religieuse (diaspora), racisme (pogrom, shoah), impérialisme occidental (mandat colonial britannique) et américain. Ce dernier perd une partie de son efficacité par son soutien et sa compromission avec les régimes autoritaires arabes atteints de népotisme et de ploutocratie, en échange de la non belligérance avec Israël et de la répression de l'islamisme (et en pratique, de toute opposition même démocratique).
Dans cette terre dite sainte, le message messianique "Paix aux hommes de bonne volonté" n'est guère entendu. Il n'y a ni paix ni bonne volonté! En revanche un si long passif nourrit les mauvaises volontés de part et d'autre et les extrémistes en profitent pour saper les efforts des plus conciliants. Déjà 4 générations émaillées de deuils et façonnées dans le nationalisme, la haine, la rancune et l'ostracisme!
Israël pourra-til éternellment tenir dans sa position de "citadelle assiégée" et les Arabes pourront-ils toujours supporter leur complexe d'infériorité économique et militaire ?

Rêve impossible d'un seul Etat, fédéral, bi-national...
Non viabilité d'un système à deux Etats, avec un Etat palestinien éclaté en deux territoires séparés (de 35km) par Israël et tiraillés entre courants politiques hostiles...
Viabilité douteuse de deux Etats, israélien et palestinien, avec rattachement de Gaza à l'Egypte...
Existence problématique d'un micro Etat à Gaza dans une option à trois Etats...

 

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Drapeau de la JORDANIE



Aperçu géographique...

Géographiquement, la PALESTINE couvre un territoire incluant l'État d'Israël, les Territoires palestiniens et une partie du Royaume de Jordanie, du Liban et de la Syrie.

Dans sa défintion restricttive, les Etats de cette région, à savoir la Jordanie, la Cisjordanie/Gaza (Autorité Palestinienne) en incluant ou en excluant Israël selon les points de vue (si l'on considère ou pas la Palestine d'avant 1948) appartiennent à un ensemble géographique nommé Machrek (ou Machreq, Mashreq, Mashriq, "le Levant" c'est-à-dire l'Orient arabe) ainsi que les autres Etats voisins: Irak, Syrie, Liban et Koweït.
Les définitions plus larges incluent à l'est les Etats de la Péninsule Arabique (voire jusqu'au Pakistan) et à l'ouest l'Egypte et le Soudan (voire la Lybie qui serait du coup tiraillée entre Maghreb et Makrech).

.PAYSAGE ET RELIEF

Tout d'abord, un peu d'histoire géologique pour comprendre.
La Palestine se trouve à la charnière de 3 plaques tectoniques:
la plaque eurasienne qui glisse vers l'est à la vitesse d'un centimètre par an,
la plaque arabique qui l'affronte à la vitesse de 3 cm/an en s'écartant vers le nord-est et enfin la vaste plaque africaine qui se glisse sous l'Europe à la vitesse de 2cm/an.
L'ouverture entre ces plaques survenue au milieu de l'Ere Secondaire (Jurassique) passe par la vallée du Jourdain, le golfe d'Aqaba, la Mer Rouge, la région des Grands Lacs africains et se termine par le Canal du Mozambique (qui sépare Madagascar de l'Afrique).
Dans la région, cet effondrement est caractérisé par des failles et du volcanisme ancien (Golan).
Du Crétacé à l'Eocène, les fonds marins sont le lieu de dépôts sédimentaires tels les magnifiques grès ferrugineux et les calcaires dorés que l'on peut admirer, découpés, sur le site de PETRA.

ISRAËL couvre près de 21 000km². Mais il contrôle 22 000km² si l'on inclut Jérusalem et le plateau du Golan (annexé au détriment de la Syrie en 1967) et 28 000km² avec les territoires palestiniens.
Avec 1000km de frontières, son territoire s'étend sur 470km en longueur (en latitude) dont 270km de littoral, pour 135km de large. Il s'intercale entre les Territoires palestiniens formés de la Bande de Gaza, frontalière de l'Egypte au sud-ouest, la Cisjordanie, et la Jordanie et la Jordanie (de part et d'autre de la Mer Morte)à l'est, le Liban et la Syrie (plateau du Golan) au nord et l'Egypte au sud.

La région à l'ouest du Jourdain est partagé en quatre zones géographiques:
- un littoral au climat méditerranéen.

- les collines de l'intérieur, Galilée, Samarie et Judée, d'altitude moyenne de 600m (elles culminent à 1208m). Les deux dernières régions se trouvent largement en CISJORDANIE.
- à la frontière orientale, on trouve la vallée du Jourdain, prolongement du Grand Rift africain. Elle est occupée au nord par le fleuve du Jourdain qui naît dans les montagnes libanaises à la jonction de quatre torrents vers 1000m d'altitude, plonge dans le fossé riftain, bien au-dessous du niveau de la mer, pour alimenter le Lac de Tibériade (- 209m) puis continuer sa course vers la Mer Morte (- 417m) en faisant d'amples méandre sur plus de 300km pour parcourir les 100km qui séparent (à vol d'oiseau) le Lac de Tibériade de la Mer Morte. Au-delà, la vallée morte de la Araba se poursuit jusqu'au Golfe d'Aqaba.
- enfin, le Désert du Néguev qui représente 60% d'Israël, forme un vaste triangle, pointe renversée, au sud du pays au niveau du Golfe d'Aqaba (port d'Eilat), lequel se prolonge dans la Mer Rouge. Ce désert s'intercale entre les régions désertiques égyptiennes du Sinaï et de celles de Jordanie (Wadi Rum).

Le nord de la CISJORDANIE
comprend la partie orientale de la Samarie et le sud, une grande partie de la Judée.

Quant à la minuscule bande Gaza, frontalière e l'Egypte et d'Israël, elle s'étend sur 40km le long de la Méditerranée et 9km de largeur. Sa superficie est seulement de 360km².
Elle est séparée de la Cisjordanie (à une quarantaine de kilomètres plus à l'est) par les territoires conquis par Isral lors de la guerre de 1948.

La JORDANIE est entourée par la Syrie au nord, l'Irak au nord-est, l'Arabie saoudite à l'est et au sud, et enfin Israël et la Cisjordanie à l'ouest. Sur ses 1620km de frontières, le pays n'a qu'un minuscule débouché maritime de 25km sur le Golfe d'Aqaba (face à Eilat, en Israël).
A l'ouest, on retrouve le fossé du Rift avec le Jourdain et le Wadi Araba. A l'est de cette dépression s'étend une zone montagneuse culminant au sud vers 1800m. Le plateau désertique oriental s'enfonce vers l'Irak et l'Arabie Saoudite.


CLIMAT

En ISRAËL et en CISJORDANIE, le relief introduit des nuances voire des différences au niveau climatique.
Hivers courts et pluvieux (parfois neige à Jérusalem), étés longs, chauds et sans pluie (en particulier dans le Rift du Jourdain, les déserts de Judée et du Négev), sauf sur le littoral.
Cette sécheresse doit être compensée par l'irrigation mais les ressources en eau sont limitées. Les Israéliens semblent accaparer une grosse partie des eaux du Jourdain y compris en amont du Lac de Tibériade, au détriment des Jordaniens et des Palestiniens. A son débouché dans la Mer Morte, le Jourdain n'est plus qu'un ruisseeau aux eaux sales. De plus, les colonies juives pompent, par des captages à grande profondeur, dans la vaste nappe phréatique fossile qui se trouve dans le sous-sol de la Cisjordanie.

En JORDANIE la partie montagneuse de l'ouest reçoit généralement des précipitations de novembre à avril et il peut neiger à Amman. Quant aux déserts au sud et à l'est (ils recouvrent les trois quart du pays), ils sont arides.

POPULATION

Les Juifs représentent à peine la moitié de la population habitant un territoire englobant Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza. Ces deux derniers territoires comptent plus de 4 millions de Palestiniens, ces derniers s'étant accrus de 45% depuis 1997.

Sur une population estimée à 13,5 millions de Juifs dans le monde, ISRAËL n'en accueille que 5,5 millions. Cette donnée révèle le relatif échec du sionisme comme cela est signalé dans la partie historique. Par exemple, 5 millions de Juifs vivent aux Etats-Unis. Après la shoah, certains Juifs ont même préféré cette "Nouvelle Jérusalem". En revanche, ces Juifs américains forment un puissant lobby politique auprès du gouvernement américains (aide militaire et diplomatique à Israël) et apportent directement un soutien (notamment financier) à leurs compatriotes israéliens. Devant les incertitudes, les menaces et le pourrissement de la situation, certains Juifs quittent même Israël!
En revanche, 2 millions d'Arabes (musulmans et chrétiens) vivent en Israël, ce qui porte la population du pays à 7,5 millions.
Faisons une petite addition: 2 millions d'Israéliens arabes ou non juifs + 4 millions de Palestiniens de Cisjordanie (2,5) et de Gaza (1,5) = 6 millions, face à 5,5 millions de Juifs!
Environ 70% de la population israélienne vit sur le littoral (3 millions à Tel Aviv). 5% de la population est analphabète.
De 2000 à 2001, la croissance démographique en Israël s'est élevée seulement à 0,3 % (croissance démographique mondiale de 1,4 %). Mais comme souvent une moyenne cache de grandes disparités. Ainsi les haredim (ultra-orthodoxes) ont une croissance démographique assez rapide. Il y avait chez les Juifs israéliens 6 % de haredim en 2002 et 13 % en 2006 (parmi les seuls Juifs israéliens nés en Israël). Leurs familles ont entre 5 et 10 enfants...

Le nombre de Palestiniens peut être estimé à près de 10 millions, un quart résidant en Jordanie, un quart en Cisjordanie, un huitième à Gaza, un huitième en Israël, et le dernier quart constituant une diaspora. On compte 3% de chrétiens parmi les Palestiniens.

Environ 2,5 millions de Palestiniens et 500 000 colons juifs vivent en CISJORDANIE (dont 250 000 Palestiniens à Jérusalem-est, face à 200 000 colons).
La densité y est de 433 habitants par km² (9 fois moindre qu'à Gaza). Population jeune avec 37% de moins de 15 ans (d'où un âge médian de 20 ans) ou 64% de moins de 25 ans. ce qui en fait le pays le plus jeune du monde arabe, avec le Yemen. La fécondité se traduit par un peu plus de 3 enfants par femme en âge de procréer. La population se répartit entre 75% de musulmans, 8% de chrétiens et 17% de juifs (! colons).

Quelque 1,5 millions d'habitants sont entassés dans la minuscule bande de GAZA (40x9km). Ils sont pratiquement tous musulmans. C'est la plus forte densité démographique au monde avec 4 000 habitants au km². C'est la plus jeune population au monde avec 45% de moins de 15 ans (âge médian de 17,5 ans). Les femmes mettent au monde en moyenne 5 (6?) enfants, ce qui se traduit par une croissance démographique de 3,4% (4%?), là aussi l'un des records du monde (mais on a vu que les haredims juifs font encore mieux!). 11% de la population est analphabète.

Avec 6,5 millions d'habitants, la JORDANIE compte 2 millions de Palestiniens réfugiés et malgré cela le pays héberge un million d'habitants de moins qu'Israël, lequel n'est toutefois peuplé que par 5,5 millions de Juifs... Le taux de croissance démographique s'établit à 2,9% et l'indice de fécondité (descendance par femme) dépasse 5,5 enfants. C'est un pays de jeunesse avec près de 55% de moins de 25 ans. L'analphabétisme touche 18% de la population.
Sur le plan de la religion, 92% des habitants sont des Musulmans sunnites et l'on compte 6% de chrétiens de différentes églises (grecs-orthodoxes principalement).

ECONOMIE

Le PNB et le PIB d'ISRAËL augmentent annuellement de 4 à 5%. Le taux de chômage est de 6,5%. La balance des paiements est bénéficiaire. Le PIB par habitant en Israël est de 28000$ (en 2008) soit plus de 3 fois celui de son voisin le plus riche, le Liban et 10 fois celui de ses autres voisins.
Les ressources naturelles étant limitées et l'agriculture compte pour moins de 3% du PIB. Le pays s'est développé dans les secteurs des technologies de pointe, en investissant fortement dans la recherche.

Les importations de la CISJORDANIE sont colossales (3,5 milliards de dollars) et dépendent à 80% d'Israël (par exemple, totale dépendance pour l'électricité).
Les exportations sont 7 fois moindres ! (90% vers Israël), des produits agricoles principalement. L'agriculture contribue pour 20% du PIB, l'artisanat et les services pour 40%. Le chômage s'est accru à la suite du bouclage des territoires, suite aux Intifadas, les travailleurs palestiniens perdant leur emploi en Israël. Le PIB par habitant en Cisjordanie peut être estimé à moins de 2000$.

Concernant la Bande de Gaza, sa démographie et le blocus imposé par Israël entraînent un fort chômage (40%), une inflation à 13,5% et une grande pauvreté (70% de la population).

Le taux de croissance de la JORDANIE dépasse 6% mais malgré cela, le chômage est de 16% et l'inflation s'élève à 13,5% (ou 6% comme l'indique Iyad?). Le PIB par habitant en Jordanie est de l'ordre de 3600$ ( supérieur à celui de l'Egypte et de la Syrie mais moindre que celui du Liban).
Les prix ont été multipliés par 2 voire 3 depuis l'invasion de l'Irak par les Américains en 2003 (arrivée de réfugiés, achat de pétrole à l'Arabie).
L'industrie contribue pour 20% au PIB et les services à hauteur de 72%. L'industrie extractive est représentée par la potasse (7 millions de tonnes) et le phosphate (1 million de tonnes). Quant aux sables bitumineux présents dans le sud, leur exploitation n'est pas rentable dans les conditions économiques actuelles.
Les rendements des cultures d’orge et de blé sont médiocres. La balance agricole est très déficitaire.
Le déficit commercial s'élève à environ 3 milliards.

D'après Iyad, les trois quarts des Jordaniens sont propriétaires. Le loyer en ville s'élève à 350 JOD pour un appartement de 120m². Quant au coût d'achat du terrain, dans les quartiers chics de la capitale, il est prohibitif, de l'ordre de 3000 ou 4000 JOD.
La richesse des habitants provient largement de revenus gagnés dans les principautés et émirats pétroliers de la région.

 

Symbolique du drapeau Jordanien:
Créé en 1920, il s'inspira du drapeau syrien de l'époque, en permutant seulement barres verte et blanche.
- Le triangle rouge symbolise la filiation de Mahomet (clan Hachémite). L'étoile à 7 branches qui figure au centre du triangle a plusieurs significations : sept versets de la première sourate du Coran ou l'unité des peuples arabes ou encore les sept premières collines sur laquelle Amman a été construite...
- La bande noire symbolise les Abbassides de Bagdad (750-1258).
- La bande blanche symbolise les Omeyyades de Damas (661-750).
- La bande verte symbolise les Fatimides (chiites) du Caire (969-1171).

Le drapeau de la Palestine ou, en termes plus politiques, de l'Autorité Palestinienne ne diffère que par l'absence de l'étoile.


Nous avons la chance d'effectuer le circuit dans le sens inverse du catalogue. En effet, il me semble souhaitable de visiter le formidable site de Petra plutôt dans la seconde partie du voyage...

Etapes du circuit en JORDANIE
et Palestine (Cisjordanie - Israël):

  • AMMAN, Jérash**, MerMorte

    Islam


  • JERUSALEM

    Traditions
    juives

    Autres sites
    d'Israël

  • BETHLÉEM

    Christianisme

    Autres sites
    de Palestine

  • Madaba, Mont Nébo , Kérak

    Gastronomie

  • PÉTRA***

    Nabatène


  • WADI RUM*, Aqaba

    Mariage jordanien

    Sites, paysages, villes ou monuments classés au Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO repérés par le logo .


    Dans le contexte politico-militaire toujours incertain du Moyen-Orient (échec des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens le 26 septembre 2010), nous voici parti pour une nouvelle destination avec un petit fond d'inquiétude surtout par rapport à notre incursion en Palestine, inquiétude qui ne s'avérera pas justifiée... même si le "volcan n'est qu'endormi".

    De Nantes à Amman, nous avons un trajet de près de 4000 km que nous mettrons environ 6h30 à effectuer.
    Départ de Nantes à 6h15 avec un charter Air Méditerranée pour 17 passagers, vol affrété par TOP. Une heure de vol pour atteindre Metz où nous avons une escale d'une heure permettant le remplissage de l'avion. Environ 4h30 de vol entre cet aéroport et la capitale de la Jordanie. Nous survolons les Alpes autrichiennes, la Vénétie, l'Adriatique, la Croatie, la Grèce, la Turquie' entre Izmir et Antalya), Chypre et en raison de l'interdiction de survol d'Israël nous contournons son territoire par le nord, en passant sur le Liban et la Syrie.
    Avec une heure de décalage horaire, il est 14 heures lorsque nous débarquons ...avec 25° au thermomètre !

    Les formalités sont expédiées comme jamais vu encore. Les passagers de notre vol sont immédiatement récupérés par les guides du réceptif local al-Thuraya et répartis sur une dizaine de groupes (dont la taille varie de 36 à 49). Les guides récupèrent les passeports et les font passer au contrôle de police (et apposition du visa) globalement tandis que l'on va tranquillement récupérer nos bagages. Rapide mais cela ne sert pas à grand chose car il faut attendre pendant 3/4 d'heure l'arrivée d'un autre vol charter venant de Paris via Lyon. Notre groupe, le "TOP one", initialement de 16 personnes s'étoffe en passant à 37.

    Au final nous serons un groupe de 47 car 10 autres personnes venant de Bordeaux doivent arriver sur vol régulier en cours de nuit. Un groupe équilibré avec 7 "jeunes" autour de la trentaine et autant de seniors encore actifs...
    Notre Guide se nomme IYAD (ce qui signifie "force, autorité, appui, protecteur" et ce nom fut porté par un célèbre orateur des premiers temps de l'Islam) et notre chauffeur s'appelle Ismail (qui signifie "fils d'Abraham"). IYAD a appris le français à l'Université et à l'Alliance Française et il a voyagé en France (Paris, Bordeaux, Lyon, Rouen...). Il y a quelques années, il a accompagné les auteur du guide du Routard (ceci dit, cela ne l'empêche pas de mieux apprécier le Guide Bleu Hachette!).

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    Il n'est pas dans les usages de conclure ou de faire état d'impressions dès la présentation d'un voyage...
    Disons plutôt qu'il s'agit ici d'un avertissement.

    A propos de Jérusalem surtout, si l'on est croyant, on en reviendra peut être renforcé dans sa foi tandis que si l'on est agnostique ou simplement dans le doute métaphysique, on en reviendra probablement carrément athé après ce spectacle navrant de division, voire d'intolérance, entre des religions qui revendiquent une même origine. Si l'on y ajoute les dérives sanguinaires passées et présentes qui les accompagnent, certaines conclusions s'imposent!

    Quant à l'opinion que l'on peut se faire de la géopolitique au Moyen-Orient (sauf à être spécialiste du sujet), c'est avec une perception confuse de la situation que l'on revient d'un si bref voyage. Il y a tant de haine accumulée, tant de fanatisme, tant d'acteurs cachés en coulisses, tant de mauvaise volonté ou si l'on préfère de volonté que rien ne change vraiment.
    L'Etat d'Israël et une partie des Juifs religieux donnent une image contradictoire. D'une part, complexe de supériorité: peuple élu, élite, petit mais capable de faire face et de vaincre ses nombreux ennemis... D'autre part, paranoia: syndrome de la forteresse assiégée, peuple malaimé de tout l'univers et de tous les temps...
    Curieusement, l'histoire des Juifs se rejoue au fil des siècles et même des millénaires: exil (mythique?) en Egypte, exil à Babylone, destruction du Temple de Jérusalem et sacrifice volontaire des assiégés de Massada suivis de la diaspora, persécussions et pogroms en Europe, extermination nazie lors de la Shoah...

    Dans un si bref voyage, avec un passage éclair d'une journée et demi en Cisjordanie/Jérusalem, se dégage une impression d'irréel, d'une trêve au milieu de la bataille (mais pas d'une fraternisation, n'exagérons pas à ce point) qui met plus mal à l'aise qu'elle ne rassure...

    Pour avoir un minimum d'imprégnation de l'ambiance et des problèmes dans cette partie du Moyen-Orient, il faudrait y séjourner au moins trois semaines: une en Palestine (Cisjordanie et Israël), une autre en Jordanie et une dernière au Liban et en Syrie...


    En une semaine nous allons parcourir environ 1000 km dans cet univers aux limites du réel...



    Documentation et crédits

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  • mes notes de voyage

  • "JORDANIE" par G. Lenoir et C. Ayayd aux Editions MONDEOS Coll. Les Guides Mondéos - Paris 2010
  • "JORDANIE" aux Editions HACHETTE Coll. Guides Bleus - Paris 2009
  • "Art et Histoire de la JORDANIE" par F. Casule aux Editions BONECHI - Florence 2010
  • "Cette terre de Dieu, une terre, trois inspirations" par Sami Awwad
  • "ISRAËL, faits et chiffres" par Misha Louvish publication du Min. des Aff. Etrangères d'Israël - 1966
  • "ISRAËL" par Ph. Triboit Coll. Les guides Voyage Conseil Editions Hachette - Paris 1979
  • Le N°202 de décembre 1995 du magazine GEO consacré à "La route des croisades"
  • "La grande histoire des Juifs" double numéro de L'Express du 2 janvier 2008
  • "La grande histoire de la chrétienté" double numéro de L'Express du 22 décembre 2010
  • les nombreux articles consacrés au conflit palestinien par Courrier International notamment "Israël-Palestine, qui veut la paix ?" (2 septembre 2010)
  • Le N°189 de novembre 1994 du magazine GEO consacré à "Jérusalem"
  • le n° 246 de l'hebdomadaire La Vie du 19 décembre 1991
  • ainsi que, en ligne, les fiches et cartes libres du "World Factbook"
  • et surtout la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia (open GNU)
  • et de nombreux autres sites sur la toile...



    BON A SAVOIR

    QUAND PARTIR ?
    En Jordanie, fin de printemps et automne sont des moment appropriés pour échapper tant aux coups de froids (neige et jusqu'à - 17° parfois à Amman!) et averses (décembre à février) qu'à la canicule.

    En avril-mai tout comme en octobre-novembre, les températures varient entre 10-15° et 25° et les pluies sont rares autant en Israël qu'en Jordanie. Dans le sud, il faut majorer les températures de 5° et les pluies sont quasi inexistantes.
    Attention toutefois aux jours courts en automne: il fait nuit dès 17h à la mi-novembre.
    A Jérusalem, les moyennes sont de 8-10° en hiver et l'on atteint 30° en été. Les extrêmes vont de - 3° à + 40°.

    TENUE :
    Pas de vêtements trop courts (short, jupe, robe) ou trop moulants.
    Pour visiter (les rares mosquées visitables), se déchausser à l'entrée et y laisser ses chaussures (souillure selon l'Islam. Avoir aussi tête et épaules couvertes pour les femmes.

    SANTE :
    L'eau du robinet est en principe potable en Jordanie mais pour éviter tout risque de tourista, il est plus prudent de boire de l'eau en bouteille capsulée. Le risque est inexistant en revanche à Jérusalem.
    En période estivale, le plus grand risque est celui de l'insolation et de la déshydratation.

    Décalage de + 1H par rapport à la France, que l'on soit en Jordanie ou en Palestine (et en Israël).

    ACHATS ET SOUVENIRS :
    Orfèvrerie à prix intéressant mais façonnage médiocre. Les tapis bédouins peuvent plaire mais certains sortent de manufactures...
    Dans les petits souvenirs de Jordanie, tout le monde à déjà eu en main, les petits coffres à bijoux en marqueterie voire avec un couvercle recouvert d'une mosaïque (souvent grossière) et les petites bouteilles remplies de sable coloré dessinant des motifs représentatifs de l'image (d'Epinal !) du pays: caravane de dromadaires.

    Idées cadeaux: marqueterie et mosaïque

    Idées cadeaux: bouteilles de sable coloré

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    MONNAIE ET CHANGE :
    Pas besoin de se casser la tête en Jordanie. Pour de petits achats o npeut se contenter d'une équivalence €uro-dinar jordanien (abrégé JD ou JOD).
    En Israël, 1 €uro vaut 5 shekalim (ILS) donc 1 shekel =0,2€.
    Le Shekel est également la principale monnaie utilisée dans les Territoires palestiniens.

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    Passage de frontière long et délicat entre Jordanie et Israël. Bien que prévenu du risque de se voir apposer le visa israélien mal vu dans la plupart des pays arabes, nous avons été nombreux ne pas parvenir a y échapper.



























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    Votre avis

    NO FRAMES <br> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/israel/ target=_blank>ISRAEL</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/palestine/ target=_blank>PALESTINE</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/cisjordanie/ target=_blank>CISJORDANIE</a> R&eacute;cit de voyage en JORDANIE et PALESTINE (Cisjordanie - Isra&euml;l) </font></FONT></p><LI> <FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Shalom Alekhem, &quot;que la paix soit sur vous&quot;<BR> (As-Salamu Alaykum pourles Musulmans)</FONT></FONT> <P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Est JUIF, une personne n&eacute;e de m&egrave;re Juive (ou s'&eacute;tant convertie au juda&iuml;sme) ou une personne ayant adh&eacute;r&eacute; au juda&iuml;sme par le biais d'une conversion religieuse selon les r&egrave;gles de la Halakha. La jud&eacute;it&eacute; est inalt&eacute;rable, m&ecirc;me par le fait de pratiques idol&acirc;tres, h&eacute;r&eacute;tiques ou d'apostasie.<BR> <BR> Parlons des origines g&eacute;ographiques <BR> Apr&egrave;s les diasporas des premiers si&egrave;cle chr&eacute;tiens les Juifs s'&eacute;taient dispers&eacute;s. Les mizrahim sont les Juifs d'Asie (jusqu'en Inde, &agrave; Cochin par exemple). Il &eacute;migreront en Isra&euml;l &agrave; la suite de laguerre isra&eacute;lo-arabe de 1948. Les ashk&eacute;nazes (ou ashkenaze ou achkenaze de Achkenaz, un des arri&egrave;re-petit-fils de No&eacute;)s'&eacute;tablissent en Europe et en Afrique du nord.<BR> Les pers&eacute;cutions les touchent en France d&egrave;s le VIIe si&egrave;cle. Plus tard, lors des Croisades, ils sont &eacute;galement repouss&eacute; d'Angleterre et d'une partie de l'Allemagne. Cela alimente une migration ves l'Europe orientale (Pologne, Russie et Lituanie). leur langue est le yiddish, voisin de l'allemand. Puis c'est au tour des Juifs install&eacute;s dans la P&eacute;ninsule ib&eacute;rique d'en &ecirc;tre chass&eacute;s vers l'Afrique du nord. Ce sont les s&eacute;pharades ou s&eacute;farades qui ont quelques particularit&eacute;s au niveau du rituel et des prononciations. Bien plus tard, avec la d&eacute;colonisation, entre 1656 et 1962, ils &eacute;migrent en masse en Isra&euml;l.<BR> Les ashk&eacute;nazes d'Europe orientale (d&#146;Allemagne, de Pologne, de Russie, de l&#146;ancien Empire austro-hongrois) subissant des pogroms (mot russe signifiant pillage et meurtres) furent repouss&eacute;s vers l&#146;Ouest de l&#146;Europe au XIXe si&egrave;cle et au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle jusqu'&agrave; l'horreur supr&ecirc;me que fut la Shoah, le g&eacute;nocide ou l'holocauste par les nazis de 6 millions de Juifs. A la suite de cela, ils &eacute;migr&egrave;rnt nombreux en Isra&euml;l o&ugrave; ils ont fond&eacute; les institutions et o&ugrave; ils sont particuli&egrave;rement nombreux dans le courant religieux ultra-orthodoxes. M&ecirc;me s'ils ne sont plus les plus nombreux, de sont eux qui tiennent les r&ecirc;nes de la politique et de l'&eacute;conomie.<BR> Et du point de vue religieux ? <BR> Les Juifs orthodoxes pratiquent la Halakha dans on int&eacute;gralit&eacute;, &agrave; l'oopos&eacute; des Juifs lib&eacute;raux ou la&iuml;cs.<BR> Les ultra-orthodoxes ou Haredim &quot;ceux qui tremblent devant Dieu&quot;, refusent beaucoup d'aspects du monde moderne et sont d'orgine ashk&eacute;naze. Ils se regroupent dans des quartiers s&eacute;par&eacute;s et se distinguent par leurs v&ecirc;tements (les &quot;hommes en noirs&quot; ou les &quot;chapeaux noirs&quot;). Sans rejeter toutes les technologies modernes si elles sont kacher (pures) comme les mobiles, baladeurs... ils banissent la t&eacute;l&eacute;vision en raison de son &quot;contenu souvent non conforme&quot;. Ils appliquent de fa&ccedil;on rigoureuse la Halakha, dans leur costume, dans la mise &agrave; l'&eacute;cart des femmes (&agrave; la synagogue et m&ecirc;me en les obligeant &agrave; faire la queue &agrave; part dans les commerces), dans le respect du Shabbat (ils font m&ecirc;me pression sur les commer&ccedil;ants pour les heures d'ouverture)...<BR> Certains hommes tr&egrave;s religieux passent leur vie &agrave; l'&eacute;tude du Talmud dans yeshivot (&eacute;cole talmudique) en recevant une allocation (issue de donateurs) de l'ordre de 500 dollars par mois, ce qui oblige leur &eacute;pouse &agrave; avoir une activit&eacute; salari&eacute;e car ils ont g&eacute;n&eacute;ralement en charge de nombreux enfants.<BR> Si les ultra-orthodoxes repr&eacute;sentent environ 10% de la population isra&eacute;lienne, soit &agrave; peu pr&egrave;s 850&nbsp;000 personnes, en, revanche dans le syst&egrave;me scolaire isra&eacute;lien, ils repr&eacute;sentent 25% des effectifs. D&#146;ici une g&eacute;n&eacute;ration, ils pourraient repr&eacute;senter 20% de la population isra&eacute;lienne et 40% des effectifs du r&eacute;seau scolaire isra&eacute;lien.<BR> Le courant ultra-orthodoxe des hassidims se distingue au niveau du culte par la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse. </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La synagogue n'est pas &agrave; proprement parler un temple (seul celui de J&eacute;rusalem avait ce statut) mais un lieu de rassemblement pour prier (il faut rassembler au moins 10 hommes juifs pour les c&eacute;r&eacute;monies). A partir du Moyen Age, l'&eacute;difice comporte le plus souvent des espaces s&eacute;par&eacute;s pour les hommes et les femmes lors du culte. Dans les synagogues ultraorthodoxes, les hommes sont devant et les femmes derri&egrave;re ou &agrave; l'&eacute;tage (comme dans les mosqu&eacute;es modernes). Elles doivent quitter la synagogue avant la fin des pri&egrave;res du shabbat, ou alors de rester enferm&eacute;es dans la galerie r&eacute;serv&eacute;e aux femmes pendant un quart d'heure pour &eacute;viter de rencontrer les hommes.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le chabbat, shabbat ou sabbath (francis&eacute; en sabbat), terme issu du yiddish signifiant le chiffre 7, &quot;le jour du repos&quot; qui selon la tradition biblique marque la fin de la Cr&eacute;ation du monde par Dieu (les Chr&eacute;tiens ont d&eacute;plac&eacute; ce jour au dimanche, jour de la R&eacute;surrection de J&eacute;sus tandis que les Musulmans c&eacute;l&egrave;brent le vendredi, jour qui marque la cr&eacute;ation d'Adam, le jour qu'il en fut retir&eacute; et le jour du jugement dernier.). Il d&eacute;bute vendredi avant le coucher du soleil et se termine le samedi apr&egrave;s l'apparition des &eacute;toiles.<BR> Malgr&eacute; de nombreux interdits attach&eacute;s &agrave; ce jour (notamment abstention d'activit&eacute; y compris intellectuellle sauf contexte m&eacute;dical), c'est un jour tr&egrave;s festif et de r&eacute;jouissance o&ugrave; tout je&ucirc;ne est interdit.</FONT></FONT></P><p align=justify> <FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La Torah (ou Torah orale) fut selon la tradition pharisienne re&ccedil;ue de la bouche m&ecirc;me de Mo&iuml;se. Son ex&eacute;g&egrave;se orale fut transmise au juda&iuml;sme rabbinique&agrave; la suite de la destruction du Temple par les Romains puis compil&eacute;e sous le nom de Talmud entre les IIe et Ve si&egrave;cles. </FONT></FONT> <FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La Halakha, &quot;la Loi juive&quot; ne guide pas seulement la vie rituelle ou les croyances mais r&egrave;gle aussi de nombreux aspects de leur vie quotidienne et les statuts personnel et familiaux, ce qui fait qu'elle a quelques similitudes avec la Charia musulmane. Elle comporte 613 commandements appel&eacute;s mitzvot (mitsva ou encore mitzva, mitzvah, au singulier).</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Justement, &agrave; propos du mariage...<BR> La demande de dissolution du mariage revient au conjoint masculin, &agrave; l'identique du droit islamique! Les femmes divorc&eacute;es civilement ne peuvent pas se remarier religieusement tant que leur ancien &eacute;poux ne leur a pas donn&eacute; le guet, un acte &eacute;crit dans lequel l'homme divorce de sa femme. Les orthodoxes utilisent cette disposition pour faire du chantage car en son absence, la femme ne pourra pas se remarier religieusement. Pour y rem&eacute;dier, bon nombre d'&eacute;poux signent une entente pr&eacute;nuptiale &eacute;tablissant que l'&eacute;pouse pourra obtenir le guet si les circonstances l'exigent.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Une mitsva (un commandement) obligeait &agrave; l'origine les hommes juifs &agrave; porter les T&eacute;filines chaque jour (sauf Shabbat et jours de f&ecirc;te), &agrave; partir de leur Bar Mitzvah (13 ans). On a l'habitude d'y habituer le jeune homme un mois avant cette date. Les r&egrave;gles s'y rapportant ont &eacute;t&eacute; &eacute;dict&eacute;es par les rabbins dans le Talmud. Une premiere bo&icirc;te (&quot;cassette&quot; selon Henriette) en cuir appel&eacute;e T&eacute;lifah de bras, contenant un morceau de parchemin sur lequel un scribe a &eacute;crit les quatre morceaux de la Torah est pos&eacute;e sur le bras gauche (pour les droitier). Puis l'on enroule une sangle en cuir, les T&eacute;filines ou phylact&egrave;res 7 fois autour du bras. Un second T&eacute;lifat, de t&ecirc;te (il contient quatre parchemins plac&eacute;s dans quatre compartiments s&eacute;par&eacute;s), est attach&eacute; avec les T&eacute;filines au niveau de la racines des cheveux du front. Tout cela s'effectue en r&eacute;citant silencieusement des pri&egrave;res de circonstance. Ces objets appellent &agrave; la coh&eacute;rence des forces vives de l'homme et, selon Henriette, ce sont aussi des sortes d'amulettes qui permettent de suppl&eacute;er aux d&eacute;faillances dans la r&eacute;citation des pri&egrave;res.</FONT></FONT></P><BLOCKQUOTE> <BLOCKQUOTE> <BLOCKQUOTE> <BLOCKQUOTE> <BLOCKQUOTE> <p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La c&eacute;r&eacute;monie de Bar-Mitzvah est centr&eacute;e sur la lecture d'un passage de la Thora correspondant &agrave; la semaine de sa majorit&eacute;, il porte les accessoires de pri&egrave;re.<BR> C'est un rite initiatique par laquelle le jeune gar&ccedil;on juif marque sa majorit&eacute;, en principe &agrave; 13 ans entourr&eacute; d'un groupe de dix hommes au minimum permettant un office collectif. L&#146;&eacute;quivalent f&eacute;minin est la Bat Mitsvah, c&eacute;r&eacute;monie par laquelle la jeune fille juive atteint sa majorit&eacute; religieuse, en principe &agrave; 12 ans.<BR> </FONT></FONT></P></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE><p align=justify>.</P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Autre mitsva, le port du Talith (&eacute;galement transcrit : taleth, tallis, talit&#133;), ou ch&acirc;le de pri&egrave;re. C'est un long rectangle de laine sur lequel sont trac&eacute;es des barres de couleurs (g&eacute;n&eacute;ralement noir, bleu, ou blanc) et qui est pourvu de Tsitsit (franges) puisque comportant 4 coins. Le juif pratiquant adulte s'en enveloppe pour la pri&egrave;re du matin o&ugrave;, comme on peut le voir aussi, pour prier au Mur des Lamentations.<BR> Les Tsitsit (tzitzis ou tsitsis selon la prononciation ashk&eacute;naze) sont donc des &quot;franges&quot; ou &quot;tresses&quot; fa&ccedil;onn&eacute;es au coin des v&ecirc;tements et comportant 8 fils et 5 noeuds que l'on trouve sur les bords du Talith. Les Juifs observants portent des v&ecirc;tements &eacute;galement munis de tzitzit afin de se conformer &agrave; une autre Mitsva. <BR> On retrouve ces franges rituelles &eacute;galement sur un v&ecirc;tement ordinaire des juifs orthodoxes, c'est le&quot; petit-Tallit&quot; (Tallit-Qatane), qui,dispense de mettre les franges aux v&ecirc;tements qui ont 4 coins. Ce sont ces fils que l'on voit parfois d&eacute;passer des vestes.<BR> </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Les P&eacute;otes (payos ou p&eacute;ot) que l'on d&eacute;forme parfois en papillotes sont des tresses lat&eacute;rales ou m&egrave;ches spiral&eacute;es que portent les hommes (ultra-orthodoxes) pr&egrave;s des oreilles, caract&eacute;ristiques des juifs depuis toujours. Cela se r&eacute;f&eacute;re aux commandement de ne pas tailler la barbe aisnis que les coins de lat&ecirc;te. Le reste des cheveux &eacute;tant enti&egrave;rement ras&eacute;, ou bien coup&eacute; tr&egrave;s court (selon les communaut&eacute;s).</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Encore une Mitsva, se couvrir la t&ecirc;te d'une Kippa (calotte) pour s'humilier devant le Tout-Puissant. En mettant quelque chose entre Lui et soi-m&ecirc;me, c'est reconna&icirc;tre Son pouvoir et Sa domination. On ne rentre pas dans une synagogue t&ecirc;te nue. M&ecirc;me les non-juifs se font un devoir de se couvrir la t&ecirc;te (d'une casquette par exemple) quand ils p&eacute;n&egrave;trent dans les lieux saints. Les femmes orthodoxes portent un chapeau, un foulard ou une perruque.<BR> Chez les ultra-orthodoxes, pour les deux sexes, bras et jambes doivent &ecirc;tre recouverts. Comme on le verra pr&egrave;s de la vieille ville de J&eacute;rusalem, les hommes portent parfois une redingote (bekeshes) et un chapeau typique bord&eacute; de fourrure (shtreimel).</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le myst&eacute;rieux cacherout, c'est un ensemble de prescriptions et proscriptions alimentaires, un bien &eacute;trange inventaire &agrave; la v&eacute;rit&eacute; mais qui pouvait se justifier en partie dans le contexte de l'&eacute;poque (fragilit&eacute; de certains aliments tels que la viande de porc, le sang)..<BR> Les aliments doivent &ecirc;tre kascher, c'est-&agrave;-dire &quot;aptes&quot;ou &quot;convenables&quot; &agrave; la consommation, &agrave; l'oppos&eacute; de ce qui est tam&egrave; (impur) ou tar&egrave;f (inacceptable).<BR> Concernant les animaux, cela implique l'exlusion des animaux terrestres qui n'ont pas des sabots fendus (cheval...) ou qui ne ruminent pas (lapin, porc). Parmi les animaux aquatiques ne sont admis que les poissons &agrave; &eacute;cailles. Quant aux oiseaux, une exclusion majeure porte sur les rapaces (qui sont carnivores ou charognards). Mais cela ne suffit pas, il faut qu'ils soient tu&eacute;s conform&eacute;ment &agrave; un rituel pr&eacute;cis d'&eacute;gorgement, d'ablation de certaines parties impures (sang, nerf...), de rin&ccedil;age et salage de la viande (cach&eacute;risation). L'une des r&egrave;gles les plus suivies concerne l'interdiction de m&eacute;langer certains aliments en particulier aliments carn&eacute;s (rapport au sang donc &agrave; la mort) et aliments lact&eacute;s (le lait qui nourrit la vie) m&ecirc;me cuits s&eacute;par&eacute;ment. Pour consommer ces deux types d'aliments, il faut respecter un d&eacute;lai. Quant aux ustensiles et batteries de cuisine, ils doivent &ecirc;tre diff&eacute;rents. <BR> Quant aux v&eacute;g&eacute;taux doivent &ecirc;tre soigneusement nettoy&eacute;s afin de ne comporter aucun parasite qui les rendrait impurs. A noter que des frites sont consid&eacute;r&eacute;es comme aliment carn&eacute; si elles sont cuit dans une graisse animale. La consommation de vin est permise (J&eacute;sus l'a illustr&eacute;e aux Noces de Cana).</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">On ne peut s'emp&ecirc;cher de faire un parall&egrave;le avec les Musulmans pour lesquels les notions de &quot;halal&quot;et de &quot;haram&quot; recouvrent pratiquement les m&ecirc;mes les m&ecirc;mes prescriptions (&eacute;gorgement en ajoutant l'obligation de tourner la t&ecirc;te de l'anaimal vers La Mecque tout en pronon&ccedil;ant certaines paroles sacr&eacute;es, non utilisation du sang) et les m&ecirc;mes interdits (porc). A noter que les Musulmans sont moins restricitfs concernant la faune aquatique en revanche ils le sont davantage sur le plan des boissons en prohibant celles qui sont alcoolis&eacute;es (Mahomet d&eacute;plorait la d&eacute;pravation qui r&eacute;sultati de l'ivresse).</FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"><BR> Elle requiert de porter les T&eacute;filines de Rachi, et sugg&egrave;re aux plus m&eacute;ticuleux de porter aussi ceux de Rabb&eacute;nou Tam. Il existe d'autres opinions telles que les Tefilin de Shimousha Rabba mais les deux pr&eacute;c&eacute;dentes sont les principales.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">(aucune parole ne doit &ecirc;tre prononc&eacute;e pendant leur pose et aucun temps d'arr&ecirc;t ne doit &ecirc;tre observ&eacute;) :<BR> On prend la t&eacute;filah du bras gauche, que l'on pose sur le muscle interne, orient&eacute; vers le c&#156;ur. On r&eacute;cite alors la b&eacute;n&eacute;diction se terminant par &quot;poser les T&eacute;filines&quot;. On l'entoure 7 fois autour du bras, le premier passage n'&eacute;tant qu'un demi-tour (en s'assurant que la lani&egrave;re soit du c&ocirc;t&eacute; de la peinture noire). <BR> Ensuite, apr&egrave;s avoir &quot;coinc&eacute;&quot; la lani&egrave;re autour de la paume, on prend la t&eacute;filah de la t&ecirc;te et on la pose, en prenant soin que le bas du bo&icirc;tier soit sur les cheveux et non sur le front ainsi que directement au-dessus des yeux. La lani&egrave;re entoure la t&ecirc;te et s'attache par un n&#156;ud qui doit se situer &agrave; l'arri&egrave;re et au centre de la t&ecirc;te et non sur la nuque (le T&eacute;filah de t&ecirc;te ne repose que sur le cr&acirc;ne). On r&eacute;cite en le mettant la b&eacute;n&eacute;diction pour la pose de T&eacute;filines. <BR> On &quot;d&eacute;coince&quot; la lani&egrave;re de la paume et l'entoure une seule fois sur la paume puis on l'enroule de cette fa&ccedil;on autour du majeur : une fois sur la phalange inf&eacute;rieure et deux fois sur la phalange sup&eacute;rieure et l'on continue &agrave; l'enrouler autour de la paume. <BR> Apr&egrave;s l'office, on retire dans l'ordre inverse de leurs poses les T&eacute;filines. </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La T&eacute;filah (&agrave; ne pas confondre avec le terme homonyme qui signifie pri&egrave;re) du bras contient un seul parchemin sur lequel un scribe a &eacute;crit les quatre morceaux de la Torah qui &eacute;voquent cette Mitsva. La T&eacute;filah de la t&ecirc;te contient quatre parchemins (un pour chacune des citations), plac&eacute;s dans quatre compartiments s&eacute;par&eacute;s. Deux opinions existent quant &agrave; l'ordre d'insertion de ces quatre parchemins: celle de Rachi et celle de son petit-fils Rabbenou Tam</FONT></FONT></P><UL> <LI> <P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le premier courant juif, qui date de l'Exil &agrave; Babylon, fut celui du juda&iuml;sme pharisien, qui lisait la &laquo; Torah &eacute;crite &raquo;</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify>.</P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Schisme de -928<BR> &Agrave; la mort de Salomon, J&eacute;roboam rassemble les m&eacute;contents et exige de Roboam, fils de Salomon, des imp&ocirc;ts all&eacute;g&eacute;s. Le refus du nouveau roi entraine l'instauration d'un royaume d'Isra&euml;l (&eacute;galement appel&eacute; royaume de Samarie), dirig&eacute; par J&eacute;roboam, ind&eacute;pendant et rassemblant 10 tribus (&quot;les 10 tribus perdues&quot; dans le langage des Juifs modernes) , face &agrave; Roboam, successeur l&eacute;gitime de la dynastie du roi David mais qui ne r&egrave;gne plus que sur les 2 tribus de Juda et de Benjamin au sud et sur les pr&ecirc;tres du temple de J&eacute;rusalem.<BR> D'un point de vue religieux, la population se serait, d'apr&egrave;s la Bible, &eacute;loign&eacute;e de l'enseignement de Mo&iuml;se et serait tomb&eacute;e dans l'idol&acirc;trie.<BR> En -933, la s&eacute;paration est totale entre les deux royaumes h&eacute;breux fr&egrave;res: le Royaume d'Isra&euml;l et Royaume de Juda<BR> </FONT></FONT></P><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"><BR> </FONT></FONT> <P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"> la &laquo; Torah orale &raquo; que la tradition pharisienne disait re&ccedil;ue de la bouche m&ecirc;me de Mo&iuml;se lors du don de la Torah, et dont l'ex&eacute;g&egrave;se orale fut transmise au juda&iuml;sme rabbinique, qui date de la destruction du Temple par les romains puis compil&eacute;e par les &laquo; r&eacute;p&eacute;titeurs &raquo; Tanna&iuml;m de la Mishna avant d'&ecirc;tre r&eacute;dig&eacute;e par les &laquo;pr&eacute;dicateurs&raquo; Amora&iuml;m sous la forme des Talmuds galil&eacute;en et babylonien</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify>.</P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">L'unification religieuse est r&eacute;alis&eacute;e &agrave; travers les Talmuds par les pharisiens qui mettent par &eacute;crit la loi orale, entre les IIe et Ve si&egrave;cles.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">JUIF<BR> une personne n&eacute;e de m&egrave;re Juive (ou s'&eacute;tant convertie au juda&iuml;sme) <BR> une personne ayant adh&eacute;r&eacute; au juda&iuml;sme par le biais d'une conversion religieuse selon les r&egrave;gles de la Halakha. <BR> s'il appartient &agrave; l'une de ces deux cat&eacute;gories, sa jud&eacute;it&eacute; est inalt&eacute;rable, quand bien m&ecirc;me il serait idol&acirc;tre, incroyant, h&eacute;r&eacute;tique ou apostat</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le roi des Francs, Dagobert Ier, les expulsa en 629.<BR> Les Croisades puis les expulsions d&#146;Angleterre (en 1290), de France (en 1394) et de certaines r&eacute;gions de l&#146;Allemagne au XVe si&egrave;cle si&egrave;cle amen&egrave;rent les Juifs &agrave; migrer encore &agrave; l&#146;Est en Pologne, en Lituanie et en Russie. <BR> Khazars, peuple turc converti au juda&iuml;sme dont des populations ont migr&eacute; vers l&#146;ouest apr&egrave;s la destruction de leur empire au IXe si&egrave;cle <BR> Les pogroms (mot russe signifiant pillage et meurtres) repouss&egrave;rent les Juifs vers l&#146;Ouest de l&#146;Europe au XIXe si&egrave;cle et au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle<BR> Les Juifs ashk&eacute;nazes d&eacute;velopp&egrave;rent des centres d&#146;&eacute;tudes religieuses en Pologne, Russie et Lituanie pendant des g&eacute;n&eacute;rations. Des mouvements comme le hassidisme (rituel avec chant et danse), la Haskala et m&ecirc;me le sionisme naquirent &eacute;galement en Europe de l&#146;Est et influence sur la r&eacute;forme protestante luth&eacute;rienne</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Les juifs install&eacute;s dans la p&eacute;ninsule ib&eacute;rique sont les s&eacute;pharades expuls&eacute;s d'Espagne par Isabelle la Catholique en 1492, ou du Portugal par Manuel Ier en 1497 ils se sont alors largement repli&eacute;s sur l'Afrique du Nord. Avec la d&eacute;colonisation, entre 1656 et 1962, ils &eacute;migrent en masse en Isra&euml;l.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Les Juifs mizrahim issu des communaut&eacute;s juives orientales La plupart des Juifs mizrahim fuirent leurs pays de naissance suite aux pers&eacute;cutions qu'ils eurent &agrave; subir lors de la guerre isra&eacute;lo-arabe de 1948<BR> souvent assimil&eacute;s aux juifs s&eacute;pharades</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">s&eacute;pharades diff&eacute;rences de prononciation avec les ashk&eacute;nazes, il existe des diff&eacute;rences surtout dans le domaine culturel et plus mineures dans les programmes de pri&egrave;res et dans la fa&ccedil;on de pratiquer certains commandements de la loi juive</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">juif orthodoxe celui qui reconna&icirc;t devoir se conduire selon la Halakha (corpus de r&egrave;gles &eacute;tablies par la tradition orale, depuis le Talmud jusqu'&agrave; aujourd'hui concernant notamment les statuts personnel et familiaux) dans son int&eacute;gralit&eacute; au contraire des lib&eacute;raux </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"> les ultra-orthodoxes Haredim &quot;ceux qui tremblent devant Dieu&quot;, refusant beaucoup d'aspects du monde moderne , regroup&eacute;e dans des quartiers s&eacute;par&eacute;s ycompris des autres juifs, leurs v&ecirc;tements (les &quot;hommes en noirs&quot; ou les &quot;chapeaux noirs&quot;) les font remarquer facilement, sans rejeter toutes les technologies modernes si elles sont kacher (pures) comme les mobiles, baladeurs... mais la t&eacute;l&eacute;vision est bannie en raison de son &quot;contenu souvent non conforme&quot;. Certains hommes tr&egrave;s religieux passent leur vie &agrave; l'&eacute;tude du Talmud dans yeshivot (&eacute;cole talmudique) en recevant une allocation (issue de donateurs) de l'ordre de 500 dollars par mois, ce qui oblige leur &eacute;pouse &agrave; avoir une activit&eacute; salari&eacute;e car ils ont g&eacute;n&eacute;ralement en charge de nombreux enfants.<BR> Pour les deux sexes que bras et jambes soient recouverts ainsi que le port d'un couvre-chef<BR> parfois une redingote &agrave; l'ancienne (bekeshes) et un chapeau typique bord&eacute; de fourrure (shtreimel) pour le Shabbat et jours de f&ecirc;te<BR> une coiffure sp&eacute;ciale qui encadre le visage de deux grandes m&egrave;ches spiral&eacute;es (payos ou p&eacute;ot), le reste des cheveux &eacute;tant enti&egrave;rement ras&eacute;, ou bien coup&eacute; tr&egrave;s court (selon les communaut&eacute;s), afin de respecter scrupuleusement la loi de la Torah qui interdit de raser les coins de la t&ecirc;te<BR> Les femmes orthodoxes peuvent porter un chapeau, un foulard ou une perruque </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">ces derniers repr&eacute;sentent environ 10% de la population isra&eacute;lienne, soit &agrave; peu pr&egrave;s 850000 personnes. Dans le syst&egrave;me scolaire isra&eacute;lien, ils repr&eacute;&shy;sentent 25% des effectifs. Les d&eacute;mographes pr&eacute;voient que d&#146;ici une g&eacute;n&eacute;ration, les ultra-orthodoxes repr&eacute;senteront environ 20% de la population isra&eacute;lienne et 40% des effectifs du r&eacute;seau scolaire isra&eacute;lien. </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">C&#146;est aussi &agrave; partir du Moyen &acirc;ge que l&#146;architecture et les archives commencent &agrave; attester l&#146;existence d&#146;espaces s&eacute;par&eacute;s pour les femmes.<BR> Jusqu&#146;au d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle, dans toutes les communaut&eacute;s de la diaspora juive, la synagogue impose une stricte s&eacute;paration des sexes (mehitsah, en h&eacute;breu) pendant les offices, auxquels les femmes peuvent assister la majorit&eacute; des juifs dans le monde et permettent aux femmes et aux hommes de prier c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te et &agrave; haute voix &agrave; la synagogue mais sont rest&eacute;es minoritaires en France et en Isra&euml;l.<BR> dans les synagogues ultraorthodoxes, les femmes et les hommes vont &ecirc;tre s&eacute;par&eacute;s, les hommes &eacute;tant devant et les femmes g&eacute;n&eacute;ralement derri&egrave;re ou &agrave; l'&eacute;tage.<BR> s&eacute;paration dans les bus les femmes soient assises &agrave; l'arri&egrave;re des bus et les hommes &agrave; l'avant. depuis 2002<BR> d'imposer aux femmes de quitter la synagogue avant la fin des pri&egrave;res du shabbat, ou alors de rester enferm&eacute;es dans la galerie r&eacute;serv&eacute;e aux femmes dans la synagogue quinze minutes apr&egrave;s la sortie des hommes, pour emp&ecirc;cher tout contact entre les deux sexesDans les boulangeries, les femmes doivent faire la queue &agrave; part.harc&egrave;lent les commer&ccedil;ants pour qu'ils ferment boutique d&egrave;s le vendredi apr&egrave;s-midi.</FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">la demande de dissolution du mariage revient au conjoint masculin. Les femmes divorc&eacute;es civilement ne peuvent pas se remarier religieusement tant que leur ancien &eacute;poux ne leur a pas donn&eacute; le guet, un acte &eacute;crit dans lequel l'homme divorce de sa femme plusieurs orthodoxes l'utilisent pour faire du chantage<BR> en son absence, la femme ne pourra pas se remarier religieusement<BR> em&eacute;dier &agrave; cette situation, bon nombre d'&eacute;poux signent une entente pr&eacute;nuptiale &eacute;tablissant que l'&eacute;pouse pourra obtenir le guet si les circonstances l'exigent</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le mouvement sioniste est n&eacute; &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle, parmi les communaut&eacute;s ashk&eacute;nazes d'Europe centrale et orientale sous la pression des pogroms, mais aussi en Europe occidentale, &agrave; la suite du choc caus&eacute; par l'affaire Dreyfus &#150; qui compte parmi les motifs du lancement du Congr&egrave;s sioniste par Theodor Herzl. Bien qu'ayant des caract&egrave;res sp&eacute;cifiques du fait de la dispersion des Juifs, cette id&eacute;ologie est contemporaine de l'affirmation d'autres nationalismes en Europe.Le sionisme doit son nom au mont Sion, colline sur laquelle fut b&acirc;tie J&eacute;rusalem.</FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">le sionisme entend &#156;uvrer &agrave; redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'Antiquit&eacute;, &agrave; savoir celui d'un peuple regroup&eacute; au sein d'un m&ecirc;me &Eacute;tat, sur la terre de ses origines, la Palestine<BR> certains sont partisans du &quot;grand Isra&euml;l&quot; qui s'&eacute;tend sur les deux rives du Jourdain<BR> les conceptions oscillent aussi entre le projet de cr&eacute;ation d'un &quot;Etat juif&quot; et celui d'un Etat (la&iuml;c) pour regrouper les Juifs.</FONT></FONT> </UL><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Sous la pression de l&#146;antis&eacute;mitisme europ&eacute;en et sous l&#146;influence des id&eacute;ologies nationalistes et d'ind&eacute;pendance nationale, une partie de la population juive europ&eacute;enne transforme &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle ce d&eacute;sir religieux en un projet politique : le sionisme. Les premi&egrave;res organisations (Amants de sion) apparaissent en 1881. L'Organisation sioniste mondiale est cr&eacute;&eacute;e en 1897 par un Juif autrichien, Theodor Herzl..certains Juifs religieux (la Edah Haredit) continuant &agrave; rejeter fermement l'id&eacute;e d'un &Eacute;tat juif politique, et beaucoup d'antisionistes politiques refusant toujours la revendication sioniste sur la Palestine</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">A l'issue de la Premi&egrave;re Guerre mondiale, les territoires qui formeront la Jordanie sont conquis par les Arabes tandis que les Britanniques conqui&egrave;rent la Palestine.En s'appuyant sur les ambitions coloniales britanniques (D&eacute;claration Balfour) au Moyen-Orient qui se concr&eacute;tisent en 1922 par l'obtention d'un mandat de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations (anc&ecirc;tre des Nations Unies), le mouvement sioniste obtient un Foyer national juif en Palestine, contre l&#146;avis des Arabes palestiniens qui craignent d'&ecirc;tre &agrave; terme d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s<BR> L'Agence Juive qui repr&eacute;sente dans les faits les Juifs s'est rapidement dot&eacute;e d'un bras arm&eacute; : la Haganah d&egrave;s 1920 dont est issue l&#146;Irgoun (rendue c&eacute;l&egrave;bre par &quot;Tintin au pays de l'or noir&quot;) dans les ann&eacute;es 1930<BR> L'agence arabe propos&eacute;e parall&egrave;lement par les Britanniques est refus&eacute;e par les Arabes dont une partie est impliqu&eacute;e dans des &eacute;meutes antisioniste &agrave; partir de 1920<BR> </FONT></FONT></P><LI> &nbsp;<UL> <LI> <p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">De 1918 &agrave; 1948, au cours de l'Alya, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes &agrave; 650 000 (80% d'ashk&eacute;nazes ou juifs d'Europe) &agrave; la faveur d'une forte immigration due &agrave; la mont&eacute;e de l&#146;antis&eacute;mitisme et aux troubles politiques de l'Europe <BR> l'Agence juive favorise l'immigration juive par tous les moyens : en 1933, elle n'h&eacute;site pas &agrave; passer un accord avec les nazis<BR> En 1939, apr&egrave;s 3 ans de r&eacute;volte arabe et &agrave; la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne prend une orientation plus pro-arabe. Dans son livre blanc sur la Palestine, elle annonce la diminution drastique de l&#146;immigration juive et promet la cr&eacute;ation d'un &Eacute;tat arabe. L'immigration juive continue ill&eacute;galement, y compris &agrave; l'&eacute;gard des rescap&eacute;s du g&eacute;nocide de la Shoah. Le blocus britannique s'est illustr&eacute; dans l'arraisonnement du cargo Exodus transportant 4 500 immigrants</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"> L&#146;Irgoun (rendue c&eacute;l&egrave;bre par &quot;Tintin au pays de l'or noir&quot;) cr&eacute;&eacute;e dans les ann&eacute;es 1930 est issue de la Haganah (bras militaire de l'Agence Juive), cette organisation qui m&egrave;ne des repr&eacute;sailles de type terroriste contre les Arabes (action suspendue de 1940 &agrave; 1944). </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Apr&egrave;s un conflit violent cette fois contre les Juifs sionistes entre 1944 et 1947, Palestine est ingouvernable, malgr&eacute; le d&eacute;ploiement de 100 000 soldats et les Britanniques remettent leur Mandat &agrave; l'Organisation des Nations unies. L'ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un &Eacute;tat juif (sur 55 % du territoire) et un &Eacute;tat arabe tandis que J&eacute;rusalem passe sous administration internationale</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'arm&eacute;e transjordanienne connue sous le nom de L&eacute;gion arabe combat en Irak et en Syrie aux c&ocirc;t&eacute;s des forces britanniques.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">En 1946, l'&Eacute;mirat acquiert l'ind&eacute;pendance totale et devient le &laquo; Royaume hach&eacute;mite de Transjordanie &raquo;. Il est admis &agrave; l'Organisation des Nations unies et rejoint la Ligue arabe<BR> </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">A partir de novembre 1947 s'engage un large conflit entre Juifs et Arabes, ces derniers appuy&eacute;s mais de fa&ccedil;on d&eacute;sorganis&eacute;e par les Etats arabes voisins dont les objectifs peuvent &ecirc;tre parfois divergeants. De juillet 1948 &agrave; avril 1949, Isra&euml;l va remporter des victoires qui aboutissent au cont&ocirc;le d'un territoire s'&eacute;tendant du Liban au N&eacute;guev, grignotant une partie de la Cisjordanie (ouest de la Jud&eacute;e), jusqu'&agrave; J&eacute;rusalem. Isra&euml;l conquiert 26 % de territoires suppl&eacute;mentaires par rapport au plan de partage, soit 81 % de la Palestine. Autre grave cons&eacute;quences pour l'avenir, un premier exode de 750000 Palestiniens qui s'installent dans des camps de r&eacute;fugi&eacute;s dans les pays voisins <BR> il reste environ 150 000 Arabes en Isra&euml;l sur un total de 750000 r&eacute;fugi&eacute;s palestiniens</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">L'&Eacute;tat d'Isra&euml;l est proclam&eacute; le 14 mai 1948.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1956 Avec la crise du Canal de Suez en 1956 et l'occupation du Sina&iuml; par Isra&euml;l, celui-ci doit se retirer sous la pression internationale, la r&eacute;gion du Sina&iuml; passe sous contr&ocirc;le de l'ONU</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1967 La guerre des Six Jours est une guerre qui opposa, du 5 juin au 10 juin 1967, Isra&euml;l &agrave; une coalition (la Ligue arabe) form&eacute;e par l'&Eacute;gypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak. <BR> g&eacute;n&eacute;ral Moshe Dayan<BR> L'&Eacute;gypte obtient le retrait des troupes de l'ONU en mai 1967, remilitarise le Sina&iuml; et ferme le d&eacute;troit de Tiran<BR> En moins d'une semaine, du 5 juin au 10 juin 1967, l'&Eacute;tat h&eacute;breu d&eacute;truit l'aviation de ses adversaire et impose se<BR> tripla sa superficie : l'Egypte perdit la bande de Gaza et la p&eacute;ninsule du Sina&iuml;, la Syrie fut amput&eacute;e du plateau de Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et J&eacute;rusalem-Est.<BR> 300 000 Palestiniens se r&eacute;fugient en Jordanie<BR> Depuis 1967, peu importe le parti au pouvoir, l'&Eacute;tat h&eacute;breu implante continuellement des colonies en Cisjordanie ; le mouvement s'amplifie en 1974<BR> les grands blocs de colonies: fortement peupl&eacute;s, g&eacute;n&eacute;ralement assez pr&egrave;s des fronti&egrave;res de 1949 (rebaptis&eacute;es &laquo; fronti&egrave;res de 1967 &raquo; ou &laquo; ligne verte &raquo;)<BR> colonies id&eacute;ologiques &quot;ill&eacute;gales&quot;, dans la profondeur des territoires palestiniens ; elles sont g&eacute;n&eacute;ralement peupl&eacute;es de colons tr&egrave;s id&eacute;ologiques, souvent du courant nationaliste religieux, de plus en plus radicaux<BR> 500000 colons environ <BR> </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1969, Yasser Arafat devient le leader de l'OLP.<BR> </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1970 Septembre noir : la guerre &eacute;clate entre les Palestiniens (soutenus par la Syrie) et les Jordaniens. La pouss&eacute;e palestinienne (les Fedayin) menace le tr&ocirc;ne hach&eacute;mite : tentative d'assassinat du roi Hussein de Jordanie. </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1973 6-24 octobre : le 6 octobre, jour de la f&ecirc;te du Kippour, la plus importante du calendrier juif, l'&Eacute;gypte et la Syrie lancent par surprise une attaque coordonn&eacute;e contre Isra&euml;l par l'Egypte (Sina&iuml;) et la Syrie (Golan) <BR> g&eacute;n&eacute;ral Areil Sharon </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1977 Novembre : le pr&eacute;sident &eacute;gyptien Anouar el-Sadate met fin &agrave; 30 ans d'hostilit&eacute;s avec Isra&euml;l <BR> </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1978 le pr&eacute;sident Sadate et le Premier ministre isra&eacute;lien Menahem Begin prix Nobel de la paix puis accords de accords de Camp David en 1979</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1982 Massacre de Sabra et Chatila durant la guerre du Liban.<BR> La guerre du Liban est le th&eacute;&acirc;tre d'un des &eacute;pisodes les plus sombres de l'histoire d'Isra&euml;l. Le massacre perp&eacute;tr&eacute; par les phalangistes chr&eacute;tiens sur des civils palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila dans une zone du Liban contr&ocirc;l&eacute;e par l'arm&eacute;e isra&eacute;lienne donnera lieu &agrave; des enqu&ecirc;tes pour faire la lumi&egrave;re sur ces &eacute;v&eacute;nements.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1987 Les Palestiniens d&eacute;clenchent la premi&egrave;re Intifada ou &laquo; guerre des pierres &raquo;, en r&eacute;ponse &agrave; l'occupation isra&eacute;lienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.<BR> </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1991 premi&egrave;re guerre du Golfe: invasion du Kowe&iuml;t par l'Irak en 1990, et lib&eacute;ration par une coalition <BR> en 1991conf&eacute;rence de paix, qui r&eacute;unit &agrave; Madrid, pour la premi&egrave;re fois, Isra&euml;l et les dirigeants des pays arabes</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1992-93 reconnaissance d'Isra&euml;l par les Palestiniens. La reconnaissance de l'OLP </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">26 octobre 1994 : trait&eacute; de Paix entre Isra&euml;l et la Jordanie.<BR> Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat re&ccedil;oivent le prix Nobel de la paix</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">1996 Le Hezbollah envoie des obus sur Isra&euml;l depuis le Liban <BR> Isra&ecirc;l riposte par l'op&eacute;ration Raisins de la col&egrave;re, l'arm&eacute;e isra&eacute;lienne se retirera en 2000<BR> </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2000 Septembre, d&eacute;but de la seconde Intifada actions terroristes des mouvements arm&eacute;s palestiniens Hamas, le Hezbollah, les Brigades d'Al Aqsa et le Jihad islamique </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2002 suite &agrave; la multiplication des attentats, le gouvernement d&eacute;cide de construire une barri&egrave;re antiterroriste &agrave; l'int&eacute;rieur de la Ligne de S&eacute;paration, le Mur compos&eacute; en partie de barri&egrave;res &eacute;lectroniques</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2003 <BR> la guerre d'Irak, invasion de ce pays par les &Eacute;tats-Unis et leurs alli&eacute;s contre les armes de destruction massives imaginaires George W. Bush</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2005 Apr&egrave;s la mort de Yasser Arafat, relance du processus de paix par Ariel Sharon et Mahmoud Abbas (Abou Mazen), nouveau pr&eacute;sident de l'Autorit&eacute; palestinienne. <BR> la totalit&eacute; des colonies de la bande de Gaza sont d&eacute;mantel&eacute;es et ses habitants d&eacute;log&eacute;s par l'arm&eacute;e isra&eacute;lienne</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2006 accident vasculaire c&eacute;r&eacute;bral de Ariel Sharon </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2008-2009 attaques par roquettes depuis Gaza et riposte isra&euml;linne &quot;Plomb durci&quot;</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">2010 les pourparlers qui ont eu lieu entre le 2 et le 26 septembre entre Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas en septembre-octobre init&eacute;s par les Etats-Unis n'aboutissent pas <BR> les colonies plut&ocirc;t que la paix, recherche le soutien &eacute;lectoral des colons<BR> le moratoire sur le gel de ses projets de constructions en Cisjordanie et &agrave; El Qods occup&eacute;e et qui a expir&eacute; le 26 septembre 2010 apr&egrave;s 10 mois.</FONT></FONT></P></UL><p align=justify><FONT FACE="Times New Roman, Times, serif" SIZE="2" COLOR="#000000">Le pr&eacute;sident tunisien Mohammed Hosni Moubarak et la famille de sa femme Le&iuml;la Trabelsi chass&eacute;s de Tunisie le 14 janvier 2011 tout comme le pr&eacute;sident &eacute;gyptien chass&eacute; du pouvoir le 11 f&eacute;vrier 2011</FONT><FONT FACE="Times New Roman, Times, serif" SIZE="2" COLOR="#000000"><BR> </FONT></P><p align=justify><FONT FACE="Arial, Helvetica, sans-serif" SIZE="2" COLOR="#000000">Yom Kippour <B>Dieu, YHWH</B></FONT></P><UL> <LI> <p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">JERUSALEM<BR> Sites chr&eacute;tiens: source de Gihon, piscine de Silo&eacute;, l'Ophel, <BR> A l'ouest Knesset (1966) biblioth&egrave;que de plus de 50000 volumes<BR> Mus&eacute;e-m&eacute;morial Yad Vashem consacr&eacute; au souvenir de la Shoah (six millions de juifs disparus durant la Seconde Guerre Mondiale)<BR> Mus&eacute;e d'Isra&euml;l, Temple ou Sanctuaire du Livre con&ccedil;u comme une grotte pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'un tunnel renferme les manuscrits de la Mer Morte dont les 8m du livre d'Isa&iuml;e<BR> la Menorah (chandelier &agrave; 7 branches), symbole de l'&Eacute;tat juif, qui a &eacute;t&eacute; donn&eacute; par le peuple britannique au peuple juif en 1956, tapisserie de 8m de haut de Marc Chagall</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT FACE="Times New Roman, Times, serif" COLOR="#000000">Monast&egrave;re d'Ein Karem, village o&ugrave; naquit Jean-Baptiste, lieu de la Visitation de Marie de Nazareth &agrave; sa cousine &Eacute;lisabeth m&egrave;re de saint Jean Baptiste est n&eacute;??? Une &eacute;glise du XVIIes. remplace un &eacute;difice byzantin et une autre a &eacute;t&eacute; construite en 1938 &agrave; l'emplacement d'un autre &eacute;difice de la m&ecirc;me &eacute;poque.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT FACE="Times New Roman, Times, serif" COLOR="#000000">Kiryat-Y&eacute;arim, colline de l'Arche d'Alliance</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">EMMAUS (Abu Gosh), monast&egrave;re de la R&eacute;surrection</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Plaine de Yizr&eacute;el avec Jenin et Afula.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Nazareth, compte la principale communaut&eacute; arabe en Isra&euml;l avec 35000 habitants, en majorit&eacute; chr&eacute;tiens. Visite de la maison o&ugrave; J&eacute;sus v&eacute;cut son enfance avec Marie et Joseph. succ&eacute;dant &agrave; une &eacute;glise byzantine et &agrave; une basilique crois&eacute;e et &agrave; une modeste &eacute;glise franciscaine du XVIIEs, la Basilique de l'Annonciation, la plus important du Moyen-Orient, a &eacute;t&eacute; b&acirc;tie entre 1960 et 1966. </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Bataille de Hittin ou de Tib&eacute;riade.<BR> Cornes (ou Fourches) de Hittin (ou Hattin), c'est le dernier repli des Crois&eacute;s sur un relief o&ugrave; ils subiront l'assaut victorieux et d&eacute;finitif de Saladin mettant fin &agrave; leur domination. 20000 chr&eacute;tiens (et 10000 musulmans) p&eacute;rirent dans un combat acharn&eacute; et 30000 furent d&eacute;port&eacute;s dont leur roi, Guy de Lusignan. Symbolique mais supr&ecirc;me humiliation pour les Crois&eacute;s, Saladin emporte la relique de la Vraie Croix &agrave; Damas. </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Lac de Tib&eacute;riade ou Mer de Galil&eacute;e &agrave; 210m au dessous du niveau de la mer. Lieu de vill&eacute;giature baln&eacute;aire &agrave; l'&eacute;poque romaine. Le lieu est souvent &eacute;voqu&eacute; dans la tradition chr&eacute;tienne puisque plusieurs &eacute;pisodes de la vie de J&eacute;sus s'y d&eacute;roulent (recrutement des ap&ocirc;tres p&ecirc;cheurs, gu&eacute;rison du l&eacute;preux, p&ecirc;che miraculeuse...). Apr&egrave;s la seconde r&eacute;volte des Juifs (Bar Kokh&eacute;da), beaucoup se r&eacute;fugi&egrave;rent dans cette r&eacute;gion. La mishna, compilation des traditions orales rabbiniques y a vu le jour vers l'an 200 puis plus tard plus tard le talmud qui en est le prolongement. Des rabbins tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bres y sont ensevelis &agrave; Tib&eacute;riade.</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Mont des B&eacute;atitudes, &eacute;glise franciscaine b&acirc;tie en 1937</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Tabgha au pied du mont des B&eacute;atitudes et ses mosa&iuml;ques byzantines de deux &eacute;glises (1932), site du miracle de la multiplication des pains et des poissons Chapellle de la Primaut&eacute; construite en 1934</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Sur la route de Damas: Capaharna&uuml;m (ruines de la maison de St Pierre en dessous des vestiges d'une &eacute;glise octogonale byzantine) , la ville totalement d&eacute;truite par un tremblement de terre au VIIIes. mbz compl&egrave;tement dans l'abandon au XIes. Elle est aux mains des arch&eacute;ologues depuis 1905 synagogue du IIe ou IIIe s. y a &eacute;t&eacute; d&eacute;couverte. Ici, J&eacute;sus a servi en tant que rabbin local </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Sources du Jourdain: Dan, Banyass, C&eacute;sar&eacute;e de Philippe, massif de l'Hermon, villages Druzes, Kuneitra</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Golan mont Bebtal et r&eacute;gion viticole.<BR> </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Cana, lieu des noces c&eacute;l&egrave;bres et du miracle du vin.<BR> </FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Mont Tabor, 588m, ancienne fronti&egrave;re entre les tribus du nord et du sud. Pour les Chr&eacute;tiens, c'est la Montagne de la Transfiguration o&ugrave; le Christ apparut &agrave; ses disciples, entourr&eacute; des proph&egrave;ts Mo&iuml;se et Elie. Le plateau sommital vit s'y construire des monast&egrave;res et une forteresse musulmane au XIIes. Aux ruines, a succ&eacute;d&eacute; en 1924 la basilique de la Transfiguration </FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><p align=justify>.</P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">La cha&icirc;ne du Mont Carmel (&quot;vigne de Dieu&quot;) s'&eacute;tend sur 25km et culmine &agrave; 600m. Le proph&egrave;te Elie vint y combattre l'idol&acirc;trie des pr&ecirc;tres de Baal. L'ordre religieux du Carmel a &eacute;t&eacute; institu&eacute; au XIIes.<BR> vue sur la baie et les jardins baha&iuml;s</FONT></FONT></P><p align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">St Jean d'Acre, cit&eacute; &eacute;difi&eacute;e au XVIIIe (??????), sur les fondations de la forteresse des Crois&eacute;s, remarquable par son port de p&ecirc;che, ses ruelles, ses remparts et son caravens&eacute;rail</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Acre (Akko dans la Bible), port ph&eacute;nicien florissant, l'une des plus anciennes cit&eacute;s du monde. Ptol&eacute;ma&iuml;s &agrave; l'&eacute;poque greco-romaine. La ville aux 17 si&egrave;ges! Les Crois&eacute;s de BaudouinIer s'emparent de la ville en 1140. Elle est prise par Saladin apr&egrave;s la bataille d'Hattin en 1187 mais les Crois&eacute;s s'y r&eacute;install&egrave;rent en 1189 et y rest&egrave;rent jusqu'en 1291 avec la destruction de la ville vaincue par les 200000 soldats de l'arm&eacute;e du sultan Malek al-Ashraf. De l'&eacute;poque des Croisades subsiste la crypte (en fait la salle &agrave; manger) des Chevaliers de St Jean. De la p&eacute;riode turque, restent les remparts et surtout la mosqu&eacute;e al-Jazzar, l'une des plus grandes et des plus belles d'Isra&euml;l.</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Ha&iuml;fa, avec 270000 habitants, dont la population a &eacute;t&eacute; multipli&eacute;e par 25 en l'espace d'un si&egrave;cle est la troisi&egrave;me ville d'Isra&euml;l. C'est le centre mondial de la secte d'origine perse des Baha&iuml;s dont le temple au d&ocirc;me dor&eacute; se dresse sur les pentes du Carmel, au milieu de jardins persans. Cette secte fond&eacute;e au XIXes. &agrave; partir du chiisme pr&ocirc;ne un monoth&eacute;iste ind&eacute;pendant visant &agrave; unir pacifiquement l'humanit&eacute; dans sa diversit&eacute;. Elle compte 7 millions d'adeptes dans le monde</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">C&eacute;sar&eacute;e (nomm&eacute;e ainsi en l'honneur de C&eacute;sar Auguste, ami et protecteur d'H&eacute;rode). Au Ier&nbsp;s. av. J-C H&eacute;rode y construisit temple; amphith&eacute;&acirc;&auml;tre (20000 places) , palais, port en eaux profondes. La ville devint le lieu de r&eacute;sidence du procurateur romain (Ponce Pilate entre autres) et la capitale de la province romaine de Jud&eacute;e. St Pierre et St Paul s'y sont rendu. En 66, c'est d'ici, &agrave; la suite du massacre de 2000 Juifs par les Syriens, que partit la r&eacute;volte des Juifs qui devait aboutir &agrave; leur &eacute;crasement par Titus et &agrave; la destruction du Temple de J&eacute;rusalem. Apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;e entre les mains des Arabes puis des Crois&eacute;s, elle fut compl&egrave;tement d&eacute;truite par Ba&iuml;bars (sultan mamelouk d'&Eacute;gypte) en 1261. Les vestiges ne sont mis &agrave; jour que depuis 1956.</FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Tel Aviv, la ville blanche &agrave; l'architecture du Bauhausen fond&eacute;e en 1901, en continuation du premier quartier construit sur des dunes d&eacute;sol&eacute;es d&egrave;s 1887, Neve Tzedek. 400000 habitant mais au coeur d'une agglom&eacute;ration de 3,3 millions d'habitants </FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Bat-Yam</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Vieille ville de Jaffa et ses rues pav&eacute;es, l'un des plus anciens ports du monde. Eglise St Pierre offrant une vue sur Tel Aviv.Jaffa dans l'antiquit&eacute; grand port de la M&eacute;diterran&eacute;e et port de J&eacute;rusalem. C'est de l&agrave; que le christianisme commen&ccedil;a &agrave; s'ouvrir aux &quot;Gentils&quot;, les non-Juifs.</FONT></FONT></P><p align=justify>.</P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Le d&eacute;sert du N&eacute;gev (sites de Yeroham, Sde-Boqer, Mitzpe-Ramon, vall&eacute;e de Paran) et Wadi-Araba (Timma, Yotvata, Arad).</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Massada, haut lieu de la r&eacute;sistances des Juifs z&eacute;lotes face aux Romains, symbole de l'ancien royaume d'Isra&euml;l: fortifications, ruines de palais forteresse d'H&eacute;rode au sommet d'une montagne de granit &agrave; 500m au-dessus de la Mer Morte. Site retrouv&eacute; en 1842 et fouill&eacute; de 1963 &agrave; 1965. Le site avait &eacute;t&eacute; fortifi&eacute; d&egrave;s le IIes. av. J-C mais c'est surtout H&eacute;rode le Grand qui y &eacute;tablit un palais somptueux et bien d&eacute;fendu pour faire face &agrave; l'&eacute;ventualit&eacute; d'une attaque romaine ou d'une r&eacute;volte du peuple juif. Lors de la premi&egrave;re r&eacute;volte des Juifs contre les Romains en l'an 66 pour s'oopposer &agrave; leurs exactions et aux sacrifices quotidiens dus &agrave; l'Empereur, une faction de rebelles juifs, Sicaires et Z&eacute;lotes s'empara du site tenu par une garnison romaine. En 70 d'autres Juifs fuyant J&eacute;rusalem assi&eacute;g&eacute;e par les Romains vinrent se r&eacute;fugier avec eux dans un site qu'ils pensaient imprenable. Un milliers de rebelles faisaient face aux Romains, fort de 8000 soldats, qui entreprirent le si&egrave;ge en 72, avec l'&eacute;dification d'une rampe colossale pour atteindre le sommet de la forteresse. En 73, apr&egrave;s 7 mois de si&egrave;ge, les Romains r&eacute;ussirent &agrave; percer une br&egrave;che dans les fortifications. Les Romains ne rencontr&egrave;rent aucune r&eacute;sistance. Ils d&eacute;couvrirent les b&acirc;timents incendi&eacute;s et surtout tous les corps des d&eacute;fenseurs morts volontairement pour &eacute;chapper &agrave; l'humiliation de la d&eacute;faite et &agrave; la capture. Ce fut interpr&eacute;t&eacute; comme un suicide collectif alors qu'en r&eacute;alit&eacute; ils s'&eacute;taient entretu&eacute;s &agrave; l'issue d'un tirage au sort (le judaisme prohibant le suicide).</FONT></FONT></P><P align=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Oasis de Ein-Geddi, &quot;la source du chevreau&quot;, site biblique (vestiges de synagogues mais beaucoup apprécient surtout sa r&eacute;serve naturelle en raison du caractère exceptionnel de sa faune et de sa flore)</FONT></FONT></P><LI> <P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT FACE="Times New Roman, Times, serif" COLOR="#000000">B&eacute;thanie (el-Azarieh), &agrave; l'est de J&eacute;rusalem, village o&ugrave; vivaient les amis de J&eacute;sus (nomma Lazare qu'il ressuscita). Les deux &eacute;glises byzantines qui en comm&eacute;moraient le souvenir ont disparus. Le tombeau de Lazare est sous la garde des Musulmans.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Au nord de J&eacute;rusalem, en Samarie, &agrave; Sichem (Naplouse), entre l'Ebal et le Garizim, se trouve le Puits de Jacob, patriarche biblique et proph&egrave;te qui aurait v&eacute;cu aux alentours du XVIes. av. J-C et qui aurait &eacute;t&eacute; l'&eacute;poux des deux soeurs Rachel et Lia. Selon l'&eacute;vangile, c'est l&agrave; que J&eacute;sus aurait rencontr&eacute; la Samaritaine donc une h&eacute;r&eacute;tique et aurait accept&eacute; qu'elle lui offre de l'eau. Depuis l'&eacute;poque byzantine des &eacute;glises y furent b&acirc;ties et d&eacute;tuites jusqu'&agrave; la construction actuelle qui d&eacute;buta en 1914.<BR> Les Samaritains sont consid&eacute;r&eacute;s comme appartenant &agrave; une h&eacute;r&eacute;sie issue de la tradition h&eacute;bra&iuml;que et ils ne reconnaissent que le Pentateuque (les 5 premiers livres de la Bible, aussi appel&eacute;s &quot;Les 5 Livres de Mo&iuml;se&quot;) et le Livre du proph&egrave;te Josu&eacute;. Ils r&eacute;cusent les autres livres des Proph&egrave;tes et la tradition orale reprise dans le Talmud. <BR> En fait le foss&eacute; trouve son origine autant dans un conflit politique que dans des divergences religieuses (chacun avait son grand temple). Vers le Xes. av. J-C, la plus grande partie de la Palestine actuelle &eacute;tait divis&eacute;e en deux Etats rivaux, Isra&euml;l (la Samarie) au nord et Juda au sud. Cette rivalit&eacute; ne fit que s'accentuer lorsque les Assyriens envahirent et annex&egrave;rent le royaume d'Isra&euml;l en 722 av. J-C et en d&eacute;port&egrave;rent une partie de la population et en &eacute;tabissant des colonies tandis le royaume de Juda se pr&eacute;servait en acceptant d'&ecirc;tre vassal de la puissance Babylonienne jusqu'&agrave; ce qu'il soit assujetti &agrave; son tour, le temple de Salomon &agrave; J&eacute;rusalem d&eacute;truit et la population d&eacute;port&eacute;e en 536 avant notre &egrave;re. De retour d'exil en 537 av. J-C, les habitants de Juda d&eacute;cident de reconstruire le temple de J&eacute;rusalem consid&eacute;r&eacute; comme seul l&eacute;gitime et reproche une impuret&eacute; raciale aux Samaritains. C'est la rupture d&eacute;cisive qui met fin &agrave; l'h&eacute;braisme et donne naissance au judaisme. Au d&eacute;but du IIes. av. J-C, la Samarie est annex&eacute;e par le royame juif. et apr&egrave;s la conqu&ecirc;te romaine en 63 av. J-C , la Samarie ne participe pas au soul&egrave;vement des Juifs contre Rome. Ils ne subiront donc pas la diaspora comme les Juifs. En revanche, leur propre r&eacute;volte contre l'Empire byzantin de Justinien en 529 de notre &egrave;re, le peuple samaritain dispara&icirc;t presque totalement victime des combats et de la r&eacute;pression sanglante, r&eacute;duit en esclavage ou converti au christianisme.<BR> Le centre de la communaut&eacute; samaritaine r&eacute;siduelle est &agrave; Naplouse. Divis&eacute;s en 8 tribus qui ne compte plus que 654 membres. Ils sont reconnus comme Juifs par l'Etat isra&eacute;lien mais pas par les rabbins.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">J&eacute;richo, oasis en bordure de la vall&eacute;e du Jourdain. En trente kilom&egrave;tres, de J&eacute;rusalem &agrave; J&eacute;richo, on descend de plus de 1000m et l'on trouve l&agrave; un climat subtropical! Son sol fertile, irrigu&eacute; est un jardin et un verger. Les fouilles ne permettent pas de confirmer le r&eacute;cit biblique selon lequel les H&eacute;breux conduits par Josu&eacute; et arriv&eacute;s sous les murs en 1473 av. J-C les auraient fait s'&eacute;crouler au son de leurs trompettes, s'emparant de la premi&egrave;re ville du pays de Canaan.<BR> Non loin de l&agrave;, se trouve le Mont de la Quarantaine ou Mont de la Tentation o&ugrave; le Christ se retira pendant 40 jours &agrave; la suite de son bapt&ecirc;me. Une &eacute;glise byzantine fut construite au VIes. et le site a &eacute;t&eacute; r&eacute;occup&eacute; par un monast&egrave;re grec orthodoxe depuis 1874.<BR> Tell es-Sultan et source d'Elis&eacute;e. Chutes d'eau dans cette oasis situ&eacute;e dans le d&eacute;sert et mentionn&eacute;e &agrave; plusieurs reprises dans le Livre des Psaumes et dans l'histoire biblique du Roi David qui se cachait du roi Sa&uuml;l. </FONT></FONT></P><P ALIGN="LEFT"><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Qumr&acirc;n, manuscrits de la Mer Morte d&eacute;couverts &agrave; partir de 1947 sur un site occup&eacute; entre le IIes. av. J-C et la fin du Iers. de notre &egrave;re.<BR> d&eacute;couverte fortuite par un B&eacute;douin parti &agrave; la recherche d'une ch&egrave;vre &eacute;gar&eacute;e, dans une grotte il trouva huit jarres conteant des rouleaux de cuir couverts de signes myst&eacute;rieux. Arriv&eacute;s entre les mains de sp&eacute;cialistes, les fouilles ont &eacute;t&eacute; &eacute;largies depuis 1949 et plus de 30 grottes ont &eacute;t&eacute; explor&eacute;es jusqu'en 1956 dont onze ont permis de recueillir des fragments de ces manuscrits. La controverse sur leur origine n'a pas abouti. On a longtemps attribu&eacute; ces textes &agrave; l'une des sectes juives de l'&eacute;poque, celle des Ess&eacute;niens (une minorit&eacute; par rapport &agrave; d'autres courants comme ceux des pharisiens &quot;lib&eacute;raux&quot; ou des sadduc&eacute;ens &quot;conservateurs&quot;). Cette communaut&eacute; ferm&eacute;e, de type monastique, adeptes de la vertu apparue au IIes. av. J-C aurait &eacute;t&eacute; dispers&eacute;e en l'an 68 par les troupes de Titus et aurait compl&egrave;tement disparu apr&egrave;s la destruction du Temple en l'an 70 de l'&egrave;re chr&eacute;tienne. Certains pensent que ce courant aurait pu avoir une influence sur le christianisme naissant. Pour d'autres, les manuscrits seraient l'oeuvre de rabbins retir&eacute;s de J&eacute;rusalem pour approfondir une doctrine reposant sur un retour aux sources de la loi divine, la thora. Certains pensent qu'il pourrait aussi s'agir de documents sortis du temple de J&eacute;rusalem et cach&eacute;s ici afin d'&eacute;chapper &agrave; la r&eacute;pression romaine, suite &agrave; la r&eacute;volte des Juifs en 66 face &agrave; certaines exactions des Romains et &agrave; leur refus de faire quotidiennement des sacrifices pour l'Empereur.<BR> Outre les fameux manuscrits, le site rec&egrave;le des vestiges arch&eacute;ologiques dont un ensemble de b&acirc;timents, citernes et un cimeti&egrave;re comptant 1100 tombes.</FONT></FONT></P><P ALIGN="LEFT"><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif"><BR> </FONT></FONT></P><P ALIGN="LEFT"><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">H&eacute;bron (au sud de Bethl&eacute;em), tr&egrave;s ancienne cit&eacute;. Remontant &agrave; 1700 av. J-C selon la tradition biblique lorsque Abraham y acquit une concession en terre de Canaan afin d'y construite le tombeau de son &eacute;pouse Sarah dans la caverne de Macp&eacute;la, tombeau qui sera aussi le sien, celui de son fils Isaac et de son petit-fils Jacob et de leurs &eacute;pouses R&eacute;becca et Lia. Dans ce lieu connu aussi sous le nom de Tombeau des Patriarches, six c&eacute;notaphes sont &eacute;rig&eacute;s en leur souvenir. C'est la quatri&egrave;me ville sainte de l'Islam, la ville d'Abraham, &quot;l'ami de Dieu&quot;. Une mosqu&eacute;e colossale a &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute;e sur les bases d'une enceinte sacr&eacute;e construite par H&eacute;rode le Grand, form&eacute;e de blocs de pierre colossaux (jusqu'&agrave; 7m de long) entourant la caverne de Macp&eacute;la r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e en crypte. Y ont succ&eacute;d&eacute;: &eacute;glise byzantine, mosqu&eacute; en &eacute;glise romane (crois&eacute;e) puis la mosqu&eacute;e de Saladin. </FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">KIBBOUTZ<BR> Le premier kibboutz fut cr&eacute;&eacute; en 1909 &agrave; l'initiative d'immigrants juifs venus d'Europe de l'Est. Il s'agit d'une forme d'organisation communautaire agricole &agrave; laquelle chacun participe en fonction et de ses besoins et de ses capacit&eacute;s. Si les formes d'organisations collectivistes ont vu le jour dans les r&eacute;gimes marxistes, elles n'ont pas surv&eacute;cu alors que les kibboutzim se sont adapt&eacute;s &agrave; l'&eacute;volution &eacute;conomique: accueil de touristes, possibilit&eacute; de travail hors de la communaut&eacute;.</FONT></FONT></P><P ALIGN=justify><FONT SIZE="2"><FONT COLOR="#000000" FACE="Times New Roman, Times, serif">Kibboutzim Sd&eacute; Bocquer, Ein Geddi Fundak, Ayelet Hashahar</FONT></FONT></P></UL><p align=justify>El&eacute;ments sur l'ISLAM. <BR> UN HOMME, MAHOMET </P><p align=justify>Le fondateur, l'inspirateur est Mahomet (Mohamed, Mohammed, Muhammad, Mehmet, Mohand... du fait des variations possibles que la langue arabe introduit au niveau des voyelles) qui v&eacute;cut de 570 &agrave; 632 dans la p&eacute;ninsule arabique. <BR> Dans la continuit&eacute; monoth&eacute;iste de la Bible la r&eacute;v&eacute;lation divine qu'il re&ccedil;ut de l'archange Gabriel en 610, amena Mahomet &agrave; pr&ecirc;cher &agrave; La Mecque, sa ville natale o&ugrave; l'on continuait de v&eacute;n&eacute;rer des idoles dans la Ka&#145;ba. L'hostilit&eacute; de la population le conduisit &agrave; s'installer &agrave; M&eacute;dine (&quot;l'h&eacute;gire&quot; en 622 devenu An 0 du calendrier musulman) o&ugrave; il fut bien accueilli et divers pouvoirs lui furent confi&eacute;s. Il engagea et remporta une guerre contre La Mecque (630). Avec le ralliement d'autres tribus se forma ainsi un Etat arabe dont Mahometfut bri&egrave;vement le chef temporel. </P><p align=justify>.</P><p align=justify>UNE DOCTRINE, L'ISLAM </P><p align=justify>Venu apr&egrave;s le juda&iuml;sme et le christianisme, l'islam se r&eacute;f&egrave;re au Dieu d'Abraham qui s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute; aux hommes par ses proph&egrave;tes, Mo&iuml;se, J&eacute;sus et Mahomet. Cette derni&egrave;re r&eacute;v&eacute;lation venant cl&ocirc;re les temps proph&eacute;tiques. </P><p align=justify>En un peu plus d'un si&egrave;cle, l'islam s'est r&eacute;pandu au fur et &agrave; mesure des fulgurantes conqu&ecirc;tes arabes dans tout le Proche-Orient, autour de la M&eacute;diterran&eacute;e, jusqu'au Maroc et m&ecirc;me &agrave; l'Espagne (jusqu'&agrave; la fin du XVe s) &agrave; l'ouest mais aussi jusqu'&agrave; la p&eacute;ninsule Indienne &agrave; l'est. Il s'est diffus&eacute; encore plus loin, ponctuellement, &agrave; la faveur de migrations (Indon&eacute;sie, Asie du sud-est...). <BR> On compte aujourd'hui plus d'un milliard de fid&egrave;les &agrave; l'Islam, r&eacute;partis sur les 5 continents. <BR> Les Chiites forment une importante minorit&eacute; de 200 millions de fid&egrave;les (un tiers en Iran, un autre tiers r&eacute;parti entre Pakistan et Inde). </P><p align=justify><BR> Le Coran et la Sunna </P><p align=justify>L'Islam repose sur le Coran, texte sacr&eacute; contenant les r&eacute;v&eacute;lations divines transmises par l'ange Gabriel &agrave; Mahomet, le proph&egrave;te (en 610). <BR> Il pr&ocirc;ne la foi en un Dieu unique, cr&eacute;ateur et juge de la vie des hommes qu'il sanctionne par l'acc&egrave;s au jardin (paradis) ou par l'enfer. </P><p align=justify>La Sunna est une autre source essentielle de la foi aux yeux de beaucoup de musulmans. Il s'agit de recueils montrant l'exemplarit&eacute; du proph&egrave;te, les hadith dont le contenu a &eacute;t&eacute; fix&eacute; par la tradition au IXe s. </P><p align=justify><BR> Notions &eacute;parses sur le dogme et les institutions </P><p align=justify>A la base, l'islam est une religion sans clerg&eacute;, o&ugrave; il n'y a pas de pr&ecirc;tre entre Dieu et l'homme. Le musulman est tout simplement &quot;celui qui se soumet &agrave; Dieu&quot;. <BR> Outre la foi, l'absence de corruption et la charit&eacute; sont des qualit&eacute;s fondamentales des croyants selon cette religion. <BR> M&ecirc;me si le statut de la femme fut revaloris&eacute; par la nouvelle religion (interdit de l'infanticide des filles, fid&eacute;lit&eacute; des &eacute;poux, droit &agrave; une demi-part d'h&eacute;ritage, polygamie limit&eacute;e &agrave; quatre &eacute;pouses), il appara&icirc;t aujourd'hui bien en retrait des concepts occidentaux. </P><p align=justify>Mais l'id&eacute;al islamique d&eacute;passe la seule sph&egrave;re priv&eacute;e dans la mesure o&ugrave; il vise &agrave; l'&eacute;tablissement de &quot;la Loi de Dieu sur Terre&quot;. Cette vision th&eacute;ocratique vient donc en opposition aux courants modernistes venant d'Occident et pr&ocirc;nant la d&eacute;mocratie. Pourtant certains pays o&ugrave; l'islam est tr&egrave;s pr&eacute;sent ont institu&eacute; des Etats la&iuml;cs (Turquie notamment). <BR> Ailleurs, &agrave; des degr&eacute;s divers, la Loi Islamique, la Sharia, sert de r&eacute;f&eacute;rence religieuse, morale et juridique. Evidemment, elle s'appuie sur le Coran et la Sunna mais aussi sur l'interpr&eacute;tation par raisonnement analogique de th&eacute;ologiens et juristes de l'islam et enfin sur le consensus de la communaut&eacute;, lesquels peuvent &ecirc;tre sujets &agrave; controverses. </P><p align=justify>Cinq &eacute;coles de la loi existent territorialement, quatre sunnites (Inde-Turquie, Afrique du Nord, Asie du sud-est et Arabie) et une chiite (Iran). <BR> Le chiisme, outre ses divergences &agrave; propos des premiers califes (cas de Ali), se distingue sur le plan du culte en reconnaissant des &quot;saints&quot; et en disposant d'un clerg&eacute; structur&eacute;. <BR> Chez les sunnites, le courant salafiste pr&ocirc;nant un retour &agrave; la puret&eacute; des origines est une forme d'int&eacute;grisme qu'il ne faut pas syst&eacute;matiquement assimiler &agrave; l'int&eacute;grisme violent que conna&icirc;t notre &eacute;poque. <BR> Les sunnites revendiquent 85% des musulmans contre 15% pour les chiites (surtout pr&eacute;sents en Iran, Irak et Liban). </P><p align=justify>A cela s'ajoute des courants que l'on pourrait dire marginaux voire sectaires tels que les confr&eacute;ries soufistes, un courant mystique engageant le corps. Ou encore les Chiites alevis de Turquie, les plus h&eacute;t&eacute;rodoxes des musulmans. </P><p align=justify><BR> La pratique </P><p align=justify>Les 5 piliers de la foi islamique sont </P><p align=justify>la profession de foi en Dieu et en son proph&egrave;te Mahomet, </P><p align=justify>les cinq pri&egrave;res quotidiennes (aube, d&eacute;but d'apr&egrave;s-midi, fin d'apr&egrave;s-midi, cr&eacute;puscule et avant le coucher) mais trois seulement pour les Chiites, dites en direction de La Mecque et selon un rituel (encha&icirc;nement de postures diverses: debout, g&eacute;nuflexion, prosternations, assis accompagnant la r&eacute;citation de textes du Coran). Le vendredi, ces pri&egrave;res peuvent &ecirc;tre dite dans une mosqu&eacute;e o&ugrave; elles sont compl&eacute;t&eacute;es par le pr&ecirc;che d'un imam (chef estim&eacute; de la communaut&eacute; et instruit dans les choses de la religion). Apr&egrave;s le Ramadan (9&egrave;me mois du calendrier lunaire islamique comm&eacute;morant la premi&egrave;re r&eacute;v&eacute;lation re&ccedil;ue par Mahomet) ou lors du p&egrave;lerinage &agrave; La Mecque, d'autres pri&egrave;res et d&eacute;votions s'ajoutent. </P><p align=justify>l'aum&ocirc;ne, &agrave; l'origine un v&eacute;ritable imp&ocirc;t est devenue un acte de charit&eacute; volontaire </P><p align=justify>le je&ucirc;ne et l'abstinence (privation de nourritures, boissons et relations sexuelles) pendant le mois du Ramadan, de l'aube au cr&eacute;puscule. En cas d'emp&ecirc;chement, cette obligation peut &ecirc;tre diff&eacute;r&eacute;e. </P><p align=justify>enfin, le p&egrave;lerinage &agrave; La Mecque o&ugrave; le croyant est tenu d'effectuer un certain nombre de rites. </P><p align=justify>&quot;Les Occidentaux&quot; retiennent surtout de l'islam un certains nombres d'interdits qui les &eacute;tonnent voire les choquent en fonction de leur culture lib&eacute;rale, &eacute;galitaire et de plus en plus ath&eacute;e. Interdiction de consommer de la viande de porc ou de l'alcool (mot d'origine arabe !), de repr&eacute;senter Dieu et le Proph&egrave;te. Obligation faite aux femmes de ne sortir qu'accompagn&eacute;es d'un homme de leur famille, de cacher leurs cheveux voire leur visage... </P><p align=justify>.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>POUVOIR TEMPOREL, LES CALIFATS </P><p align=justify>.</P><p align=justify>Les premiers califes (632-661) </P><p align=justify>Les successeurs de Mahomet, dirigeants &agrave; la fois la&iuml;ques et religieux en leur qualit&eacute; de chef supr&ecirc;me de la communaut&eacute; musulmane, avaient le titre de califes et exer&ccedil;aient leur pouvoir depuis l'Arabie. </P><p align=justify>L'unit&eacute; dura seulement 24 ans, le temps des quatre premiers califats (&quot;successeur&quot; en arabe). En l'absence de directives, les chefs de tribus choisirent une personne apparent&eacute;e au proph&egrave;te: son beau-p&egrave;re. Il d&eacute;signa un membre influent pour lui succ&eacute;der. Puis ce fut au tour d'un gendre de Mahomet mais voulant intervenir sur la doctrine, il fut assassin&eacute; par des troupes hostiles. Un cousin et gendre du proph&egrave;te, Ali, fut d&eacute;sign&eacute; &agrave; son tour mais fut aussit&ocirc;t contest&eacute; par Mu'awiya, un parent du pr&eacute;c&eacute;dent calife assassin&eacute;. Apr&egrave;s affrontements et tentatives de conciliation, il fut assassin&eacute; par ses propres adeptes oppos&eacute;s &agrave; ses atermoiements. Son fils Hussein fut tu&eacute; par l'arm&eacute;e de Mu'awiya en 680. </P><p align=justify><BR> Les Omeyades (661-750) </P><p align=justify>Ce sont des sunnites install&eacute;s &agrave; Damas. Au temps de ces califes issus d'une tribu nomade, l'expansion de l'islam fut fulgurante, gr&acirc;ce &agrave; la mobilisation de troupes indig&egrave;nes (notamment les Berb&egrave;res). Pourtant, sur le plan int&eacute;rieur, les sunnites eurent &agrave; faire face &agrave; plusieurs r&eacute;voltes des chiites. Le califat devint h&eacute;r&eacute;ditaire. </P><p align=justify><BR> Des Abbassides puissants et contest&eacute;s (750-1258) </P><p align=justify>Les chiites r&eacute;ussirent enfin &agrave; coaliser les diverses oppositions aux Omeyades qui furent renvers&eacute;s. Mais le dogme resta aux mains des sunnites sous l'autorit&eacute; d'un oncle du proph&egrave;te qui fonda le plus long des califats, celui des Abbassides (du nom de Abu al-Abbas) qui devait durer cinq si&egrave;cles et dont le centre &eacute;tait &agrave; Bagdad. Ce fut la p&eacute;riode o&ugrave; l'islam connut son apog&eacute;e sur le plan &eacute;conomique et culturel. </P><p align=justify>.</P><p align=justify>3 califats concurrents... <BR> A la faveur du d&eacute;clin des Abbassides et en raison de la grande &eacute;tendue des terres islamis&eacute;es, deux autres califats virent le jour parall&egrave;lement dans l'ouest de la M&eacute;diterran&eacute;e et dur&egrave;rent environ deux si&egrave;cles. <BR> L'un chiite, en Tunisie, en 909. Ce califat est dit Fatimide (de Fatima, la fille du proph&egrave;te et &eacute;pouse d'Ali). Ce califat rayonnait sur l'Afrique du Nord. Les Fatimides furent vaincus par Saladin, sultan d'Egypte, en 1171. <BR> L'autre en Espagne, en 929. Ce califat sunnite fut institu&eacute; par un descendant des Omeyades qui avaient fui en 755 le massacre perp&eacute;tu&eacute; par les Abbassides. La capitale en &eacute;tait Cordoue. En 1031, il &eacute;clata en plusieurs petits &eacute;tats. </P><p align=justify>Le pouvoir des califes Abbassides de Bagdad s'affaiblissant au fur et &agrave; mesure du d&eacute;veloppement d'une administration, il s'&eacute;croula sous la pouss&eacute;e des Turco-Mongols (prise de Bagdad et ex&eacute;cution du calife en 1258) convertis &agrave; l'islam sunnite au cours de leur longue migration vers l'Ouest. </P><p align=justify>Cependant des Abbassides r&eacute;ussirent &agrave; s'enfuir au Caire o&ugrave; ils n'eurent qu'un pouvoir des plus r&eacute;duits, sans aucun pouvoir politique, sous le r&egrave;gne des sultans mamelouks. </P><p align=justify><BR> Les Ottomans (1516-1924) </P><p align=justify>Le titre de calife fut par la suite pris par les sultans ottomans (les Ottomans sont des peuples asiatiques arriv&eacute;s tardivement au Moyen-Orient) install&eacute;s &agrave; Istanbul (ancienne Constantinople), &eacute;videmment sans que les r&egrave;gles originelles de liens de parent&eacute; avec le proph&egrave;te n'entrent en ligne de compte. Ceci fut rendu possible par leur prise de contr&ocirc;le des pays islamis&eacute;s, y compris l'Arabie, et par le prestige ou une forme de l&eacute;gitimit&eacute;, li&eacute;s &agrave; la prise de Constantinople intervenue en 1453. </P><p align=justify>Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre Mondiale qui favorisa l'av&egrave;nement de la jeune r&eacute;publique la&iuml;que turque , le califat n'avait &eacute;videmment plus sa place en Turquie. </P><p align=justify><BR> Le congr&egrave;s musulman du Caire en 1926 ne permit pas de r&eacute;instaurer un nouveau califat. Certains auraient bien vu les fondamentalistes sunnites wahhabites d'Arabie Saoudite en prendre la t&ecirc;te, ce d'autant que cette mouvance riche de ses p&eacute;tro-dollars est &agrave; l'origine d'une certaine propagation de l'islam (formation d'imams, financement de mosqu&eacute;es...) depuis quelques d&eacute;cennies. </P><p align=justify><BR> SYMBOLES</P><p align=justify>Le croissant et l'&eacute;toile formaient le symbole de l'Empire Byzantin qui fut repris par l'Empire Ottoman apr&egrave;s la chute de Byzance en 1453. Ce symbole qui &eacute;tait apparu bien avant en Egypte et en M&eacute;sopotamie &eacute;tait donc connu des tribus turques lorsqu'elles lors de leur migration &agrave; travers l'Asie. Il a &eacute;t&eacute; adopt&eacute; par les paix islamiques bien apr&egrave;s l'apparition de l'Islam.<BR> La couleur verte est par contre vraiment associ&eacute;e &agrave; l'Islam car pour les peuples des d&eacute;serts d'Arabie, elle &eacute;voque l'oasis, le jardin et pour les Musulmans, le Paradis. C'&eacute;tait la couleur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e de Mahomet et elle fut celle des &eacute;tendards des conqu&eacute;rants musulmans.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>.</P><p align=justify> L'a&eacute;roport Queen Alia (du nom de l'une des quatre &eacute;pouses du roi Hussein, p&egrave;re du souverain actuel Abdullah II ou Abdallah II) est situ&eacute; &agrave; une trentaine de kilom&egrave;tres au sud de la capitale jordanienne. <BR> Policiers &agrave; l'allure &eacute;trange avec leur casque &agrave; pointe quelque peu prussien... <BR> Grandes affiches de propagande en faveur de la famille royale que l'on verra partout, m&ecirc;me dans les petits villes, en diff&eacute;rents d&eacute;clinaisons: portraits de la lign&eacute;e de Abdullah Ier &agrave; Abdullah II, portraits de Abdullah II en divers costumes et uniformes militaires, portraits de Abdullah II accompagn&eacute; de son &eacute;pouse Rania et des ses quatre enfants, le prince h&eacute;ritier Hussein, les princesse Iman et Salma et enfin le prince Hashem.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>AMMAN (2,2 millions d'habitants ou 1,2 en ne comptant strictement que la ville).</P><p align=justify> <BR> Notre h&ocirc;tel al-Fanar (4*) se situe dans les quartiers r&eacute;sidentiels &agrave; l'ouest de la ville, en bordure de l'avenue Queen Rania (en l'honneur de la reine actuelle, d'origine palestinienne et n&eacute;e au Koweit).</P><p align=justify>L'&eacute;tablissement date d&eacute;j&agrave;, le mobilier est simple, les finitions sommaires (salle de bain), la ventilation est bruyante et on voit des aur&eacute;oles d'infiltration sous l'appareillage de la clim. On retrouve la m&ecirc;me probl&egrave;me (en plus &eacute;tendu) au plafond de la salle de restaurant &quot;Venice&quot;. Les ascenseurs Dongyang (nom chinois mais marque de Malaisie) sont efficaces.</P><p align=justify> Pendant une heure et demie, nous allons d&eacute;couvrir le quartier aux environs de notre h&ocirc;tel. </P><p align=justify>A l'origine, la capitale jordanienne &eacute;tait construite sur sept collines.<BR> La ville regroupe un bon tiers de la population du pays (6,2 millions d'habitants). Nos premi&egrave;res impressions: des rues relativement propres pour un pays de culture orientale et une ville prosp&egrave;re &agrave; en juger par les voitures et par les immeubles &agrave; l'architecture recherch&eacute;e et employant la pierre. En revanche, ce n'est pas parfait au niveau de la coh&eacute;rence de l 'urbanisme: immeubles disparates, &quot;dents creuses&quot; et ne parlons pas des trottoirs mal am&eacute;nag&eacute;s qui sont de vrais pi&egrave;ges pour personnes &acirc;g&eacute;es ou handicap&eacute;es et pour touristes distraits. <BR> Revers &agrave; l'&eacute;quipement automobile, dans un pays o&ugrave; le carburant est bon march&eacute; (un demi Euro le litre de gasoil), les 4x4 sont nombreux et favorisent la pollution. Pourtant le prix a plus que tripl&eacute; depuis l'op&eacute;ration &quot;Libert&eacute; en Irak&quot; lanc&eacute;e par les Am&eacute;ricains en mars 2003 contre les &quot;armes de destruction massive&quot; de Sadam Hussein. L'Arabie Saoudite a remplac&eacute; l'Irak comme fournisseur mais pas au m&ecirc;me tarif... <BR> La richesse des habitants provient largement de revenus gagn&eacute;s dans les principaut&eacute;s et &eacute;mirats p&eacute;troliers de la r&eacute;gion.</P><p align=justify>La ville (comme le reste du pays d'ailleurs) est couverte d'affiches &eacute;lectorales en vue de l'&eacute;lection des d&eacute;put&eacute;s qui doit se d&eacute;rouler le 9 novembre (jour de notre d&eacute;part). La repr&eacute;sentation f&eacute;minine est tr&egrave;s r&eacute;duite.</P><p align=justify>La nuit tombe d&eacute;j&agrave;, d&egrave;s 17 heures en cette saison. Premi&egrave;res emplettes pour une collection de mignonnettes d'alcool, de l'arak ici (alcool anis&eacute;). En raison de la prohibition de l'alcool chez les musulmans, on peut en trouver dans des commerces chr&eacute;tiens ... Les images pieuses plac&eacute;es derri&egrave;re le comptoir suffisent pour s'en convaincre.</P><p align=justify>. </P><p align=justify> Le lendemain, d&eacute;part d&egrave;s 7h30. Nous commen&ccedil;ons nos visites par certains sites dans la ville. Elle s'est &eacute;tendue vers l'ouest sur une quinzaine de kilom&egrave;tres et couvre 19 collines (djebels) parfois perc&eacute;es de tunnels. La ville s'organise en arrondissements &agrave; partir de huit ronds-points.<BR> La modernit&eacute; se manifeste aussi par les symbole de la consommation occidentale: cha&icirc;nes de fast-food MacDo, KFC, Burger King... Autre forme de la pr&eacute;sence occidentale, les &eacute;coles occidentales souvent confessionnelles: American School, Rosary Sisters School, Terra Santa School...</P><p align=justify>.</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> En nous dirigeant vers le centre ancien, &agrave; l'est, nous arr&ecirc;tons au passage pour la visite de la mosqu&eacute;e du roi Abdullah Ier.</P><p align=justify>Il &eacute;tait originaire de La Mecque o&ugrave; il naquit en 1882.<BR> Durant la Premi&egrave;re Guerre mondiale, il joua un r&ocirc;le important en lan&ccedil;ant la R&eacute;volte arabe et en s'alliant aux Britanniques contre l'Empire ottoman. Lors d'une conf&eacute;rence de dirigeants arabes &agrave; Damas en mai 1915, il avait &eacute;t&eacute; reconnu comme le porte parole de la nation arabe enti&egrave;re (&agrave; ce titre il est fr&eacute;quemment consid&eacute;r&eacute; comme le fondateur du panarabisme). Il proclama l'ind&eacute;pendance du Hedjaz en 1916. C'est son fils, Fay&ccedil;al, qui mena l'essentiel des combats devant mener &agrave; la prise de Damas par les Arabes, popularis&eacute;s en Occident gr&acirc;ce &agrave; l'histoire de Lawrence d'Arabie. Il fut renvers&eacute; par Abdelaziz Al Saoud dit ibn S&eacute;oud en 1924. Son alliance avec les britanniques lui permit cependant d'acc&eacute;der au tr&ocirc;ne de l'Emirat de Transjordanie de 1921 &agrave; 1946 puis il devint le premier roi du Royaume hach&eacute;mite de Jordanie jusqu'&agrave; son assassinat par un extr&eacute;miste palestinien &agrave; J&eacute;rusalem en 1951.</P><p align=justify>. </P><p align=justify><BR> C'est la seule mosqu&eacute;e ouverte aux non-musulmans, en dehors des heures de pri&egrave;re. Les femmes rev&ecirc;tent une grande robe noire pour effectuer la visite (short prohib&eacute; pour les hommes).</P><p align=justify>Ce grand &eacute;difice moderne, le plus vaste du pays, a &eacute;t&eacute; achev&eacute; en 1989 et peut accueillir 7000 fid&egrave;les et 3000 &agrave; l'ext&eacute;rieur. Le d&ocirc;me qui s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 35m n'est soutenu par aucun pilier. Sa couleur bleue &eacute;voque le ciel et les 99 rayons dor&eacute;s qui en descendent les diff&eacute;rents noms d'Allah. Les &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;cor visibles sur les c&ocirc;t&eacute;s: marbre, boiseries et vitraux qui &eacute;voquent trois grandes dynasties arabes: Omeyyades (califes de Damas de 661 &agrave; 750), Abbassides (califes sunnites de Bagdad de 750 &agrave; 1258) et Fatimides (chiites implant&eacute;s en Egypte de 909 &agrave;1048).</P><p align=justify> <BR> De l'autre c&ocirc;t&eacute; de la rue, face &agrave; la mosqu&eacute;e, on peut voir deux &eacute;glises chr&eacute;tiennes (orthodoxes?) dont une assez imposante.</P><p align=justify>Notre bus nous transporte plus &agrave; l'est, dans l'ancienne ville, en laissant &agrave; notre gauche une quartier d'immeubles denses et uniformes, autour d'un grand m&acirc;t portant le drapeau jordanien, un vaste camp de Palestiniens, r&eacute;fugi&eacute;s depuis 1948 ou depuis 1967.</P><p align=justify> Nous arrivons au sommet de la colline portant l'ancienne citadelle (&quot;al-Qasr&quot;) sur le Jebel el-Qala'a. L&agrave; se trouvait la capitale du royaume des Ammonites, sur l'acropole de Rabath Ammon, jusqu'&agrave; sa disparition au VIe s. av. J-C.</P><p align=justify>El&eacute;ments les plus visibles du site, les vestiges (trois colonnes) du temple d'Hercule b&acirc;ti par le gouverneur romain de la province d'Arabie entre les ann&eacute;es 161 et 166.</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> Plus loin, nous effectuons une rapide visite du Mus&eacute;e arch&eacute;ologique de Jordanie consacr&eacute; pour l'essentiel &agrave; la pr&eacute;histoire et &agrave; l'Antiquit&eacute; et pour une petite part &agrave; l'art islamique. On peut y voir une statue de la d&eacute;esse syrienne Atargis. Le mus&eacute;e pr&eacute;sente aussi des sarcophages anthropomorphes moabites (l'un des peuples qui s'&eacute;tablirent la Jordanie) en terre cuite du IXe s. av. J-C. On y voit aussi des fragments de l'un des rouleaux de la Mer Morte provenant du site de Qumram (en Palestine) et d&eacute;couverts entre 1947 et 1956 (les autres rouleaux sont &agrave; J&eacute;rusalem). Ces rouleaux furent &eacute;crits par la secte juive des Ess&eacute;niens entre le IIe s. av. J-C et le premier si&egrave;cle de notre &egrave;re. <BR> Derri&egrave;re le mus&eacute;e, se situe el-Qsar, le complexe palatial des Omeyyades construit par le calife Hisham entre au VIIIe s. L'&eacute;l&eacute;ment le mieux conserv&eacute; est le pavillon d'audience qui rempla&ccedil;a une basilique byzantine.</P><p align=justify>.</P><p align=justify> <BR> Profitons de la vue exceptionnelle que nous offre la colline de la Citadelle. A ses pieds s'&eacute;tend la ville basse parcourue par le Wadi Amman. Quartier que nous ne visiterons pas.<BR> Sur un demi kilom&egrave;tre subsistent les vestiges romains du nymph&eacute;e, de l'od&eacute;on et surtout du th&eacute;&acirc;tre (largement restaur&eacute;) de 6000 places, monuments construits aux IIe-IIIe s. sous le r&egrave;gne de l'empereur Antonin le Pieux. </P><p align=justify>Vers l'ouest, la vue porte sur les quartiers de la ville moderne, notamment sur les tours jumelles habill&eacute;es de verre, en cours de construction, les &quot;Jordan Gate Towers&quot;.<BR> A l'est, assez proche, une zone bois&eacute;e abrite les palais royaux. C'est sans doute ce qui nous vaut &agrave; plusieurs reprise le survol par un gros avion quadrimoteur militaire &agrave; h&eacute;lices... </P><p align=justify>MUSEE DU FOLKLORE pr&eacute;vu et au catalogue et au programme mais pas visit&eacute;!</P><p align=justify> Sur le trajet en direction de J&eacute;rash, Iyad nous fait go&ucirc;ter &agrave; un assortiment de p&acirc;tisseries genre baklava. Pr&eacute;sentation de type millefeuille ou roul&eacute;, garnie de s&eacute;same et fourr&eacute;e avec une semoule de pistache (Biscuits A Razek).</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</P>JERASH<BR> <p align=justify>.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Autres visites &agrave; faire au nord de la Jordanie lors d'un s&eacute;jour d'une semaine ou plus.</P><p align=justify><BR> En remontant vers le nord, jusqu'&agrave; la fronti&egrave;re syrienne, divers sites sont &agrave; d&eacute;couvrir.</P><p align=justify>- Salt, premi&egrave;re capitale de la Jordanie lorsque fut cr&eacute;&eacute; l'Emirat de Transjordanie. La ville se situe &agrave; la hauteur de Naplouse (30km plus &agrave; l'ouest).</P><p align=justify>- Le village marchand d'Ajloun (ou Aljun), forteresse m&eacute;di&eacute;vale Qalaat ar-Rabat&agrave; 1200m d'altitude, au-dessus du Jourdain, construite par le neveu de Saladin au XIIe s. pour barrer la route aux Crois&eacute;s et partiellement d&eacute;truite lors d'une incursion mongole. </P><p align=justify>- Umm Qais (ou Qeis): cit&eacute; gr&eacute;co romaine avec son th&eacute;&acirc;tre, son &eacute;glise octogonale et ses tombeaux souterrains. Sous son nom ancien de Gadara, &quot;la ville fortifi&eacute;e&quot;, c'est l'une des anciennes cit&eacute;s de la D&eacute;capole. Vue sur le lac de Tib&eacute;riade, la vall&eacute;e du Yarmouk et le Golan.<BR> A ce sujet, il faut &eacute;voquer les conflits autour de l'utilisation des eaux du Jourdain entre Isra&euml;l, la Jordanie et l'Autorit&eacute; Palestinienne.</P><p align=justify><BR> </P><p align=justify>En se dirigeant vers l'est, ce sont des sites tr&egrave;s diff&eacute;rents, les ch&acirc;teaux du d&eacute;sert.<BR> Ces ch&acirc;teaux du d&eacute;sert furent construits pour la plupart aux VIIe-VIIIe s. C'&eacute;taient des lieux de d&eacute;tente pour les califes omeyyades de Damas (ville qui aujourd'hui &agrave; seulement 2 heures de Amman) et ils servaient aussi de caravans&eacute;rails, &eacute;tapes pour les caravanes. </P><p align=justify>- Qasr Azrak remonte &agrave; l'&eacute;poque romaine avant d'&ecirc;tre occup&eacute; par les Omeyyades. Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre Mondiale, le colonel Lawrence y &eacute;tablit son quartier g&eacute;n&eacute;ral avant de lancer son offensive sur Damas en 1918.</P><p align=justify><BR> - Qasr Amra, class&eacute; par l'UNESCO en 1985 (tout comme P&eacute;tra), fut construit par le calife Walid Ier au VIIIe s . et servait de pavillon de chasse et de hammam est tr&egrave;s bien conserv&eacute;. On peut y admirer des fresques d'inspiration hell&eacute;nistiques, chr&eacute;tiennes et perses, cette iconographie est unique dans l'histoire de l'art islamique.</P><p align=justify>- Qasr el-Kharana (ou el-Kharaneh), imposant &eacute;difice &agrave; l'allure de forteresse.</P><p align=justify>- Qasr Hallabat </P><p align=justify><BR> Enfin, au sud-ouest d'Amman, lorsque le Jourdain arrive au niveau de la Mer Morte, il faut encore citer le Site du Bapt&ecirc;me de J&eacute;sus &agrave; B&eacute;thanie-au-del&agrave;-du-Jourdain.<BR> Ce site a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment identifi&eacute; comme &eacute;tant le lieu o&ugrave; le Christ re&ccedil;u le bapt&ecirc;me de son cousin Jean-Baptiste (&eacute;vangile de St Mathieu), au confluent du Wadi el-Kharrar et du Jourdain. A ne pas confondre avec le B&eacute;thanie situ&eacute; sur l'autre rive du Jourdain, en Cisjordanie.</P><p align=justify> <BR> Sous un ciel lumineux, par plus de 25&deg;, l'arriv&eacute;e sur le site arch&eacute;ologique grandiose dont le classement est demand&eacute; &agrave; l'UNESCO depuis 2004. Cette cit&eacute; antique fut grecque, romaine (embellie particuli&egrave;rement &agrave; l'&eacute;poque de la &quot;pax romana&quot; et de l'empereur Hadrien) puis byzantine.<BR> Forte impression avec l'arc de triomphe d'Hadrien (restaur&eacute;) monumental, b&acirc;ti au-del&agrave; des murs de la cit&eacute;. Il date du IIe s. et comm&eacute;more la visite de l'illustre empereur. Nous poursuivons par les vestiges du petit hippodrome. Nous arrivons &agrave; la porte sud, plus ancienne (d&eacute;but du Ier s.). C'&eacute;tait l'une des cinq portes de la ville. </P><p align=justify>Pass&eacute;e la porte, sur la gauche se dressent les vestiges du temple de Zeus (appellation curieuse pour un site romain o&ugrave; l'on s'attendrait plut&ocirc;t &agrave; trouver Jupiter). Au pied du temple s'&eacute;tend la place ovale (IIe s.), forum et lieu de rassemblement sur laquelle d&eacute;bouche du cot&eacute; oppos&eacute; l'art&egrave;re principale de 800m de long, le Cardo Maximus qui se dirige vers le nord.</P><p align=justify>Nous nous dirigeons &agrave; gauche vers le th&eacute;&acirc;tre sud, dont le mur de sc&egrave;ne est particuli&egrave;rement bien conserv&eacute;. Construit au IIe s., il comporte 29 rang&eacute;es de gradins (3000 spectateurs). Int&eacute;ressants ph&eacute;nom&egrave;nes d'&eacute;cho et de transmission acoustique. Trois b&eacute;douins nous offrent une surprenante aubade (un peu tardive!) au son de la cornemuse jouant un vieil air celtique devenu le c&eacute;l&egrave;bre &quot;Amazing grace&quot; britannique. Le protectorat a ainsi laiss&eacute; d'&eacute;tranges traces... </P><p align=justify>. </P><p align=justify>Au quart du Cardo, nous bifurquons sur la gauche, en direction des vestiges des huit &eacute;glises chr&eacute;tiennes byzantines (VIe s.) et nous passons un moment &agrave; admirer particuli&egrave;rement les mosa&iuml;ques polychromes recouvrant le sol de l'&eacute;glise St Cosme et St Damien: portrait des bienfaiteurs, animaux... A noter que leur portail s'ouvrait en direction de l'ouest, autrement dit de Constantinople.</P><p align=justify>Nous retournons aux vestiges romains, ceux du temple d'Art&eacute;mis (d&eacute;esse grecque de la chasse correspondant &agrave; la Diane des Romains) du IIe s. qui se dresse sur un podium au sommet de deux terrasses des Propyl&eacute;es. El&eacute;ments les plus remarquables, les hautes colonnes dont certaines oscillent sous la simple pouss&eacute;e du vent.</P><p align=justify>Empruntant les escaliers, nous redescendons vers le Cardo et nous dirigeons vers le T&eacute;trapyle nord (arc marquant le croisement du Cardo et du Decamanus nord) aboutissant &agrave; la porte nord. Revenant sur nos pas, vers la porte sud, nous avons tout loisir d'observer le pavage antique du Cardo, marqu&eacute; par le passage des chariots et dans l'axe, les dalles circulaires correspondant &agrave; l'acc&egrave;s aux &eacute;gouts sous la voie. Chemin faisant, nous pouvons admirer sur le c&ocirc;t&eacute; gauche, un grand nymph&eacute;e (fontaine monumentale) du IIe s.</P><p align=justify> D&eacute;jeuner au restaurant Wadi al-Arda (&quot;la Vall&eacute;e Verte&quot;).</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>Personne ne se laisse tenter par une typique pipe &agrave; eau (narguil&eacute; ou narguileh)...</P><p align=justify>Hussein ibn Ali est un hach&eacute;mite, ch&eacute;rif de la Mecque jusqu'en 1924 et roi du Hedjaz de 1916 &agrave; 1924 (n&eacute; vers 1856 &agrave; Istanbul, mort en 1931 &agrave; Amman).</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> MER MORTE</P><p align=justify><BR> Quelques mot sur la langue arabe et sur <BR> l'organisation de pouvoirs politiques peu d&eacute;mocratiques</P><p align=justify><BR> En Jordanie (tout comme en Egypte d'ailleurs) environ 90% de la population parle d'Arabe du Moyen-Orient, avec des nuances de prononciation entre le nord et le sud. Un arabe dialectal est utilis&eacute; par les 10 autres pour cent. Alors que la proportion d'arabisants tombe &agrave; 70% dans le Maghreb et &agrave; 60% en Mauritanie.</P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> Le Parlement jordanien comporte deux chambres. Les 55 si&egrave;ges du S&eacute;nat sont occup&eacute;s par des personnalit&eacute;s nomm&eacute;es par e roi pour 4 ans, il s'agit g&eacute;n&eacute;ralement d'anciens ministres, d&eacute;put&eacute;s ou militaires. Quant aux d&eacute;put&eacute;s, ces derni&egrave;res ann&eacute;es leur nombre a &eacute;t&eacute; port&eacute; de 80 &agrave; 104 puis &agrave; 120 avec des quotas pour les minorit&eacute;s (Chr&eacute;tiens, B&eacute;douins...) et 12 si&egrave;ges r&eacute;serv&eacute;s &agrave; des femmes. Le d&eacute;coupage &eacute;lectoral favorise la repr&eacute;sentation des r&eacute;gions rurales (tribus b&eacute;douines) conservatrices (20% des si&egrave;ges pour Amman qui repr&eacute;sente le tiers de la population).<BR> Lors de l'&eacute;lection du 9 novembre 2010, jour de notre d&eacute;part de Jordanie, la participation au vote a &eacute;t&eacute; de 53% du fait du boycott pr&ocirc;n&eacute; par les islamistes. Ce taux n'a &eacute;t&eacute; que de 33% &agrave; Amman contre 80% dans les zones tribales acquises au tr&ocirc;ne. 83% des &eacute;lus sont dits &quot;ind&eacute;pendants&quot;, en fait proches du pouvoir.<BR> Selon Iyad, le Parlement n'a aucun r&ocirc;le dans les prises de d&eacute;cisions importantes. Les parlementaires se bornent &agrave; intervenir dans des affaires locales (souvent avec l'aspect client&eacute;liste et la corruption qui vont avec!).</P><p align=justify> <BR> <BR> Nous repartons vers le sud, repassant &agrave; Amman, pour nous diriger vers la Mer Morte. En cours de route nous pouvons remarquer les panneaux de propagande de la famille royale pr&eacute;sentant le roi actuel en diverses tenues et sa famille. Pour faire bonne mesure, les affiches de la campagne &eacute;lectorale et les installations pour les meetings s'y ajoutent. <BR> Nous rencontrons de nombreuses camionnettes transportant de moutons. Cela correspond &agrave; un commerce li&eacute; &agrave; la plus grande f&ecirc;te musulmane, l'A&iuml;d al-Adha appel&eacute;e aussi Aid al-Kabir (&quot;f&ecirc;te du sacrifice&quot;). </P><p align=justify>On &eacute;gorgeant rituellement (l'animal sacrifi&eacute; couch&eacute; sur le flanc gauche et la t&ecirc;te tourn&eacute;e vers La Mecque, apr&egrave;s la pri&egrave;re et le sermon &agrave; la mosqu&eacute;e) un mouton (parfois une ch&egrave;vre ou une vache) puis en festoyant avec sa chair, les Musulmans comm&eacute;morent la soumission d'Ibrahim (Abraham) &agrave; Dieu lorsqu'il avait accept&eacute; d'&eacute;gorger son fils Isma&euml;l (Isaac chez les Juifs!) sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment l'archange Gabriel lui demander le simple sacrifice d'un mouton au lieu de celui de l'enfant.<BR> La f&ecirc;te aura lieu le 16 novembre selon notre calendrier et le dixi&egrave;me jour du Dhou al hijja, le douzi&egrave;me mois du calendrier musulman. Rappelons qu'il s'agit d'un calendrier lunaire donc avec des mois de 29,5 jours, ce qui signifie qu'il prend en moyenne 11 jours d'avance chaque ann&eacute;e sur notre calendrier gr&eacute;gorien. Ainsi, jusqu'au 7 d&eacute;cembre, nous sommes dans l'an 1431 de l'h&eacute;gire (en 622, ann&eacute;e de l'exil de Mahomet de La Mecque &agrave; M&eacute;dine qui sert d'ann&eacute;e z&eacute;ro au calendrier musulman).</P><p align=justify><BR> Peu avant l'arriv&eacute;e, nous passons &agrave; quelques kilom&egrave;tres de B&eacute;thanie-au-del&agrave;-du-Jourdain, site r&eacute;cemment identifi&eacute; comme &eacute;tant le lieu o&ugrave; le Christ re&ccedil;u le bapt&ecirc;me par Jean-Baptiste au confluent du Wadi el-Kharrar et du Jourdain (&eacute;vangile de St Mathieu), sans faire le d&eacute;tour. A ne pas confondre avec le B&eacute;thanie situ&eacute; sur l'autre rive du Jourdain, village o&ugrave; vivaient les amis de J&eacute;sus (notamment Lazare qui fut ressuscit&eacute;).</P><p align=justify>Pour acc&eacute;der au rivage de la mer Morte, nous passons par un &eacute;tablissement touristique (restaurant, commerce de produits de la Mer Morte et surtout indispensables douches. La temp&eacute;rature a grimp&eacute;, 28 &agrave; 30&deg;... parfait pour la baignade.</P><p align=justify> <BR> Visuellement, le site de la Mer Morte n'a rien d'extraordinaire. Cela ressemble a un grand lac (610km&sup2;), de 70km (76km?) de long pour 18km (16km?) de large et 350m (400m?) de profondeur. C'est le point le plus bas de l'&eacute;corce terrestre, situ&eacute; sur la ligne de fracture, le rift syro-africain, entre la plaque tectonique arabique et la plaque africaine (&agrave; ne pas confondre avec le grand rift d'Afrique de l'Est apparu entre les plaques africaine et somalienne).<BR> Le c&ocirc;t&eacute; unique du site r&eacute;side dans son altitude qui, au fil du temps, devient de plus en plus n&eacute;gative. L'eau charg&eacute;e de compos&eacute;s nitr&eacute;s et sulfureux que le Jourdain y d&eacute;verse est soumise &agrave; une forte &eacute;vaporation (300 millions de tonnes par an). Selon les sources documentaires, on trouve -408, -410, -411, -417, -430 (! qui dit mieux?)... en fait c'est logique puisque son niveau baisserait d'un m&egrave;tre par an en raison des pr&eacute;l&egrave;vement effectu&eacute;s par Isra&euml;l sur les eaux du Jourdain (en aval du Lac de Tib&eacute;riade qui est lui-m&ecirc;me &agrave; 209m au dessous du niveau des mers) qui l'alimente. Du fait des pr&eacute;l&egrave;vements en eau, le Jourdain qui se jette dans la Mer Morte n'a plus que 3 ou 4m de largeur (contre une quinzaine autrefois). La mer a perdu le tiers de sa surface en un si&egrave;cle. </P><p align=justify>Pour lutter contre cette baisse de niveau et aussi afin produire de l'&eacute;nergie, des projets titanesques (chim&eacute;riques?) de d&eacute;versement d'autres mers par un canal ont &eacute;t&eacute; lanc&eacute;s: en 1902 par T. Herzl (fondateur du mouvement sioniste) &agrave; partir de la M&eacute;diterran&eacute;e, en 1993 avec un pompage depuis Aqaba sur la Mer Rouge ou en 2006 par un canal couvert de 200km creus&eacute; depuis cette m&ecirc;me mer...</P><p align=justify>Ne s'&eacute;vacuant pas et soumise &agrave; une forte &eacute;vaporation, l'eau de cette mer concentre les sels. A l'entr&eacute;e de la mer, l'eau contient 250g de sel par litre (soit 25%, une vrai saumure), soit 7 ou 8 fois plus que dans les oc&eacute;ans. C'est dans cette partie qu'il est recommand&eacute; de se baigner... en prenant quand m&ecirc;me des pr&eacute;cautions (pas de plaies, &eacute;viter de s'&ecirc;tre ras&eacute;, ne pas agiter l'eau au risque de projections dans les yeux. J'en ai fait une toute petite exp&eacute;rience (avec une gouttelette). Toute vie y est impossible, d'o&ugrave; le nom de Mer Morte, sauf pour quelques organismes microscopiques. En revanche, dans la partie sud de la Mer Morte, o&ugrave; nous n'irons pas, la concentration en sel s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 350g par litre ce qui donne naissance &agrave; d'int&eacute;ressantes concr&eacute;tions salines (&quot;statues de sel&quot;).<BR> La baignade est un moment m&eacute;morable. On peut lire allong&eacute; sur le dos, on pourrait m&ecirc;me dormir. En revanche, la natation s'av&egrave;re difficile tant le corps est &eacute;merg&eacute;.</P><p align=justify>Pour parfaire l'exp&eacute;rience, il reste &agrave; tester &quot;l'enduction&quot; du corps avec une boue noire tir&eacute;e de la Mer Morte, une sorte de goudron riche en min&eacute;raux (magn&eacute;sium, calcium, potassium, brome...) aux vertus anti-inflammatoires. Peu rago&ucirc;tant, odeur pas tr&egrave;s agr&eacute;able... mais partie de rigolade assur&eacute;e. Il faut laisser l'enduit s&eacute;cher sur la peau avant de se rincer avec l'eau douce qui coule parcimonieusement des pommes de douches.<BR> L'eau et les boues sont riches en min&eacute;raux, iode... On l'utilise pour la fabrication de savons, sels de bains et cr&egrave;mes cosm&eacute;tiques... La Jordanie en tire de la potasse.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify> Retour &agrave; Amman o&ugrave; nous visitons un magasin de marqueterie o&ugrave; l'on utilise bois pr&eacute;cieux et nacre.<BR> Nous quitterons Amman le lendemain pour deux jours en Palestine.</P><p align=justify>Au retour de Palestine, avant de nous diriger vers la Route des Rois, Iyad, nous fait d&eacute;couvrir le nouveau quartier r&eacute;sidentiel Abdoun, au sud de la ville o&ugrave; habitent de nombreux nouveaux riches et o&ugrave; l'on trouve aussi des ambassades.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>-------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>NOTIONS SUR LE JUDA&Iuml;SME</P><p align=justify>Shalom Alekhem, <BR> &quot;que la paix soit sur vous&quot;<BR> (As-Salamu Alaykum pour les Musulmans)</P><p align=justify>Qui est JUIF?<BR> Toute personne n&eacute;e de m&egrave;re Juive (ou s'&eacute;tant convertie au juda&iuml;sme) ou ayant adh&eacute;r&eacute; au juda&iuml;sme par le biais d'une conversion religieuse selon les r&egrave;gles de la Halakha. La jud&eacute;it&eacute; est inalt&eacute;rable, m&ecirc;me par le fait de pratiques idol&acirc;tres, h&eacute;r&eacute;tiques ou d'apostasie.<BR> Henriette nous pr&eacute;cise toutefois qu'en pratique les Juifs se mariant avec des Palestiniens sont rejet&eacute;s de la communaut&eacute;.</P><p align=justify>Parlons des origines g&eacute;ographiques <BR> Apr&egrave;s les diasporas des premiers si&egrave;cle chr&eacute;tiens les Juifs s'&eacute;taient dispers&eacute;s. Les mizrahim sont les Juifs d'Asie (jusqu'en Inde, &agrave; Cochin par exemple). Ils &eacute;migreront en Isra&euml;l &agrave; la suite de la guerre isra&eacute;lo-arabe de 1948. Les ashk&eacute;nazes (ou ashkenaze ou achkenaze de Achkenaz,l' un des arri&egrave;res-petit-fils de No&eacute;) s'&eacute;tablissent en Europe et en Afrique du nord.<BR> Les pers&eacute;cutions les touchent en France d&egrave;s le VIIe si&egrave;cle. Plus tard, lors des Croisades, ils sont &eacute;galement repouss&eacute;s d'Angleterre et d'une partie de l'Allemagne. Cela alimente une migration vers l'Europe orientale (Pologne, Russie et Lituanie). Leur langue est le yiddish, voisin de l'allemand. Puis c'est au tour des Juifs install&eacute;s dans la P&eacute;ninsule ib&eacute;rique d'en &ecirc;tre chass&eacute;s vers l'Afrique du nord. Ce sont les s&eacute;pharades ou s&eacute;farades qui ont quelques particularit&eacute;s au niveau du rituel et des prononciations. Bien plus tard, avec la d&eacute;colonisation, entre 1656 et 1962, ils &eacute;migrent en masse en Isra&euml;l.<BR> Les ashk&eacute;nazes d'Europe orientale (d&#146;Allemagne, de Pologne, de Russie, de l&#146;ancien Empire austro-hongrois) subissant des pogroms (mot russe signifiant pillage et meurtres) furent repouss&eacute;s vers l&#146;Ouest de l&#146;Europe au XIXe si&egrave;cle et au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle jusqu'&agrave; l'horreur supr&ecirc;me que fut la Shoah, le g&eacute;nocide ou l'holocauste par les nazis de 6 millions de Juifs. A la suite de cela, ils &eacute;migr&egrave;rent nombreux en Isra&euml;l o&ugrave; ils ont fond&eacute; les institutions et o&ugrave; ils sont particuli&egrave;rement nombreux dans le courant religieux ultra-orthodoxes. M&ecirc;me s'ils ne sont plus les plus nombreux, de sont eux qui tiennent les r&ecirc;nes de la politique et de l'&eacute;conomie.</P><p align=justify>Et du point de vue religieux ? <BR> Les Juifs orthodoxes pratiquent la Halakha dans on int&eacute;gralit&eacute;, &agrave; l'oppos&eacute; des Juifs lib&eacute;raux ou la&iuml;cs.<BR> Les ultra-orthodoxes ou Haredim &quot;ceux qui tremblent devant Dieu&quot;, refusent beaucoup d'aspects du monde moderne et sont d'origine ashk&eacute;naze. Ils se regroupent dans des quartiers s&eacute;par&eacute;s et se distinguent par leurs v&ecirc;tements (les &quot;hommes en noirs&quot; ou les &quot;chapeaux noirs&quot;). Sans rejeter toutes les technologies modernes si elles sont kacher (pures) comme les mobiles, baladeurs... ils bannissent la t&eacute;l&eacute;vision en raison de son &quot;contenu souvent non conforme&quot;. Ils appliquent de fa&ccedil;on rigoureuse la Halakha, dans leur costume, dans la mise &agrave; l'&eacute;cart des femmes (&agrave; la synagogue et m&ecirc;me en les obligeant &agrave; faire la queue &agrave; part dans les commerces), dans le respect du Shabbat (ils font m&ecirc;me pression sur les commer&ccedil;ants pour les heures d'ouverture)...<BR> Certains hommes tr&egrave;s religieux passent leur vie &agrave; l'&eacute;tude du Talmud dans yeshivot (&eacute;cole talmudique) en recevant une allocation (issue de donateurs) de l'ordre de 500 dollars par mois, ce qui oblige leur &eacute;pouse &agrave; avoir une activit&eacute; salari&eacute;e car ils ont g&eacute;n&eacute;ralement en charge de nombreux enfants.<BR> Si les ultra-orthodoxes repr&eacute;sentent environ 10% de la population isra&eacute;lienne, soit &agrave; peu pr&egrave;s 850 000 personnes, en, revanche dans le syst&egrave;me scolaire isra&eacute;lien, ils repr&eacute;sentent 25% des effectifs. D&#146;ici une g&eacute;n&eacute;ration, ils pourraient repr&eacute;senter 20% de la population isra&eacute;lienne et 40% des effectifs du r&eacute;seau scolaire isra&eacute;lien.<BR> Le courant ultra-orthodoxe des hassidims se distingue au niveau du culte par la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse. </P><p align=justify>La pri&egrave;re. Les hommes juifs doivent prier 3 fois par jour, matin (Chaharit), midi ou apr&egrave;s-midi (Min'ha) et soir (Ma'ariv ou Arvit) les jours ordinaires, 4 fois le jour de shabbat et 5 fois le jour de Yom Kippour (jour de p&eacute;nitence et de je&ucirc;ne, jour de demande de pardon pour les fautes). La pri&egrave;re en miniane ou minyan, groupe communautaire de dix juifs (hommes en g&eacute;n&eacute;ral) est consid&eacute;r&eacute;e comme excellente. Quant aux femmes, une seule pri&egrave;re quotidienne suffi.<BR> Rappelons que les Musulmans prient cinq fois par jour.<BR> Le nom de Dieu, YHWH. Il ne pouvait &ecirc;tre prononc&eacute; que par le seul grand pr&ecirc;tre du Temple de J&eacute;rusalem lors de Yom Kippour. Depuis la destruction du temple en l'an 70, il ne peut plus &ecirc;tre prononc&eacute; par aucun juif sous peine de blasph&egrave;me. Il est souvent remplac&eacute; par des termes en formes de litotes tels que Hashem, &quot;le Nom&quot; ou Adona&iuml; &quot;Mon Seigneur&quot;. Chaque hochement de t&ecirc;te des Juifs en pri&egrave;re devant le Mur des Lamentations correspond au passage d'une pri&egrave;re ou d'une lecture o&ugrave; le nom de Dieu est sous-entendu.</P><p align=justify>La synagogue (shul ou sla') n'est pas &agrave; proprement parler un temple (seul celui de J&eacute;rusalem avait ce statut) mais un lieu de rassemblement pour prier (il faut rassembler au moins 10 hommes juifs pour les c&eacute;r&eacute;monies). A partir du Moyen Age, l'&eacute;difice comporte le plus souvent des espaces s&eacute;par&eacute;s pour les hommes et les femmes lors du culte. Dans les synagogues ultra-orthodoxes, les hommes sont devant et les femmes derri&egrave;re ou &agrave; l'&eacute;tage (comme dans les mosqu&eacute;es modernes). Elles doivent quitter la synagogue avant la fin des pri&egrave;res du shabbat, ou alors rester enferm&eacute;es dans la galerie r&eacute;serv&eacute;e aux femmes pendant un quart d'heure pour &eacute;viter de rencontrer les hommes.</P><p align=justify>Le chabbat, shabbat ou sabbath (francis&eacute; en sabbat), terme issu du yiddish signifiant le chiffre 7, &quot;le jour du repos&quot; qui selon la tradition biblique marque la fin de la Cr&eacute;ation du monde par Dieu (les Chr&eacute;tiens ont d&eacute;plac&eacute; ce jour au dimanche, jour de la R&eacute;surrection de J&eacute;sus tandis que les Musulmans c&eacute;l&egrave;brent le vendredi, jour qui marque la cr&eacute;ation d'Adam, le jour qu'il en fut retir&eacute; et le jour du jugement dernier.). Il d&eacute;bute vendredi avant le coucher du soleil et se termine le samedi apr&egrave;s l'apparition des &eacute;toiles.<BR> Malgr&eacute; de nombreux interdits attach&eacute;s &agrave; ce jour (notamment abstention d'activit&eacute; y compris intellectuelle sauf contexte m&eacute;dical), c'est un jour tr&egrave;s festif et de r&eacute;jouissance o&ugrave; tout je&ucirc;ne est interdit.</P><p align=justify>La Torah (ou Torah orale) fut selon la tradition pharisienne re&ccedil;ue de la bouche m&ecirc;me de Mo&iuml;se. Son ex&eacute;g&egrave;se orale fut transmise au juda&iuml;sme rabbinique &agrave; la suite de la destruction du Temple par les Romains puis compil&eacute;e sous le nom de Talmud entre les IIe et Ve si&egrave;cles.</P><p align=justify>La Halakha, &quot;la Loi juive&quot; ne guide pas seulement la vie rituelle ou les croyances mais r&egrave;gle aussi de nombreux aspects de leur vie quotidienne et les statuts personnel et familiaux, ce qui fait qu'elle a quelques similitudes avec la Charia musulmane. Elle comporte 613 commandements appel&eacute;s mitzvot (mitsva ou encore mitzva, mitzvah, au singulier).</P><p align=justify>Justement, &agrave; propos du mariage...<BR> La demande de dissolution du mariage revient au conjoint masculin, &agrave; l'identique du droit islamique! Les femmes divorc&eacute;es civilement ne peuvent pas se remarier religieusement tant que leur ancien &eacute;poux ne leur a pas donn&eacute; le guet, un acte &eacute;crit dans lequel l'homme divorce de sa femme. Les orthodoxes utilisent cette disposition pour faire du chantage car en son absence, la femme ne pourra pas se remarier religieusement. Pour y rem&eacute;dier, bon nombre d'&eacute;poux signent une entente pr&eacute;nuptiale &eacute;tablissant que l'&eacute;pouse pourra obtenir le guet si les circonstances l'exigent.</P><p align=justify>Le port des T&eacute;filines r&eacute;sulte d'une mitsva (un commandement) s'imposant aux hommes juifs(sauf Shabbat et jours de f&ecirc;te), &agrave; partir de leur Bar Mitzvah (13 ans). On y habitue le jeune homme un mois avant cette date.</P><p align=justify>La c&eacute;r&eacute;monie de Bar-Mitzvah est centr&eacute;e sur la lecture par le jeune homme d'un passage de la Thora (ou Torah) correspondant &agrave; la semaine de sa majorit&eacute; religieuse. Pour cela, il doit &ecirc;tre rev&ecirc;tu des accessoires de pri&egrave;re.<BR> C'est un rite initiatique (un peu comparable &agrave; la communion ou &agrave; la confirmation chez les catholiques) par laquelle le jeune gar&ccedil;on juif marque sa majorit&eacute;, en principe &agrave; 13 ans et 1 jour, entour&eacute; d'un miniane ou groupe de dix hommes au minimum permettant un office collectif. Il existe un &eacute;quivalent f&eacute;minin, plus simple, de la Bat Mitsvah, une c&eacute;r&eacute;monie par laquelle la jeune fille juive atteint sa majorit&eacute; religieuse &agrave; 12 ans.</P><p align=justify>Les r&egrave;gles se rapportant aux T&eacute;filines ont &eacute;t&eacute; &eacute;dict&eacute;es par les rabbins dans le Talmud. Une premi&egrave;re bo&icirc;te (&quot;cassette&quot; selon Henriette) en cuir appel&eacute;e T&eacute;lifah de bras, contenant un morceau de parchemin sur lequel un scribe a &eacute;crit les quatre morceaux de la Torah est pos&eacute;e sur le bras gauche (pour les droitiers). Puis l'on enroule une sangle en cuir, les T&eacute;filines ou phylact&egrave;res 7 fois autour du bras. Un second T&eacute;lifat, de t&ecirc;te (il contient quatre parchemins plac&eacute;s dans quatre compartiments s&eacute;par&eacute;s), est attach&eacute; avec les T&eacute;filines au niveau de la racines des cheveux du front. Tout cela s'effectue en r&eacute;citant silencieusement des pri&egrave;res de circonstance. Ces objets appellent &agrave; la coh&eacute;rence des forces vives de l'homme et, selon notre guide Henriette, ce sont aussi des sortes d'amulettes qui permettent de suppl&eacute;er aux d&eacute;faillances dans la r&eacute;citation des pri&egrave;res.</P><p align=justify><BR> Autre mitsva, le port du Talith (ou taleth, tallis, talit&#133;), ou ch&acirc;le de pri&egrave;re. C'est un long rectangle de laine sur lequel sont trac&eacute;es des barres de couleurs (g&eacute;n&eacute;ralement noir, bleu, ou blanc) et qui est pourvu de Tsitsit (franges) puisque comportant 4 coins. Le juif pratiquant adulte s'en enveloppe pour la pri&egrave;re du matin o&ugrave;, comme on peut le voir aussi, pour prier au Mur des Lamentations.<BR> Les Tsitsit (tzitzis ou tsitsis selon la prononciation ashk&eacute;naze) sont donc des &quot;franges&quot; ou &quot;tresses&quot; fa&ccedil;onn&eacute;es au coin des v&ecirc;tements et comportant 8 fils et 5 noeuds que l'on trouve sur les bords du Talith. Les Juifs observants portent des v&ecirc;tements &eacute;galement munis de tzitzit afin de se conformer &agrave; une autre Mitsva. <BR> On retrouve ces franges rituelles &eacute;galement sur un v&ecirc;tement ordinaire des juifs orthodoxes, c'est le&quot; petit-Tallit&quot; (Tallit-Qatane), qui,dispense de mettre les franges aux v&ecirc;tements qui ont 4 coins. Ce sont ces fils que l'on voit parfois d&eacute;passer des vestes.</P><p align=justify><BR> Les P&eacute;otes (payos ou p&eacute;ot) que l'on d&eacute;forme parfois en papillotes sont des tresses lat&eacute;rales ou m&egrave;ches spiral&eacute;es que portent les hommes (ultra-orthodoxes) pr&egrave;s des oreilles, caract&eacute;ristiques des juifs depuis toujours. Cela se r&eacute;f&eacute;re aux commandement de ne pas tailler la barbe aisnis que les coins de lat&ecirc;te. Le reste des cheveux &eacute;tant enti&egrave;rement ras&eacute;, ou bien coup&eacute; tr&egrave;s court (selon les communaut&eacute;s).</P><p align=justify>Encore une mitsva, se couvrir la t&ecirc;te d'une Kippa (calotte) pour s'humilier devant le Tout-Puissant. En mettant quelque chose entre Lui et soi-m&ecirc;me, c'est reconna&icirc;tre Son pouvoir et Sa domination. On ne rentre pas dans une synagogue t&ecirc;te nue. M&ecirc;me les non-juifs se font un devoir de se couvrir la t&ecirc;te (d'une casquette par exemple) quand ils p&eacute;n&egrave;trent dans les lieux saints. Les femmes orthodoxes portent un chapeau, un foulard ou une perruque.<BR> Chez les ultra-orthodoxes, pour les deux sexes, bras et jambes doivent &ecirc;tre recouverts. Comme on le verra pr&egrave;s de la vieille ville de J&eacute;rusalem, les hommes portent parfois une redingote (bekeshes) et un chapeau typique bord&eacute; de fourrure (shtreimel). Henriette nous pr&eacute;cise que chez les azkh&eacute;nazes, les femmes ne portent jamais de pantalon.</P><p align=justify>Les maisons aussi n'&eacute;chappent pas aux commandements.<BR> Sur le montant droit des portes doit &ecirc;tre fix&eacute; un mezouzah (mezouzot au pluriel) repr&eacute;sentant un rouleau de parchemin sur lequel un commandement du Deut&eacute;ronome enjoint de marquer ainsi les maisons des Juifs.</P><p align=justify>Finissons par le myst&eacute;rieux cacherout, c'est un ensemble de prescriptions et proscriptions alimentaires, un bien &eacute;trange inventaire &agrave; la v&eacute;rit&eacute;, mais qui pouvait se justifier en partie dans le contexte de l'&eacute;poque (fragilit&eacute; de certains aliments tels que la viande de porc, le sang)..<BR> Les aliments doivent &ecirc;tre kascher, c'est-&agrave;-dire &quot;aptes&quot;ou &quot;convenables&quot; &agrave; la consommation, &agrave; l'oppos&eacute; de ce qui est tam&egrave; (impur) ou tar&egrave;f (inacceptable).<BR> Concernant les animaux, cela implique l'exclusion des animaux terrestres qui n'ont pas des sabots fendus (cheval...) ou qui ne ruminent pas (lapin, porc). Parmi les animaux aquatiques ne sont admis que les poissons &agrave; &eacute;cailles. Quant aux oiseaux, une exclusion majeure porte sur les rapaces (qui sont carnivores ou charognards). Mais cela ne suffit pas, il faut qu'ils soient tu&eacute;s conform&eacute;ment &agrave; un rituel pr&eacute;cis d'&eacute;gorgement, d'ablation de certaines parties impures (sang, nerf...), de rin&ccedil;age et salage de la viande (cach&eacute;risation). <BR> L'une des r&egrave;gles les plus suivies (mais des plus &eacute;tranges!) concerne l'interdiction de m&eacute;langer certains aliments en particulier aliments carn&eacute;s (rapport au sang donc &agrave; la mort) et aliments lact&eacute;s (le lait qui nourrit la vie) m&ecirc;me cuits s&eacute;par&eacute;ment. Les deux types d'aliments ne peuvent pas &ecirc;tre consomm&eacute;s dans le m&ecirc;me repas. Pour consommer ces deux types d'aliments, il faut respecter un d&eacute;lai. Apr&egrave;s consommation de viande, il doit s'&eacute;couler au moins une heure avant de consommer un produit lact&eacute; tandis que dans le cas inverse, le d&eacute;lai doit &ecirc;tre d'au moins cinq heures! Quant aux ustensiles et batteries de cuisine, il ne suffit pas d'un bon lavage mais ils doivent &ecirc;tre diff&eacute;rents. M&ecirc;me les feux pour cuire les aliments doivent &ecirc;tre diff&eacute;rents!<BR> Quant aux v&eacute;g&eacute;taux doivent &ecirc;tre soigneusement nettoy&eacute;s afin de ne comporter aucun parasite qui les rendrait impurs. A noter que des frites sont consid&eacute;r&eacute;es comme aliment carn&eacute; si elles sont cuit dans une graisse animale. La consommation de vin est permise (J&eacute;sus l'a illustr&eacute;e aux Noces de Cana).</P><p align=justify>On ne peut s'emp&ecirc;cher de faire un parall&egrave;le avec les Musulmans pour lesquels les notions de &quot;halal&quot;et de &quot;haram&quot; recouvrent pratiquement les m&ecirc;mes prescriptions (&eacute;gorgement en ajoutant l'obligation de tourner la t&ecirc;te de l'animal vers La Mecque tout en pronon&ccedil;ant certaines paroles sacr&eacute;es, non utilisation du sang) et les m&ecirc;mes interdits (porc). A noter que les Musulmans sont moins restrictifs concernant la faune aquatique en revanche ils le sont davantage sur le plan des boissons en prohibant celles qui sont alcoolis&eacute;es (Mahomet d&eacute;plorait la d&eacute;pravation qui r&eacute;sultati de l'ivresse)<BR> .</P><p align=justify>Abordons un tout autre sujet, la&iuml;c cette fois,<BR> le KIBBOUTZ (kibboutzim au pluriel)<BR> Le premier kibboutz fut cr&eacute;&eacute; en 1909 &agrave; l'initiative d'immigrants juifs venus d'Europe de l'Est. Il s'agit d'une forme d'organisation communautaire agricole &agrave; laquelle chacun participe en fonction et de ses besoins et de ses capacit&eacute;s. Si les formes d'organisations collectivistes ont vu le jour dans les r&eacute;gimes marxistes, elles n'ont pas surv&eacute;cu alors que les kibboutzim se sont adapt&eacute;s &agrave; l'&eacute;volution &eacute;conomique: accueil de touristes, possibilit&eacute; de travail hors de la communaut&eacute;.</P><p align=justify>et le calendrier juif ?.<BR> Ce calendrier luni-solaire comporte des mois de 29 ou 30 jours. De ce fait, les ann&eacute;es ordinaires ont environ 11 jours de retard sur notre calendrier. Les ann&eacute;es emboliques (&agrave; 13 mois), un mois intercalaire est ajout&eacute; en milieu d'ann&eacute;e pour compenser ce retard. La semaine de 7 jours commence le dimanche, le lendemain du jour de pri&egrave;re et de repos, le shabbat.<BR> Les Juifs sont entr&eacute;s dans l'ann&eacute;e 5771 (- 3761 de notre &egrave;re chr&eacute;tienne) le 1er du mois tishri ou tichri (ce jour comm&eacute;more la cr&eacute;ation du monde) soit le 6 septembre 2010. <BR> Aujourd'hui, 4 novembre 2010, pour les Juifs nous sommes le 27e jour du mois hesvan (le second du calendrier juif). </P><p align=justify>Rappelons que le calendrier musulman est purement lunaire avec 12 mois de 29 ou 30 jours, donc &eacute;galement avec un retard de 11 jours chaque ann&eacute;e par rapport &agrave; notre calendrier, mais sans recalage solaire. Son point de d&eacute;part, l'&egrave;re de l'H&eacute;gire ou Hijra, correspond au 16 juillet 622 de l'&egrave;re chr&eacute;tienne. Cette origine comm&eacute;more l'exil du proph&egrave;te Mahomet lorsqu'il quitta la Mecque pour se r&eacute;fugier &agrave; M&eacute;dine. La semaine musulmane comporte 7 jours et commence le dimanche bien que le jour de pri&egrave;re et de repos soit le vendredi.<BR> Pour les Musulmans, nous sommes le 27 du mois Dhou Al-Qi'da de l'an 1431. </P><p align=justify> En quittant Amman, la plupart d'entre nous r&eacute;alisons &agrave; quel point nous lisons superficiellement la documentation transmise par le Tour Operator mais il faut dire que celle-ci est passablement trompeuse. Le descriptif parle du point de passage de fronti&egrave;re Sheikh Hussein mais la carte qui l'accompagne trace un passage direct au niveau de J&eacute;richo... Il s'av&egrave;re que ce dernier passage est r&eacute;serv&eacute; exclusivement aux Palestiniens et que pour les autres personnes passant de Jordanie en Isra&euml;l, ils n'existent que deux passages, un au sud et un au nord. C'est ce dernier que nous devons emprunter soit plus de 150km au lieu d'une cinquantaine de kilom&egrave;tres ou soit encore deux ou trois heures suppl&eacute;mentaires de trajet. Ce n'est pas n&eacute;gligeable m&ecirc;me si l'on a pris la pr&eacute;caution de partir d&egrave;s 7h, ce qui s'av&eacute;rera bien insuffisant.<BR> Pendant ce long trajet, Iyad nous passera de la musique et surtout des chansons de la chanteuse libanaise Nouhad Haddad, plus connue sous son nom de spectacle de Fairuz (ou Fairouz ou Fayrouz), qui reste une idole en Jordanie bien qu'elle ne soit plus tr&egrave;s jeune (n&eacute;e le 21 Novembre 1935)...</P><p align=justify> <BR> Sur un court trajet, nous empruntons la route du nord menant vers J&eacute;rash avant d'obliquer vers l'ouest, au niveau de la ville de Salt (premi&egrave;re capitale du royaume) afin de gagner la route qui longe le Jourdain en direction du nord. Les bourgades que nous traversons n'affichent pas une grande prosp&eacute;rit&eacute;. Toutefois, on peut voir un peu de cultures irrigu&eacute;es le long de la vall&eacute;e du Jourdain qui, en certains endroits, atteint 15km de largeur.</P><p align=justify>Les Jordaniens (et les Palestiniens) accusent Isra&euml;l de faire de trop gros pr&eacute;l&egrave;vements sur le Jourdain. Iyad explique que c'est pour cela que, par exemple, le prix du kilo de tomates a &eacute;t&eacute; multipli&eacute; par 30 (!) en quelques ann&eacute;es, passant de 0,05DOD &agrave; 1,5JOD. </P><p align=justify><BR> Arriv&eacute;e &agrave; la fronti&egrave;re c&ocirc;t&eacute; jordanien &agrave; 9h. Les photos dans la zone fronti&egrave;re sont interdites (en principe). Premier contr&ocirc;le de nos passeports dans le bus par un policier jordanien. Nous devons descendre pour un nouveau contr&ocirc;le de passeport et un contr&ocirc;le biom&eacute;trique. Puis la taxe de sortie de Jordanie doit &ecirc;tre acquitt&eacute;e. Nous arrivons alors au poste fronti&egrave;re isra&eacute;lien et attendons une demi-heure dans le bus. Un &quot;civil&quot; d&eacute;ambule sur l'aire d'attente avec un pistolet-mitrailleur &agrave; la main tandis que des personnels en uniforme inspectent les camions dans une file voisine. Pour ce faire ils utilisent des miroirs plac&eacute;s au bout d'un manche afin de voir s'il n'y a rien de suspect sous les v&eacute;hicules. Finalement les camions passent bien plus vite que nous.<BR> Nous allons quitter Iyad, notre guide jordanien, ainsi que notre bus pendant une journ&eacute;e et demie, et nous devons passer les contr&ocirc;les isra&eacute;liens sans sa pr&eacute;sence mais il nous assure qu'il n'y aura pas de probl&egrave;me et que nos passeports ne recevront pas le cachet de visa isra&eacute;lien afin que nous puissions les utiliser par la suite dans les pays arabes. Mais pour plusieurs d'ente nous, les choses ne se d&eacute;rouleront pas exactement ainsi et ils se retrouveront avec leur passeport &quot;grill&eacute;&quot;. </P><p align=justify>Lorsque nous aurons franchi les divers contr&ocirc;les policiers et douaniers jordaniens et isra&eacute;liens, il sera presque 11h30 ! La pr&eacute;sence dans le groupe d'une voyageuse d'origine maghr&eacute;bine au nom &agrave; consonance arabe (en fait plut&ocirc;t berb&egrave;re) aura allong&eacute; la dur&eacute;e des contr&ocirc;les d'une demi heure environ. Elle a &eacute;t&eacute; isol&eacute;e, conduite dans un bureau o&ugrave; on lui a demand&eacute; de donner sa g&eacute;n&eacute;alogie sur plusieurs g&eacute;n&eacute;rations et de r&eacute;citer une pri&egrave;re en arabe... (ce qu'elle ne sait pas faire!).</P><p align=justify>. </P><p align=justify> <BR> D'un bus Mistsubishi nous passons &agrave; un bus Merc&eacute;d&egrave;s et notre guide est maintenant une Palestinienne chr&eacute;tienne nomm&eacute;e Henriette employ&eacute;e par le r&eacute;ceptif O.S. Tours a Travel.</P><p align=justify>Nous passons la ville fronti&egrave;re de Beth-Shean, sans la visiter. <BR> Cest l'une des 10 villes de la D&eacute;capole, surnomm&eacute;e la &quot;Pomp&eacute;i du Proche-orient&quot; avec son amphith&eacute;&acirc;tre romain bien conserv&eacute;. Le Talmud mentionne cette ville comme &eacute;tant &quot;l'entr&eacute;e au paradis&quot;. <BR> C'est l'un des plus grands sites de fouilles d' Isra&euml;l....</P><p align=justify>La rive occidentale du Jourdain semble plus riche que la rive jordanienne,avec plus de cultures et de vergers pr&egrave;s du Jourdain. </P><p align=justify>Une vingtaine de kilom&egrave;tres apr&egrave;s le passage de la fronti&egrave;re, nous passons en territoire palestinien sans vraiment nous en rendre compte dans la mesure o&ugrave; la vall&eacute;e du Jourdain est sous contr&ocirc;le isra&eacute;lien. <BR> Depuis les accords d'Oslo de 1994, les permis de circulation comportent 3 cat&eacute;gories: A, petite zone (Gaza et seulement 3% de la Cisjordanie) relevant de l'autorit&eacute; palestinienne incluant les villes palestiniennes (dont Bethl&eacute;em o&ugrave; habite Henriette), C la plus &eacute;tendue (70% du territoire en Cisjordanie incluant les colonies isra&eacute;liennes et J&eacute;rusalem-est) d&eacute;pendant des seuls Isra&eacute;liens et enfin la zone B tr&egrave;s morcel&eacute;e, g&eacute;r&eacute;e en commun et qui couvre principalement des secteurs ruraux dont la zone frontali&egrave;re que constitue la vall&eacute;e du Jourdain. A noter qu'Isra&euml;l respecte peu ces zones. Une centaines de check-points fixes &eacute;maillent les routes de Cisjordanie.<BR> Par moment le couloir routier que nous empruntons est bord&eacute; de cl&ocirc;tures barbel&eacute;es...<BR> Henriette nous fait remarquer des plantations qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;truites par les Isra&eacute;liens dans cette zone B au pr&eacute;texte de raisons de s&eacute;curit&eacute;, afin de d&eacute;gager la vue.</P><p align=justify><BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>Nous voici donc effectuant une sorte de p&eacute;lerinage-&eacute;clair sur les pas des papes JeanPaul II I et Beno&icirc;t XVI qui visit&egrave;rent les lieux saints de Jordanie, d'Isra&euml;l et de Palestine. le premier lors d'un voyage jubilaire (ann&eacute;e de p&eacute;nitence pour les catholiques) du 20 au 26 mars 2000 et le second, l'an dernier, du 8 au 15 mai 2009.</P><p align=justify>Compte tenu de l'horaire d&eacute;j&agrave; avanc&eacute;, Henriette &eacute;met de s&eacute;rieux doutes sur la possibilit&eacute; de visiter les sites musulmans de J&eacute;rusalem qui ne sont ouverts aux touristes que jusqu'&agrave; 13 heures ce jeudi et n'oublions pas que demain c'est vendredi, jour de la grande pri&egrave;re... </P><p align=justify>Br&egrave;ve &quot;pause technique&quot; dans une station service o&ugrave; quelques militaires isra&eacute;liens tuent le temps. <BR> Le paysage se fait plus rude avec des collines et montagnes arides o&ugrave; l'on aper&ccedil;oit quelques troupeaux de ch&egrave;vres et de moutons et quelques campements de B&eacute;douins.<BR> Henriette meuble le trajet en essayant de relever un impossible d&eacute;fi, nous inculquer des rudiments de l'histoire biblique, ce qui n'int&eacute;resse pas forc&eacute;ment tout le monde et alors que nous sommes fatigu&eacute;s et avons faim.</P><p align=justify>Lorsque nous arrivons dans la banlieue nord-est de J&eacute;rusalem il est 13h15, donc nous ne visterons pas les lieux saints musulmans...</P><p align=justify><BR> JERUSALEM-est.</P><p align=justify>Construite sur un plateau &agrave; pr&egrave;s de 800 m&egrave;tres d'altitude (donc &agrave; 1200m au-dessus de la Mer Morte), la ville compte envion 800 000 habitants, un premier tiers, des Juifs pour l'essentiel, vivant &agrave; l'ouest tandis que la population de J&eacute;rusalem-est se partage entre Juifs et Palestiniens.</P><p align=justify><BR> Nous arrivons au Mont Scopus, peu apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;s non loin du camp de r&eacute;fugi&eacute;s de Shuafat. Nous longeons une ce qui doit &ecirc;tre une zone palestinienne enferm&eacute;e derri&egrave;re la Barri&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; ou Mur de s&eacute;parartion, autrement dit lle fameux &quot;mur de la honte&quot;, haut de 8m et renforc&eacute; de miradors. Vers le sud, sur une colline, nous apercevons la colonie isra&eacute;lienne de Ma'aleh Adumin, &agrave; quelques kilom&egrave;tres &agrave; l'est de J&eacute;rusalem. Nous passons devant l'Universit&eacute; avant de nous arr&ecirc;ter pour d&eacute;jeuner au Shalizar, restaurant palestinien chr&eacute;tien de J&eacute;rusalem-est. Petit restaurant mais cadre bien sympathique et on y mange bien. Les Nations-Unies interviennent dans ce secteur &agrave; en juger par la pr&eacute;sence de voitures dot&eacute;es de l'acronyme &quot;UN&quot;.<BR> Par rapport &agrave; Amman, notre premi&egrave;re impression &agrave; la vue de J&eacute;rusalem-est, c'est que c'est une ville banale, pas tr&egrave;s propre, &agrave; l'architecture terne et un peu gris&acirc;tre.</P><p align=justify><BR> Sites isra&eacute;liens class&eacute;s par l'UNESCO </P><p align=justify><BR> Outre la Vieille ville de J&eacute;rusalem et ses murailles (classe en 1981 &agrave; la demande de la Jordanie), Isra&euml;l compte 6 sites class&eacute;s:</P><p align=justify>Massada (2001)<BR> Vieille ville d'Acre (2001)<BR> Tel Aviv, la ville blanche (2005)<BR> Route de l'encens dans le Neguev (2008)<BR> les &quot;Tels&quot; (tertres) bibliques(2005)<BR> Temple des Baahais &agrave; Ha&iuml;fa (2008).<BR> Des demandes de classement de la Tombe de Rachel (&agrave; Bethl&eacute;em) et du Tombeau des Patriarches (&agrave; H&eacute;bron) ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es mais sont bloqu&eacute;es en raison des probl&egrave;mes de statut territorial.</P><p align=justify> <BR> La vieille ville de J&eacute;rusalem et ses murailles ont fait l'objet d'un classement par l'UNESCO d&egrave;s 1981, alors &agrave; l'initiative de la Jordanie (qui n'a renonc&eacute; &agrave; ses territoires d'outre-Jourdain qu'en 1988). </P><p align=justify>. </P><p align=justify>Jeudi apr&egrave;s-midi .</P><p align=justify>Apr&egrave;s un court trajet en bus, on nous d&eacute;pose au sommet du Mont des Oliviers d'o&ugrave; on a une superbe vue sur la vieille ville, vue qui serait encore bien meilleure le matin lorsque le soleil l'&eacute;claire de face. <BR> L'ensemble des fortifications actuelles entourant la vieile ville s'&eacute;tendent sur 3km. Elles mesurent 13m de haut, sont renforc&eacute;es de 34 tours et comportent 8 portes.</P><p align=justify>Face &agrave; nous, au del&agrave; de la vall&eacute;e du C&eacute;dron (ou de Josaphat, lieu du Jugement Dernier selon les Ecritures) et au dessus du rempart oriental, un &eacute;difice au d&ocirc;me dor&eacute; s'impose, c'est le D&ocirc;me du Rocher, appel&eacute; aussi Mosqu&eacute;e d'Omar. </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>En ce lieu, sur le Mont Moriah (le Mont du Temple), les Juifs v&eacute;n&eacute;raient un rocher sur lequel selon la tradition Abraham s'&eacute;tait appr&ecirc;t&eacute; &agrave; immoler son fils Isaac jusqu'&agrave; ce que Dieu retienne sa main (pour les mUsulmans il s'agit d'un autre fils, Isma&euml;l ou Ismail). C'est pourquoi ont exit&eacute; ici deux temples juifs o&ugrave; lon proc&eacute;dait &agrave; des holocaustes, sacrifices rituel par le feu d&#146;un animal apr&egrave;s immolation, leur dang s'&eacute;coulant par un orifice m&eacute;nag&eacute; dans le rocher. Le premier temple, selon la tradition biblique, fut l'oeuvre du roi d'Isra&euml;l Salomon, fils de David (Xe s. av. J-C). Il fut d&eacute;truit par Nabudochonosor II au VIe s. av. J-C lors de la d&eacute;portation des H&eacute;breux &agrave; Babylone. Apr&egrave;s un demi si&egrave;cle d'exil, les Juifs b&acirc;tirent le second temple au cours de si&egrave;cles suivants. Puis J&eacute;rusalem fut conquise par le gr&eacute;co-mac&eacute;donien Alexandre le Grand en 332. <BR> Pomp&eacute;e, g&eacute;n&eacute;ral romain s'empara de J&eacute;rusalem en 63 av. J-C et emmena de nombreux Juifs en esclavage &agrave; Rome. En 37 av. J-C, les Romains &eacute;tablirent une sorte de roi fantoche sur la Jud&eacute;e, H&eacute;rode le Grand (73 av. J-C &agrave; l'an 4). Il fut grand en tant que constructeur de palais et surtout en r&eacute;alisant l'extension du second temple, le Grand Temple de J&eacute;rusalem commenc&eacute;e en 19 av. J-C. Mais ce temple n'a pa d&eacute;fi&eacute; le temps car la r&eacute;volte des Juifs commenc&eacute;e en 66, d'abord r&eacute;prim&eacute;e par Vespasien (qui devient empereur en 68), conduit &agrave; la destruction du temple en l'an 70 de l'&egrave;re chr&eacute;tienne par son fils Titus (qui lui succ&eacute;da comme empereur en 79), apr&egrave;s un si&egrave;ge de 6 mois. Cette destruction eut un impact majeur dans la dispersion du peuple juif &agrave; travers le monde<BR> Apr&egrave;s l'&eacute;crasement de la seconde r&eacute;volte juive de Bar Kokhba par les Romains entre 132 et 135, l'empereur Hadrien voulu faire dispara&icirc;tre toute trace des religions juives et chr&eacute;tiennes, rasant leurs &eacute;difices et les rempla&ccedil;ant par des temples pa&iuml;ens et interdisant l'acc&egrave;s de la ville aux Juifs sous peine de mort. <BR> La renaissance chr&eacute;tienne fut l'oeuvre de l'empereur Constantin, apr&egrave;s sa conversion en 330. En 614, J&eacute;rusalem fut d&eacute;truite par les Perses et peu apr&egrave;s, en 636, conquise par les Arabes. A la fin du VIIe s., le calife Omar puis le calife Abd el-Mali Ben Marwan firent &eacute;riger un &eacute;difice rempla&ccedil;ant un temple d&eacute;di&eacute; &agrave; Jupiter. Pour les Musulmans, c'est Isma&euml;l (et non Isaac, fils d'Abraham et de sa femme Sarah comme le revendiquent les Juifs), un autre fils d'Abraham (con&ccedil;u avec sa servante Agar) qui avait &eacute;t&eacute; conduit ici en vue du sacrifice. Par ailleurs, selon leur tradition c'est &eacute;galement de l&agrave; qu'une nuit, mont&eacute; sur son destrier ail&eacute;, Mahomet aurait fait une visite au Ciel. Pour ces diverses raisons, c'est le troisi&egrave;me lieu saint de l'Islam apr&egrave;s M&eacute;dine (tombe de Mahomet) et La Mecque (la Kaaba, b&acirc;timent cubique vide, lieu d'adoration pourles Musulmans). Le contr&ocirc;le du lieu n'a &eacute;chapp&eacute; aux Musulmans que pendant un court interm&egrave;de de 88 ans lors des Croisades au XIIe s.<BR> La ville passa sous contr&ocirc;le turc (ottoman) du XVIe s. au d&eacute;but du XIXe s. (protectorat britannique de Palestine). La ville a &eacute;t&eacute; scind&eacute;e en deux en 1948, entre Isra&euml;l et la Jordanie, lors de la cr&eacute;ation de l'Etat d'Isra&euml;l et maintenant la partie orientale est &eacute;galement sous contr&ocirc;le isra&eacute;lien depuis la Guerre des Six Jours de 1967 qui a vu la d&eacute;faite de la Jordanie (mais aussi de la Syrie et de l'Egypte).</P><p align=justify>Autre &eacute;difice voisin, au sud du D&ocirc;me et &agrave; un angle des muraille, on aper&ccedil;oit la Mosqu&eacute;e al-Aqsa (&quot;la lointaine&quot;) et son esplanade, Haram al-Sharif,, b&acirc;tie &agrave; l'emplacement d'un premier &eacute;difice construit une vingtaine d'ann&eacute;es apr&egrave;s le D&ocirc;me, au d&eacute;but du VIIIe s., ce premier &eacute;difice musulman succ&eacute;dant au Palais de Salomon et &agrave; une &eacute;glise byzantine. Le lieu fut temporairement repris par les Crois&eacute;s.</P><p align=justify> <BR> Le milieu de la muraille face, au Mont des Oliviers, est perc&eacute; par une double porte mur&eacute;e, la Porte Dor&eacute;e (Sha'ar Harahamim) ou Porte de la Mis&eacute;ricorde ou Porte de la Vie &eacute;ternelle. Elle date du Ve si&egrave;cle. Cette porte est la seule qui permette d'acc&egrave;der directement au Mont du Temple. Pour les Juifs, c'est par cette porte que le Messie (pas le J&eacute;sus des Chr&eacute;tiens) doit un jour rentrer dans J&eacute;rusalem. C'est pourquoi le sultan Soliman le Magnifique la fit murer en 1541 et que les Musulmans ont &eacute;tabli un cimeti&egrave;re (marque d'impuret&eacute;) &agrave; ses pieds</P><p align=justify><BR> Reposons le regard plus pr&egrave;s maintenant. Tout d'abord ce Mont des Oliviers sur lequel nous nous tenons est selon la tradition juive, le lieu par lequel le Messie doit passer avant d'entrer dans J&eacute;rusalem par la Porte Dor&eacute;e. C'est pourquoi se trouve &eacute;tabli sur ses pentes le plus grand cimeti&egrave;re juif du monde, le Messie devant ressuciter les morts lors de son passage. C'est l'occasion d'observer quelques particularit&eacute;s de ce cimeti&egrave;re. Les tombes ne sont pas fleurie mais les visiteurs d&eacute;posent des cailloux sur la pierre tombale lors de leur passage, survivance de pratique antiques o&ugrave; l'on &eacute;rigeait un cairn sur la d&eacute;pouille pour la prot&eacute;ger des charognards, c'est aussi une marque plus aut&egrave;re et plus durable du souvenir... Par ailleurs l'ouverture lat&eacute;rale m&eacute;nag&eacute;e sur le c&ocirc;t&eacute; des tombe est destin&eacute;e &agrave; y placer une bougie.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify>Autres visites possibles lors d'un s&eacute;jour d'une semaine ou plus en Palestine/Isra&euml;l</P><p align=justify><BR> - Commen&ccedil;ons par JERUSALEM que nous avons visit&eacute;e &agrave; la japonnaise et uniquement dans sa partie est, la vieille ville pour l'essentiel et en faisant une impasse monumentale sur l'Esplanade des Mosqu&eacute;es!</P><p align=justify>Citons les sites chr&eacute;tiens: <BR> St Pierre en Gallicante ou St Pierre au Chant du Coq est une &eacute;glise constuite en 1931 &agrave; l'emplacement du palais du grand pr&ecirc;tre Ca&iuml;phe et comm&eacute;morant le triple reniement de Pierre lorsque le Christ fut jug&eacute;, reniements co&iuml;ncidant avec le chant d'un coq...<BR> Dans l'&eacute;glise du Pater Noster on peut lire le texte du &quot;Notre P&egrave;re&quot;inscrit en 92 langues. D'origine byzantine puisque construite par Constantin, elle fut d&eacute;truite par les Perses au VIIe s. Elle fut reb&acirc;tie par les Crois&eacute;s au XIIe s. puis d&eacute;truite par les Musulmans. Un couvent (le Carmel) a &eacute;t&eacute; construit au XIXe s.<BR> A voir encore la source de Gihon, la piscine de Silo&eacute;, l'Ophel.</P><p align=justify>Dans la partie ouest de J&eacute;rusalem, la Knesset (1966), le Parlement isra&eacute;lien avec sa biblioth&egrave;que de plus de 50 000 volumes.<BR> Le Mus&eacute;e-m&eacute;morial Yad Vashem consacr&eacute; au souvenir de la Shoah (six millions de juifs disparus durant la Seconde Guerre Mondiale)<BR> Mus&eacute;e d'Isra&euml;l, Temple ou Sanctuaire du Livre con&ccedil;u comme une grotte pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'un tunnel renferme les manuscrits de la Mer Morte dont les 8m du livre d'Isa&iuml;e. Y voir aussi la Menorah (chandelier &agrave; 7 branches), symbole de l'&Eacute;tat juif, qui a &eacute;t&eacute; donn&eacute; par le peuple britannique au peuple juif en 1956, tapisserie de 8m de haut de Marc Chagall.</P><p align=justify>Quittant J&eacute;rusalem par l'ouest, on va contourner le nord-ouest de la Cisjordanie pour rejoindre le Jourdain et remonter vers le lac de Tib&eacute;riade puis redescendre en longeant la c&ocirc;te, couper le nord du N&eacute;gev et remonter le long de la Mer Morte vers J&eacute;rusalem. Un circuit dans l'ordre inverses des aiguilles d'une montre.</P><p align=justify>- Ein Karem, village au sud-ouest de J&eacute;rusalem, o&ugrave; naquit Jean-Baptiste, lieu de la Visitation de Marie de Nazareth &agrave; sa cousine &Eacute;lisabeth m&egrave;re de saint Jean Baptiste. Une &eacute;glise du XVIIe s. remplace un &eacute;difice byzantin et une autre a &eacute;t&eacute; construite en 1938 &agrave; l'emplacement d'un autre &eacute;difice de la m&ecirc;me &eacute;poque.</P><p align=justify>- Abu Gosh (Emma&uuml;s de l'Evangile), monast&egrave;re de la R&eacute;surrection.</P><p align=justify>- Kiryat-Y&eacute;arim, colline de l'Arche d'Alliance.</P><p align=justify>- Plaine de Yizr&eacute;el (entre Jenin en Cisjordanie) et Afula (en Isra&euml;l).</P><p align=justify>- De l&agrave;, en se dirigeant vers l'ouest, on arrive &agrave; Beth-Shean (que nous avons travers&eacute;e d&egrave;s notre entr&eacute;e en Isra&euml;l, venant de Jordanie, mais sans la visiter). <BR> C'est l'une des 10 villes de la D&eacute;capole, surnomm&eacute;e la &quot;Pomp&eacute;i du Proche-orient&quot; avec son amphith&eacute;&acirc;tre romain bien conserv&eacute;. Le Talmud mentionne cette ville comme &eacute;tant &quot;l'entr&eacute;e au paradis&quot;. C'est l'un des plus grands sites de fouilles d' Isra&euml;l...</P><p align=justify>- Revenant sur vos pas, apr&egrave;s avoir travers&eacute; Afula, on arrive &agrave; Nazareth, ville qui compte la principale communaut&eacute; arabe en Isra&euml;l avec 35 000 habitants, en majorit&eacute; chr&eacute;tiens. On y voit la suppos&eacute;e maison o&ugrave; J&eacute;sus v&eacute;cut avec Marie et Joseph. Succ&eacute;dant &agrave; une &eacute;glise byzantine et &agrave; une basilique crois&eacute;e et &agrave; une modeste &eacute;glise franciscaine du XVIIe s., la Basilique de l'Annonciation, la plus importante du Moyen-Orient, a &eacute;t&eacute; b&acirc;tie entre 1960 et 1966.<BR> Petit d&eacute;tour vers Cana, lieu des noces c&eacute;l&egrave;bres et du miracle du vin.<BR> Autre d&eacute;tour avant le Lac de Tib&eacute;riade, au Mont Tabor, 588m, ancienne fronti&egrave;re entre les tribus du nord et du sud. Pour les Chr&eacute;tiens, c'est la Montagne de la Transfiguration o&ugrave; le Christ apparut &agrave; ses disciples, entour&eacute; des proph&egrave;tes Mo&iuml;se et Elie. Le plateau sommital vit s'y construire des monast&egrave;res et une forteresse musulmane au XIIe s. Aux ruines, a succ&eacute;d&eacute; en 1924 la basilique de la Transfiguration. </P><p align=justify>- Bataille de Hittin ou de Tib&eacute;riade.<BR> Les Cornes (ou Fourches) de Hittin (ou Hattin), ce fut le dernier repli des Crois&eacute;s sur un relief o&ugrave; ils subiront l'assaut victorieux et d&eacute;finitif de Saladin mettant fin &agrave; leur domination. 20 000 chr&eacute;tiens (et 10 000 musulmans) p&eacute;rirent dans un combat acharn&eacute; et 30 000 furent d&eacute;port&eacute;s dont leur roi, Guy de Lusignan. Symbolique mais supr&ecirc;me humiliation pour les Crois&eacute;s, Saladin emporta la relique de la Vraie Croix &agrave; Damas</P><p align=justify>- Le Lac de Tib&eacute;riade ou Mer de Galil&eacute;e, &agrave; 210m au dessous du niveau de la mer. Lieu de vill&eacute;giature baln&eacute;aire &agrave; l'&eacute;poque romaine. Le lieu est souvent &eacute;voqu&eacute; dans la tradition chr&eacute;tienne puisque plusieurs &eacute;pisodes de la vie de J&eacute;sus s'y d&eacute;roulent (recrutement des ap&ocirc;tres p&ecirc;cheurs, gu&eacute;rison du l&eacute;preux, p&ecirc;che miraculeuse...). Apr&egrave;s la seconde r&eacute;volte des Juifs (Bar Kokh&eacute;da), beaucoup se r&eacute;fugi&egrave;rent dans cette r&eacute;gion. La mishna, compilation des traditions orales rabbiniques y a vu le jour vers l'an 200 puis plus tard plus tard le talmud qui en est le prolongement. Des rabbins tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bres y sont ensevelis &agrave; Tib&eacute;riade.</P><p align=justify>- Le Mont des B&eacute;atitudes, o&ugrave; une &eacute;glise franciscaine fut b&acirc;tie en 1937.<BR> Tabgha, au pied du mont des B&eacute;atitudes, offre aux visiteurs ses mosa&iuml;ques byzantines de deux &eacute;glises (1932). C'est le site du miracle de la multiplication des pains et des poissons. Chapelle de la Primaut&eacute; fut construite en 1934.</P><p align=justify>- Sur la route de Damas: Capaharna&uuml;m (ruines de la maison de St Pierre ? d&eacute;couvertes en dessous des vestiges d'une &eacute;glise octogonale byzantine). La ville fut totalement d&eacute;truite par un tremblement de terre au VIIIe s. et compl&egrave;tement abandonn&eacute;e au XIe s. Elle est aux mains des arch&eacute;ologues depuis 1905. Une synagogue du IIe ou IIIe s. y a &eacute;t&eacute; d&eacute;couverte. Ici, J&eacute;sus a servi en tant que rabbin local.</P><p align=justify>- Puis ce sont les Sources du Jourdain et le Plateau du Golan : Dan, Banyass, C&eacute;sar&eacute;e de Philippe, massif de l'Hermon, villages Druzes, Kuneitra, le mont Bebtal et sa r&eacute;gion viticole.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>- Acre (Akko dans la Bible), port ph&eacute;nicien florissant, l'une des plus anciennes cit&eacute;s du monde. Ptol&eacute;ma&iuml;s &agrave; l'&eacute;poque gr&eacute;co-romaine. La ville aux 17 si&egrave;ges! Les Crois&eacute;s de Baudouin Ier s'emparent de la ville en 1140. Elle est prise par Saladin apr&egrave;s la bataille d'Hattin en 1187 mais les Crois&eacute;s s'y r&eacute;install&egrave;rent en 1189 et y rest&egrave;rent jusqu'en 1291 avec la destruction de la ville vaincue par les 200 000 soldats de l'arm&eacute;e du sultan Malek al-Ashraf. De l'&eacute;poque des Croisades subsiste la crypte (en fait la salle &agrave; manger) des Chevaliers de St Jean. De la p&eacute;riode turque, restent les remparts et surtout la mosqu&eacute;e al-Jazzar, l'une des plus grandes et des plus belles d'Isra&euml;l.<BR> St Jean d'Acre, fut &eacute;difi&eacute;e au XVIIIe s, sur les fondations de la forteresse des Crois&eacute;s, remarquable par son port de p&ecirc;che, ses ruelles, ses remparts et son caravans&eacute;rail.</P><p align=justify>- Plus au sud, Ha&iuml;fa, avec 270 000 habitants, dont la population a &eacute;t&eacute; multipli&eacute;e par 25 en l'espace d'un si&egrave;cle est la troisi&egrave;me ville d'Isra&euml;l. C'est le centre mondial de la secte d'origine perse des Baha&iuml;s dont le temple au d&ocirc;me dor&eacute; se dresse sur les pentes du Carmel, au milieu de jardins persans. Cette secte fond&eacute;e au XIXe s. &agrave; partir du chiisme pr&ocirc;ne un monoth&eacute;iste ind&eacute;pendant visant &agrave; unir pacifiquement l'humanit&eacute; dans sa diversit&eacute;. Elle compte 7 millions d'adeptes dans le monde.</P><p align=justify>- La cha&icirc;ne du Mont Carmel (&quot;vigne de Dieu&quot;) s'&eacute;tend sur 25km et culmine &agrave; 600m. Le proph&egrave;te Elie vint y combattre l'idol&acirc;trie des pr&ecirc;tres de Baal. L'ordre religieux du Carmel a &eacute;t&eacute; institu&eacute; au XIIes. Vue sur la baie et les jardins baha&iuml;s.</P><p align=justify>- Puis c'est C&eacute;sar&eacute;e (nomm&eacute;e ainsi en l'honneur de C&eacute;sar Auguste, ami et protecteur d'H&eacute;rode). Au Ier s. av. J-C H&eacute;rode y construisit temple; amphith&eacute;&acirc;tre (20 000 places), palais, port en eaux profondes. La ville devint le lieu de r&eacute;sidence du procurateur romain (Ponce Pilate entre autres) et la capitale de la province romaine de Jud&eacute;e. St Pierre et St Paul s'y sont rendus. En 66, c'est d'ici, &agrave; la suite du massacre de 2000 Juifs par les Syriens, que partit la r&eacute;volte des Juifs qui devait aboutir &agrave; leur &eacute;crasement par Titus et &agrave; la destruction du Temple de J&eacute;rusalem. Apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;e entre les mains des Arabes puis des Crois&eacute;s, elle fut compl&egrave;tement d&eacute;truite par Ba&iuml;bars (sultan mamelouk d'&Eacute;gypte) en 1261. Les vestiges ne sont mis &agrave; jour que depuis 1956.</P><p align=justify>- Tel Aviv, la ville blanche &agrave; l'architecture du Bauhausen fond&eacute;e en 1901, en continuation du premier quartier construit sur des dunes d&eacute;sol&eacute;es d&egrave;s 1887, Neve Tzedek. 400 000 habitant mais au coeur d'une agglom&eacute;ration de 3,3 millions d'habitants. Ville principale sans vrai statut de capitale car Isra&euml;l la revendique &agrave; J&eacute;rusalem o&ugrave; se trouve gouvernement et parlement depuis la fin de la guerre de 1948. La communaut&eacute; internationale ne reconna&icirc;t pas le fait et beaucoup de pays ont leur ambassade &agrave; Tel Aviv.</P><p align=justify>- Vieille ville de Jaffa avec ses rues pav&eacute;es est l'un des plus anciens ports du monde. Eglise St Pierre offrant une vue sur Tel Aviv. Jaffa dans l'antiquit&eacute; fut un grand port de la M&eacute;diterran&eacute;e et servait de port &agrave; J&eacute;rusalem. C'est de l&agrave; que le christianisme commen&ccedil;a &agrave; s'ouvrir aux &quot;Gentils&quot;, les non-Juifs.</P><p align=justify>- Se succ&egrave;dent encore sur la c&ocirc;te, les cit&eacute;s de Yavne (Yamnia), et en Philistie, Ashdod et Ashkelon.</P><p align=justify><BR> - Descente vers le d&eacute;sert du N&eacute;gev (ou Neghev) par Beer-Sheva, fond&eacute;e selon la tradition 2800 av. J-C par Abraham qui y creusa un puits.Puis ce sont les sites de Yeroham, Sde-Boqer, Mitzpe-Ramon, vall&eacute;e de Paran), Timma, Yotvata, Arad.<BR> Plus au sud, au bout de la Mer Morte, se trouve la fameuse ville de Sodome qui d'apr&egrave;s le r&eacute;cit de la Gen&egrave;se fut d&eacute;truite par un d&eacute;luge de soufre et feu et ses habitants transform&eacute;s en statues de sel pour leur inconduite (le m&ecirc;me sort &eacute;chu &agrave; la ville de Gomorrhe). <BR> Des statues de sel sont effectivement visibles non loin de l&agrave;, en fait il s'agit de concr&eacute;tions salines qui ont une origine tout &agrave; fait naturelle.</P><p align=justify>- Si l'on se dirige maintenant vers le nord, on atteint Massada, haut lieu de la r&eacute;sistances des Juifs z&eacute;lotes face aux Romains, symbole de l'ancien royaume d'Isra&euml;l: fortifications, ruines de palais forteresse d'H&eacute;rode subsistent au sommet d'une montagne de granit &agrave; 500m au-dessus de la Mer Morte. Le site fut retrouv&eacute; en 1842 et fouill&eacute; de 1963 &agrave; 1965. Il avait &eacute;t&eacute; fortifi&eacute; d&egrave;s le IIe s. av. J-C mais c'est surtout H&eacute;rode le Grand qui y &eacute;tablit un palais somptueux et bien d&eacute;fendu pour faire face &agrave; l'&eacute;ventualit&eacute; d'une attaque romaine ou d'une r&eacute;volte du peuple juif. <BR> Lors de la premi&egrave;re r&eacute;volte des Juifs contre les Romains en l'an 66 pour s'opposer &agrave; leurs exactions et aux sacrifices quotidiens dus &agrave; l'Empereur, une faction de rebelles juifs, Sicaires et Z&eacute;lotes s'empara du site tenu par une garnison romaine. En 70 d'autres Juifs fuyant J&eacute;rusalem assi&eacute;g&eacute;e par les Romains vinrent se r&eacute;fugier avec eux dans un site qu'ils pensaient imprenable. Un millier de rebelles faisaient face aux Romains, fort de 8000 soldats, qui entreprirent le si&egrave;ge en 72, avec l'&eacute;dification d'une rampe colossale pour atteindre le sommet de la forteresse. En 73, apr&egrave;s 7 mois de si&egrave;ge, les Romains r&eacute;ussirent &agrave; percer une br&egrave;che dans les fortifications. Les Romains ne rencontr&egrave;rent aucune r&eacute;sistance. Ils d&eacute;couvrirent les b&acirc;timents incendi&eacute;s et surtout tous les corps des d&eacute;fenseurs morts volontairement pour &eacute;chapper &agrave; l'humiliation de la d&eacute;faite et &agrave; la capture. Ce fut interpr&eacute;t&eacute; comme un suicide collectif alors qu'en r&eacute;alit&eacute; ils s'&eacute;taient entretu&eacute;s &agrave; l'issue d'un tirage au sort (le juda&iuml;sme prohibant le suicide).</P><p align=justify>- Plus paisiblement, sur les rives de la Mer Morte, avant de p&eacute;n&eacute;trer en Cisjourdanie, h&acirc;vre de fra&icirc;cheur avec l'Oasis de Ein-Geddi, &quot;la source du chevreau&quot;, site biblique (vestiges de synagogues, r&eacute;serve naturelle).</P><p align=justify>La page consacr&eacute;e &agrave; Bethl&eacute;em pr&eacute;sente de tr&egrave;s nombreux autres sites situ&eacute;s directement en Cisjordanie...</P><p align=justify>.</P><p align=justify> <BR> Pour les Chr&eacute;tiens, le Mont des Oliviers est le lieu o&ugrave; le Christ venait souvent prier, m&eacute;diter ou retrouver ses ap&ocirc;tres. C'est aussi de l&agrave; qu'il serait mont&eacute; au ciel, 40 jours apr&egrave;s sa r&eacute;surrection. Un &eacute;dicule roman, la Chapelle de l'Ascension, que nous ne visitons pas, a remplac&eacute; l'&eacute;glise byzantine d&eacute;truite par les Perses. Il est sous la garde des Musulmans.<BR> Le site a donc &eacute;t&eacute; &eacute;galement investi par des &eacute;difices chr&eacute;tiens. <BR> A droite du cimeti&egrave;re juif, on aper&ccedil;oit la coupole de la petite &eacute;glise dominicaine Dominus Flevit (&quot;le Seigneur a pleur&eacute;&quot; sur J&eacute;rusalem le jour des Rameaux parce qu'il savait que ses habitants vont attirer sur eux la col&egrave;re divine du fait de leur endurcissement) construite en 1955 face &agrave; la vieille ville.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>. </P><p align=justify>A mi-pente, brillent les bulbes dor&eacute;s de l'&eacute;glise russe orthodoxe Ste Marie-Madeleine construite en 1888 &agrave; la demande du tsar Alexandre III. <BR> Arriv&eacute;s au bas du Mont des Oliviers, nous traversons sur la gauche un jardin plant&eacute; de tr&egrave;s vieux oliviers (contemporains du Christ) et arrivons &agrave; l'&eacute;glise catholique de Gethsemani (&quot;Pressoir &agrave; huile&quot;) nomm&eacute;e aussi &eacute;glise de &quot;Toutes les Nations&quot;. Selon le Nouveau Testament, c'est ici que le Christ pria avec ses disciples la veille de sa mise &agrave; mort. Les &eacute;difices byzantin et crois&eacute;s ont c&eacute;d&eacute; la place &agrave; cet &eacute;difice moderne construit en 1924 avec la participation de 16 pays. A l'int&eacute;rieur, outre le rocher de l'agonie qu'embrassent les p&egrave;lerins, on peut en admirer la d&eacute;coration. Sa fa&ccedil;ade ext&eacute;rieure est &eacute;galement int&eacute;ressante avec le fronton rev&ecirc;tu de mosa&iuml;que surmontant des colonnes portant les statues des quatre &eacute;vang&eacute;listes..</P><p align=justify>En regagnant notre bus dans la vall&eacute;e du C&eacute;dron, nous passons pr&egrave;s du Tombeau de la Vierge Marie construite en contrebas. L'&eacute;difice roman actuel du XIIe s. rempla&ccedil;a une &eacute;glise byzantine du Ve s.</P><p align=justify>Nous ne visitons pas l'&eacute;glise du Pater Noster (le texte du &quot;Notre P&egrave;re&quot; y est inscrit en 92 langues).</P><p align=justify> Nous prenons la direction de Bethl&eacute;em, en passant au pied de la mosqu&eacute;e al-Aqsa (et des fouilles effectu&eacute;es &agrave; ses pieds). Des juifs orthodoxes se rendent au Mur des Lamentations (ou Mur Occidental) en p&eacute;n&eacute;trant dans la vieille ville par la Porte des Immondices ou Porte des Maghr&eacute;bins (Sha'ar HaAshpot). Puis nous passons au pied du Mont Sion o&ugrave; se trouve le C&eacute;nacle ou salle de la C&egrave;ne (institution de l'Eucharistie, la veille de l'ex&eacute;cution du Christ). Cette colline porte l'&eacute;glise de la Dormition de la Vierge Marie construite en 1910 avec les dons de chr&eacute;tiens allemands et abrite aussi le Tombeau du Roi David (personnage biblique, roi plus ou moins mythique des temps anciens d'Isra&euml;l vers le XIe s. av. J-C). Ce dernier lieu est le plus v&eacute;n&eacute;r&eacute; en Isra&euml;l apr&egrave;s le Mur des Lamentations.</P><p align=justify>.</P><p align=justify> Revenant de notre visite partiellement rat&eacute;e &agrave; Bethl&eacute;em, nous arrivons au tr&egrave;s confortable et assez central h&ocirc;tel isra&eacute;lien Rimorim Jerusalem Shalom (&quot;Paix&quot;, tout un programme!). Nous poursuivrons la visite de J&eacute;rusalem, le lendemain, vendredi...<BR> L'h&ocirc;tel est tr&egrave;s confortable o&ugrave; nous y mangerons kacher comme il se doit. D&eacute;j&agrave;, sur le montant droit de la porte des chambres sont fix&eacute;s des mezouzot (mezouzah au singulier) repr&eacute;sentant un rouleau de parchemin sur lequel un commandement du Deut&eacute;ronome enjoint de marquer ainsi les maisons des Juifs. Pour certains Juifs, c'est une sorte d'amulette porte-bonheur. Comme nous en avait pr&eacute;venu Henriette, le buffet ne proposait pas &agrave; la fois aliments carn&eacute;s et aliments lact&eacute;s (cf. encadr&eacute; en haut de page)...</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> Matin&eacute;e du vendredi.</P><p align=justify>D&eacute;part de l'h&ocirc;tel d&egrave;s 7 heures pour une matin&eacute;e du vendredi consacr&eacute;e &agrave; la visite expresse de la vieille ville de J&eacute;rusalem.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify> <BR> Le bus passe au pied de la Citadelle ou Tour de David et nous d&eacute;pose &agrave; la porte de Jaffa qui donne acc&egrave;s au quartier chr&eacute;tien et au quartier arm&eacute;nien (la vieille ville comporte &eacute;galement un quartier juif et un quartier musulman).</P><p align=justify>La Citadelle qui &eacute;tait &agrave; l'origine le palais d'H&eacute;rode le Grand subit des transformations avec les Romains (apr&egrave;s la prise de la ville en l'an 70), puis par les Crois&eacute;s et les musulmans Mamelouks puis Ottomans, en particulier par Soliman le Magnifique en 1540. Par un d&eacute;dale de ruelles pav&eacute;es, ponctu&eacute;es de marches ici et l&agrave;, nous passons pr&egrave;s de l'&eacute;cole des Soeurs du Rosaire, non loin du Patriarcat Grec et devant un acc&egrave;s &agrave; la Mosqu&eacute;e d'Omar pratiquement imbriqu&eacute;e dans le Saint S&eacute;pulcre.</P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify>Pour les chr&eacute;tiens, l'Anastasis ou Saint S&eacute;pulcre correspond aux lieux de la crucifixion et de l'inhumation du Christ. Le Nouveau Testament plac&eacute; le lieu hors des murs de la ville mais les fortifications furent &eacute;tendues par la suite. L'empereur Hadrien fit construire un temple d&eacute;di&eacute; &agrave; Jupiter &agrave; cet endroit jusqu'&agrave; sa d&eacute;molition d&eacute;cid&eacute;e en 326 par l'empereur Constantin et par sa m&egrave;re Ste H&eacute;l&egrave;ne. Des phases de destruction et de reconstruction vont durer jusqu'au XIe s. En 1852, les Ottomans fix&egrave;rent l'usage des lieux principalement au profit des catholiques, des grecs orthodoxes et des arm&eacute;niens. Les chr&eacute;tiens de tradition syrienne, abyssines ou coptes disposent &eacute;galement de certains droits.</P><p align=justify> <BR> Nous allons pratiquement parcourir le Chemin de Croix &agrave; l'envers afin de gagner du temps... </P><p align=justify>Dans le St S&eacute;pulcre, nous commen&ccedil;ons par la 13e station (sur 14), &quot;la descente de la croix&quot; et l'on voit des p&egrave;lerins qui baisent la pierre sur lequel le crucifi&eacute; aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; apr&egrave;s sa mort. <BR> Apr&egrave;s avoir emprunt&eacute; un escalier, nous arrivons au Golgotha, le rocher sur lequel les croix &eacute;taient dress&eacute;es (il y avait 800 crucifixions par an), &agrave; l'&eacute;poque en dehors des fortifications. En fait le rocher sur lequel l'&eacute;difice est construit est peu visible car recouvert par deux chapelles, celle des catholiques marquant le lieu o&ugrave; le Christ fut d&eacute;pouill&eacute; de ses v&ecirc;tements et clou&eacute; sur la croix tandis que la chapelle grecque orthodoxe voisine marque l'emplacement m&ecirc;me o&ugrave; fut dress&eacute;e la croix. Ce sont les 11e et 12e stations. En dessous, nous passons dans de petites chapelles d&eacute;di&eacute;es &agrave; la Vierge et &agrave; Adam. Puis nous arrivons &agrave; la chapelle o&ugrave; se dresse le tombeau du Christ (14e et derni&egrave;re station). Le tombeau primitif a &eacute;t&eacute; d&eacute;truit par les musulmans fatimides au tout d&eacute;but du XIe s. et reconstruit peu apr&egrave;s. Quant au monument actuel, il est d&ucirc; aux orthodoxes russes et grecs date de 1810. Le lieu reste sombre malgr&eacute; la verri&egrave;re dont le d&ocirc;me a &eacute;t&eacute; dot&eacute; selonles souhaits du pape Jean-Paul II. <BR> Les Protestants tiennent pour tombeau du Christ, &quot;la tombe du Jardin&quot; d&eacute;couverte en 1883 pr&egrave;s de la Porte de Damas.</P><p align=justify>Sortis du St S&eacute;pulcre, &agrave; quelques pas de l&agrave;, sur la terrasse d'un immeuble habit&eacute; par les Palestiniens, un Juif s'est install&eacute;, entour&eacute; de barbel&eacute;s et arborant le drapeau isra&eacute;lien. Au final, le fouillis des lieux ne donne pas une impression de grandeur comme peuvent nous la procurer les cath&eacute;drales gothiques...<BR> Apr&egrave;s cela nous poursuivons par la Via Dolorosa, en remontant les stations, par exemple la sixi&egrave;me (chapelle grecque catholique) &eacute;voquant V&eacute;ronique essuyant le visage du Christ (pour les croyant, c'est le linge v&eacute;n&eacute;r&eacute; &agrave; Turin sous le nom de St Suaire). Ce chemin s'apparente &agrave; un bazar o&ugrave; il y a une d&eacute;cennie il &eacute;tait encore possible de croiser &acirc;nes, mules et dromadaires...<BR> C'est un m&eacute;lange d'habitations, de boutiques, de passages couverts et les petites chapelles du Chemin de Croix se dissimulent en rez-de-chauss&eacute;e ou en cryptes. Bibelots et bondieuseries diverses tr&ocirc;nent sur les &eacute;tals tandis que se m&ecirc;lent, outre les touristes et p&egrave;lerins, les diverses communaut&eacute;s: hommes juifs en noir, les cheveux en papillote, coiff&eacute;s d'un chapeau de feutre ou d'une kippa ou d'un toque de fourrure, femmes palestiniennes voil&eacute;es, hommes arabes coiff&eacute;s de leur keffieh &agrave; carreaux rouges ou noirs... Nous voici dans le quartier musulman ou des &quot;enclaves&quot; isra&eacute;liennes s'affichent de mani&egrave;re provocante. <BR> Nous quittons la Via Dolorosa pour tenter d'avoir une vue ext&eacute;rieure du D&ocirc;me du Rocher. Henriette tente en vain de parlementer avec le policier en faction.</P><p align=justify>Nous passons notre chemin pour arriver au quartier juif, en particulier pour acc&eacute;der au Mur des Lamentations, vestiges des fondations du Grand Temple d'H&eacute;rode le Grand, d&eacute;truit par les Romains en l'an 70. A partir de l'&eacute;poque byzantine, les Juifs dispers&eacute;s (diaspora) pouvaient se rendre &agrave; ce mur &agrave; l'anniversaire de la destruction du temple. Cela ne fut plus possible de 1948 (cr&eacute;ation d'Isra&euml;l) &agrave; 1967 (Guerre des Six Jours) car cette partie de J&eacute;rusalem &eacute;tait plac&eacute;e sous l'autorit&eacute; jordanienne.<BR> Le mur se trouve litt&eacute;ralement surmont&eacute; par l'esplanade des mosqu&eacute;es...</P><p align=justify>Les rouleaux de la thorah (thora ou torah) et des arches sacr&eacute;es sont conserv&eacute;s dans des salles souterraines.<BR> Le pan de 57 m&egrave;tres de long visible n'est en fait qu'une partie de la muraille occidentale, de 497 m&egrave;tres de long. Le reste du mur est actuellement situ&eacute; pour une partie dans le quartier arabe de la ville, utilis&eacute; comme quatri&egrave;me mur par les maisons attenantes, et, pour l'autre, enterr&eacute; sur plus de 200 m&egrave;tres. C'est aussi au nord du Mur (dans la partie r&eacute;serv&eacute;e aux hommes) que s'amorce le tunnel du Mur occidental ouvert apr&egrave;s la Guerre des Six Jours, entre 1988 et 1996 et qui longe le mur sur plus de 200m mais nous n'aurons pas le temps de visiter le tunnel.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Il est &eacute;tonnant que cette vaste esplanade (pouvant accueillir 250 000 fid&egrave;les) soit accessible &agrave; des non Juifs, 24h sur 24, mais t&ecirc;te couverte (m&ecirc;me d'une vulgaire casquette afin de signifier l'humilit&eacute; par cet &eacute;cran mis entre Dieu et l'homme). Etonnant aussi de ne pas voir d'uniformes &agrave; l'entr&eacute;e du site (ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas de surveillance plus discr&egrave;te). Heureusement nous sommes vendredi et il n'y a pas la foule qui doit se presser ici le samedi, jour du sabbat (shabbat, ou sabbath, ou plus pr&eacute;cis&eacute;ment chabbat pour les Juifs), jour d'abstention d'activit&eacute; y compris intellectuelle (sauf contexte m&eacute;dical) et grand jour de pri&egrave;re pour les Juifs mais c'est un jour de f&ecirc;te et de r&eacute;jouissance o&ugrave; tout je&ucirc;ne est interdit.</P><p align=justify><BR> Le sabbat commence au coucher du soleil le vendredi et se termine 24 heures plus tard. Tout autre activit&eacute; manuelle quotidienne est prohib&eacute;e. Comme l'utilisation de l'&eacute;lectricit&eacute; est prohib&eacute;e, des bougies doivent &ecirc;tre allum&eacute;es au moins 18 minutes avant le d&eacute;but du sabbat (!) Quant aux repas, ils sont pr&eacute;par&eacute;s &agrave; l'avance et laiss&eacute;s &agrave; mijoter car il est interdit d'allumer du feu pendant le sabbat.</P><p align=justify>Un joli mezouzah en bronze marque l'entr&eacute;e du site comme il marque l'entr&eacute;e de toute habitation juive. La partie droite de l'esplanade, chichement compt&eacute;e, est r&eacute;serv&eacute;e aux femmes qui s'y entassent litt&eacute;ralement. C'est l'occasion de voir les Juifs en pri&egrave;re, la t&ecirc;te couverte d'un chapeau de feutre noir ou de la calotte appel&eacute;e kippa ou d'une toque de fourrure (shtreimel ou spodik, originaire d'Europe orientale), une lani&egrave;re de cuir enroul&eacute;e autour de la main et du bras gauches (pour les droitiers) appel&eacute;e phylact&egrave;res ou t&eacute;filines et remontant jusqu'&agrave; une &quot;cassette&quot; (th&eacute;filat). Certains ont les &eacute;paules recouvertes par un thalit, un ch&acirc;le de pri&egrave;re rectangulaire de laine claire, ray&eacute; et pourvu de franges (tsitsit). La r&eacute;citation de la pri&egrave;re est ponctu&eacute;e d'inclinaisons de t&ecirc;te pour signifier l'&eacute;vocation du nom de Dieu qui n'est jamais prononc&eacute;. Premi&egrave;re pr&eacute;sence d'uniformes policiers et militaires accompagnant un juif coiff&eacute; de la kippa et les &eacute;paules couvertes d'un thalit et lan&ccedil;ant quelques appels de trompe avec un shofar, une longue corne de b&eacute;lier qui rappelle la substitution de cet animal pour &ecirc;tre sacrifi&eacute; en lieu et place d'Isaac, fils d'Abraham.</P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> Retour sur la Via Dolorosa. <BR> Chemin faisant nous arrivons &agrave; la 3e station rappelant la premi&egrave;re chute de J&eacute;sus (il tombe trois fois). Puis nous passons devant la grande maison de l'ancien premier ministre, Ariel Charon (toujours dans le coma depuis 5 ans). Non loin de l&agrave;, deux militaires &agrave; l'air d&eacute;bonnaires sont en faction &agrave; un carrefour. Impression bizarre alors que moins d'une vingtaine d'ann&eacute;es plut&ocirc;t, les Juifs se d&eacute;pla&ccedil;aient ici arm&eacute;s dans la vieille ville.<BR> Poursuivant notre chemin, nous croisons un petit groupe de p&eacute;lerins, justement porteurs d'une croix de bois. Nous arrivons au Couvent de l'Ecce Homo (&quot;Voici l'Homme&quot;) qui serait b&acirc;ti &agrave; la place de la forteresse de l'Antonina ou Pilate aurait livr&eacute; J&eacute;sus aux Juifs qui voulaient le crucifier. Les religieuses de Sion y accueillent des Juifs secr&egrave;tement convertis au catholicisme. Tout pr&egrave;s de l&agrave; se trouve l'&eacute;glise franciscaine de la Flagellation correspondant &agrave; la premi&egrave;re station du chemin de croix. Elle fut b&acirc;tie en 1920 &agrave; l'emplacement d'une &eacute;glise de l'&eacute;poque des croisades. On peut y voir trois grands vitraux et une coupole rev&ecirc;tue de mosa&iuml;que.</P><p align=justify>Nous avons presque travers&eacute; la vieille ville et nous arrivons pr&egrave;s d'une rue conduisant au Mont du Temple (D&ocirc;me). L&agrave; encore trois militaires &agrave; l'allure toujours aussi d&eacute;bonnaires sont en faction. Nous visitons l'&eacute;glise Ste Anne (selon la tradition Ste Anne, la m&egrave;re de J&eacute;sus serait n&eacute;e dans la crypte), toute proche. C'est un int&eacute;ressant &eacute;difice roman b&acirc;ti par les Crois&eacute;s au XIIe s. A la fin de ce m&ecirc;me si&egrave;cle, Saladin, artisan de la reconqu&ecirc;te de J&eacute;rusalem par les musulmans en 1187 en fait une &eacute;cole coranique. Au-dessus du portail d&#146;entr&eacute;e, il fait apposer une inscription portant la date de 588 (1192 selon le calendrier chr&eacute;tien) et invoquant l&#146;aide de Dieu pour tous les croyants. A la fin du XIXe s., l'&eacute;difice a &eacute;t&eacute; confi&eacute; aux P&egrave;res Blancs (fran&ccedil;ais). Tout pr&egrave;s de l&agrave; nous jetons un coup d'oeil aux vestiges de la Piscine de B&eacute;thesda ou Piscine Probatique, lieu du miracle de J&eacute;sus gu&eacute;rissant un paralytique, dont les vestiges ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;s par les P&egrave;res Blancs. Enfin, nous franchissons la Porte St Etienne dite aussi Porte des Lions (ou Sha'ar HaArayot) perc&eacute;e dans le mur oriental, face au Mont des Oliviers. </P><p align=justify> Partant pour Bethl&eacute;em, nous quittons une nouvelle fois J&eacute;rusalem en suivant la vall&eacute;e du C&eacute;dron qui nous fait longer les murailles orientales et m&eacute;ridionales de la vieille ville, en passant au pied du Mont Sion (ou Zion), .</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>Condens&eacute; d'histoire du christianisme</P><p align=justify>.</P><p align=justify>C'est dans la Palestine conquise par les Romains qu'un personnage important intervient: JESUS (qui signifie &quot;Dieu sauve&quot;). </P><p align=justify>Sa naissance est invoqu&eacute;e comme point de d&eacute;part de notre calendrier mais en r&eacute;alit&eacute; il serait n&eacute; quelques ann&eacute;es plus t&ocirc;t. Paradoxe qui tient aux calculs erron&eacute;s d'un moine du VIe s. ! En effet, les Evangiles ne situent-ils pas sa naissance &agrave; Bethl&eacute;em sous le r&egrave;gne d'H&eacute;rode Ier le Grand (37 &agrave; 4 av. J-C) ? H&eacute;rode, roi fantoche &agrave; la solde des Romain, de roi de Jud&eacute;e il s'attribue celui de roi des Juifs et r&eacute;alise l'extension du second temple qui devient le Grand Temple de J&eacute;rusalem.<BR> J&eacute;sus serait mort crucifi&eacute; &agrave; J&eacute;rusalem, 33 ans plus tard, suite &agrave; sa condamnation par les grands pr&ecirc;tres du Temple et approuv&eacute;e par l'autorit&eacute; romaine... <BR> Personnage fantastique si l'on se reporte aux Ecritures du Nouveau Testament. La conception monoth&eacute;iste biblique se brouille un peu avec ce personnage divin, incarnation du Dieu unique &agrave; travers une femme bien humaine, Juif parmi les Juifs mais porteur d'une loi nouvelle, celle de l'amour universel s'opposant &agrave; la Loi du Talion et annonciateur du Royaume de Dieu. Les miracles qu'il accomplit et sa pr&eacute;dication ne sont pas au go&ucirc;t de tout le monde... Par exemple, dans un contexte plut&ocirc;t machiste, il amorce une reconnaissance du r&ocirc;le des femmes (mais il n'y a pas une parmi es 12 Ap&ocirc;tres). Il interpr&egrave;te de fa&ccedil;on souple les pr&eacute;ceptes inscrits dans la Bible ou Torah (la loi h&eacute;bra&iuml;que) mais garde cependant les grands principes (notamment la promesse du Paradis comme supr&ecirc;me aboutissement pour les Bons et les Justes) du juda&iuml;sme.</P><p align=justify><BR> Ses compatriotes, Juifs opprim&eacute;s par les Romains, ne l'entendent pas car ce qu'eux attendent, en se basant sur leurs textes sacr&eacute;s annon&ccedil;ant un sauveur, c'est un lib&eacute;rateur, un Messie, terme traduit par Christ en langue grecque. Les grands pr&ecirc;tres du temple voient ou feignent de voir en lui un imposteur voire un profanateur et le font mettre &agrave; mort mais, miracle supr&ecirc;me, trois jours apr&egrave;s, il ressuscite et enfin, 40 jours plus tard, monte au Ciel (Ascension)...</P><p align=justify>Ainsi na&icirc;t le christianisme qui appara&icirc;t au d&eacute;part comme une secte (voire une h&eacute;r&eacute;sie) juive plus lib&eacute;rale (notamment en mati&egrave;res d'interdits alimentaires ou de notion de puret&eacute;). Il s'appuie sur la Bible et garde cependant les grands principes (notamment la promesse du Paradis comme supr&ecirc;me aboutissement pour les Bons et les Justes) du juda&iuml;sme. Les premiers adeptes se r&eacute;unissent d'ailleurs dans les synagogues mais ils s'ouvrent peu &agrave; peu aux non-Juifs (de culture hell&eacute;nistique et romaine).<BR> Le foisonnement d&eacute;sordonn&eacute; des premi&egrave;res communaut&eacute;s au IIe s. va peu &agrave; peu c&eacute;der la place &agrave; une structure hi&eacute;rarchique. A une direction coll&eacute;giale succ&egrave;de une direction unique repr&eacute;sentant une succession apostolique confi&eacute;e &agrave; des &eacute;v&ecirc;ques. Celui qui dirige alors le dioc&egrave;se de Rome jouit tout au plus d'un prestige particulier li&eacute; au fait que les grands missionnaires des origines, Pierre et Paul y furent martyris&eacute;s. <BR> Au Xe s., l'&eacute;v&ecirc;que de Rome finit par imposer que le terme familier de &quot;Pape&quot; (pour papa), souvent employ&eacute; au sujet des &eacute;v&ecirc;ques, soit r&eacute;serv&eacute; &agrave; sa seule personne. Son pouvoir temporel &eacute;merge face &agrave; celui de l'empire d&eacute;clinant face aux Barbares et &agrave; la croissance des royaut&eacute;s. Jusqu'au Concile Vatican I tenu en 1869, formellement, le pape n'est pas un chef spirituel (c'est J&eacute;sus-Christ) mais il veille &agrave; l'unit&eacute; de l'Eglise. <BR> Le XIe s. est marqu&eacute; par les pr&eacute;mices du schisme entre les Eglises de Rome et de Constantinople pour des raisons de rivalit&eacute;s g&eacute;opolitiques plus que religieuses (quelques diff&eacute;rences de rites). C'est au tout d&eacute;but du XIIIe s. que la rupture est consomm&eacute;e &agrave; l'occasion de la Quatri&egrave;me Croisade qui met &agrave; sac Constantinople en 1204. Ainsi na&icirc;t l'Eglise Orthodoxe. <BR> Par ailleurs, la papaut&eacute; elle-m&ecirc;me s'affranchit parfois des r&egrave;gles &eacute;dict&eacute;es lors des conciles concernant le c&eacute;libat du clerg&eacute;. Quelques exemples: au XIe s., c'est un Jean XVII dont les fils devinrent &eacute;v&ecirc;ques ou aux XVe-XVIe s, ce sont des les Borgia (Alexandre VI) et des M&eacute;dicis (Cl&eacute;ment VII) qui ont des compagnes.</P><p align=justify>A la fin du Moyen Age, d'autres ruptures s'annoncent. L'&eacute;glise voit son pouvoir social et politique remis en cause avec la naissance des Etats modernes et le d&eacute;veloppement de la bourgeoisie commer&ccedil;ante. Le pape tombe sous la coupe du roi de France (Philippe Le Bel) et la papaut&eacute; s'installe en Avignon en 1303. Ses successeurs y resteront jusqu'en 1376. En 1378, l'&eacute;lection d'Urbain IV qui veut ramener l'Eglise &agrave; l'id&eacute;al &eacute;vang&eacute;lique suscite l'hostilit&eacute; des cardinaux, majoritairement fran&ccedil;ais rest&eacute;s en Avignon. Le Grand Schisme survient lorsque un conclave dissident &eacute;lit un &quot;anti-pape&quot;, Cl&eacute;ment VII en 1378. Et chacun des deux papes de nouer des alliances ou de rechercher des soutiens aupr&egrave;s des souverains europ&eacute;ens rivaux. L'Eglise bic&eacute;phale durera 80 ans. La confusion de cette &eacute;poque o&ugrave; r&egrave;gne des sentiments peu chr&eacute;tiens, les intrigues et la corruption ainsi que l'&eacute;clatement de la vision du monde qui r&eacute;sulte des Grandes D&eacute;couvertes (Nouveau Monde) et de la Renaissance forment le terreau sur lequel na&icirc;t la R&eacute;forme. La vie dissolue d'une partie du clerg&eacute; et la vente des indulgence permettant d'effacer les fautes des uns et d'en enrichir d'autres, conduisent de nouveaux courants de pens&eacute;e &agrave; revenir &agrave; la Bible dans une relation plus personnelle. Au XVIe s., le Protestantisme appara&icirc;t, d'abord port&eacute; par Martin Luther (influent en Allemagne, en Suisse, en Su&egrave;de...) puis Jean Calvin (influent en Suisse, en Ecosse, aux Pays-Bas, en France...). S'y ajoute le protestantisme anglican qui un m&eacute;lange des deux pr&eacute;c&eacute;dents... Face &agrave; cela, l'Eglise Catholique entreprend une Contre-R&eacute;forme, avec un retour aux sources: Bible, Nouveau Testament, Tradition (autorit&eacute; du Pape et du clerg&eacute;) et le d&eacute;veloppement des missions y compris dans le Nouveau Monde. Ces clivages sur fonds de religion vont provoquer guerres civiles dites &quot;de religion&quot; et guerres entre Etats (Guerre de Trente Ans de 1618 &agrave; 1648). </P><p align=justify>Le Si&egrave;cle des Lumi&egrave;res puis la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise viendront encore s&eacute;rieusement malmener l'id&eacute;e religieuse, notamment catholique, en faisant la soci&eacute;t&eacute; glisser peu &agrave; peu vers le la&iuml;cisme et vers l'ath&eacute;isme qui sera encore renforc&eacute; par le progr&egrave;s scientifique et la survenance du marxisme, d'une part, et du capitalisme mat&eacute;rialiste, consum&eacute;riste et individualiste, d'autre part...</P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify>Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> --------------------------------------------------------------------------------<BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente : J&eacute;rusalem<BR> Etape suivante : Jordanie - Madaba Mt N&eacute;bo, K&eacute;rak </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> Autres visites possibles lors d'un s&eacute;jour d'une semaine ou plus en Palestine/Isra&euml;l</P><p align=justify><BR> En plus du Champ de Boaz, de la Tombe de Rachel que nous aurions d&ucirc; visiter aux environs de Bethl&eacute;em ou que nous n'avons qu'aper&ccedil;u comme l'H&eacute;rodium, d'autres sites peuvent int&eacute;resser les voyageurs, notamment ceux qui font la visite dans l'esprit p&egrave;lerinage.</P><p align=justify>Sont mentionn&eacute;s ici seulement quelques sites situ&eacute;s en Cisjordanie mais qui peuvent &ecirc;tre combin&eacute; dans un tour plus vaste avec ceux qui seront &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans la page consacr&eacute;e &agrave; J&eacute;rusalem et aux sites isra&eacute;liens.</P><p align=justify>- B&eacute;thanie (el-Azarieh), &agrave; l'est de J&eacute;rusalem, village o&ugrave; vivaient les amis de J&eacute;sus (nomma Lazare qu'il ressuscita). Les deux &eacute;glises byzantines qui en comm&eacute;moraient le souvenir ont disparus. Le tombeau de Lazare est sous la garde des Musulmans.</P><p align=justify>- Au nord de J&eacute;rusalem, en Samarie, &agrave; Sichem (Naplouse aujourd'hui), entre l'Ebal et le Garizim, se trouve le Puits de Jacob, patriarche biblique et proph&egrave;te qui aurait v&eacute;cu aux alentours du XVIe s. av. J-C et qui aurait &eacute;t&eacute; l'&eacute;poux des deux soeurs Rachel et Lia. Selon l'&eacute;vangile, c'est l&agrave; que J&eacute;sus aurait rencontr&eacute; la Samaritaine, donc une h&eacute;r&eacute;tique, et aurait accept&eacute; qu'elle lui offre de l'eau. Depuis l'&eacute;poque byzantine des &eacute;glises y furent b&acirc;ties et d&eacute;truites jusqu'&agrave; la construction actuelle qui d&eacute;buta en 1914. </P><p align=justify>Les Samaritains sont consid&eacute;r&eacute;s comme appartenant &agrave; une h&eacute;r&eacute;sie issue de la tradition h&eacute;bra&iuml;que et ils ne reconnaissent que le Pentateuque (les 5 premiers livres de la Bible, aussi appel&eacute;s &quot;Les 5 Livres de Mo&iuml;se&quot;) et le Livre du proph&egrave;te Josu&eacute;. Ils r&eacute;cusent les autres livres des Proph&egrave;tes et la tradition orale reprise dans le Talmud. <BR> En fait, le foss&eacute; trouve son origine autant dans un conflit politique que dans des divergences religieuses (chacun avait son grand temple). Vers le Xe s. av. J-C, la plus grande partie de la Palestine actuelle &eacute;tait divis&eacute;e en deux Etats rivaux, Isra&euml;l (la Samarie) au nord et Juda au sud. Cette rivalit&eacute; ne fit que s'accentuer lorsque les Assyriens envahirent et annex&egrave;rent le royaume d'Isra&euml;l en 722 av. J-C et en d&eacute;port&egrave;rent une partie de la population et en &eacute;tablissant des colonies tandis le royaume de Juda se pr&eacute;servait en acceptant d'&ecirc;tre vassal de la puissance Babylonienne jusqu'&agrave; ce qu'il soit assujetti &agrave; son tour, le temple de Salomon &agrave; J&eacute;rusalem d&eacute;truit et la population d&eacute;port&eacute;e en 536 avant notre &egrave;re. De retour d'exil en 537 av. J-C, les habitants de Juda d&eacute;cident de reconstruire le temple de J&eacute;rusalem consid&eacute;r&eacute; comme seul l&eacute;gitime et reproche une impuret&eacute; raciale aux Samaritains. C'est la rupture d&eacute;cisive qui met fin &agrave; l'h&eacute;bra&iuml;sme et donne naissance au juda&iuml;sme. Au d&eacute;but du IIe s. av. J-C, la Samarie est annex&eacute;e par le royaume juif. et apr&egrave;s la conqu&ecirc;te romaine en 63 av. J-C , la Samarie ne participe pas au soul&egrave;vement des Juifs contre Rome. Ils ne subiront donc pas la diaspora comme les Juifs. En revanche, leur propre r&eacute;volte contre l'Empire byzantin de Justinien en 529 de notre &egrave;re, le peuple samaritain dispara&icirc;t presque totalement victime des combats et de la r&eacute;pression sanglante, r&eacute;duit en esclavage ou converti au christianisme.<BR> Le centre de la communaut&eacute; samaritaine r&eacute;siduelle est &agrave; Naplouse. Divis&eacute;s en 8 tribus qui ne compte plus que 654 membres. Ils sont reconnus comme Juifs par l'Etat isra&eacute;lien mais pas par les rabbins.</P><p align=justify>- J&eacute;richo, l'oasis situ&eacute;e en bordure de la vall&eacute;e du Jourdain. En trente kilom&egrave;tres, de J&eacute;rusalem (+750m) &agrave; J&eacute;richo, on descend de 1000m et l'on trouve l&agrave; un climat subtropical! &agrave; 250m sous le niveau de la mer. Son sol fertile, irrigu&eacute; est un jardin et un verger. C'est l'une des plus vieilles cit&eacute;s au monde et une vingtaine d'&eacute;pisodes de peuplement dont les plus anciens remontent 9000 ans av. J-C.<BR> Les fouilles ne permettent pas de confirmer le r&eacute;cit biblique selon lequel les H&eacute;breux conduits par Josu&eacute; et arriv&eacute;s sous les murs en 1473 av. J-C les auraient fait s'&eacute;crouler au son de leurs trompettes, s'emparant de la premi&egrave;re ville du pays de Canaan. <BR> Non loin de l&agrave;, se trouve le Mont de la Quarantaine ou Mont de la Tentation, dans le d&eacute;sert de Jud&eacute;e, o&ugrave; le Christ se retira pendant 40 jours &agrave; la suite de son bapt&ecirc;me. Une &eacute;glise byzantine fut construite au VIes. et le site a &eacute;t&eacute; r&eacute;occup&eacute; par un monast&egrave;re grec orthodoxe depuis 1874.<BR> Tell es-Sultan et source d'Elis&eacute;e. Chutes d'eau dans cette oasis situ&eacute;e dans le d&eacute;sert et mentionn&eacute;e &agrave; plusieurs reprises dans le Livre des Psaumes et dans l'histoire biblique du Roi David qui se cachait du roi Sa&uuml;l. </P><p align=justify>- Qumr&acirc;n, commun pour les manuscrits de la Mer Morte d&eacute;couverts &agrave; partir de 1947 est un site majeur. Il fut occup&eacute; entre le IIe s. av. J-C et la fin du Ier s. de notre &egrave;re.<BR> Sa d&eacute;couverte fortuite revient &agrave; un B&eacute;douin parti &agrave; la recherche d'une ch&egrave;vre &eacute;gar&eacute;e. Dans une grotte, il trouva huit jarres contenant des rouleaux de cuir couverts de signes myst&eacute;rieux. Arriv&eacute;s entre les mains de sp&eacute;cialistes, les fouilles ont &eacute;t&eacute; &eacute;largies depuis 1949 et plus de 30 grottes ont &eacute;t&eacute; explor&eacute;es jusqu'en 1956 dont onze ont permis de recueillir des fragments de ces manuscrits. La controverse sur leur origine n'a pas abouti. On a longtemps attribu&eacute; ces textes &agrave; l'une des sectes juives de l'&eacute;poque, celle des Ess&eacute;niens (une minorit&eacute; par rapport &agrave; d'autres courants comme ceux des pharisiens &quot;lib&eacute;raux&quot; ou des sadduc&eacute;ens &quot;conservateurs&quot;). Cette communaut&eacute; ferm&eacute;e, de type monastique, adeptes de la vertu, apparue au IIe s. av. J-C, aurait &eacute;t&eacute; dispers&eacute;e en l'an 68 par les troupes de Titus et aurait compl&egrave;tement disparu apr&egrave;s la destruction du Temple en l'an 70 de l'&egrave;re chr&eacute;tienne. Certains pensent que ce courant aurait pu avoir une influence sur le christianisme naissant. Pour d'autres, les manuscrits seraient l'oeuvre de rabbins retir&eacute;s de J&eacute;rusalem pour approfondir une doctrine reposant sur un retour aux sources de la loi divine, la thorah. Certains autres encore pensent qu'il pourrait aussi s'agir de documents sortis du temple de J&eacute;rusalem et cach&eacute;s ici afin d'&eacute;chapper &agrave; la r&eacute;pression romaine, suite &agrave; la r&eacute;volte des Juifs en 66 face &agrave; certaines exactions des Romains et &agrave; leur refus de faire quotidiennement des sacrifices pour l'Empereur.<BR> Outre les fameux manuscrits, le site rec&egrave;le des vestiges arch&eacute;ologiques dont un ensemble de b&acirc;timents, citernes et un cimeti&egrave;re comptant 1100 tombes.</P><p align=justify>- Enfin H&eacute;bron (au sud de Bethl&eacute;em, &agrave; 30km de J&eacute;rusalem), tr&egrave;s ancienne cit&eacute; &agrave; 1000m d'altitude. Remontant &agrave; 1700 av. J-C selon la tradition biblique lorsque Abraham y acquit une concession en terre de Canaan afin d'y construite le tombeau de son &eacute;pouse Sarah dans la caverne de Macp&eacute;la, tombeau qui sera aussi le sien, celui de son fils Isaac et de son petit-fils Jacob et de leurs &eacute;pouses R&eacute;becca et Lia. <BR> Dans ce lieu connu aussi sous le nom de Tombeau des Patriarches, six c&eacute;notaphes sont &eacute;rig&eacute;s en leur souvenir. <BR> La ville d'Abraham (&quot;l'ami de Dieu&quot;) poss&egrave;de le rang de 4&egrave;me ville sainte de l'Islam (apr&egrave;s La Mecque, M&eacute;dine et J&eacute;rusalem). Une mosqu&eacute;e colossale a &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute;e sur les bases d'une enceinte sacr&eacute;e construite par H&eacute;rode le Grand, form&eacute;e de blocs de pierre colossaux (jusqu'&agrave; 7m de long) entourant la caverne de Macp&eacute;la r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e en crypte. Y ont succ&eacute;d&eacute;: &eacute;glise byzantine, mosqu&eacute;e, &eacute;glise romane (crois&eacute;e) puis la mosqu&eacute;e de Saladin, dite Mosqu&eacute;e d'Abraham. </P><p align=justify>La page consacr&eacute;e &agrave; J&eacute;rusalem pr&eacute;sente de tr&egrave;s nombreux autres sites situ&eacute;s directement en Isra&euml;l...</P><p align=justify> <BR> <BR> BETHLEEM.</P><p align=justify>C'est une petite ville de 30 000 habitants bien connue des Chr&eacute;tiens. Puisque a<BR> Apr&egrave;s la visite aux lieux de la mort de J&eacute;sus, nous voici au lieu de sa naissance. D&eacute;cid&eacute;ment, nous faisons tout &agrave; l'envers dans ce pays!</P><p align=justify> Apr&egrave;s une premi&egrave;re partie de visite de J&eacute;rusalem-est portant sur les &eacute;difices chr&eacute;tiens situ&eacute;s sur le Mont des Oliviers, nous voici en route vers Bethll&eacute;em.</P><p align=justify>Soir&eacute;e du jeudi.</P><p align=justify> Nous passons pr&egrave;s de la vaste colonie juive de Har Homa (renomm&eacute;e Homat Shmuel en 1998), toujours en construction depuis sa mise en chantier en 1997. Environ 20 000 colons y vivent actuellement et le gouvernement isra&eacute;lien vient d'autoriser la construction de 1 300 logements suppl&eacute;mentaires. Selon les Isra&eacute;liens seulement 20% du territoire de cette colonie r&eacute;sultent d'expropriations, le reste ayant &eacute;t&eacute; acquis par les Isra&eacute;liens dans les ann&eacute;es 1940 avant que ce territoire soit jordanien (de 1948 &agrave; 1967). Pour les Palestiniens, c'est 75% du territoire de la colonie qui a &eacute;t&eacute; expropri&eacute;... A 3km de l&agrave;, plus &agrave; l'ouest, la construction de la colonie de Gilo est &eacute;galement en cours. Elles s'ajoutent &agrave; celles d'Ariel ou &agrave; celle de Ma'aleh Adumin que nous avons aper&ccedil;ue en arrivant &agrave; J&eacute;rusalem-est.<BR> La nuit tombe lorsque nous arrivons au Champ des Bergers o&ugrave; selon le Nouveau Testament des bergers qui se trouvaient l&agrave; furent pr&eacute;venus par des anges de la naissance du Christ non loin de l&agrave;. Les &eacute;glises qui furent b&acirc;ties ici autrefois, comme en t&eacute;moignent les vestiges voisins, ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;es en 1954 par le sanctuaire moderne des Tr&egrave;s Saints Anges. Le sanctuaire de l&#146;Excelsis Deo, en forme de dod&eacute;cagone, comprend cinq absides inclin&eacute;es &eacute;voquant la forme d'une tente. Trois grandes fresques la d&eacute;corent.<BR> </P><p align=justify>Champ de Boaz (champ o&ugrave; venait glaner Ruth sa future &eacute;pouse, arri&egrave;re grand-p&egrave;re du roi David) visite pr&eacute;vue au catalogue mais que nous n'effectuerons pas. </P><p align=justify>Nous passons pr&egrave;s de la Tombe de Rachel qui &eacute;tait inscrite &agrave; notre programme mais que nous ne visiterons pas. </P><p align=justify>Selon la tradition biblique, c'est le lieu o&ugrave; est enterr&eacute;e la matriarche biblique Rachel, &eacute;pouse de Jacob (petit-fils d'Abraham), d&eacute;c&eacute;d&eacute;e en donnant naissance son second fils, Benjamin. Une st&egrave;le est &eacute;rig&eacute;e &agrave; cet emplacement. C'est un lieu sacr&eacute; pour les trois religions monoth&eacute;istes et un lieu de p&egrave;lerinage pour les femmes juives qui n'arrivent pas &agrave; avoir d'enfant.</P><p align=justify>L'&eacute;difice est cern&eacute; par le &quot;Mur&quot; que, par contre, nous ne pouvons pas ne pas voir... </P><p align=justify>Puis nous franchissons sans encombre le check-point isra&eacute;lien contr&ocirc;lant l'acc&egrave;s &agrave; Bethl&eacute;em . Il fait compl&egrave;tement nuit maintenant (il est 17h15). D&eacute;ception nous sommes refoul&eacute;s &agrave; l'entr&eacute;e de l'Eglise de la Nativit&eacute;. Nous devrons y revenir le lendemain car la file d'attente est trop longue. Petit tour sur la vaste esplanade qui s'&eacute;tend entre l'&eacute;glise et la mosqu&eacute;e d'Omar... avant de nous rendre dans une grande boutique de souvenirs plus ou moins profanes (bijoux...) prise d'assaut par un groupe de touristes-p&egrave;lerins indiens.</P><p align=justify> Pour retourner vers J&eacute;rusalem, le franchissement du check-point peut &ecirc;tre plus laborieux. Heureusement, ce n'est pas le cas, deux tr&egrave;s jeunes militaires, fille et gar&ccedil;on (le service militaire obligatoire &agrave; partir de 18 ans est de 3 ans pour les hommes et de 2 pour les femmes) se contentent de monter dans le bus et de d&eacute;ambuler bri&egrave;vement dans l'all&eacute;e mais l'on sent que cela stresse quand m&ecirc;me notre Henriette. Justement, elle nous quitte peu apr&egrave;s car elle assure la garde d'un petit monast&egrave;re voisin dont les religieuses fran&ccedil;aises sont momentan&eacute;ment absentes afin d'&eacute;viter que les autorit&eacute;s isra&eacute;liennes ne s'emparent des lieux.</P><p align=justify>Revenus &agrave; J&eacute;rusalem pour la nuit, nous pouvons &eacute;tudier le programme du vendredi qui doit se d&eacute;rouler de la fa&ccedil;on suivante: matin&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; une visite expresse de la vieille ville de J&eacute;rusalem puis retour &agrave; Bethl&eacute;em l'apr&egrave;s-midi pour la visite de l'&eacute;glise de la Nativit&eacute;.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> Vendredi apr&egrave;s-midi.</P><p align=justify> Faisant le trajet depuis J&eacute;rusalem en plein jour, contrairement &agrave; la veille, nous avons tout loisir d'observer les colonies et le MUR sur lequel les Palestiniens inscrivent leurs revendications et c'est le check-point qui dans ce sens se passe aussi facilement que la veille. Nous longeons un autre mur qui cerne la Tombe de Rachel pratiquement enclav&eacute;e en territoire palestinien.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> Par les imposantes villas en construction, on peut voir que certains Palestiniens tire profit du d&eacute;veloppement &eacute;conomique qui se fait jour dans les territoires.<BR> Un autre signe de cette richesse est visible au niveau du parc automobile. A ce propos, on peut constater que des chr&eacute;tiens apposent le dessin d'un chapelet sur la vitre de leur voiture.</P><p align=justify> Une solidarit&eacute; entre ces chr&eacute;tiens semblent exister car &eacute;videmment nous d&eacute;jeunons au &quot;Gardens Restaurant&quot;, &eacute;tablissement appartenant &agrave; un Palestinien chr&eacute;tien.</P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> Anecdotes sur des aspects religieux de la vie<BR> des Chr&eacute;tiens et des Musulmans palestiniens<BR> (communiqu&eacute;es par Henriette) </P><p align=justify><BR> Un Musulman ne mange pas chez un Chr&eacute;tien et un Chr&eacute;tien ne dort pas chez un Musulman... mais l'inverse est possible, un Chr&eacute;tien peut manger chez un Musulman et un Musulman peut dormir chez un Chr&eacute;tien... Pourquoi?<BR> Selon Henriette, dans le premier cas, le Musulman risquerait de manger haram (impur, contraire de halal) et l'&eacute;pouse du Chr&eacute;tien h&eacute;berg&eacute; chez un Musulman pourrait devenir une nouvelle &eacute;pouse pour celui-ci...</P><p align=justify>Chez les Chr&eacute;tiens comme chez les Musulmans, les festivit&eacute;s du mariage durent 7 jours, m&ecirc;le souvent des membres de deux communaut&eacute;s religieuses et co&ucirc;tent fort cher. Pourquoi de telles d&eacute;penses pour des familles souvent pas tr&egrave;s riche? Anecdotiquement, cela peut avoir un effet dissuasif sur un mari qui songerait au divorce!</P><p align=justify>En Palestine, les gar&ccedil;ons de trois religions bibliques sont circoncis, bien que c e ne soit pas pr&ocirc;n&eacute; par le christianisme.</P><p align=justify>Chez les Chr&eacute;tiens palestiniens subsiste une tradition bien phallocratique qui avait encore cours en France il y a une cinquantaine d'ann&eacute;es, il s'agit de la c&eacute;r&eacute;monie des relevailles. Pendant quarante jours apr&egrave;s l'accouchement, la femme (souill&eacute;e? impure?) ne doit pas se rendre &agrave; l'&eacute;glise. Ce n'est qu'au terme de ce temps qu'elle se pr&eacute;sente &agrave; l'&eacute;glise pour y &ecirc;tre b&eacute;nie lors d'une c&eacute;r&eacute;monie particuli&egrave;re.</P><p align=justify> <BR> <BR> Il est plus de 12h30 lorsque nous arrivons sur l'esplanade de la basilique ou &eacute;glise de la Nativit&eacute;, face &agrave; la mosqu&eacute;e d'Omar. Il nous faut y p&eacute;n&eacute;trer par une porte tr&egrave;s basse (1,20m) et pourvue d'un seuil. Tout ceci oblige &agrave; prendre une attitude particuli&egrave;rement humble. Une autre explication est que ce dispositif emp&ecirc;cher des cavaliers d'investir le lieu sur leur monture. A l'origine, la fa&ccedil;ade comportait trois portes, deux ont &eacute;t&eacute; mur&eacute;es et celle qui subsiste a donc &eacute;t&eacute; r&eacute;duite.<BR> De l'ext&eacute;rieur, l'&eacute;difice a l'apparence d'une forteresse, l'&eacute;glise &eacute;tant comme ench&acirc;ss&eacute;e entre trois monast&egrave;res. Un &eacute;criteau nous indique que la charpente de l'&eacute;glise est en cours de restauration gr&acirc;ce &agrave; un don g&eacute;n&eacute;reux de son Excellence le Pr&eacute;sident Mahmoud Abbas.</P><p align=justify> <BR> La premi&egrave;re construction fut d&eacute;cid&eacute;e par Ste H&eacute;l&egrave;ne, m&egrave;re de l'empereur Constantin, en 333. D&eacute;truite par les Samaritains au VIe s., elle fut reb&acirc;tie peu apr&egrave;s par l'empereur Justinien. Elle &eacute;chappa miraculeusement &agrave; la destruction lors de l'invasion perse du VIIe s. car le commandant de la troupe aurait &eacute;t&eacute; sensible &agrave; une fresque repr&eacute;sentant les Rois Mages en v&ecirc;tements perses.</P><p align=justify>Il s'av&egrave;re que la r&eacute;fection en cours n'est pas un luxe car charpente et poutres sont en p&eacute;ril. Le choeur et l'abside remplis d'une for&ecirc;t d'&eacute;chafaudages ne se pr&eacute;sentent pas sous leur meilleur jour. En attendant d'acc&eacute;der &agrave; la crypte o&ugrave; s'&eacute;coule lentement le flot de p&egrave;lerins et de visiteurs, il est possible d'observer une partie des mosa&iuml;ques byzantines du IVe s. qui ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;es en 1936 &agrave; un m&egrave;tre environ en dessous du pavement actuel. Sur les murs lat&eacute;raux ont peut &eacute;galement voir des vestiges de mosa&iuml;ques byzantines du XIIe s. tr&egrave;s d&eacute;grad&eacute;es. </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>C'est apr&egrave;s plus d'une heure et quart de queue que l'on a enfin acc&egrave;s &agrave; la crypte de la Grotte avec ses 12mx3m. Une &eacute;toile d'argent &agrave; 14 branches pos&eacute;e au sol, sous un autel, marque l'emplacement o&ugrave; Marie aurait mis J&eacute;sus au monde.</P><p align=justify>L'impression que procure cette visite? Comme pour le St S&eacute;pulcre qui marque l'&eacute;tape finale de la vie terrestre du Christ, on peut &ecirc;tre un peu d&eacute;&ccedil;u car ces lieux ne d&eacute;gagent pas un sentiment de grandeur.<BR> Ce sont surtout les p&egrave;lerins qui trouveront ici mati&egrave;re &agrave; renforcer leurs convictions.</P><p align=justify>.</P><p align=justify> <BR> La visite se poursuit par l'&eacute;glise Sainte-Catherine d'Alexandrie (1882). Un escalier permet d'acc&eacute;der &agrave; des grottes abritant des chapelles. L'une est d&eacute;di&eacute;e &agrave; Saint J&eacute;r&ocirc;me qui traduisit la Bible en latin en 384. Une autre est appel&eacute;e Grotte du Lait car Marie y aurait allait&eacute; son nouveau-n&eacute;. On l'appelle aussi Chapelle St Joseph car c'est l&agrave; que Joseph aurait &eacute;t&eacute; pr&eacute;venu en songe de s'enfuir en Egypte afin que J&eacute;sus &eacute;chappe au massacre des innocents d&eacute;cid&eacute; par H&eacute;rode.<BR> En ressortant de l'&eacute;glise, on peut voir une sculpture en bronze repr&eacute;sentant un arbre de Jess&eacute;e (sorte d'arbre g&eacute;n&eacute;alogique tr&egrave;s sch&eacute;matique repr&eacute;sentant la filiation de J&eacute;sus sur 9 si&egrave;cles, depuis Jess&eacute;e, le p&egrave;re du roi David) r&eacute;alis&eacute; &agrave; l'occasion de la venue du pape Jean-Paul II en Terre Sainte en l'an 2000.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Il est plus de 15 heures et il faut songer &agrave; regagner la Jordanie. </P><p align=justify>Comme la veille le passage du check-point se passe bien si ce n'est le temps d'attente pour l'&eacute;coulement de la file de bus (plus d'une demi-heure) et notre guide Henriette nous abandonne pr&egrave;s de &quot;son monast&egrave;re&quot;... <BR> Coup d'oeil vers le sud-est, en direction de la montagne tronqu&eacute;e, en forme de volcan, l'H&eacute;rodium, situ&eacute; &agrave; quelques kilom&egrave;tres au sud de Bethl&eacute;em. H&eacute;rode le Grand, roi de Jud&eacute;e au Ier s. av. J-C, constructeur du Second Temple de J&eacute;rusalem, s'y &eacute;tait fait construire un palais fortifi&eacute; (il en avait fait construire en d'autres lieux notamment sur la montagne de Massada) et il y fut inhum&eacute;.</P><p align=justify>. </P><p align=justify> Nous repassons &agrave; J&eacute;rusalem &agrave; l'ouest du Mont Sion et en longeant les murailles occidentales de la vieille ville avant de remonter la vall&eacute;e du Jourdain. Nous atteindrons la fronti&egrave;re &agrave; 17h30, &agrave; la nuit tombante. Trois quart d'heure pour les contr&ocirc;les du cot&eacute; isra&eacute;lien et autant du c&ocirc;t&eacute; jordanien. <BR> A 19h nous retrouvons Iyad et Ismail. Il reste deux heures de route vers Amman, du cot&eacute; jordanien. Nous retrouverons l'h&ocirc;tel al-Fanar &agrave; 21 heures pass&eacute;es!</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P>GASTRONOMIE <p align=justify>La cuisine jordanienne n'est pas connue comme celle du Liban avec laquelle elle a pourtant une certaine parent&eacute;.</P><p align=justify>Les felafels (boulettes de pur&eacute;e de pois chiches frites), le houmous (pur&eacute;e de pois chiches) et le foul (pur&eacute;e de f&egrave;ves) pr&eacute;par&eacute;es avec de l'ail et du citron, sont les plats &eacute;conomiques les plus r&eacute;pandus On les consomme en g&eacute;n&eacute;ral avec le pain arabe, en fait de grandes galettes &agrave; base de p&acirc;te de froment lev&eacute;e, le khobz. <BR> On retrouve ce type de pain ou de galette dans tout le bassin m&eacute;diterran&eacute;en sous diverses appellations pita, pain turc, libanais, syrien... Et l'on ne peut que penser aussi aux pains indiens &agrave; base de farine de froment naans, chapati (ou roti).</P><p align=justify>Nous avons particuli&egrave;rement appr&eacute;ci&eacute; tous ces mets.</P><p align=justify>Le shawarma, sorte de &quot;sandwich&quot; &agrave; base d'agneau ou de poulet r&ocirc;ti est servi dans du khobz dans les menus bon march&eacute;.</P><p align=justify>Le plat traditionnel est le mensaf. Il s'agit d'un rago&ucirc;t &agrave; base de morceaux d'agneau servis sur du riz et des pignons de pin, traditionnellement surmont&eacute;s de la t&ecirc;te de l'animal (on nous en a dispens&eacute;s). La graisse de cuisson est g&eacute;n&eacute;ralement vers&eacute;e sur le plat, servi avec une sauce &agrave; base de yaourt. Ce plat se mange normalement avec les doigts.</P><p align=justify>Dans une approche gastronomique, on peut aussi go&ucirc;ter diff&eacute;rents petits plats comme au Liban, les meze ou mezz&eacute;s avec des entr&eacute;es telles que houmous, foul, kube et taboul&eacute;, des kebabs divers, le Mahshi Waraq 'inab (feuilles de vigne farcies au riz, &agrave; la viande hach&eacute;e et aux &eacute;pices), le musakhan (poulet &agrave; l'huile d'olive et aux oignons, r&ocirc;ti et servi sur du pain arabe) et la sp&eacute;cialit&eacute; jordanienne, le mensaf .</P><p align=justify>Les p&acirc;tisseries du pays regorgent d'&eacute;tals de douceurs &agrave; base de miel et d'amandes. <BR> Confiserie que Iyad nous a fait d&eacute;couvrir, les baklavas originaires de Perse et r&eacute;pandus &eacute;galement par les Turcs ottomans. Ce dessert est tr&egrave;s sophistiqu&eacute; dans sa r&eacute;alisation. En effet, le m&eacute;lange form&eacute; par les amandes, noisettes et pistaches concass&eacute;s est envelopp&eacute; ou enroul&eacute; dans de tr&egrave;s fines feuilles de p&acirc;te huil&eacute;e avant d'&ecirc;tre cuit dans une eau sucr&eacute;e (&eacute;ventuellement au miel).<BR> Autre &quot;d&eacute;lice&quot; sucr&eacute;, les loukoums qui se sont r&eacute;pandus au Proche-Orient sous l'influence turque ottomane. A la base cette p&acirc;te gommeuse est un m&eacute;lange d'amidon et de sucre qui peut &ecirc;tre enrichie de poudre d'amandes de divers fruits.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Le caf&eacute; arabe qu'il faut plut&ocirc;t appeler caf&eacute; oriental (car ailleurs il est nomm&eacute; caf&eacute; grec, turc voire arm&eacute;nien!) est un v&eacute;ritable rite et se consomme en diverses circonstances (pas seulement en fin de repas). Il est obtenu par d&eacute;coction, le caf&eacute; moulu est vers&eacute; dans l'eau qui est port&eacute;e &agrave; &eacute;bullition jusqu'&agrave; ce qu'elle mousse et le marc se d&eacute;pose (plus ou moins au fond). Il est fort et servi en petite quantit&eacute;, dans de petites tasses.</P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify>Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> --------------------------------------------------------------------------------<BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Bethl&eacute;em<BR> Etape suivante : Petra <BR> Une nuit pass&eacute;e &agrave; Amman apr&egrave;s notre p&eacute;riple express en Palestine nous a permis de r&eacute;cup&eacute;rer. D&eacute;part &agrave; 8h30 pour un petit tour dans le quartier r&eacute;sidentiel d'Abdoun avant de prendre la direction du sud, pour la Route des Rois. 310km pour atteindre P&eacute;tra.<BR> Premi&egrave;re &eacute;tape &agrave; une trentaine de kilom&egrave;tres au sud d'Amman.</P><p align=justify>MADABA.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify> Cette r&eacute;gion pr&eacute;sent plusieurs particularit&eacute;s. D'apr&egrave;s les r&eacute;cits bibliques, ce fut le terme de l'Exode des H&eacute;breux entre l'Egypte et la Terre Promise au XIIIe s. av. J-C. Ils l'occup&egrave;rent jusqu'au IXe s. av. J-C.</P><p align=justify> <BR> A l'&eacute;poque byzantine, ce fut aussi un important foyer du christianisme avec 14 &eacute;glises byzantines et aussi comme en t&eacute;moignent les vestiges des mosa&iuml;ques de l'&eacute;poque. C'est la ville chr&eacute;tienne la plus importante de Jordanie avec 40% de Chr&eacute;tiens (5% en moyenne dans l'ensemble du pays) surtout orthodoxes. En effet, elle fut recolonis&eacute;e par des tribus arabes chr&eacute;tiennes &agrave; la fin du XIXe s. </P><p align=justify>Nous consacrons une visite &agrave; l'&eacute;glise grecque orthodoxe Saint Georges, &eacute;difice moderne mais int&eacute;grant les vestiges de la fameuse mosa&iuml;que du VIe s. repr&eacute;sentant la carte des lieux saints de Palestine (le nord est &agrave; gauche, J&eacute;rusalem et la Mer Morte occupent la position centrale) d&eacute;couverte en 1896. Quelque 150 lieux y sont cit&eacute;s mais &agrave; l'origine, la mosa&iuml;que mesurait environ 16m de long et est constitu&eacute;e de 2 millions de tesselles (fragments de pierres de couleur). Les couleurs sont toujours naturelles cependant certains sont obtenues par traitement &agrave; la chaleur. Ainsi, le travertin chauff&eacute; devient rouge (la trouvaille remonte &agrave; l'Antiquit&eacute; romaine). <BR> Nous ne visiterons pas l'&eacute;glise des Saints Ap&ocirc;tres (mosa&iuml;que de la D&eacute;esse de la Mer).</P><p align=justify><BR> Avec une telle richesse arch&eacute;ologique, le gouvernement jordanien a favoris&eacute; l'ouverture en 1992 d'une &eacute;cole de mosa&iuml;que unique en son genre et dans la r&eacute;gion. La boutique et l'atelier de pr&eacute;sentation du Madaba Institute for Mosaic Art &amp; Restoration (MIMAR) donnent une bonne id&eacute;e de la minutie du travail et aussi, &agrave; contrario, de la grossi&egrave;ret&eacute; de productions banales destin&eacute;es aux touristes. Il y a quelques ann&eacute;es cette &eacute;cole a fait l'objet d'une pr&eacute;sentation par Patrice de Carolis dans le cadre de l'&eacute;mission &quot;Des Racines &amp; Des Ailes&quot;.<BR> On peut y admirer notamment une reproduction de la mosa&iuml;que du baptist&egrave;re de l'&eacute;glise du Mont N&eacute;bo. L'atelier d&eacute;veloppe aussi des cr&eacute;ations notamment en se dispensant des mosa&iuml;ques plus fonc&eacute;es marquant les contours des objets dessin&eacute;s. Moins authentiques mais de belle facture, on peut aussi voir des poteries donnant parfaitement l'illusion d'un rev&ecirc;tement en mosa&iuml;que ou des oeufs d'autruches peints...</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> MONT NEBO.</P><p align=justify> <BR> Nous effectuons un court trajet pour nous rendre au Mont N&eacute;bo. Cette petite montagne de 820m (840?) qui domine la Mer Morte (de 1200m!) perdue dans la brume serait le lieu d'o&ugrave; Mo&iuml;se vit la Terre Promise vers laquelle il avait conduit son peuple apr&egrave;s 40 ann&eacute;es d'errance dans le d&eacute;sert. Il y serait mort et enterr&eacute;.<BR> Bien des touristes et p&egrave;lerins sans g&ecirc;ne sont pass&eacute;s par l&agrave; depuis si l'on en juge aux plastiques et d&eacute;tritus divers qui jonchent les abords de la route d'acc&egrave;s au site.</P><p align=justify> A l'entr&eacute;e du site, un monument a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute; pour comm&eacute;morer la venue du pape Jean-Paul II en l'an 2000, &agrave; l'occasion du jubil&eacute;.</P><p align=justify>Un peu plus loin, une st&egrave;le est dress&eacute;e &agrave; la m&eacute;moire de Mo&iuml;se.</P><p align=justify>Nous n'avons pas le temps de nous attarder dans le hall pr&eacute;sentant une exposition p&eacute;dagogique sur le site et montrant quelques beaux exemples de mosa&iuml;ques en attendant l'ouverture de la nouvelle structure en cours de construction et destin&eacute;e &agrave; prot&eacute;ger les vestiges de l'ancienne basilique.<BR> Nous gagnons l'esplanade dominant la vall&eacute;e du Jourdain, noy&eacute;e dans la brume de chaleur. On ne verra donc pas les Monts de Jud&eacute;e ou l'oasis de J&eacute;richo et encore moins J&eacute;rusalem. Il faut s'en remettre &agrave; la table d'orientation (J&eacute;rusalem &agrave; 46km, J&eacute;richo &agrave; 27km...). <BR> Une sculpture moderne se dresse tout pr&egrave;s de l&agrave;. L'oeuvre due &agrave; Giovanni Fantoni repr&eacute;sente le serpent de bronze de Mo&iuml;se s'enroulant autour de la croix (pour punir les H&eacute;breux r&eacute;volt&eacute;s par la longue errance dans laquelle Mo&iuml;se les conduisait furent ch&acirc;tier par Dieu sous la forme de serpents venimeux mais Mo&iuml;se pouvait gu&eacute;rir les H&eacute;breux qui &eacute;taient mordus en leur pr&eacute;sentant le serpent de bronze qu'il avait fabriqu&eacute;).</P><p align=justify>Un quart d'heure de route, toujours des terrains am&eacute;nag&eacute;s pour les meetings &eacute;lectoraux, et arr&ecirc;t d&eacute;jeuner tr&egrave;s quelconque au restaurant Dana.</P><p align=justify>Pour les touristes disposant de plus de temps, il faut envisager deux d&eacute;tours au sud de Madaba.</P><p align=justify>L'un vers Mukhawir (Mach&eacute;ronte cit&eacute; dans l'Evangile). Sur cette montagne culminant &agrave; 700m et constituant un poste avanc&eacute; des Jud&eacute;ens face &agrave; la Nabat&egrave;ne, H&eacute;rode le Grand transforma la forteresse en palais (comme au sommet des monts de Madaba ou de l'H&eacute;rodium en Palestine). L'Evangile place ici la mise &agrave; mort de Jean-Baptiste qu'accorda H&eacute;rode &agrave; Salom&eacute;, la fille de sa ma&icirc;tresse (et belle-soeur).<BR> Autre d&eacute;tour vers UImm ar-Rasas (appel&eacute; aussi Kastrom Mefa&#146;a), site class&eacute; par l'UNESCO en 2004. Superbes mosa&iuml;ques des VIe-VIIIe s., provenant des anciennes &eacute;glises St Etienne et St Serge. Ruines de civilisations romaines, byzantines et proto-arabes du IIIe s. av. J-C au IXe s. de notre &egrave;re. </P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> KERAK.</P><p align=justify> Au d&eacute;part de Madaba, environ 90km nous s&eacute;parent de K&eacute;rak. <BR> A peu pr&egrave;s &agrave; mi-trajet, au bout de trois quarts d'heure de route, sur un plateau aride o&ugrave; l'on voit quelques villages gagn&eacute;s par l'effervescence &eacute;lectorale (on est pourtant le samedi), on arrive au niveau d'une profonde gorge se 1000m qui entaille se plateau et se dirige vers la Mer Morte. C'est le canyon du Wadi Mujib qui se prolonge en aval par une r&eacute;serve naturelle. <BR> La rivi&egrave;re Arnon qui y coule s&eacute;parait deux royaumes au temps bibliques (Moab et Ammon). Un barrage a &eacute;t&eacute; construit en 2005. Une longue route en lacet s'&eacute;tend sur 9km pour atteindre le fond de la gorge avant de partir &agrave; l'assaut de l'autre versant.</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify>Pour les amateurs de paysage, nature, de verdure et d'eau fra&icirc;che, <BR> il faudrait envisager un d&eacute;tour par la R&eacute;serve Naturelle de Dana...</P><p align=justify>Encore une heure de route avant d'arriver &agrave; K&eacute;rak. Il est plus de 16h30. Le jour baisse rapidement.</P><p align=justify> <BR> Le site du ch&acirc;teau de K&eacute;rak occupe un nid d'aigle, au-dessus de la ville, &agrave; 900m d'altitude.<BR> R&eacute;gion tr&egrave;s christianis&eacute;e &agrave; l'&eacute;poque byzantine, elle passa facilement sous le contr&ocirc;le des Crois&eacute;s au XIIe s. Baudouin Ier, roi de J&eacute;rusalem, y installa une seigneurie. Le ch&acirc;teau de Renaud de Chatillon, seigneur du lieu, r&eacute;sista &agrave; deux assauts de Saladin (calife fatimide du Caire). Il ne tomba qu'en 1188, un apr&egrave;s la d&eacute;faite du roi de J&eacute;rusalem &agrave; la bataille de Hattin (non loin du Lac de Tib&eacute;riade).</P><p align=justify><BR> Le ch&acirc;teau largement remani&eacute; par les nouveaux occupants fut aussi l'enjeu d'autres combats avec l'intervention des Mamelouks puis des Ottomans.</P><p align=justify>Les vestiges de la citadelle ne semblent pas imposants au premier abord. En fait, ils sont constitu&eacute;s d'un enchev&ecirc;trement de construction, de couloirs, de souterrains... dispos&eacute;s sur plusieurs niveaux. La visite en une heure de ces vestiges laisse une curieuse impression qu'elle est faite pour partie dans l'obscurit&eacute;, en raison de l'heure tardive et de la disposition des lieux. <BR> Pr&eacute;voir une lampe de poche pour la visite n'est pas superflu!</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Pour les touristes moins press&eacute;s, arr&ecirc;t possible au ch&acirc;teau crois&eacute; de Sobak (Shaubak ou encore Shobak). Connu sous le nom de krak (terme proven ant de l'arabe &quot;karak&quot; et d&eacute;signant une construction fortifi&eacute;e &eacute;difi&eacute;e par les Crois&eacute;s en Palestine) de Montr&eacute;al, il est impressionnant au sommet d'une colline avec ses murs &eacute;pais et son pont-levis.</P><p align=justify><BR> De K&eacute;rak, il reste plus de 150km &agrave; parcourir pour arriver &agrave; P&eacute;tra. Nous laisserons de c&ocirc;t&eacute; le village et la R&eacute;serve Naturelle de Dana qui ne sont pas &agrave; notre programme.<BR> Encore deux heures de trajet. Il fait compl&egrave;tement nuit et &agrave; 20h nous voici &agrave; Wadi Musa (&quot;la rivi&egrave;re de Mo&iuml;se&quot;) , autrement connu sous le nom de PETRA. Le nom de Wadi Musa rappelle la tradition selon laquelle Mo&iuml;se aurait fait jaillir une source en ce lieu, en frappant le rocher de son b&acirc;ton... L'ancien nom de la cit&eacute; &eacute;tait Ga&iuml;a.<BR> Nous logeons &agrave; l'Edom Petra Hotel, un h&ocirc;tel de qualit&eacute; bien m&eacute;diocre mais qui pr&eacute;sente l'int&eacute;r&ecirc;t d'&ecirc;tre &agrave; quelques minutes de marche de l'acc&egrave;s au fameux site...</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>NABAT&Egrave;NE ET NABAT&Eacute;ENS</P><p align=justify>Les origines des Nabat&eacute;ens (ou Al-Anbaat) restent obscures. Les arch&eacute;ologues sont partag&eacute;s. <BR> Les Nabat&eacute;ens sont-ils des Aram&eacute;ens venus de Babylone (c'est le nom que les H&eacute;breux donnaient aux Aram&eacute;ens), des descendants de l'une des 12 tribus d'Isra&euml;l ou d'une tribu arabe pass&eacute;e sous influence aram&eacute;enne?</P><p align=justify>Ce peuple commer&ccedil;ant d'origine nomade se s&eacute;dentarisa dans des oasis entre Euphrate et Canaan et entre Syrie et Arabie. Les fronti&egrave;res de cet ensemble n'&eacute;taient pas pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;finies. Apr&egrave;s une p&eacute;riode de piraterie et de brigandage, ce peuple sut tirer profit du commerce caravanier entre M&eacute;diterran&eacute;e, Arabie et Proche-orient o&ugrave; l'on &eacute;changeait myrrhe, encens, santal, &eacute;pices diverses et aromates. <BR> Leur capitale &eacute;tait la cit&eacute; troglodytique de P&eacute;tra, situ&eacute;e aujourd'hui en territoire jordanien. Leur commerce se d&eacute;roulait principalement entre les oasis, o&ugrave; ils pratiquaient l'agriculture de mani&egrave;re intensive. Ces oasis &eacute;taient reli&eacute;es par des routes commer&ccedil;antes.</P><p align=justify>Avec la captivit&eacute; des H&eacute;breux &agrave; Babylone (&agrave; partir de 586 av. J.-C.), d&eacute;buta en Jud&eacute;e une &eacute;poque de d&eacute;sorganisation. <BR> Les &Eacute;domites s'empar&egrave;rent du sud de la Jud&eacute;e tandis que les Nabat&eacute;ens en auraient profit&eacute; pour occuper sans heurts leur territoire d&eacute;laiss&eacute;. Ce peuple d'origine nomade se fixa donc &agrave; partir du VIe s av. J-C.<BR> C'est en effet &agrave; cette &eacute;poque que les inscriptions nabat&eacute;ennes retrouv&eacute;es sur le territoire &eacute;domite datent de cette &eacute;poque. .</P><p align=justify>Peuple de commer&ccedil;ants, les Nabat&eacute;ens ont subi tr&egrave;s t&ocirc;t des influences culturelles &eacute;trang&egrave;res cependant l'aram&eacute;en continua &agrave; &ecirc;tre la langue utilis&eacute;e pour leurs pi&egrave;ces et inscriptions lors de l'&eacute;tablissement de leur royaume.</P><p align=justify>Apr&egrave;s la p&eacute;riode de domination hell&eacute;nistique et l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, les Nabat&eacute;ens surent profiter de l'affaiblissement de ses successeurs, les S&eacute;leucides, pour &eacute;tendre leur territoire vers le nord sur les terres fertiles &agrave; l'est de la Jordanie au IIe s. av. J-C. Dans cette lutte, les Nabat&eacute;ens s'alli&egrave;rent aux Hasmon&eacute;ens (ou Asmon&eacute;ens, royaume juif issu de la r&eacute;volte des Juifs contre les S&eacute;leucides) dans leur lutte contre les S&eacute;leucides mais ils devinrent rapidement ensuite les rivaux des dynasties jud&eacute;ennes. </P><p align=justify>Beaucoup de Nabat&eacute;ens furent convertis de force au juda&iuml;sme par le roi hasmon&eacute;en et grand pr&ecirc;tre de J&eacute;rusalem Alexandre Jann&eacute;e lorsqu'il envahit Moab mais le roi nabat&eacute;en Obodas Ier lui tendit un pi&egrave;ge pr&egrave;s de Gaualne et d&eacute;truisit l'arm&eacute;e isra&eacute;lite en 93 av. J.-C. </P><p align=justify>Ces frictions avec les Juifs sont une des causes principales des d&eacute;sordres qui conduisent &agrave; l'intervention de Pomp&eacute;e en Jud&eacute;e. Les Romains ayant par ailleurs &eacute;tabli des itin&eacute;raires commer&ccedil;ants contournant la Nabat&egrave;ne. <BR> L'intervention romaine obtint des r&eacute;sultats mitig&eacute;s et le roi Ar&eacute;tas III put garder, en tant que vassal des Romains, la plus grande partie de son territoire, y compris Damas.</P><p align=justify><BR> Sous Malichos II, en -32, H&eacute;rode Ier le Grand, roi de J&eacute;rusalem d&eacute;clara la guerre aux Nabat&eacute;ens avec l'appui de Cl&eacute;op&acirc;tre.<BR> Sous le grand empereur romain Trajan (r&egrave;gne de 98 &agrave; 117), l'influence de P&eacute;tra se r&eacute;duisit et les Nabat&eacute;ens perdirent leur ind&eacute;pendance lors de la r&eacute;duction de leur royaume en province romaine d'Arabie </P><p align=justify>&Agrave; partir du IIIe si&egrave;cle, les Nabat&eacute;ens arr&ecirc;t&egrave;rent d'&eacute;crire en aram&eacute;en et utilis&egrave;rent le grec &agrave; la place. Finalement, &agrave; partir du IVe si&egrave;cle, les Nabat&eacute;ens se convertirent au Christianisme tandis que l'influence arabe (et non musulmane, l'Islam n'apparut que 3 si&egrave;cle plus tard!) se manifestait au niveau linguistique, le nabat&eacute;en glissant de l'aram&eacute;en &agrave; l'arabe. Echanges crois&eacute;s car l'alphabet arabe lui-m&ecirc;me a puis&eacute; ses origines dans les variantes cursives du nabat&eacute;en du Ve si&egrave;cle. </P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify>Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> --------------------------------------------------------------------------------<BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Madaba, Mt N&eacute;bo, K&eacute;rak<BR> Etape suivante : Wadi Rum, Aqaba <BR> Apr&egrave;s une bonne nuit, pas besoin de prendre le bus pour se rendre sur le site de Petra. Nous y sommes &agrave; 8 heures et pourrions &ecirc;tre parmi les tous premiers groupes mais Iyad n'est pas press&eacute; et l'on perd du temps dans les boutiques &agrave; l'entr&eacute;e. Nous n'entrons qu'&agrave; 8h30 alors que d'autres groupe TOP sont entr&eacute;s sur le site une heure plus t&ocirc;t (comme nous le serons &agrave; l'a&eacute;roport d'Aqaba, lors du vol de retour).</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Pr&eacute;sentation g&eacute;n&eacute;rale du site de PETRA.</P><p align=justify>Autrefois, la ville s'appelait Raqmu ce qui signifie &quot;la bariol&eacute;e&quot; en raison de la grande vari&eacute;t&eacute; de nuances des gr&egrave;s et calcaires qui forment son relief. Couleurs chaudes du jaune au rouge, couleurs plus neutres voire froides: blanc, violet, noir...<BR> Ce sont des mat&eacute;riaux que la nature a pu facilement entailler tout comme l'homme l'a &eacute;galement fait largement. La m&eacute;daille a son revers. Le gr&egrave;s qui n'est que du sable agglom&eacute;r&eacute; est un mat&eacute;riau fragile face &agrave; l'&eacute;rosion par l'eau et par le vent ainsi que face aux tremblements de terre (entre le IVe et le VIIIe s.). A cela s'ajoute la pr&eacute;sence d'une nappe phr&eacute;atique d'eau sal&eacute;e qui remonte par capillarit&eacute; et accentue les autres dommages.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Sites jordaniens class&eacute;s par l'UNESCO </P><p align=justify><BR> Outre le site de PETRA (classe en 1985), la Jordanie compte deux autres sites class&eacute;s:</P><p align=justify>Qasr Amrra (1985), un ch&acirc;teau du d&eacute;sert<BR> UImm ar-Rasas (2004), Kastrom Mefa'a au sud de Madaba<BR> Deux demandes de classement portant sur le site de J&eacute;rash (en 2004) et sur le Wadi Rum (en 2006) ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es. A quoi s'ajouteraient une bonne douzaine d'autres projets de classement!</P><p align=justify><BR> ET LES 7 NOUVELLES MERVEILLES DU MONDE... </P><p align=justify>Le 7 juillet 2007, The New7Wonders Foundation a officiellement d&eacute;voil&eacute; la liste des 7 nouvelles Merveilles du Monde, d&eacute;sign&eacute;es &agrave; la suite d'un vote massif sur Internet parmi une liste de 21 propositions.</P><p align=justify>La grande Muraille de Chine <BR> La cit&eacute; de Petra en Jordanie <BR> La statue du Christ R&eacute;dempteur au Br&eacute;sil <BR> Les ruines du Machu Picchu au P&eacute;rou <BR> La cit&eacute; maya Chich&eacute;n Itz&aacute; au Mexique <BR> Le Colis&eacute;e de Rome <BR> La Taj Mahal en Inde.<BR> <BR> La ville d&eacute;clina &agrave; partir de la p&eacute;riode byzantine et le site devint un village de tribu. Ce n'est qu'au XIXe s. que les explorateurs europ&eacute;ens le red&eacute;couvrirent. Ce site merveilleux tant par son cadre naturel que par son contenu arch&eacute;ologique a &eacute;t&eacute; class&eacute; au patrimoine mondial de l'UNESCO d&egrave;s 1985 . C'est aussi un site &eacute;lu au titre de Deuxi&egrave;me Nouvelle Merveille du Monde au classement (controvers&eacute;) effectu&eacute; en 2007.</P><p align=justify>Le site ne s'est vraiment ouvert au tourisme que depuis le milieu des ann&eacute;es 1990, apr&egrave;s le d&eacute;m&eacute;nagement (entrepris &agrave; partir de 1984) des quelque 150 familles de la tribu Abdul (ou Bdul) qui vivaient dans le site (les tombeaux servant aussi d'&eacute;tables). Aujourd'hui, les 3000 personnes &eacute;vacu&eacute;es du site habitent le village moderne d'Umm Seyhun construit sur une colline au nord du site, village visible de la ville basse et pas tr&egrave;s bien int&eacute;gr&eacute; au paysage...</P><p align=justify>Pour visiter compl&egrave;tement ses 80km&sup2; et ses 800 monuments, il faudrait 3 ou 4 jours. Le site re&ccedil;oit jusqu'&agrave; 4000 &agrave; 5000 visiteurs par jour ce qui le fragilise encore plus.</P><p align=justify>Pass&eacute; le guichet, pour se rendre sur le site, il est possible d'aller &agrave; cheval jusqu'&agrave; l'entr&eacute;e du Siq. Ce qui co&ucirc;te 8&euro; AR (avec la difficult&eacute; de s'imposer un horaire de retour assez pr&eacute;cis) et peut comporter quelques risques de chute (TO et guides le d&eacute;conseillent bien que ce soit souvent inclus dans le prix du circuit). Autre possibilit&eacute;, utiliser une cal&egrave;che (plus exactement une sorte de petit char sur pneumatiques) tir&eacute;e par un petit cheval qui assure au trot toute la travers&eacute;e du Siq avec deux passagers (et le cocher) pour un peu plus de 20&euro; AR...<BR> Mais le meilleur moyen d'approcher le site reste incontestablement la marche &agrave; pied, Au bout de 500m, on arrive en vue de trois gros cubes de pierre claire sur la droite. Ces monolithes des Djinns sont des tombeaux-citernes. <BR> Un peu plus loin, sur la gauche, la falaise est creus&eacute;e d'un empilement de deux tombeaux: &agrave; la base le Triclinium corinthien que surmonte le Tombeau aux Ob&eacute;lisques. Le triclinium &eacute;tait une salle de banquet, fun&eacute;raire en l'occurrence, comportant trois banquettes taill&eacute;es dans la pierre. Influences &eacute;gyptiennes et hell&eacute;nistiques dans l'architecture et la d&eacute;coration (statuaire)... En face, on peut encore voire les traces d'une inscription en grec.</P><p align=justify>Le SIQ</P><p align=justify> Au bout d'une vingtaine de minutes et un kilom&egrave;tre, nous arrivons &agrave; l'entr&eacute;e proprement dite du d&eacute;fil&eacute;, Bab el-Siq. Il ne reste de la porte que des vestiges de l'arche dont ne subsistent que les berceaux et deux &quot;gardiens&quot; en costume d'&eacute;poque...</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>Le d&eacute;fil&eacute; se pr&eacute;sente comme une entaille longue de 1,2km, profonde de plus 100m &agrave; certains endroits et dont la largeur varie de 3 &agrave; 11m seulement. Elle est en d&eacute;clivit&eacute; et correspond &agrave; l'ancien cours du Wadi Musa, la rivi&egrave;re qui a &eacute;t&eacute; domestiqu&eacute;e, retenue par un barrge et dont l'eau &eacute;tait capt&eacute;e au profit du site, &agrave; l'aide de deux aqueducs am&eacute;nag&eacute;s dans les parois des falaises bordant le d&eacute;fil&eacute;.</P><p align=justify><BR> <BR> Extraodinaires jeux d'ombres et de lumi&egrave;res, &eacute;ventail de couleurs du jaune au violet, en passant par les rouges (pr&eacute;sence d'oxyde de fer) et de formes. L'&eacute;rosion &agrave; creus&eacute; des alv&eacute;oles dans la roche selon le m&ecirc;me principe que les c&eacute;l&egrave;bres taffonis corses (avec une couleur rappelant les taffonis des calanches de Piana sauf qu'en Corse c'est le granit qui subit ce genre d'&eacute;rosion). Ce type d'&eacute;rosion se manifeste en pr&eacute;sence d&#146;humidit&eacute; et de sels. Ces cavit&eacute;s ont alors un microclimat humide qui favorise leur croissance.<BR> Une partie du parcours s'effectue sur un sol r&eacute;gulier, ciment&eacute; tandis que d'autres portions sont encore faite du grossier pavage antique et l'on se plait alors d'&ecirc;tre pi&eacute;ton plut&ocirc;t que d'&ecirc;tre transport&eacute; dans une cal&egrave;che brinquebalante.</P><p align=justify>A mi parcours du d&eacute;fil&eacute;, dans un endroit o&ugrave; il s'&eacute;largit, un bloc a &eacute;t&eacute; travaill&eacute; en forme de niche &agrave; deux b&eacute;tyles (st&egrave;les de Dushara, le dieu supr&ecirc;me, et de la d&eacute;esse Al Uzza) d&eacute;di&eacute;s aux grandes divinit&eacute;s s&eacute;mitiques.<BR> Peu apr&egrave;s sur la gauche, on voit un ensemble de niches puis un relief assez d&eacute;grad&eacute;, en grandeur nature, repr&eacute;sentant deux dromadaires tenus par un chamelier dont on ne distingue plus que la partie inf&eacute;rieure du corps sous le drap&eacute; d'une tunique.<BR> Soudain une lueur appara&icirc;t au fond du d&eacute;fil&eacute; et les formes d'une architecture harmonieuse semblent m&ecirc;me s'y dessiner.<BR> Nous avons effectu&eacute; le parcours en une heure et quart.</P><p align=justify>. </P><p align=justify>Le KHAZNEH (&quot;le tr&eacute;sor&quot; en arabe)</P><p align=justify> Puis c'est la r&eacute;v&eacute;lation du KHAZNEH, qui m&eacute;rite son surnom de &quot;tr&eacute;sor&quot;. Au fil du temps et des civilisations qui ont d&eacute;couvert le lieu, la notion de tr&eacute;sor a pu varier. Pour les premiers constructeurs ce tombeau &eacute;tait l'&eacute;crin destin&eacute; &agrave; recevoir des d&eacute;pouilles royales. Les tribus b&eacute;douines au XIXe s. crurent que l'urne factice ornant le fronton de l'&eacute;difice recelait un vrai tr&eacute;sor et de ce fait ils la mitraill&egrave;rent litt&eacute;ralement et vainement...</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify> <BR> L'&eacute;difice est imposant avec ses 40m de haut pour 28m de large. Sa fa&ccedil;ade d&eacute;coup&eacute;e &agrave; m&ecirc;me la falaise est orient&eacute;e au nord-est. <BR> La datation de l'&eacute;difice est l'objet de d&eacute;bats entre les sp&eacute;cialistes. Certains le font remonter au Ier s. av. J-C et d'autres au IIe s. de notre &egrave;re, c'est-&agrave;-dire apr&egrave;s l'annexion romaine survenue en l'an 106. L'architecture et la statuaire s'inspirent de mod&egrave;les hell&eacute;nistiques et &eacute;gyptiens. On parle de tombeau-temple et m&ecirc;me d'architecture baroque car ne visant plus l'esth&eacute;tique que le fonctionnel.</P><p align=justify>La construction partiellement restaur&eacute;e (notamment les colonnes recouvertes d'un enduit qui laisse transpara&icirc;tre les blocs qui ont servi &agrave; les consolider) occupe deux niveaux. Au rez-de-chauss&eacute;e, le vestibule pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de 6 colonnes donne acc&egrave;s &agrave; une salle vide actuellement. A l'&eacute;tage le fronton est interrompu par un tholos, petit &eacute;difice comm&eacute;moratif de forme circulaire portant la fameuse urne. Les niches &eacute;taient pourvues de statues dansantes et ail&eacute;es, tr&egrave;s d&eacute;grad&eacute;es y compris du fait de l'homme (iconoclastes byzantins puis musulmans).</P><p align=justify>Au pied de la fa&ccedil;ade, &agrave; l'occasion de fouilles men&eacute;es en 2003, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts des tombeaux plus anciens.</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> La ville basse</P><p align=justify> En descendant ves la ville basse, la vall&eacute;e s'&eacute;largit et les falaises sont creus&eacute;es d'une multitude de tombeaux et de grottes, le plus souvent &eacute;tag&eacute;s. Des fa&ccedil;ades non fonctionnelles (fausse porte) ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; sculpt&eacute;es en certains endroits.</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Nous arrivons au niveau du th&eacute;&acirc;tre datant du tout d&eacute;but de l'&egrave;re chr&eacute;tienne et endommag&eacute; par les tremblements de terre. Il est taill&eacute; &agrave; m&ecirc;me le versant nord de la vall&eacute;e dans un gr&egrave;s rouge sombre et sa construction a &eacute;ventr&eacute; certains tombeaux. Ses 33 rang&eacute;es de gradins accueillaient 3000 spectateurs (ou 7000?).</P><p align=justify><BR> <BR> En face, sur l'autre versant, se dressent les fa&ccedil;ades de 4 grands tombeaux. <BR> Nous grimpons au premier, le tombeau &agrave; l'Urne. Avec ses 26m de haut et ses deux &eacute;tages surmont&eacute;s d'un fronton &agrave; urne, il est monumental. Son aspect a &eacute;t&eacute; quelque peu modifi&eacute; &agrave; l'&eacute;poque byzantine (Ve s.) o&ugrave; il fut utilis&eacute; comme &eacute;glise. La salle comporte trois niches d'&eacute;poque byzantine formant chevet. Le plafond chamoir&eacute; est une oeuvre d'art de la nature...<BR> Plus au nord, trois autres grands tombeaux sont creus&eacute;s dans la falaise (tombeau corinthien, tombeau &agrave; 5 &eacute;tages et tombeau de Sextus Florentinus, difficile &agrave; apercevoir de la ville basse). Nous n'avons pas le temps de les visiter dans ce programme de visite sur une seule journ&eacute;e. <BR> Le soleil au z&eacute;nith les &eacute;claire d'une lumi&egrave;re crue.</P><p align=justify>Nous redescendons et nous dirigeons vers la partie de style &quot;romain&quot; du site. Vestiges des nymph&eacute;es (fontaines), voie centrale pav&eacute;e &agrave; portiques, &quot;Cardo Maximus&quot;. Il reste peu de choses de l'arc de triomphe, des thermes et des temples qui se dressaient sur les pentes de part et d'autre.<BR> Nous arrivons &agrave; ce qui reste de la porte monumentale (restaur&eacute;e) &agrave; trois arches qui d&eacute;bouche sur une autre voie ou plut&ocirc;t une aire sacr&eacute;e, le t&eacute;m&eacute;nos que surmontait au nord le Temple des Lions Ail&eacute;s et au sud le Grand Temple.<BR> Enfin, tout au bout se dresse la masse imposante du temple d&eacute;di&eacute; &agrave; la principale divinit&eacute; nabat&eacute;enne, le dieu Dushara. La rude silhouette de l'&eacute;difice lui a valu le surnom de Qasr el-Bint, &quot;le ch&acirc;teau de la jeune fille&quot;.C'est le seul &eacute;difice ma&ccedil;onn&eacute; et non pas taill&eacute; directement dans la roche. On se contente de la vue ext&eacute;rieure. Pour avoir le temps d'effectuer la mont&eacute;e &agrave; ed-Deir, il est grand temps de d&eacute;jeuner. Des travaux de restauration s'y poursuivent.</P><p align=justify> Evidemment, le lieu ne se pr&ecirc;te pas &agrave; la gastronomie. Le Anbat Restaurant, moiti&eacute; sous la roche, moiti&eacute; sous tente, nous sert un repas frugal. Cela pr&eacute;sente l'avantage que trois quarts d'heure apr&egrave;s nous sommes libres de partir &agrave; la d&eacute;couverte du site cach&eacute; dans la montagne. Il est 13h20. Nous n'aurons pas froid pour notre grimpette.</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>.</P><p align=justify> <BR> Ed-Deir (&quot;le monast&egrave;re&quot;)</P><p align=justify> Une heure est n&eacute;cessaire pour gravir le sentier menant au site de ed-Deir: chemin de sable, chemin de pierrailles et aussi 800 marches plus ou moins r&eacute;guli&egrave;res... De plus, quelques travaux sont en cours et il faut laisser la place aux &acirc;nes et mulets charg&eacute;s de dalles hors gabarit.<BR> La vue devient vite remarquable sur les tombeaux de la ville basse au pied du jebal Um al-Amr et sur la gorge vertigineuse que longe le sentier.<BR> Sur la gauche, petit d&eacute;tour en direction du Biclinium aux Lions (&agrave; deux banquettes). </P><p align=justify>C'est apr&egrave;s une l&eacute;g&egrave;re descente que l'on trouve la fa&ccedil;ade de ed-Deir d&eacute;coup&eacute;e dans une falaise orient&eacute;e au sud-ouest. Le monument est &eacute;norme: 45m de large pour 42m de haut. Le dessin g&eacute;n&eacute;ral rappelle le Khazneh toutefois sans le d&eacute;cor. Il se pr&eacute;sente sur deux niveaux, surmont&eacute;s d'un fronton interrompu par un tholos et d'une &eacute;norme urne de 9m de haut . Une salle presque cubique est am&eacute;nag&eacute;e avec des banquettes lat&eacute;rales.</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>Ce monument est curieusement surnomm&eacute; &quot;le Monast&egrave;re&quot;. Ici, il ne s'agirait pas de tombeau mais d'un lieu de culte o&ugrave; se r&eacute;unissaient des confr&eacute;ries religieuses, lieu consacr&eacute; &agrave; un roi nabat&eacute;en divinis&eacute;, Obodas. </P><p align=justify>Au prix de quelques efforts, nos pas nous conduisent au sommet du Haut-Lieu ainsi qu'au Lieu du Sacrifice (debel el-Madhbah) d'o&ugrave; l'on a des vues sur les montagnes qui culminent aux environs de 1600m et sont profond&eacute;ment entaill&eacute;es par des gorges sauvages tandis qu'il faut deviner le Wadi Araba et le N&eacute;guev perdus dans la brume. Du sol sableux apparaissent quelques oignons blancs et les feuilles de fleurs dont je ne puis rien dire. Pas encore fleuries, ces plantes ressemblent &agrave; des tulipes...</P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>. </P><p align=justify> <BR> Mais tr&ecirc;ve de consid&eacute;rations botaniques, il faut penser &agrave; redescendre car il est bient&ocirc;t 15h et il faut compter deux heures pour regagner l'entr&eacute;e du site de Petra... sans s'arr&ecirc;ter!<BR> La redescente est l'occasion d'admirer d'en haut les tombeaux de la ville basse maintenant mis en valeur par la lumi&egrave;re du soleil couchant.<BR> Apr&egrave;s une descente rapide, nous d&eacute;cidons de remonter sur la pente nord de la ville basse afin de visiter les vestiges de l'&eacute;glise byzantine (IVe-VIe s.). Les vestiges n'ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts qu'en 1990. Les bases de murs et de colonnes subsistent et surtout les mosa&iuml;ques recouvrant le sol. Repr&eacute;sentations assez profanes, voire pa&iuml;ennes: femmes repr&eacute;sentant les Quatre Saisons (l'une au sein nu!) , des animaux... Des tesselles non seulement de pierre mais aussi de verre color&eacute; ont &eacute;t&eacute; employ&eacute;es pour leur r&eacute;alisation.</P><p align=justify><BR> Nous quittons les lieux &agrave; 16h45. <BR> Retour &agrave; la ville basse, derniers regards aux tombeaux et surtout au Khazneh puis c'est le retour par le d&eacute;fil&eacute; du Siq d&eacute;j&agrave; compl&egrave;tement plong&eacute; dans le noir. Les derniers cavaliers et chameliers retournent vers la ville basse d'o&ugrave; ils vont regagner leur village voisin. C'est aussi l'occasion de croiser des cal&egrave;ches dont les cochers se livrent une course stupide car nos coll&egrave;gues ont l'occasion d'assister &agrave; une accident, spectaculaire mais heureusement sans gravit&eacute;: la roue d'une cal&egrave;che ayant mordu sur un gros rocher, tout l'attelage s'est retrouv&eacute; sur le flanc, cheval compris... Heureusement, &agrave; cette heure-ci, elles ne transportaient plus de passagers.</P><p align=justify>Finalement, nous ne sortons du site de P&eacute;tra qu'&agrave; 17h30, dans l'obscurit&eacute;. Il nous aurait fallu une seconde journ&eacute;e pour une visite plus compl&egrave;te et pour grimper vers quelques autres <BR> points de vue dominant le site.</P><p align=justify>Au moins une autre journ&eacute;e eut &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire pour visiter plus tranquillement et pour se rendre sur quelques hauts lieux comme le jebel Um am-Amr avec le tombeau tardif de Sextus Florentinus (gouverneur romain de la province d'Arabie vers l'an 130 de notre &egrave;re chr&eacute;tienne) ou au haut lieu el-Madhbah avc le tombeau Renaissance (nomm&eacute; ainsi en raison d'une architecture originale sur ce site avec sa porte surmont&eacute;e d'un arc en plein cintre du IIe s.), ou encore pour s'enfoncer dans la gorge d'A&iuml;n es-Siyagh...</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> el-Beidha, &quot;la blanche&quot; en arabe, surnomm&eacute;e aussi &quot;la Petite P&eacute;tra&quot;.</P><p align=justify> <BR> D&eacute;part tardif pour une fois, &agrave; 8h45. Nous effectuons un court trajet pour nous rendre &agrave; moins de 10km au nord du site de P&eacute;tra, &agrave; el-Beidha.<BR> Ici ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;es les traces de l'une des plus anciennes et plus importantes implantations humaines de Palestine au N&eacute;olithique vers 10 000 &agrave; 8 000 et jusqu'&agrave; 6 500 av. J-C. Nous ne visiterons pas ce site arch&eacute;ologique.</P><p align=justify> C'est &agrave; juste titre que le site est surnomm&eacute; &quot;Petite P&eacute;tra&quot;. Les Nabat&eacute;ens ont occup&eacute; ce site, vers le IXe s. av. J-C, avant le site de P&eacute;tra. <BR> On y acc&egrave;de aussi par un d&eacute;fil&eacute;, moins profond, moins long (400m) et plus large, Siq el-Barid. <BR> L'arriv&eacute;e au site est constitu&eacute;e par un plateau cultiv&eacute; m&ecirc;me si cela se voit peu en cette saison s&egrave;che. En observant mieux les choses, on voit que des travaux aratoires ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s en attendant l'arriv&eacute;e des pluies. Une tente b&eacute;douine est dress&eacute;e pr&egrave;s de l'entr&eacute;e du site tandis qu'un B&eacute;douin r&eacute;alise les fameuses bouteilles de sable color&eacute; avec motifs de caravanes de dromadaires... </P><p align=justify>Les quelques 500 B&eacute;douins qui r&eacute;sidaient dans le site ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s en 2004.<BR> Ici &eacute;galement on retrouve tombeaux et tricliniums (salles de banquets fun&eacute;raires avec banquettes taill&eacute;es dans la roche). Des citernes sont &eacute;galement creus&eacute;es sous la falaise. Les couleurs de la roche sont plus claires, de couleur miel qui oint donn&eacute; naissance au nom des lieux &quot;la blanche&quot; (el-Beidha). Le site a servi de caravans&eacute;rail.<BR> L'une de ces salles, acc&egrave;s un peu p&eacute;rilleux en raison de marches tr&egrave;s us&eacute;es, permet de d&eacute;couvrir des restes de fresques: murs en trompe l'oeil de ma&ccedil;onnerie appareill&eacute;e, plafond d&eacute;cor&eacute; de pampres de vigne, d'oiseaux et d'un ch&eacute;rubin, petit joueur de fl&ucirc;te.<BR> En revenant vers le village de Wadi Musa, vers le sud, on a de superbes vues plongeantes sur le site de P&eacute;tra, en particulier sur la ville basse.</P><p align=justify> Le milieu de matin&eacute;e est occup&eacute; d'une fa&ccedil;on &eacute;trange, &agrave; la mani&egrave;re des Tours Operators. A 10h30, on nous fait d&eacute;jeuner &agrave; P&eacute;tra au Al Qantarah alors que nous avons pris le petit-d&eacute;jeuner tardivement, &agrave; 8h.<BR> Iyad d&eacute;plore une telle organisation qu'il a vainement tent&eacute; de modifier en appelant plusieurs fois sa direction. Il aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; nous faire d&eacute;jeuner dans un campement b&eacute;douin du Wadi Rum. Autre solution qui nous aurait parfaitement convenu: un panier pique-nique...<BR> A croire que les organisateurs n'ont jamais effectu&eacute; le circuit et n'ont m&ecirc;me pas regard&eacute; une carte. D'autant plus surprenant que le descriptif re&ccedil;u avant le d&eacute;part mentionne l'excursion du Wadi Rum d&egrave;s le matin, au d&eacute;part de P&eacute;tra, suivi de ce fameux d&eacute;jeuner de retour &agrave; P&eacute;tra, pour de nouveau repartir plein sud vers Aqaba. On peut penser qu'il y a quelque part un probl&egrave;me de copier/coller ...<BR> Cependant joli cadre pour ce restaurant et bonne table (moussaka, plat traditionnel du Moyen-Orient &agrave; base d'aubergines, d'oignons, de viande hach&eacute;e de mouton et d'aromates, servi froid)...</P><p align=justify>.</P><p align=justify> Nous partons en direction du Wadi Rum &agrave; une centaine de kilom&egrave;tes au sud de P&eacute;tra.</P><p align=justify><BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>LE MARIAGE EN JORDANIE</P><p align=justify>.</P><p align=justify>Les mariages arrang&eacute;s</P><p align=justify>Si les conjoints ne sont pas choisis par les familles, au mieux ils leur sont propos&eacute;s.<BR> Dans les villes, les jeunes peuvent faire connaissance en dehors de la volont&eacute; ou du d&eacute;sir des parents (&agrave; l'universit&eacute;, au centre commercial...) mais fian&ccedil;ailles et mariage requi&egrave;rent obligatoirement l'accord des familles.<BR> Pendant les fian&ccedil;ailles, la famille du jeune homme rend 5 ou 6 visites &agrave; celle de la jeune fille afin que les futurs &eacute;poux fassent un minimum connaissance.</P><p align=justify>Le jour du mariage, &quot;un responsable&quot; ou &quot;porte-parole&quot; conduit la famille du jeune homme chez les parents de la jeune fille afin que soit faite la demande formelle pour les &eacute;pousailles. <BR> Le mariage religieux Nik&acirc;h se fait par &eacute;change de consentement devant l'Im&acirc;m ou un simple Musulman et en pr&eacute;sence d'au moins deux t&eacute;moins. Traditionnellement, le jour choisi est le vendredi et les rigoristes privil&eacute;gient le mois de Chaww&acirc;l, dixi&egrave;me mois du calendrier musulman (le Ramadan est le neuvi&egrave;me mois).<BR> Lors du banquet, &quot;le porte-parole&quot; organise une qu&ecirc;te aupr&egrave;s des invit&eacute;s du jeune homme.<BR> A la campagne, les festivit&eacute;s se d&eacute;roulent en plein air. Apr&egrave;s le repas, les hommes dansent ensemble.</P><p align=justify>Un homme peut d&eacute;cider de divorcer pour cause de st&eacute;rilit&eacute; de son &eacute;pouse. Un homme riche peut avoir jusqu'&agrave; quatre &eacute;pouses (officielles) mais pour ses diff&eacute;rents mariages il doit recueillir l'accord des pr&eacute;c&eacute;dentes &eacute;pouses. Mais ont-elles le choix lorsqu'elles ne sont pas &eacute;conomiquement ind&eacute;pendantes?</P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify>Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> --------------------------------------------------------------------------------<BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente :PETRA<BR> <BR> Apr&egrave;s avoir quitt&eacute; P&eacute;tra, au bout d'une heure de route, nous arr&ecirc;tons sur un plateau aride dominant le Wadi Arab, pr&egrave;s d'une r&eacute;sidence royale et d'un cimeti&egrave;re musulman.</P><p align=justify>. </P><p align=justify>WADI RUM (ou Wadi Ram) surnomm&eacute; souvent &quot;vall&eacute;e de la Lune&quot; </P><p align=justify>Une autre heure de route, et nous arrivons dans le Wadi Rum vers 13h en traversant une plaine sableuse sur un vingtaine de kilom&egrave;tres. Quelques villages. Des massifs rocheux de gr&egrave;s rouge (comme &agrave; P&eacute;tra) &eacute;mergent d'un d&eacute;sert ocre et rouge. Travers&eacute;e de la voie ferr&eacute;e &eacute;troite et unique permettant de rejoindre Istanbul (!) et La Mecque, en passant par Damas et &eacute;vitant Aqaba &agrave; l'origine. Cette ligne du Hedjaz remonte &agrave; la fin de l'empire ottoman destin&eacute;e &agrave; remplacer les caravanes fut inaugur&eacute;e en 1908.<BR> C'est le TPV (Train &agrave; Petite Vitesse) selon IYAD car ce tortillard chemine &agrave; 30km/h (sauf sur la partie entre Damas et Amman o&ugrave; il double sa vitesse!). Ce n'est plus maintenant qu'un transport de marchandises.</P><p align=justify>Le classement du site du Wadi Rum est demand&eacute; &agrave; l'UNESCO depuis 2006. Le d&eacute;sert s'&eacute;tend sur 70km du nord au sud. La partie au sud de Diseh est prot&eacute;g&eacute;e. Iyad nous indique qu'il n'y a plus que 4000 &agrave; 5000 B&eacute;douins nomades en Jordanie.</P><p align=justify>C'est un abus de langage de dire que Wadi Rum signifie &quot;vall&eacute;e de la lune&quot; certes le paysage y a un aspect lunaire mais en arabe WADI d&eacute;signe la &quot;vall&eacute;e&quot; et en aram&eacute;en (l'ancienne langue de Palestine) RUM signifie &quot;grande montagne&quot;. En effet, une vall&eacute;e d&eacute;sertique se dirige vers le sud, avec pour horizon les plus hauts sommets de Jordanie notamment l'Umm Adaami (culminant &agrave; 1875 m) au-dessus du golfe d'Aqaba et de l'Arabie Saoudite. C'est le plus grand et le plus majestueux des d&eacute;serts jordaniens. Situ&eacute; dans une zone g&eacute;ologique semblable &agrave; celle des parois rocheuses de Petra, le Wadi Rum est une large vall&eacute;e pos&eacute;e sur un socle de granit, bord&eacute;e de falaises et de massifs de gr&eacute;s rouge dont l'origine remonte &agrave; 300 millions d'ann&eacute;es.</P><p align=justify>Tr&egrave;s habilement, Iyad r&eacute;ussit &agrave; nous faire prendre une option. Au lieu de deux heures dans le d&eacute;sert figurant dans notre programme, nous en aurions trois (dont seulement une bonne moiti&eacute; en roulant sur une trentaine de kilom&egrave;tres ?) moyennant un suppl&eacute;ment de 15 dinars jordaniens (JOD), soit &agrave; peu pr&egrave;s le m&ecirc;me montant en &euro;uros. </P><p align=justify>C'est du Visitors' Center que partent nos 4x4 (vieux Toyota ou Mitsubishi hors d'&acirc;ge, en g&eacute;n&eacute;ral) &agrave; 14h. Trois passagers peuvent trouver place dans la cabine et quatre &agrave; l'arri&egrave;re, dans la benne d&eacute;couverte du pick-up. Pour ceux-ci, penser au sable, au vent et &agrave; la fra&icirc;cheur au cr&eacute;puscule...<BR> Sur le n&ocirc;tre, hormis l'essentiel c'est-&agrave;-dire le moteur, rien ne fonctionne plus vraiment. Si&egrave;ges d&eacute;fonc&eacute;s, compteur de vitesse bloqu&eacute;, l&egrave;ve-vitre hors d'usage...</P><p align=justify> Pour notre point de d&eacute;part, nous avons face &agrave; nous le magnifique massif surnomm&eacute; &quot;les 7 piliers de la sagesse&quot; du nom du livre &eacute;crit par le colonel T. E. Lawrence, connaisseur (&eacute;tudes &agrave; Damas) et h&eacute;ros de cette contr&eacute;e o&ugrave; notamment il rassembla ses troupes des tribus b&eacute;douines pour attaquer Aqaba en 1917. Le fameux film de David Lean sur &quot;Lawrence d'Arabie&quot; a d'ailleurs pour une grande part &eacute;t&eacute; tourn&eacute; ici en 1962 (d'autres sc&egrave;nes ont eu un d&eacute;cor marocain avec la kasba de Tiffoultoute et le ksar d'A&iuml;t Ben Haddou, dans la r&eacute;gion de Ouarzazate). Peter O'Toole tenait le r&ocirc;le principal et Omar Sharif celui du Sherif Ali.</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> Au bout d'un petit moment, en consid&eacute;rant l'heure et la direction du soleil, je r&eacute;alise que notre convoi se dirige (vers la r&eacute;gion du djebel Abu Nadlah?) &agrave; l'oppos&eacute; de la zone prot&eacute;g&eacute;e o&ugrave; se trouvent les sites les plus c&eacute;l&egrave;bres notamment celui des sources pr&egrave;s desquelles se trouvent des inscriptions proto-arabes (A&iuml;n esh-Shellaleh) et celui de la gorge A&iuml;n Kazali (au sein du Jebel du m&ecirc;me nom). Ces sites &eacute;taient pourtant explicitement d&eacute;sign&eacute;s dans le programme re&ccedil;u avant le d&eacute;part.</P><p align=justify>Magouille entre le guide et les B&eacute;douins? Caprice ou envie de varier les itin&eacute;raires pour notre guide. Je crains que la premi&egrave;re hypoth&egrave;se soit la bonne car cela permet au guide de passer &quot;&agrave; gauche&quot; les droits d'entr&eacute;e dans la zone prot&eacute;g&eacute;e. Ah! ces guides! souvent pas tr&egrave;s honn&ecirc;tes mais avec la justification de leur maigre salaire...<BR> J'ai la na&iuml;vet&eacute; de croire, qu'aucun autre voyageur du groupe ne s'est rendu compte de la supercherie et de nombreux touristes doivent se faire avoir de la m&ecirc;me fa&ccedil;on (y compris des &quot;individuels&quot;). Pour se consoler, disons que ce secteur nord moins c&eacute;l&egrave;bre a pour lui l'avantage d'&ecirc;tre moins fr&eacute;quent&eacute; et que l'on a pu voir quelques arches sans s'enfoncer &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; m&eacute;ridionale du Wadi (&agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres) o&ugrave; se trouvent les arches de Umm Fruth et de Burdah et le canyon de Burrah....</P><p align=justify>Hors de la zone prot&eacute;g&eacute;e, nous n'aurons pas l'occasion de croiser les patrouilles de la police mont&eacute;e &agrave; dos de dromadaire de la &quot;Mobile Desert Force&quot;. En fait nous ne croiserons qu'un confortable 4x4...</P><p align=justify>. </P><p align=justify>Nous allons vers le nord-est en passant au village de Diseh. Nous longeons la route et coupons la voie ferr&eacute;e.<BR> Au bout de 20 minutes, bref arr&ecirc;t flore pour voir des coloquintes du d&eacute;sert, fruits sph&eacute;riques de 8cm de diam&egrave;tre, toxiques &agrave; ce qu'il para&icirc;t.<BR> Quelques minutes plus tard, nous quittons la zone de sable roux pour une partie parfaitement plane au sol de couleur gris-jaune fait de vase craquel&eacute;e. Les multiples empreintes laiss&eacute;s par les pneus des 4x4 font forc&eacute;ment penser aux fameux Dupont(d) dans l'album &quot;Tintin au pays de l'or noir&quot; d'Herg&eacute; .</P><p align=justify><BR> Au bout d'un autre vingtaine de minutes, revenus dans une zone sableuse, nouvel arr&ecirc;t d'un quart d'heure devant un d&eacute;cor de tournage de film. Il s'agissait d'une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e de 1982 &quot;Conrad Killian, le fou du d&eacute;sert&quot; de Jean-Paul Tr&eacute;bouet avec Mathieu Carri&egrave;re dans le r&ocirc;le de Conrad. Cette s&eacute;rie pr&eacute;sentait les aventures d'un g&eacute;ologue ard&eacute;chois fou du Sahara.<BR> Certains conducteurs profitent de la pause pour d&eacute;gonfler les pneus de leur v&eacute;hicule afin de r&eacute;duire le risque de s'ensabler. Etranges empreintes animales laiss&eacute;es sur le sable...</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> Apr&egrave;s 10 minutes de piste, nouvel arr&ecirc;t (secteur de Abu al-Hawl?) de quelques minutes pour observer des gravures rupestres (nabat&eacute;ennes ou bien plus anciennes?) repr&eacute;sentant un troupeau de dromadaires. Au pied de la falaise, on a loisir d'observer les gros bulbes blancs sortant du sol comme on l'a d&eacute;j&agrave; signal&eacute; &agrave; P&eacute;tra (mais leur d&eacute;veloppement v&eacute;g&eacute;tatif semble moins avanc&eacute;).</P><p align=justify>Nouvelle &eacute;tape de vingt minutes qui nous conduit dans une zone o&ugrave; l'on peu voir deux arches naturelles (&quot;rock bridges&quot;). Nous allons passer une demi-heure sur ces sites. La premi&egrave;re arche est de dimension modeste tandis que la seconde est impressionnante mais elle est moins mise en valeur car l'heure d&eacute;j&agrave; avanc&eacute;e (16h) fait qu'elle se trouve en partie dans l'ombre de la montagne voisine. La hauteur sous vo&ucirc;te doit &ecirc;tre de l'ordre de 5-6m tandis que la port&eacute;e de l'arche doit &ecirc;tre d'environ 15-20m. L'acc&egrave;s au sommet de l'arche s'av&egrave;re un peu acrobatique (c&ocirc;t&eacute; montagne) mais c'est un petit exercice sympa. Encore de curieuses empreintes animales sur le sable...</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>Apr&egrave;s 10 minutes de piste, nouvel arr&ecirc;t bref devant des gravures rupestres repr&eacute;sentant des empreintes de pieds et des personnages munis d'une arme.<BR> Moins d'une demi-heure plus tard, le soleil flamboyant dispara&icirc;t &agrave; l'horizon, en direction de l'Europe.<BR> Arr&ecirc;t d'un quart d'heure dans un &quot;campement b&eacute;douin&quot; ou plut&ocirc;t une boutique o&ugrave; l'on peut boire du th&eacute; avec les hommes tandis que leur femme s'aff&egrave;rent &agrave; vendre des souvenirs (bijoux, tissus...). Tout pr&egrave;s de l&agrave;, un magnifique champignon sculpt&eacute; par le vent s'offre &agrave; des photos sous tous les angles.</P><p align=justify>Pour les touristes disposant de plus de temps, il faudrait visiter la zone prot&eacute;g&eacute;e (sud du site) sur une journ&eacute;e voire plus (possibilit&eacute; de bivouac en camp de B&eacute;douins).</P><p align=justify>17h, nous retrouvons le bus au bord de la route et regagnons la Desert Highway.<BR> Il faut une heure pour arriver &agrave; Aqaba encore distante d'environ 50km. </P><p align=justify>.</P><p align=justify>--------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify><BR> AQABA (100000 habitants)</P><p align=justify> Nous descendons au Mina Aqaba Hotel a 18 heures, dans les quartiers ouest de la ville (en direction d'Eilat, en Isra&euml;l). <BR> Dans cet h&ocirc;tel se retrouvent tous les groupes de notre TO et c'est une pagaille totale pour avoir les clefs des chambres, pour utiliser les ascenseurs et pour d&icirc;ner. Apr&egrave;s ce repas a oublier pour faire une petite balade by night qui nous conduit vers la plage avec vues sur le port et de l'autre c&ocirc;t&eacute; du golfe, sur la toute proche ville isra&eacute;lienne d'Eilat, &agrave; moins de 4km de l&agrave;. Nous rentrons en traversant le souk encore en activit&eacute; &agrave; 22 heures.</P><p align=justify>AQABA est l'unique port de Jordanie. Cette situation portuaire en fait le point d'exportation de phosphates et des raffineries y sont &eacute;galement implant&eacute;es.</P><p align=justify>La ville situ&eacute;e &agrave; un carrefour g&eacute;ographique strat&eacute;gique &agrave; l'entr&eacute;e de la Mer Rouge fut fond&eacute;e par le roi Salomon, c'&eacute;tait un fort et un caravans&eacute;rail. Au Ier s., ce fut un comptoir Nabat&eacute;en sur la Route des Epices avant d'&ecirc;tre incorpor&eacute;e &agrave; l'Empire Romain. Elle passa sous l'autorit&eacute; de Byzance au IVe s. puis fut conquise par l'Islam en 631, devenant alors une &eacute;tape pour les p&egrave;lerins se rendant &agrave; La Mecque et &agrave; M&eacute;dine. Elle fut pill&eacute;e lors des guerres avec les Crois&eacute;s au XIIe s. En 1917, le colonel Lawrence et du chef b&eacute;douin Awda abu Tayi &agrave; la t&ecirc;te de troupes anglo-arabes en chass&egrave;rent les Turcs (alli&eacute;s de l'Allemagne). Ici, en 2005, un attentat islamiste &agrave; la roquette eut lieu manquant un navire de guerre am&eacute;ricain et la ville isra&eacute;lienne voisine. </P><p align=justify>Aqaba b&eacute;n&eacute;ficie actuellement du statut de zone franche. La ville est aussi connue pour ses plages de sable fin (mais &agrave; l'eau pollu&eacute;e) et ses fonds marins aux coraux et poissons multicolores (centres de plong&eacute;e et excursions en bateau &agrave; fond transparent). Ici, la vie sous-marine et particuli&egrave;rement les coraux se d&eacute;veloppent &agrave; la faveur d'un climat temp&eacute;r&eacute; et de courants chauds.</P><p align=justify> Derni&egrave;re matin&eacute;e en Jordanie. <BR> Nous ne pourrons pas l'utiliser au mieux car m&ecirc;me si le d&eacute;part de l'h&ocirc;tel est pr&eacute;vu &agrave; 11h30, il faut venir sortir les valises &agrave; 10h, toujours dans une ambiance de pagaille avec les d&eacute;parts des diff&eacute;rents groupes. </P><p align=justify>Donc impossible d'envisager une petite sortie en mer afin de voir les coraux et les poissons exotiques de Mer Rouge avec les &quot;glass boats&quot;, les bateaux &agrave; fond transparent (pour que la sortie en vaille la peine, il faudrait disposer de 3 heures). Ce ne sont pourtant pas les bateaux de promenade qui manquent!</P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>.</P><p align=justify><BR> <BR> Nous aurons tout juste le temps de faire un petit tour d'une heure de temps au bord de la mer, en passant par le souk qui n'est pas encore anim&eacute;. </P><p align=justify>C'est le jour des &eacute;lections l&eacute;gislatives aussi y a-t-il un peu de monde &agrave; la plage mais seuls les enfants de baignent. et au surplus l'eau est tr&egrave;s pollu&eacute;e &agrave; ce qu'il para&icirc;t.</P><p align=justify>Cela n'emp&ecirc;che pas quelques p&ecirc;cheurs de sortir quelques beaux poissons. Sous les paillotes, des femmes jordaniennes se pr&eacute;lassent en fumant le narguil&eacute;. Paradoxalement, c'est une m&egrave;re de famille qui accepte d'&ecirc;tre photographi&eacute;e alors que sa fille le refuse et se cache le visage avec son voile.<BR> Nous rentrons en longeant des jardins ouvriers qui se trouvent juste derri&egrave;re la plage. Il fait d&eacute;j&agrave; chaud (21&deg;) et l'on s'accorde encore un petit moment de repos dans un parc proche de l'h&ocirc;tel et nous avons la surprise de voir un pr&eacute;dicateur ou un pros&eacute;lyte musulman venir nous parler et nous remettre une carte nous invitant &agrave; nous documenter sur l'Islam &agrave; travers un site Internet...</P><p align=justify><BR> Notre avion s'envole avec trois quarts d'heure de retard, &agrave; 14h45. <BR> Dur&eacute;e de vol pr&eacute;vue pour arriver &agrave; l'escale de Metz de 5 heures car il y a un vent de face de 100km/h. Comme aller, il faut contourner Isra&euml;l, cette fois par le sud, en survolant le Sina&iuml; et le Caire. Nous sommes un peu secou&eacute; car il nous faut traverser un orage, les avions civils n'ayant pas le droit de modifier leur route dans cette r&eacute;gion.<BR> </P><p align=justify>La nuit est tomb&eacute;e lorsque nous arrivons au-dessus de la M&eacute;diterran&eacute;e. Arriv&eacute;e &agrave; Metz &agrave; 18h50 sous la pluie. D&eacute;barquement de presque tous les passagers et changement d'&eacute;quipage. <BR> Nous voici &agrave; Nantes &agrave; 21 heures, par 8&deg;, et il pleut...<BR> --------------------------------------------------------------------------------</P><p align=justify>Menu JORDANIE - Palestine <BR> Retour aux VOYAGES </P><p align=justify>LA GASTRONOMIE</P><p align=justify>La cuisine jordanienne n'est pas connue comme celle du Liban avec laquelle elle a pourtant une certaine parent&eacute;.<BR> Les felafels (boulettes de pur&eacute;e de pois chiches frites), le houmous (pur&eacute;e de pois chiches) et le foul (pur&eacute;e de f&egrave;ves) pr&eacute;par&eacute;es avec de l'ail et du citron, sont les plats &eacute;conomiques les plus r&eacute;pandus On les consomme en g&eacute;n&eacute;ral avec le pain arabe, en fait de grandes galettes &agrave; base de p&acirc;te de froment lev&eacute;e, le khobz. <BR> On retrouve ce type de pain ou de galette dans tout le bassin m&eacute;diterran&eacute;en sous diverses appellations pita, pain turc, libanais, syrien... Et l'on ne peut que penser aussi aux pains indiens &agrave; base de farine de froment naans, chapati (ou roti).</P><p align=justify>Nous avons particuli&egrave;rement appr&eacute;ci&eacute; tous ces mets. <BR> Le shawarma, sorte de &quot;sandwich&quot; &agrave; base d'agneau ou de poulet r&ocirc;ti est servi dans du khobz dans les menus bon march&eacute;. <BR> Le plat traditionnel est le mensaf. Il s'agit d'un rago&ucirc;t &agrave; base de morceaux d'agneau servis sur du riz et des pignons de pin, traditionnellement surmont&eacute;s de la t&ecirc;te de l'animal (on nous en a dispens&eacute;s). La graisse de cuisson est g&eacute;n&eacute;ralement vers&eacute;e sur le plat, servi avec une sauce &agrave; base de yaourt. Ce plat se mange normalement avec les doigts. <BR> Dans une approche gastronomique, on peut aussi go&ucirc;ter diff&eacute;rents petits plats comme au Liban, les meze ou mezz&eacute;s avec des entr&eacute;es telles que houmous, foul, kube et taboul&eacute;, des kebabs divers, le Mahshi Waraq 'inab (feuilles de vigne farcies au riz, &agrave; la viande hach&eacute;e et aux &eacute;pices), le musakhan (poulet &agrave; l'huile d'olive et aux oignons, r&ocirc;ti et servi sur du pain arabe) et la sp&eacute;cialit&eacute; jordanienne, le mensaf . <BR> Les p&acirc;tisseries du pays regorgent d'&eacute;tals de douceurs &agrave; base de miel et d'amandes. <BR> Confiserie que Iyad nous a fait d&eacute;couvrir, les baklavas originaires de Perse et r&eacute;pandus &eacute;galement par les Turcs ottomans. Ce dessert est tr&egrave;s sophistiqu&eacute; dans sa r&eacute;alisation. En effet, le m&eacute;lange form&eacute; par les amandes, noisettes et pistaches concass&eacute;s est envelopp&eacute; ou enroul&eacute; dans de tr&egrave;s fines feuilles de p&acirc;te huil&eacute;e avant d'&ecirc;tre cuit dans une eau sucr&eacute;e (&eacute;ventuellement au miel).<BR> Autre &quot;d&eacute;lice&quot; sucr&eacute;, les loukoums qui se sont r&eacute;pandus au Proche-Orient sous l'influence turque ottomane. A la base cette p&acirc;te gommeuse est un m&eacute;lange d'amidon et de sucre qui peut &ecirc;tre enrichie de poudre d'amandes de divers fruits.<BR> Le caf&eacute; arabe qu'il faut plut&ocirc;t appeler caf&eacute; oriental (car ailleurs il est nomm&eacute; caf&eacute; grec, turc voire arm&eacute;nien!) est un v&eacute;ritable rite et se consomme en diverses circonstances (pas seulement en fin de repas). Il est obtenu par d&eacute;coction, le caf&eacute; moulu est vers&eacute; dans l'eau qui est port&eacute;e &agrave; &eacute;bullition jusqu'&agrave; ce qu'elle mousse et le marc se d&eacute;pose (plus ou moins au fond). Il est fort et servi en petite quantit&eacute;, dans de petites tasses. <BR> <BR> Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> <BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Bethl&eacute;em<BR> Etape suivante : Petra Une nuit pass&eacute;e &agrave; Amman apr&egrave;s notre p&eacute;riple express en Palestine nous a permis de r&eacute;cup&eacute;rer. D&eacute;part &agrave; 8h30 pour un petit tour dans le quartier r&eacute;sidentiel d'Abdoun avant de prendre la direction du sud, pour la Route des Rois. 310km pour atteindre P&eacute;tra.<BR> Premi&egrave;re &eacute;tape &agrave; une trentaine de kilom&egrave;tres au sud d'Amman.<BR> MADABA.<BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> Cette r&eacute;gion pr&eacute;sent plusieurs particularit&eacute;s. D'apr&egrave;s les r&eacute;cits bibliques, ce fut le terme de l'Exode des H&eacute;breux entre l'Egypte et la Terre Promise au XIIIe s. av. J-C. Ils l'occup&egrave;rent jusqu'au IXe s. av. J-C.</P><p align=justify>A l'&eacute;poque byzantine, ce fut aussi un important foyer du christianisme avec 14 &eacute;glises byzantines et aussi comme en t&eacute;moignent les vestiges des mosa&iuml;ques de l'&eacute;poque. C'est la ville chr&eacute;tienne la plus importante de Jordanie avec 40% de Chr&eacute;tiens (5% en moyenne dans l'ensemble du pays) surtout orthodoxes. En effet, elle fut recolonis&eacute;e par des tribus arabes chr&eacute;tiennes &agrave; la fin du XIXe s. <BR> Nous consacrons une visite &agrave; l'&eacute;glise grecque orthodoxe Saint Georges, &eacute;difice moderne mais int&eacute;grant les vestiges de la fameuse mosa&iuml;que du VIe s. repr&eacute;sentant la carte des lieux saints de Palestine (le nord est &agrave; gauche, J&eacute;rusalem et la Mer Morte occupent la position centrale) d&eacute;couverte en 1896. Quelque 150 lieux y sont cit&eacute;s mais &agrave; l'origine, la mosa&iuml;que mesurait environ 16m de long et est constitu&eacute;e de 2 millions de tesselles (fragments de pierres de couleur). Les couleurs sont toujours naturelles cependant certains sont obtenues par traitement &agrave; la chaleur. Ainsi, le travertin chauff&eacute; devient rouge (la trouvaille remonte &agrave; l'Antiquit&eacute; romaine). <BR> Nous ne visiterons pas l'&eacute;glise des Saints Ap&ocirc;tres (mosa&iuml;que de la D&eacute;esse de la Mer).<BR> Avec une telle richesse arch&eacute;ologique, le gouvernement jordanien a favoris&eacute; l'ouverture en 1992 d'une &eacute;cole de mosa&iuml;que unique en son genre et dans la r&eacute;gion. La boutique et l'atelier de pr&eacute;sentation du Madaba Institute for Mosaic Art &amp; Restoration (MIMAR) donnent une bonne id&eacute;e de la minutie du travail et aussi, &agrave; contrario, de la grossi&egrave;ret&eacute; de productions banales destin&eacute;es aux touristes. Il y a quelques ann&eacute;es cette &eacute;cole a fait l'objet d'une pr&eacute;sentation par Patrice de Carolis dans le cadre de l'&eacute;mission &quot;Des Racines &amp; Des Ailes&quot;.<BR> On peut y admirer notamment une reproduction de la mosa&iuml;que du baptist&egrave;re de l'&eacute;glise du Mont N&eacute;bo. L'atelier d&eacute;veloppe aussi des cr&eacute;ations notamment en se dispensant des mosa&iuml;ques plus fonc&eacute;es marquant les contours des objets dessin&eacute;s. Moins authentiques mais de belle facture, on peut aussi voir des poteries donnant parfaitement l'illusion d'un rev&ecirc;tement en mosa&iuml;que ou des oeufs d'autruches peints...<BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> <BR> </P><p align=justify>MONT NEBO.</P><p align=justify> Nous effectuons un court trajet pour nous rendre au Mont N&eacute;bo. Cette petite montagne de 820m (840?) qui domine la Mer Morte (de 1200m!) perdue dans la brume serait le lieu d'o&ugrave; Mo&iuml;se vit la Terre Promise vers laquelle il avait conduit son peuple apr&egrave;s 40 ann&eacute;es d'errance dans le d&eacute;sert. Il y serait mort et enterr&eacute;.<BR> Bien des touristes et p&egrave;lerins sans g&ecirc;ne sont pass&eacute;s par l&agrave; depuis si l'on en juge aux plastiques et d&eacute;tritus divers qui jonchent les abords de la route d'acc&egrave;s au site.<BR> A l'entr&eacute;e du site, un monument a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute; pour comm&eacute;morer la venue du pape Jean-Paul II en l'an 2000, &agrave; l'occasion du jubil&eacute;.<BR> Un peu plus loin, une st&egrave;le est dress&eacute;e &agrave; la m&eacute;moire de Mo&iuml;se.<BR> Nous n'avons pas le temps de nous attarder dans le hall pr&eacute;sentant une exposition p&eacute;dagogique sur le site et montrant quelques beaux exemples de mosa&iuml;ques en attendant l'ouverture de la nouvelle structure en cours de construction et destin&eacute;e &agrave; prot&eacute;ger les vestiges de l'ancienne basilique.<BR> Nous gagnons l'esplanade dominant la vall&eacute;e du Jourdain, noy&eacute;e dans la brume de chaleur. On ne verra donc pas les Monts de Jud&eacute;e ou l'oasis de J&eacute;richo et encore moins J&eacute;rusalem. Il faut s'en remettre &agrave; la table d'orientation (J&eacute;rusalem &agrave; 46km, J&eacute;richo &agrave; 27km...). <BR> Une sculpture moderne se dresse tout pr&egrave;s de l&agrave;. L'oeuvre due &agrave; Giovanni Fantoni repr&eacute;sente le serpent de bronze de Mo&iuml;se s'enroulant autour de la croix (pour punir les H&eacute;breux r&eacute;volt&eacute;s par la longue errance dans laquelle Mo&iuml;se les conduisait furent ch&acirc;tier par Dieu sous la forme de serpents venimeux mais Mo&iuml;se pouvait gu&eacute;rir les H&eacute;breux qui &eacute;taient mordus en leur pr&eacute;sentant le serpent de bronze qu'il avait fabriqu&eacute;).<BR> Un quart d'heure de route, toujours des terrains am&eacute;nag&eacute;s pour les meetings &eacute;lectoraux, et arr&ecirc;t d&eacute;jeuner tr&egrave;s quelconque au restaurant Dana.</P><p align=justify>Pour les touristes disposant de plus de temps, il faut envisager deux d&eacute;tours au sud de Madaba.</P><p align=justify>L'un vers Mukhawir (Mach&eacute;ronte cit&eacute; dans l'Evangile). Sur cette montagne culminant &agrave; 700m et constituant un poste avanc&eacute; des Jud&eacute;ens face &agrave; la Nabat&egrave;ne, H&eacute;rode le Grand transforma la forteresse en palais (comme au sommet des monts de Madaba ou de l'H&eacute;rodium en Palestine). L'Evangile place ici la mise &agrave; mort de Jean-Baptiste qu'accorda H&eacute;rode &agrave; Salom&eacute;, la fille de sa ma&icirc;tresse (et belle-soeur).<BR> Autre d&eacute;tour vers UImm ar-Rasas (appel&eacute; aussi Kastrom Mefa'a), site class&eacute; par l'UNESCO en 2004. Superbes mosa&iuml;ques des VIe-VIIIe s., provenant des anciennes &eacute;glises St Etienne et St Serge. Ruines de civilisations romaines, byzantines et proto-arabes du IIIe s. av. J-C au IXe s. de notre &egrave;re. <BR> </P><p align=justify>KERAK.<BR> Au d&eacute;part de Madaba, environ 90km nous s&eacute;parent de K&eacute;rak. <BR> A peu pr&egrave;s &agrave; mi-trajet, au bout de trois quarts d'heure de route, sur un plateau aride o&ugrave; l'on voit quelques villages gagn&eacute;s par l'effervescence &eacute;lectorale (on est pourtant le samedi), on arrive au niveau d'une profonde gorge se 1000m qui entaille se plateau et se dirige vers la Mer Morte. C'est le canyon du Wadi Mujib qui se prolonge en aval par une r&eacute;serve naturelle. <BR> La rivi&egrave;re Arnon qui y coule s&eacute;parait deux royaumes au temps bibliques (Moab et Ammon). Un barrage a &eacute;t&eacute; construit en 2005. Une longue route en lacet s'&eacute;tend sur 9km pour atteindre le fond de la gorge avant de partir &agrave; l'assaut de l'autre versant.<BR> </P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify>Pour les amateurs de paysage, nature, de verdure et d'eau fra&icirc;che, <BR> il faudrait envisager un d&eacute;tour par la R&eacute;serve Naturelle de Dana...<BR> Encore une heure de route avant d'arriver &agrave; K&eacute;rak. Il est plus de 16h30. Le jour baisse rapidement.</P><p align=justify> Le site du ch&acirc;teau de K&eacute;rak occupe un nid d'aigle, au-dessus de la ville, &agrave; 900m d'altitude.<BR> R&eacute;gion tr&egrave;s christianis&eacute;e &agrave; l'&eacute;poque byzantine, elle passa facilement sous le contr&ocirc;le des Crois&eacute;s au XIIe s. Baudouin Ier, roi de J&eacute;rusalem, y installa une seigneurie. Le ch&acirc;teau de Renaud de Chatillon, seigneur du lieu, r&eacute;sista &agrave; deux assauts de Saladin (calife fatimide du Caire). Il ne tomba qu'en 1188, un apr&egrave;s la d&eacute;faite du roi de J&eacute;rusalem &agrave; la bataille de Hattin (non loin du Lac de Tib&eacute;riade).</P><p align=justify>Le ch&acirc;teau largement remani&eacute; par les nouveaux occupants fut aussi l'enjeu d'autres combats avec l'intervention des Mamelouks puis des Ottomans.</P><p align=justify>Les vestiges de la citadelle ne semblent pas imposants au premier abord. En fait, ils sont constitu&eacute;s d'un enchev&ecirc;trement de construction, de couloirs, de souterrains... dispos&eacute;s sur plusieurs niveaux. La visite en une heure de ces vestiges laisse une curieuse impression qu'elle est faite pour partie dans l'obscurit&eacute;, en raison de l'heure tardive et de la disposition des lieux. <BR> Pr&eacute;voir une lampe de poche pour la visite n'est pas superflu!</P><p align=justify>. </P><p align=justify> <BR> <BR> Pour les touristes moins press&eacute;s, arr&ecirc;t possible au ch&acirc;teau crois&eacute; de Sobak (Shaubak ou encore Shobak). Connu sous le nom de krak (terme provenant de l'arabe &quot;karak&quot; et d&eacute;signant une construction fortifi&eacute;e &eacute;difi&eacute;e par les Crois&eacute;s en Palestine) de Montr&eacute;al, il est impressionnant au sommet d'une colline avec ses murs &eacute;pais et son pont-levis.</P><p align=justify> De K&eacute;rak, il reste plus de 150km &agrave; parcourir pour arriver &agrave; P&eacute;tra. Nous laisserons de c&ocirc;t&eacute; le village et la R&eacute;serve Naturelle de Dana qui ne sont pas &agrave; notre programme.<BR> Encore deux heures de trajet. Il fait compl&egrave;tement nuit et &agrave; 20h nous voici &agrave; Wadi Musa (&quot;la rivi&egrave;re de Mo&iuml;se&quot;) , autrement connu sous le nom de PETRA. Le nom de Wadi Musa rappelle la tradition selon laquelle Mo&iuml;se aurait fait jaillir une source en ce lieu, en frappant le rocher de son b&acirc;ton... L'ancien nom de la cit&eacute; &eacute;tait Ga&iuml;a.<BR> </P><BR> Menu JORDANIE - Palestine <BR> Retour aux VOYAGES <p align=justify>NABAT&Egrave;NE ET NABAT&Eacute;ENS</P><p align=justify>Les origines des Nabat&eacute;ens (ou Al-Anbaat) restent obscures. Les arch&eacute;ologues sont partag&eacute;s. <BR> Les Nabat&eacute;ens sont-ils des Aram&eacute;ens venus de Babylone (c'est le nom que les H&eacute;breux donnaient aux Aram&eacute;ens), des descendants de l'une des 12 tribus d'Isra&euml;l ou d'une tribu arabe pass&eacute;e sous influence aram&eacute;enne?</P><p align=justify>Ce peuple commer&ccedil;ant d'origine nomade se s&eacute;dentarisa dans des oasis entre Euphrate et Canaan et entre Syrie et Arabie. Les fronti&egrave;res de cet ensemble n'&eacute;taient pas pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;finies. Apr&egrave;s une p&eacute;riode de piraterie et de brigandage, ce peuple sut tirer profit du commerce caravanier entre M&eacute;diterran&eacute;e, Arabie et Proche-orient o&ugrave; l'on &eacute;changeait myrrhe, encens, santal, &eacute;pices diverses et aromates. <BR> Leur capitale &eacute;tait la cit&eacute; troglodytique de P&eacute;tra, situ&eacute;e aujourd'hui en territoire jordanien. Leur commerce se d&eacute;roulait principalement entre les oasis, o&ugrave; ils pratiquaient l'agriculture de mani&egrave;re intensive. Ces oasis &eacute;taient reli&eacute;es par des routes commer&ccedil;antes.<BR> Avec la captivit&eacute; des H&eacute;breux &agrave; Babylone (&agrave; partir de 586 av. J.-C.), d&eacute;buta en Jud&eacute;e une &eacute;poque de d&eacute;sorganisation. <BR> Les &Eacute;domites s'empar&egrave;rent du sud de la Jud&eacute;e tandis que les Nabat&eacute;ens en auraient profit&eacute; pour occuper sans heurts leur territoire d&eacute;laiss&eacute;. Ce peuple d'origine nomade se fixa donc &agrave; partir du VIe s av. J-C.<BR> C'est en effet &agrave; cette &eacute;poque que les inscriptions nabat&eacute;ennes retrouv&eacute;es sur le territoire &eacute;domite datent de cette &eacute;poque. .<BR> Peuple de commer&ccedil;ants, les Nabat&eacute;ens ont subi tr&egrave;s t&ocirc;t des influences culturelles &eacute;trang&egrave;res cependant l'aram&eacute;en continua &agrave; &ecirc;tre la langue utilis&eacute;e pour leurs pi&egrave;ces et inscriptions lors de l'&eacute;tablissement de leur royaume. <BR> Apr&egrave;s la p&eacute;riode de domination hell&eacute;nistique et l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, les Nabat&eacute;ens surent profiter de l'affaiblissement de ses successeurs, les S&eacute;leucides, pour &eacute;tendre leur territoire vers le nord sur les terres fertiles &agrave; l'est de la Jordanie au IIe s. av. J-C. Dans cette lutte, les Nabat&eacute;ens s'alli&egrave;rent aux Hasmon&eacute;ens (ou Asmon&eacute;ens, royaume juif issu de la r&eacute;volte des Juifs contre les S&eacute;leucides) dans leur lutte contre les S&eacute;leucides mais ils devinrent rapidement ensuite les rivaux des dynasties jud&eacute;ennes. <BR> Beaucoup de Nabat&eacute;ens furent convertis de force au juda&iuml;sme par le roi hasmon&eacute;en et grand pr&ecirc;tre de J&eacute;rusalem Alexandre Jann&eacute;e lorsqu'il envahit Moab mais le roi nabat&eacute;en Obodas Ier lui tendit un pi&egrave;ge pr&egrave;s de Gaualne et d&eacute;truisit l'arm&eacute;e isra&eacute;lite en 93 av. J.-C. <BR> Ces frictions avec les Juifs sont une des causes principales des d&eacute;sordres qui conduisent &agrave; l'intervention de Pomp&eacute;e en Jud&eacute;e. Les Romains ayant par ailleurs &eacute;tabli des itin&eacute;raires commer&ccedil;ants contournant la Nabat&egrave;ne. <BR> L'intervention romaine obtint des r&eacute;sultats mitig&eacute;s et le roi Ar&eacute;tas III put garder, en tant que vassal des Romains, la plus grande partie de son territoire, y compris Damas.<BR> Sous Malichos II, en -32, H&eacute;rode Ier le Grand, roi de J&eacute;rusalem d&eacute;clara la guerre aux Nabat&eacute;ens avec l'appui de Cl&eacute;op&acirc;tre.<BR> Sous le grand empereur romain Trajan (r&egrave;gne de 98 &agrave; 117), l'influence de P&eacute;tra se r&eacute;duisit et les Nabat&eacute;ens perdirent leur ind&eacute;pendance lors de la r&eacute;duction de leur royaume en province romaine d'Arabie <BR> &Agrave; partir du IIIe si&egrave;cle, les Nabat&eacute;ens arr&ecirc;t&egrave;rent d'&eacute;crire en aram&eacute;en et utilis&egrave;rent le grec &agrave; la place. Finalement, &agrave; partir du IVe si&egrave;cle, les Nabat&eacute;ens se convertirent au Christianisme tandis que l'influence arabe (et non musulmane, l'Islam n'apparut que 3 si&egrave;cle plus tard!) se manifestait au niveau linguistique, le nabat&eacute;en glissant de l'aram&eacute;en &agrave; l'arabe. Echanges crois&eacute;s car l'alphabet arabe lui-m&ecirc;me a puis&eacute; ses origines dans les variantes cursives du nabat&eacute;en du Ve si&egrave;cle. <BR> <BR> Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> <BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente : Madaba, Mt N&eacute;bo, K&eacute;rak<BR> Etape suivante : Wadi Rum, AqabaApr&egrave;s une bonne nuit, pas besoin de prendre le bus pour se rendre sur le site de Petra. Nous y sommes &agrave; 8 heures et pourrions &ecirc;tre parmi les tous premiers groupes mais Iyad n'est pas press&eacute; et l'on perd du temps dans les boutiques &agrave; l'entr&eacute;e. Nous n'entrons qu'&agrave; 8h30 alors que d'autres groupes TOP sont entr&eacute;s sur le site une heure plus t&ocirc;t (comme nous le serons &agrave; l'a&eacute;roport d'Aqaba, lors du vol de retour).<BR> Pr&eacute;sentation g&eacute;n&eacute;rale du site de PETRA.<BR> Autrefois, la ville s'appelait Raqmu ce qui signifie &quot;la bariol&eacute;e&quot; en raison de la grande vari&eacute;t&eacute; de nuances des gr&egrave;s et calcaires qui forment son relief. Couleurs chaudes du jaune au rouge, couleurs plus neutres voire froides: blanc, violet, noir...<BR> Ce sont des mat&eacute;riaux que la nature a pu facilement entailler tout comme l'homme l'a &eacute;galement fait largement. La m&eacute;daille a son revers. Le gr&egrave;s qui n'est que du sable agglom&eacute;r&eacute; est un mat&eacute;riau fragile face &agrave; l'&eacute;rosion par l'eau et par le vent ainsi que face aux tremblements de terre (entre le IVe et le VIIIe s.). A cela s'ajoute la pr&eacute;sence d'une nappe phr&eacute;atique d'eau sal&eacute;e qui remonte par capillarit&eacute; et accentue les autres dommages.<BR> Sites jordaniens class&eacute;s par l'UNESCO <BR> Outre le site de PETRA (classe en 1985), la Jordanie compte deux autres sites class&eacute;s: <BR> &quot; Qasr Amrra (1985), un ch&acirc;teau du d&eacute;sert <BR> &quot; UImm ar-Rasas (2004), Kastrom Mefa'a au sud de Madaba<BR> Deux demandes de classement portant sur le site de J&eacute;rash (en 2004) et sur le Wadi Rum (en 2006) ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es. A quoi s'ajouteraient une bonne douzaine d'autres projets de classement!<BR> ET LES 7 NOUVELLES MERVEILLES DU MONDE... <BR> Le 7 juillet 2007, The New7Wonders Foundation a officiellement d&eacute;voil&eacute; la liste des 7 nouvelles Merveilles du Monde, d&eacute;sign&eacute;es &agrave; la suite d'un vote massif sur Internet parmi une liste de 21 propositions. <BR> &quot; La grande Muraille de Chine <BR> &quot; La cit&eacute; de Petra en Jordanie <BR> &quot; La statue du Christ R&eacute;dempteur au Br&eacute;sil <BR> &quot; Les ruines du Machu Picchu au P&eacute;rou <BR> &quot; La cit&eacute; maya Chich&eacute;n Itz&aacute; au Mexique <BR> &quot; Le Colis&eacute;e de Rome <BR> &quot; La Taj Mahal en Inde.<BR> La ville d&eacute;clina &agrave; partir de la p&eacute;riode byzantine et le site devint un village de tribu. Ce n'est qu'au XIXe s. que les explorateurs europ&eacute;ens le red&eacute;couvrirent. Ce site merveilleux tant par son cadre naturel que par son contenu arch&eacute;ologique a &eacute;t&eacute; class&eacute; au patrimoine mondial de l'UNESCO d&egrave;s 1985 . C'est aussi un site &eacute;lu au titre de Deuxi&egrave;me Nouvelle Merveille du Monde au classement (controvers&eacute;) effectu&eacute; en 2007.<BR> Le site ne s'est vraiment ouvert au tourisme que depuis le milieu des ann&eacute;es 1990, apr&egrave;s le d&eacute;m&eacute;nagement (entrepris &agrave; partir de 1984) des quelque 150 familles de la tribu Abdul (ou Bdul) qui vivaient dans le site (les tombeaux servant aussi d'&eacute;tables). Aujourd'hui, les 3000 personnes &eacute;vacu&eacute;es du site habitent le village moderne d'Umm Seyhun construit sur une colline au nord du site, village visible de la ville basse et pas tr&egrave;s bien int&eacute;gr&eacute; au paysage...<BR> Pour visiter compl&egrave;tement ses 80km&sup2; et ses 800 monuments, il faudrait 3 ou 4 jours. Le site re&ccedil;oit jusqu'&agrave; 4000 &agrave; 5000 visiteurs par jour ce qui le fragilise encore plus.<BR> Pass&eacute; le guichet, pour se rendre sur le site, il est possible d'aller &agrave; cheval jusqu'&agrave; l'entr&eacute;e du Siq. Ce qui co&ucirc;te 8&euro; AR (avec la difficult&eacute; de s'imposer un horaire de retour assez pr&eacute;cis) et peut comporter quelques risques de chute (TO et guides le d&eacute;conseillent bien que ce soit souvent inclus dans le prix du circuit). Autre possibilit&eacute;, utiliser une cal&egrave;che (plus exactement une sorte de petit char sur pneumatiques) tir&eacute;e par un petit cheval qui assure au trot toute la travers&eacute;e du Siq avec deux passagers (et le cocher) pour un peu plus de 20&euro; AR...<BR> Mais le meilleur moyen d'approcher le site reste incontestablement la marche &agrave; pied, Au bout de 500m, on arrive en vue de trois gros cubes de pierre claire sur la droite. Ces monolithes des Djinns sont des tombeaux-citernes. <BR> Un peu plus loin, sur la gauche, la falaise est creus&eacute;e d'un empilement de deux tombeaux: &agrave; la base le Triclinium corinthien que surmonte le Tombeau aux Ob&eacute;lisques. Le triclinium &eacute;tait une salle de banquet, fun&eacute;raire en l'occurrence, comportant trois banquettes taill&eacute;es dans la pierre. Influences &eacute;gyptiennes et hell&eacute;nistiques dans l'architecture et la d&eacute;coration (statuaire)... En face, on peut encore voire les traces d'une inscription en grec.<BR> Le SIQ<BR> Au bout d'une vingtaine de minutes et un kilom&egrave;tre, nous arrivons &agrave; l'entr&eacute;e proprement dite du d&eacute;fil&eacute;, Bab el-Siq. Il ne reste de la porte que des vestiges de l'arche dont ne subsistent que les berceaux et deux &quot;gardiens&quot; en costume d'&eacute;poque...<BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> Le d&eacute;fil&eacute; se pr&eacute;sente comme une entaille longue de 1,2km, profonde de plus 100m &agrave; certains endroits et dont la largeur varie de 3 &agrave; 11m seulement. Elle est en d&eacute;clivit&eacute; et correspond &agrave; l'ancien cours du Wadi Musa, la rivi&egrave;re qui a &eacute;t&eacute; domestiqu&eacute;e, retenue par un barrage et dont l'eau &eacute;tait capt&eacute;e au profit du site, &agrave; l'aide de deux aqueducs am&eacute;nag&eacute;s dans les parois des falaises bordant le d&eacute;fil&eacute;. Lors de tr&egrave;s violentes pr&eacute;cipitations, la ma&icirc;trise des crues de l'oued (Wadi Musa) n'est pas parfaite ainsi 23 touristes fran&ccedil;ais p&eacute;rirent noy&eacute;s le 9 avril 1963.</P><p align=justify>Extraordinaires jeux d'ombres et de lumi&egrave;res, &eacute;ventail de couleurs du jaune au violet, en passant par les rouges (pr&eacute;sence d'oxyde de fer) et de formes. L'&eacute;rosion &agrave; creus&eacute; des alv&eacute;oles dans la roche selon le m&ecirc;me principe que les c&eacute;l&egrave;bres taffonis corses (avec une couleur rappelant les taffonis des calanches de Piana sauf qu'en Corse c'est le granit qui subit ce genre d'&eacute;rosion). Ce type d'&eacute;rosion se manifeste en pr&eacute;sence d'humidit&eacute; et de sels. Ces cavit&eacute;s ont alors un microclimat humide qui favorise leur croissance.<BR> Une partie du parcours s'effectue sur un sol r&eacute;gulier, ciment&eacute; tandis que d'autres portions sont encore faite du grossier pavage antique et l'on se plait alors d'&ecirc;tre pi&eacute;ton plut&ocirc;t que d'&ecirc;tre transport&eacute; dans une cal&egrave;che brinquebalante.<BR> A mi parcours du d&eacute;fil&eacute;, dans un endroit o&ugrave; il s'&eacute;largit, un bloc a &eacute;t&eacute; travaill&eacute; en forme de niche &agrave; deux b&eacute;tyles (st&egrave;les de Dushara, le dieu supr&ecirc;me, et de la d&eacute;esse Al Uzza) d&eacute;di&eacute;s aux grandes divinit&eacute;s s&eacute;mitiques.<BR> Peu apr&egrave;s sur la gauche, on voit un ensemble de niches puis un relief assez d&eacute;grad&eacute;, en grandeur nature, repr&eacute;sentant deux dromadaires tenus par un chamelier dont on ne distingue plus que la partie inf&eacute;rieure du corps sous le drap&eacute; d'une tunique.<BR> Soudain une lueur appara&icirc;t au fond du d&eacute;fil&eacute; et les formes d'une architecture harmonieuse semblent m&ecirc;me s'y dessiner.<BR> Nous avons effectu&eacute; le parcours en une heure et quart.<BR> <BR> Le KHAZNEH (&quot;le tr&eacute;sor&quot; en arabe)<BR> Puis c'est la r&eacute;v&eacute;lation du KHAZNEH, qui m&eacute;rite son surnom de &quot;tr&eacute;sor&quot;. Au fil du temps et des civilisations qui ont d&eacute;couvert le lieu, la notion de tr&eacute;sor a pu varier. Pour les premiers constructeurs ce tombeau &eacute;tait l'&eacute;crin destin&eacute; &agrave; recevoir des d&eacute;pouilles royales. Les tribus b&eacute;douines au XIXe s. crurent que l'urne factice ornant le fronton de l'&eacute;difice recelait un vrai tr&eacute;sor et de ce fait ils la mitraill&egrave;rent litt&eacute;ralement et vainement...<BR> Ce d&eacute;cor de r&ecirc;ve &agrave; &eacute;t&eacute; utilis&eacute; dans les productions hollywoodiennes comme dans la fin du film Indiana Jones et la Derni&egrave;re Croisade (r&eacute;alis&eacute; par Steven Spielberg en 1989). <BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>L'&eacute;difice est imposant avec ses 40m de haut pour 28m de large. Sa fa&ccedil;ade d&eacute;coup&eacute;e &agrave; m&ecirc;me la falaise est orient&eacute;e au nord-est. <BR> La datation de l'&eacute;difice est l'objet de d&eacute;bats entre les sp&eacute;cialistes. Certains le font remonter au Ier s. av. J-C et d'autres au IIe s. de notre &egrave;re, c'est-&agrave;-dire apr&egrave;s l'annexion romaine survenue en l'an 106. L'architecture et la statuaire s'inspirent de mod&egrave;les hell&eacute;nistiques et &eacute;gyptiens. On parle de tombeau-temple et m&ecirc;me d'architecture baroque car ne visant plus l'esth&eacute;tique que le fonctionnel.<BR> La construction partiellement restaur&eacute;e (notamment les colonnes recouvertes d'un enduit qui laisse transpara&icirc;tre les blocs qui ont servi &agrave; les consolider) occupe deux niveaux. Au rez-de-chauss&eacute;e, le vestibule pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de 6 colonnes donne acc&egrave;s &agrave; une salle vide actuellement. A l'&eacute;tage le fronton est interrompu par un tholos, petit &eacute;difice comm&eacute;moratif de forme circulaire portant la fameuse urne. Les niches &eacute;taient pourvues de statues dansantes et ail&eacute;es, tr&egrave;s d&eacute;grad&eacute;es y compris du fait de l'homme (iconoclastes byzantins puis musulmans).<BR> Au pied de la fa&ccedil;ade, &agrave; l'occasion de fouilles men&eacute;es en 2003, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts des tombeaux plus anciens.<BR> </P><p align=justify>La ville basse<BR> En descendant ves la ville basse, la vall&eacute;e s'&eacute;largit et les falaises sont creus&eacute;es d'une multitude de tombeaux et de grottes, le plus souvent &eacute;tag&eacute;s. Des fa&ccedil;ades non fonctionnelles (fausse porte) ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; sculpt&eacute;es en certains endroits.<BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> Nous arrivons au niveau du th&eacute;&acirc;tre datant du tout d&eacute;but de l'&egrave;re chr&eacute;tienne et endommag&eacute; par les tremblements de terre. Il est taill&eacute; &agrave; m&ecirc;me le versant nord de la vall&eacute;e dans un gr&egrave;s rouge sombre et sa construction a &eacute;ventr&eacute; certains tombeaux. Ses 33 rang&eacute;es de gradins accueillaient 3000 spectateurs (ou 7000?).</P><p align=justify>En face, sur l'autre versant, se dressent les fa&ccedil;ades de 4 grands tombeaux. <BR> Nous grimpons au premier, le tombeau &agrave; l'Urne. Avec ses 26m de haut et ses deux &eacute;tages surmont&eacute;s d'un fronton &agrave; urne, il est monumental. Son aspect a &eacute;t&eacute; quelque peu modifi&eacute; &agrave; l'&eacute;poque byzantine (Ve s.) o&ugrave; il fut utilis&eacute; comme &eacute;glise. La salle comporte trois niches d'&eacute;poque byzantine formant chevet. Le plafond chamoir&eacute; est une oeuvre d'art de la nature...<BR> Plus au nord, trois autres grands tombeaux sont creus&eacute;s dans la falaise (tombeau corinthien, tombeau &agrave; 5 &eacute;tages et tombeau de Sextus Florentinus, difficile &agrave; apercevoir de la ville basse). Nous n'avons pas le temps de les visiter dans ce programme de visite sur une seule journ&eacute;e. <BR> Le soleil au z&eacute;nith les &eacute;claire d'une lumi&egrave;re crue.<BR> Nous redescendons et nous dirigeons vers la partie de style &quot;romain&quot; du site. Vestiges des nymph&eacute;es (fontaines), voie centrale pav&eacute;e &agrave; portiques, &quot;Cardo Maximus&quot;. Il reste peu de choses de l'arc de triomphe, des thermes et des temples qui se dressaient sur les pentes de part et d'autre.<BR> Nous arrivons &agrave; ce qui reste de la porte monumentale (restaur&eacute;e) &agrave; trois arches qui d&eacute;bouche sur une autre voie ou plut&ocirc;t une aire sacr&eacute;e, le t&eacute;m&eacute;nos que surmontait au nord le Temple des Lions Ail&eacute;s et au sud le Grand Temple.<BR> Enfin, tout au bout se dresse la masse imposante du temple d&eacute;di&eacute; &agrave; la principale divinit&eacute; nabat&eacute;enne, le dieu Dushara. La rude silhouette de l'&eacute;difice lui a valu le surnom de Qasr el-Bint, &quot;le ch&acirc;teau de la jeune fille&quot;.C'est le seul &eacute;difice ma&ccedil;onn&eacute; et non pas taill&eacute; directement dans la roche. On se contente de la vue ext&eacute;rieure. Pour avoir le temps d'effectuer la mont&eacute;e &agrave; ed-Deir, il est grand temps de d&eacute;jeuner. Des travaux de restauration s'y poursuivent.<BR> Evidemment, le lieu ne se pr&ecirc;te pas &agrave; la gastronomie. Le Anbat Restaurant, moiti&eacute; sous la roche, moiti&eacute; sous tente, nous sert un repas frugal. Cela pr&eacute;sente l'avantage que trois quarts d'heure apr&egrave;s nous sommes libres de partir &agrave; la d&eacute;couverte du site cach&eacute; dans la montagne. Il est 13h20. Nous n'aurons pas froid pour notre grimpette.<BR> </P><p align=justify><BR> Ed-Deir (&quot;le monast&egrave;re&quot;)<BR> Une heure est n&eacute;cessaire pour gravir le sentier menant au site de ed-Deir: chemin de sable, chemin de pierrailles et aussi 800 marches plus ou moins r&eacute;guli&egrave;res... De plus, quelques travaux sont en cours et il faut laisser la place aux &acirc;nes et mulets charg&eacute;s de dalles hors gabarit.<BR> La vue devient vite remarquable sur les tombeaux de la ville basse au pied du jebal Um al-Amr et sur la gorge vertigineuse que longe le sentier.<BR> Sur la gauche, petit d&eacute;tour en direction du Biclinium aux Lions (&agrave; deux banquettes). <BR> C'est apr&egrave;s une l&eacute;g&egrave;re descente que l'on trouve la fa&ccedil;ade de ed-Deir d&eacute;coup&eacute;e dans une falaise orient&eacute;e au sud-ouest. Le monument est &eacute;norme: 45m de large pour 42m de haut. Le dessin g&eacute;n&eacute;ral rappelle le Khazneh toutefois sans le d&eacute;cor. Il se pr&eacute;sente sur deux niveaux, surmont&eacute;s d'un fronton interrompu par un tholos et d'une &eacute;norme urne de 9m de haut . Une salle presque cubique est am&eacute;nag&eacute;e avec des banquettes lat&eacute;rales.<BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> Ce monument est curieusement surnomm&eacute; &quot;le Monast&egrave;re&quot;. Ici, il ne s'agirait pas de tombeau mais d'un lieu de culte o&ugrave; se r&eacute;unissaient des confr&eacute;ries religieuses, lieu consacr&eacute; &agrave; un roi nabat&eacute;en divinis&eacute;, Obodas Ier apr&egrave;s sa victoire en 85 av. J-C sur le s&eacute;leucide Antiochos XII (tu&eacute; au combat). <BR> Bien plus tard, &agrave; partir de l'an 350, tout comme le Tombeau &agrave; l'Urne de la vall&eacute;e, le Deir servira d'&eacute;glise byzantine et de monast&egrave;re chr&eacute;tien.<BR> Au prix de quelques efforts, nos pas nous conduisent au sommet du Haut-Lieu ainsi qu'au Lieu du Sacrifice (debel el-Madhbah) d'o&ugrave; l'on a des vues sur les montagnes qui culminent aux environs de 1600m et sont profond&eacute;ment entaill&eacute;es par des gorges sauvages tandis qu'il faut deviner le Wadi Araba et le N&eacute;guev perdus dans la brume. Du sol sableux apparaissent quelques oignons blancs et les feuilles de fleurs dont je ne puis rien dire. Pas encore fleuries, ces plantes ressemblent &agrave; des tulipes...<BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> </P><p align=justify>Mais tr&ecirc;ve de consid&eacute;rations botaniques, il faut penser &agrave; redescendre car il est bient&ocirc;t 15h et il faut compter deux heures pour regagner l'entr&eacute;e du site de Petra... sans s'arr&ecirc;ter!<BR> La redescente est l'occasion d'admirer d'en haut les tombeaux de la ville basse maintenant mis en valeur par la lumi&egrave;re du soleil couchant.<BR> Apr&egrave;s une descente rapide, nous d&eacute;cidons de remonter sur la pente nord de la ville basse afin de visiter les vestiges de l'&eacute;glise byzantine (IVe-VIe s.). Les vestiges n'ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts qu'en 1990. Les bases de murs et de colonnes subsistent et surtout les mosa&iuml;ques recouvrant le sol. Repr&eacute;sentations assez profanes, voire pa&iuml;ennes: femmes repr&eacute;sentant les Quatre Saisons (l'une au sein nu!) , des animaux... Des tesselles non seulement de pierre mais aussi de verre color&eacute; ont &eacute;t&eacute; employ&eacute;es pour leur r&eacute;alisation.</P><p align=justify>Nous quittons les lieux &agrave; 16h45. <BR> Retour &agrave; la ville basse, derniers regards aux tombeaux et surtout au Khazneh puis c'est le retour par le d&eacute;fil&eacute; du Siq d&eacute;j&agrave; compl&egrave;tement plong&eacute; dans le noir. Les derniers cavaliers et chameliers retournent vers la ville basse d'o&ugrave; ils vont regagner leur village voisin. C'est aussi l'occasion de croiser des cal&egrave;ches dont les cochers se livrent une course stupide car nos coll&egrave;gues ont l'occasion d'assister &agrave; une accident, spectaculaire mais heureusement sans gravit&eacute;: la roue d'une cal&egrave;che ayant mordu sur un gros rocher, tout l'attelage s'est retrouv&eacute; sur le flanc, cheval compris... Heureusement, &agrave; cette heure-ci, elles ne transportaient plus de passagers.<BR> Finalement, nous ne sortons du site de P&eacute;tra qu'&agrave; 17h30, dans l'obscurit&eacute;. Il nous aurait fallu une seconde journ&eacute;e pour une visite plus compl&egrave;te et pour grimper vers quelques autres <BR> points de vue dominant le site.<BR> Au moins une autre journ&eacute;e eut &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire pour visiter plus tranquillement et pour se rendre sur quelques hauts lieux comme le jebel Um am-Amr avec le tombeau tardif de Sextus Florentinus (gouverneur romain de la province d'Arabie vers l'an 130 de notre &egrave;re chr&eacute;tienne) ou au haut lieu el-Madhbah avc le tombeau Renaissance (nomm&eacute; ainsi en raison d'une architecture originale sur ce site avec sa porte surmont&eacute;e d'un arc en plein cintre du IIe s.), ou encore pour s'enfoncer dans la gorge d'A&iuml;n es-Siyagh...<BR> </P><p align=justify>el-Beidha, &quot;la blanche&quot; en arabe, surnomm&eacute;e aussi &quot;la Petite P&eacute;tra&quot;.</P><p align=justify> D&eacute;part tardif pour une fois, &agrave; 8h45. Nous effectuons un court trajet pour nous rendre &agrave; moins de 10km au nord du site de P&eacute;tra, &agrave; el-Beidha.<BR> Ici ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;es les traces de l'une des plus anciennes et plus importantes implantations humaines de Palestine au N&eacute;olithique vers 10 000 &agrave; 8 000 et jusqu'&agrave; 6 500 av. J-C. Nous ne visiterons pas ce site arch&eacute;ologique.<BR> C'est &agrave; juste titre que le site est surnomm&eacute; &quot;Petite P&eacute;tra&quot;. Les Nabat&eacute;ens ont occup&eacute; ce site, vers le IXe s. av. J-C, avant le site de P&eacute;tra. <BR> On y acc&egrave;de aussi par un d&eacute;fil&eacute;, moins profond, moins long (400m) et plus large, Siq el-Barid. <BR> L'arriv&eacute;e au site est constitu&eacute;e par un plateau cultiv&eacute; m&ecirc;me si cela se voit peu en cette saison s&egrave;che. En observant mieux les choses, on voit que des travaux aratoires ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s en attendant l'arriv&eacute;e des pluies. Une tente b&eacute;douine est dress&eacute;e pr&egrave;s de l'entr&eacute;e du site tandis qu'un B&eacute;douin r&eacute;alise les fameuses bouteilles de sable color&eacute; avec motifs de caravanes de dromadaires... <BR> Les quelques 500 B&eacute;douins qui r&eacute;sidaient dans le site ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s en 2004.<BR> Ici &eacute;galement on retrouve tombeaux et tricliniums (salles de banquets fun&eacute;raires avec banquettes taill&eacute;es dans la roche). Des citernes sont &eacute;galement creus&eacute;es sous la falaise. Les couleurs de la roche sont plus claires, de couleur miel qui oint donn&eacute; naissance au nom des lieux &quot;la blanche&quot; (el-Beidha). Le site a servi de caravans&eacute;rail.<BR> L'une de ces salles, acc&egrave;s un peu p&eacute;rilleux en raison de marches tr&egrave;s us&eacute;es, permet de d&eacute;couvrir des restes de fresques: murs en trompe l'oeil de ma&ccedil;onnerie appareill&eacute;e, plafond d&eacute;cor&eacute; de pampres de vigne, d'oiseaux et d'un ch&eacute;rubin, petit joueur de fl&ucirc;te.<BR> En revenant vers le village de Wadi Musa, vers le sud, on a de superbes vues plongeantes sur le site de P&eacute;tra, en particulier sur la ville basse.<BR> Le milieu de matin&eacute;e est occup&eacute; d'une fa&ccedil;on &eacute;trange, &agrave; la mani&egrave;re des Tours Operators. A 10h30, on nous fait d&eacute;jeuner &agrave; P&eacute;tra au Al Qantarah alors que nous avons pris le petit-d&eacute;jeuner tardivement, &agrave; 8h.<BR> Iyad d&eacute;plore une telle organisation qu'il a vainement tent&eacute; de modifier en appelant plusieurs fois sa direction. Il aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; nous faire d&eacute;jeuner dans un campement b&eacute;douin du Wadi Rum. Autre solution qui nous aurait parfaitement convenu: un panier pique-nique...<BR> A croire que les organisateurs n'ont jamais effectu&eacute; le circuit et n'ont m&ecirc;me pas regard&eacute; une carte. D'autant plus surprenant que le descriptif re&ccedil;u avant le d&eacute;part mentionne l'excursion du Wadi Rum d&egrave;s le matin, au d&eacute;part de P&eacute;tra, suivi de ce fameux d&eacute;jeuner de retour &agrave; P&eacute;tra, pour de nouveau repartir plein sud vers Aqaba. On peut penser qu'il y a quelque part un probl&egrave;me de copier/coller ...<BR> Cependant joli cadre pour ce restaurant et bonne table (moussaka, plat traditionnel du Moyen-Orient &agrave; base d'aubergines, d'oignons, de viande hach&eacute;e de mouton et d'aromates, servi froid)...<BR> </P><BR> Menu JORDANIE - Palestine <BR> Retour aux VOYAGES <p align=justify>LE MARIAGE EN JORDANIE<BR> Les mariages arrang&eacute;s <BR> Si les conjoints ne sont pas choisis par les familles, au mieux ils leur sont propos&eacute;s.<BR> Dans les villes, les jeunes peuvent faire connaissance en dehors de la volont&eacute; ou du d&eacute;sir des parents (&agrave; l'universit&eacute;, au centre commercial...) mais fian&ccedil;ailles et mariage requi&egrave;rent obligatoirement l'accord des familles.<BR> Pendant les fian&ccedil;ailles, la famille du jeune homme rend 5 ou 6 visites &agrave; celle de la jeune fille afin que les futurs &eacute;poux fassent un minimum connaissance.</P><p align=justify>Le jour du mariage, &quot;un responsable&quot; ou &quot;porte-parole&quot; conduit la famille du jeune homme chez les parents de la jeune fille afin que soit faite la demande formelle pour les &eacute;pousailles. <BR> Le mariage religieux Nik&acirc;h se fait par &eacute;change de consentement devant l'Im&acirc;m ou un simple Musulman et en pr&eacute;sence d'au moins deux t&eacute;moins. Traditionnellement, le jour choisi est le vendredi et les rigoristes privil&eacute;gient le mois de Chaww&acirc;l, dixi&egrave;me mois du calendrier musulman (le Ramadan est le neuvi&egrave;me mois).<BR> Lors du banquet, &quot;le porte-parole&quot; organise une qu&ecirc;te aupr&egrave;s des invit&eacute;s du jeune homme.<BR> A la campagne, les festivit&eacute;s se d&eacute;roulent en plein air. Apr&egrave;s le repas, les hommes dansent ensemble. <BR> Un homme peut d&eacute;cider de divorcer pour cause de st&eacute;rilit&eacute; de son &eacute;pouse. Un homme riche peut avoir jusqu'&agrave; quatre &eacute;pouses (officielles) mais pour ses diff&eacute;rents mariages il doit recueillir l'accord des pr&eacute;c&eacute;dentes &eacute;pouses. Mais ont-elles le choix lorsqu'elles ne sont pas &eacute;conomiquement ind&eacute;pendantes comme c'est bien souvent le cas? <BR> <BR> Retour aux VOYAGES <BR> Retour programme JORDANIE - Palestine <BR> <BR> Etape pr&eacute;c&eacute;dente :PETRA</P><p align=justify><BR> Apr&egrave;s avoir quitt&eacute; P&eacute;tra, au bout d'une heure de route, nous arr&ecirc;tons sur un plateau aride dominant le Wadi Arab, pr&egrave;s d'une r&eacute;sidence royale et d'un cimeti&egrave;re musulman.<BR> <BR> WADI RUM (ou Wadi Ram) surnomm&eacute; souvent &quot;vall&eacute;e de la Lune&quot; <BR> Une autre heure de route, et nous arrivons dans le Wadi Rum vers 13h en traversant une plaine sableuse sur un vingtaine de kilom&egrave;tres. Quelques villages. Des massifs rocheux de gr&egrave;s rouge (comme &agrave; P&eacute;tra) &eacute;mergent d'un d&eacute;sert ocre et rouge. Travers&eacute;e de la voie ferr&eacute;e &eacute;troite et unique permettant de rejoindre Istanbul (!) et La Mecque, en passant par Damas et &eacute;vitant Aqaba &agrave; l'origine. Cette ligne du Hedjaz remonte &agrave; la fin de l'empire ottoman destin&eacute;e &agrave; remplacer les caravanes fut inaugur&eacute;e en 1908.<BR> C'est le TPV (Train &agrave; Petite Vitesse) selon IYAD car ce tortillard chemine &agrave; 30km/h (sauf sur la partie entre Damas et Amman o&ugrave; il double sa vitesse!). Ce n'est plus maintenant qu'un transport de marchandises.<BR> Le classement du site du Wadi Rum est demand&eacute; &agrave; l'UNESCO depuis 2006. Le d&eacute;sert s'&eacute;tend sur 70km du nord au sud. La partie au sud de Diseh est prot&eacute;g&eacute;e. Iyad nous indique qu'il n'y a plus que 4000 &agrave; 5000 B&eacute;douins nomades en Jordanie.</P><p align=justify>C'est un abus de langage de dire que Wadi Rum signifie &quot;vall&eacute;e de la lune&quot; certes le paysage y a un aspect lunaire mais en arabe WADI d&eacute;signe la &quot;vall&eacute;e&quot; et en aram&eacute;en (l'ancienne langue de Palestine) RUM signifie &quot;grande montagne&quot;. En effet, une vall&eacute;e d&eacute;sertique se dirige vers le sud, avec pour horizon les plus hauts sommets de Jordanie notamment l'Umm Adaami (culminant &agrave; 1875 m) au-dessus du golfe d'Aqaba et de l'Arabie Saoudite. C'est le plus grand et le plus majestueux des d&eacute;serts jordaniens. Situ&eacute; dans une zone g&eacute;ologique semblable &agrave; celle des parois rocheuses de Petra, le Wadi Rum est une large vall&eacute;e pos&eacute;e sur un socle de granit, bord&eacute;e de falaises et de massifs de gr&eacute;s rouge dont l'origine remonte &agrave; 300 millions d'ann&eacute;es.<BR> Tr&egrave;s habilement, Iyad r&eacute;ussit &agrave; nous faire prendre une option. Au lieu de deux heures dans le d&eacute;sert figurant dans notre programme, nous en aurions trois (dont seulement une bonne moiti&eacute; en roulant sur une trentaine de kilom&egrave;tres ?) moyennant un suppl&eacute;ment de 15 dinars jordaniens (JOD), soit &agrave; peu pr&egrave;s le m&ecirc;me montant en &euro;uros. </P><p align=justify>C'est du Visitors' Center que partent nos 4x4 (vieux Toyota ou Mitsubishi hors d'&acirc;ge, en g&eacute;n&eacute;ral) &agrave; 14h. Trois passagers peuvent trouver place dans la cabine et quatre &agrave; l'arri&egrave;re, dans la benne d&eacute;couverte du pick-up. Pour ceux-ci, penser au sable, au vent et &agrave; la fra&icirc;cheur au cr&eacute;puscule...<BR> Sur le n&ocirc;tre, hormis l'essentiel c'est-&agrave;-dire le moteur, rien ne fonctionne plus vraiment. Si&egrave;ges d&eacute;fonc&eacute;s, compteur de vitesse bloqu&eacute;, l&egrave;ve-vitre hors d'usage...<BR> Pour notre point de d&eacute;part, nous avons face &agrave; nous le magnifique massif surnomm&eacute; &quot;les 7 piliers de la sagesse&quot; du nom du livre &eacute;crit par le colonel T. E. Lawrence, connaisseur (&eacute;tudes &agrave; Damas) et h&eacute;ros de cette contr&eacute;e o&ugrave; notamment il rassembla ses troupes des tribus b&eacute;douines pour attaquer Aqaba en 1917. Le fameux film de David Lean sur &quot;Lawrence d'Arabie&quot; a d'ailleurs pour une grande part &eacute;t&eacute; tourn&eacute; ici en 1962 (d'autres sc&egrave;nes ont eu un d&eacute;cor marocain avec la kasba de Tiffoultoute et le ksar d'A&iuml;t Ben Haddou, dans la r&eacute;gion de Ouarzazate). Peter O'Toole tenait le r&ocirc;le principal et Omar Sharif celui du Sherif Ali.<BR> <BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify><BR> Au bout d'un petit moment, en consid&eacute;rant l'heure et la direction du soleil, je r&eacute;alise que notre convoi se dirige (vers la r&eacute;gion du djebel Abu Nadlah?) &agrave; l'oppos&eacute; de la zone prot&eacute;g&eacute;e o&ugrave; se trouvent les sites les plus c&eacute;l&egrave;bres notamment celui des sources pr&egrave;s desquelles se trouvent des inscriptions nabat&eacute;ennes et proto-arabes (A&iuml;n esh-Shellaleh) et celui de la gorge A&iuml;n Kazali (au sein du Jebel du m&ecirc;me nom). Ces sites &eacute;taient pourtant explicitement d&eacute;sign&eacute;s dans le programme re&ccedil;u avant le d&eacute;part.<BR> Magouille entre le guide et les B&eacute;douins? Caprice ou envie de varier les itin&eacute;raires pour notre guide. Je crains que la premi&egrave;re hypoth&egrave;se soit la bonne car cela permet au guide de passer &quot;&agrave; gauche&quot; les droits d'entr&eacute;e dans la zone prot&eacute;g&eacute;e. Ah! ces guides! souvent pas tr&egrave;s honn&ecirc;tes mais avec la justification de leur maigre salaire...<BR> J'ai la na&iuml;vet&eacute; de croire, qu'aucun autre voyageur du groupe ne s'est rendu compte de la supercherie et de nombreux touristes doivent se faire avoir de la m&ecirc;me fa&ccedil;on (y compris des &quot;individuels&quot;). Pour se consoler, disons que ce secteur nord moins c&eacute;l&egrave;bre a pour lui l'avantage d'&ecirc;tre moins fr&eacute;quent&eacute; et que l'on a pu voir quelques arches sans s'enfoncer &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; m&eacute;ridionale du Wadi (&agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres) o&ugrave; se trouvent les arches de Umm Fruth et de Burdah et le canyon de Burrah....</P><p align=justify>Hors de la zone prot&eacute;g&eacute;e, nous n'aurons pas l'occasion de croiser les patrouilles de la police mont&eacute;e &agrave; dos de dromadaire de la &quot;Mobile Desert Force&quot;. En fait nous ne croiserons qu'un confortable 4x4...<BR> <BR> Nous allons vers le nord-est en passant au village de Diseh. Nous longeons la route et coupons la voie ferr&eacute;e.<BR> Au bout de 20 minutes, bref arr&ecirc;t flore pour voir des coloquintes du d&eacute;sert, fruits sph&eacute;riques de 8cm de diam&egrave;tre, toxiques &agrave; ce qu'il para&icirc;t.<BR> Quelques minutes plus tard, nous quittons la zone de sable roux pour une partie parfaitement plane au sol de couleur gris-jaune fait de vase craquel&eacute;e. Les multiples empreintes laiss&eacute;s par les pneus des 4x4 font forc&eacute;ment penser aux fameux Dupont(d) dans l'album &quot;Tintin au pays de l'or noir&quot; d'Herg&eacute; .</P><p align=justify>Au bout d'un autre vingtaine de minutes, revenus dans une zone sableuse, nouvel arr&ecirc;t d'un quart d'heure devant un d&eacute;cor de tournage de film. Il s'agissait d'une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e de 1982 &quot;Conrad Killian, le fou du d&eacute;sert&quot; de Jean-Paul Tr&eacute;bouet avec Mathieu Carri&egrave;re dans le r&ocirc;le de Conrad. Cette s&eacute;rie pr&eacute;sentait les aventures d'un g&eacute;ologue ard&eacute;chois fou du Sahara.<BR> Certains conducteurs profitent de la pause pour d&eacute;gonfler les pneus de leur v&eacute;hicule afin de r&eacute;duire le risque de s'ensabler. Etranges empreintes animales laiss&eacute;es sur le sable...<BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify><BR> Apr&egrave;s 10 minutes de piste, nouvel arr&ecirc;t (secteur de Abu al-Hawl?) de quelques minutes pour observer des gravures rupestres (nabat&eacute;ennes ou bien plus anciennes?) repr&eacute;sentant un troupeau de dromadaires. Au pied de la falaise, on a loisir d'observer les gros bulbes blancs sortant du sol comme on l'a d&eacute;j&agrave; signal&eacute; &agrave; P&eacute;tra (mais leur d&eacute;veloppement v&eacute;g&eacute;tatif semble moins avanc&eacute;).<BR> Nouvelle &eacute;tape de vingt minutes qui nous conduit dans une zone o&ugrave; l'on peu voir deux arches naturelles (&quot;rock bridges&quot;). Nous allons passer une demi-heure sur ces sites. La premi&egrave;re arche est de dimension modeste tandis que la seconde est impressionnante mais elle est moins mise en valeur car l'heure d&eacute;j&agrave; avanc&eacute;e (16h) fait qu'elle se trouve en partie dans l'ombre de la montagne voisine. La hauteur sous vo&ucirc;te doit &ecirc;tre de l'ordre de 5-6m tandis que la port&eacute;e de l'arche doit &ecirc;tre d'environ 15-20m. L'acc&egrave;s au sommet de l'arche s'av&egrave;re un peu acrobatique (c&ocirc;t&eacute; montagne) mais c'est un petit exercice sympa. Encore de curieuses empreintes animales sur le sable...<BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> <BR> Apr&egrave;s 10 minutes de piste, nouvel arr&ecirc;t bref devant des gravures rupestres repr&eacute;sentant des empreintes de paires de pieds (symbole de l'unit&eacute;?) et de personnages munis d'une arme.<BR> Moins d'une demi-heure plus tard, le soleil flamboyant dispara&icirc;t &agrave; l'horizon, en direction de l'Europe.<BR> Arr&ecirc;t d'un quart d'heure dans un &quot;campement b&eacute;douin&quot; ou plut&ocirc;t une boutique o&ugrave; l'on peut boire du th&eacute; avec les hommes tandis que leur femme s'aff&egrave;rent &agrave; vendre des souvenirs (bijoux, tissus...). Tout pr&egrave;s de l&agrave;, un magnifique champignon sculpt&eacute; par le vent s'offre &agrave; des photos sous tous les angles.<BR> Pour les touristes disposant de plus de temps, il faudrait visiter la zone prot&eacute;g&eacute;e (sud du site) sur une journ&eacute;e voire plus (possibilit&eacute; de bivouac en camp de B&eacute;douins) afin de voir les sources de A&iuml;n esh-Shellaleh pr&egrave;s desquelles se trouvent des inscriptions proto-arabes, la gorge A&iuml;n Kazali, les arches de Umm Fruth et de Burdah et le canyon de Burrah.<BR> 17h, nous retrouvons le bus au bord de la route et regagnons la Desert Highway.<BR> Il faut une heure pour arriver &agrave; Aqaba encore distante d'environ 50km. <BR> </P><p align=justify>AQABA (100000 habitants) </P><p align=justify> Nous descendons au Mina Aqaba Hotel a 18 heures, dans les quartiers ouest de la ville (en direction d'Eilat, en Isra&euml;l). <BR> Dans cet h&ocirc;tel se retrouvent tous les groupes de notre TO et c'est une pagaille totale pour avoir les clefs des chambres, pour utiliser les ascenseurs et pour d&icirc;ner. Apr&egrave;s ce repas a oublier pour faire une petite balade by night qui nous conduit vers la plage avec vues sur le port et de l'autre c&ocirc;t&eacute; du golfe, sur la toute proche ville isra&eacute;lienne d'Eilat, &agrave; moins de 4km de l&agrave;. Nous rentrons en traversant le souk encore en activit&eacute; &agrave; 22 heures.<BR> AQABA est l'unique port de Jordanie. Cette situation portuaire en fait le point d'exportation de phosphates et des raffineries y sont &eacute;galement implant&eacute;es.<BR> La ville situ&eacute;e &agrave; un carrefour g&eacute;ographique strat&eacute;gique &agrave; l'entr&eacute;e de la Mer Rouge fut fond&eacute;e par le roi Salomon, c'&eacute;tait un fort et un caravans&eacute;rail. Au Ier s., ce fut un comptoir Nabat&eacute;en sur la Route des Epices avant d'&ecirc;tre incorpor&eacute;e &agrave; l'Empire Romain. Elle passa sous l'autorit&eacute; de Byzance au IVe s. puis fut conquise par l'Islam en 631, devenant alors une &eacute;tape pour les p&egrave;lerins se rendant &agrave; La Mecque et &agrave; M&eacute;dine. Elle fut pill&eacute;e lors des guerres avec les Crois&eacute;s au XIIe s. En 1917, le colonel Lawrence et du chef b&eacute;douin Awda abu Tayi &agrave; la t&ecirc;te de troupes anglo-arabes en chass&egrave;rent les Turcs (alli&eacute;s de l'Allemagne). Ici, en 2005, un attentat islamiste &agrave; la roquette eut lieu manquant un navire de guerre am&eacute;ricain et la ville isra&eacute;lienne voisine. </P><p align=justify>Aqaba b&eacute;n&eacute;ficie actuellement du statut de zone franche. La ville est aussi connue pour ses plages de sable fin (mais &agrave; l'eau pollu&eacute;e) et ses fonds marins aux coraux et poissons multicolores (centres de plong&eacute;e et excursions en bateau &agrave; fond transparent). Ici, la vie sous-marine et particuli&egrave;rement les coraux se d&eacute;veloppent &agrave; la faveur d'un climat temp&eacute;r&eacute; et de courants chauds.<BR> Derni&egrave;re matin&eacute;e en Jordanie. <BR> Nous ne pourrons pas l'utiliser au mieux car m&ecirc;me si le d&eacute;part de l'h&ocirc;tel est pr&eacute;vu &agrave; 11h30, il faut venir sortir les valises &agrave; 10h, toujours dans une ambiance de pagaille avec les d&eacute;parts des diff&eacute;rents groupes. </P><p align=justify>Donc impossible d'envisager une petite sortie en mer afin de voir les coraux et les poissons exotiques de Mer Rouge avec les &quot;glass boats&quot;, les bateaux &agrave; fond transparent (pour que la sortie en vaille la peine, il faudrait disposer de 3 heures). Ce ne sont pourtant pas les bateaux de promenade qui manquent!<BR> <BR> </P><p align=justify> <BR> </P><p align=justify><BR> Nous aurons tout juste le temps de faire un petit tour d'une heure de temps au bord de la mer, en passant par le souk qui n'est pas encore anim&eacute;. <BR> C'est le jour des &eacute;lections l&eacute;gislatives aussi y a-t-il un peu de monde &agrave; la plage mais seuls les enfants de baignent et au surplus l'eau est tr&egrave;s pollu&eacute;e &agrave; ce qu'il para&icirc;t. Nous n'aurons pas le spectacle de femmes jordaniennes se baigant totalement v&ecirc;tues et avec leur voile ni d'occidentales se baignant peu v&ecirc;tues sous le regard concupiscent d'hommes jordaniens. <BR> Cela n'emp&ecirc;che pas quelques p&ecirc;cheurs de sortir quelques beaux poissons. Sous les paillotes, des femmes jordaniennes se pr&eacute;lassent en fumant le narguil&eacute; (ou shisha, chicha). Paradoxalement, c'est une m&egrave;re de famille qui accepte d'&ecirc;tre photographi&eacute;e alors que sa fille le refuse et se cache le visage avec son voile.<BR> Nous rentrons en longeant des jardins ouvriers qui se trouvent juste derri&egrave;re la plage. Il fait d&eacute;j&agrave; chaud (21&deg;) et l'on s'accorde encore un petit moment de repos dans un parc proche de l'h&ocirc;tel et nous avons la surprise de voir un pr&eacute;dicateur ou un pros&eacute;lyte musulman venir nous parler et nous remettre une carte nous invitant &agrave; nous documenter sur l'Islam &agrave; travers un site Internet...<BR> </P><p align=justify>Le Maghreb (ou al-Maghrib, &quot;le Couchant&quot; c'est-&agrave;-dire l'Occident arabe), a deux d&eacute;finitions. Limit&eacute;e, il concerne trois pays d'Afrique du Nord: Maroc, Alg&eacute;rie et Tunisie.<BR> Dans une d&eacute;finition &eacute;largie, s'y ajoutent deux autres pays situ&eacute;s de part et d'autre: Mauritanie et Lybie.<BR> Le Machrek (ou Machreq, Mashreq, Mashriq, &quot;le Levant&quot; c'est-&agrave;-dire l'Orient arabe), a des d&eacute;finitions encore plus complexes. La plus restrictive comprend l'Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Cisjordanie/Gaza (Autorit&eacute; Palestinienne) et le Kowe&iuml;t,<BR> en excluant donc Isra&euml;l mais qui retenu toutefois par certains qui se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; la Palestine d'avant 1948.<BR> Les plus larges incluent &agrave; l'est les Etats de la P&eacute;ninsule Arabique (voire jusqu'au Pakistan) et &agrave; l'ouest l'Egypte et le Soudan (voire la Lybie qui serait du coup tiraill&eacute;e entre Maghreb et Makrech).</P><P ALIGN=justify>.</P><P ALIGN=justify><FONT COLOR="#000000" SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica, sans-serif">Parlons un peu de <B>l'impuret&eacute; des femmes </B>dans le juda&iuml;sme <I><B><FONT SIZE="3">Nidda ou niddah</FONT></B></I>. Dans la plus stricte observance de la Bible, pendant ses r&egrave;gles et pendant les 7 jours suivant la fin des menstrues, la femme est impure et elle rend impur tout ce qui la touche ou m&ecirc;me l'approche (on comprend mieux pourquoi elles tombaient si facilement enceinte apr&egrave;s cette p&eacute;riode d'abstinence). Pendant cette p&eacute;riode, son mari ne doit pas se rendre &agrave; la synagogue.&quot;<I>La femme qui aura un flux, un flux de sang en sa chair, restera sept jours dans son impuret&eacute;. Quiconque la touchera sera impur jusqu`au soir.</I>&quot; (L&eacute;vitique 15-19 et cela se poursuit sur le m&ecirc;me registre jusqu'au verset 15-30).<BR> L'Islam est moins strict. Les relations intimes ne sont pas autoris&eacute;es pendant la p&eacute;riode de menstruations et la femme est alors exempt&eacute;e des rituels tels que les pri&egrave;res quotidiennes et le je&ucirc;ne.<BR> Le christianisme n'a pas ce type d'interdit si l'on se r&eacute;f&egrave;re &agrave; l'Evangile mais dans la pratique le clerg&eacute; a longtemps impos&eacute; des restrictions de cette nature (interdiciton faite aux femmes de toucher aux objets liturgiques, obligation du rituel des relevailles 40 jours apr&egrave;s l'accouchement cf. page &quot;Bethl&eacute;em&quot; de ce site).<BR> En &eacute;tendant encore la r&eacute;flexion, on pourrait voir que le m&ecirc;me type d'exclusion se retrouve plus ou moins dans l'hindouisme, le bouddhisme ou le shintoisme. En fait, toutes ces cultures associent le sang &agrave; la mort alors qu'au pal&eacute;olithique (35000 &agrave; 3000 ans avant notre &egrave;re), les humains v&eacute;n&eacute;raient la Terre, la fertilit&eacute; et la f&eacute;condit&eacute; au travers du culte de la &quot;D&eacute;esse M&egrave;re&quot; (le culte de la Vierge Marie n'en est-il pas une r&eacute;miniscence?). C'est au-del&agrave; de cette &eacute;poque que le patriarcat se serait peu &agrave; peu institu&eacute;.</FONT></P><P ALIGN=justify><FONT COLOR="#000000" SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica, sans-serif">Et &agrave; propos de la circoncision des petits gar&ccedil;ons, <B>milah ou brith milah </B>(&quot;la coupure&quot;), le juda&iuml;sme impose l'ablation du pr&eacute;puce le huiti&egrave;me jour apr&egrave;s la naissance en faisant remonter cette obligation &agrave; Abraham qui marquait ainsi son alliance avec Dieu. Le christianime a vite abandonn&eacute; cette pratique lorsqu'il s'est diffus&eacute; dans le monde hell&eacute;nistque et romain qui prohibait cette mutilation. En revanche, l'Islam l'a conserv&eacute;e bien qu'elle ne figure pas dans le Coran. Pratiqu&eacute;e d&egrave;s le jour de la naissance en Iran,ailleurs elle intervient en g&eacute;n&eacute;ral vers l'&acirc;ge de 7 ans et au plus tard avant la pubert&eacute;. La circoncision a des origines anciennes que l'on retrouve dans les cultures animistes africaines et qui existait au temps de l'Egypte ancienne (IIIe- IIe mill&eacute;anires av. J-C)<BR> </FONT></P><p align=justify>.</P><a href=http://recitdevoyage.free.fr/cisjordanie/index.htm>Incursion en CISJORDANIE</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/palestine/index.htm>Incursion en PALESTINE</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/israel/index.htm>Incursion en ISRAEL</a> <a href=http://polyglots.free.fr/habitat_populaire/rennes/index.htm>Evolution et problèmes de l'habitat populaire dans la région rennaise (thèse sur Rennes)</a> <a href=http://polyglots.free.fr/logement_social_rennes_franc/index.htm>Le logement social à Rennes et en France</a> foulard, voile, al jazira, Al Jazeera, islamisme radical, Révolution du jasmin, printemps arabe, révolte des jeunes arabes, révolte de la jeunesse, mouvement des indignés, indigneros Récit de voyage en Jordanie Carnet de voyage en Jordanie Séjour en Jordanie <a href=http://recitdevoyage.free.fr/israel/index.htm>ISRAEL</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/palestine/index.htm>PALESTINE</a> <a href=http://recitdevoyage.free.fr/cisjordanie/index.htm>CISJORDANIE</a> église de la dormition MORAUTHELI <a href="http://recitdevoyage.free.fr/tous%20les%20carnets%20de%20voyages%20et%20recits%20de%20voyages/" target="_blank">Tous les récits de voyages</a>