SICILE Iles Eoliennes
7 au 14 mai 2010

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FRESQUE HISTORIQUE
3 000 ans d'histoire et de culture...

Carrefour des civilisations, la plus grande île de la Méditerranée s'est forgé un cadre où, sous un même soleil, se retrouvent de fabuleux temples grecs, des châteaux et des cathédrales érigés dans un style empruntant au roman, aux Byzantins et aux Arabes, des jardins orientaux, des palais et des églises au baroque tardif hispanisant.
Les artistes siciliens ont su enrichir les courants artistiques venus d'ailleurs de leurs propres traditions et savoir-faire.
Cet amalgame a produit une identité culturelle bien particulière, mélange unique de brutalité (la mafia, le culte de la mort, l'honneur...) et de douceur de vivre (la sieste, la cuisine raffinée, l'élégance...).
Bref, il en résulte un état d'esprit parfois déroutant pour un étranger. On fait la fête pour les enterrements, mais on reste silencieux en d'autres occasions plus frivoles. L'âme de la Sicile est à chercher dans cette façon décalée de voir les choses.

LES ORIGINES:
La plus grande île de la Méditerranée autrefois appelée TRINAKRIA (trois pointes en grec) fut convoitée par toutes les grandes civilisations tant sa position est stratégique en Méditerranée.
Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Elymes dans l'ouest de l'île, les Sicanes dans le centre, et les Sicules venus de la péninsule, dans la partie orientale. Ce sont ces derniers qui ont nommée l'île "Sicania".


Sicile phénicienne et grecque

Attirés par les richesses de l'île (céréales, vin, huile d'olives, bois, soufre, pêche), les Phéniciens s'établissent au IXème s. av. JC et les Grecs de Carthage au VIIIème s. av. JC. Ils y fondent des colonies de peuplement et des comptoirs commerciaux.
Les Chalcidiens et les Naxiens fondent Naxos au pied de l'Etna en 753 av JC puis Leontini et Catane. Les Corinthiens fondent Syracuse qui sera la principale cité de Sicile par son activité commerciale et industrielle dès le VIIème s. avant JC. Les Mégariens fondent Megare Hyblaia puis créent Sélinonte, célèbre pour ses temples. Rhodiens et crétois fondent Gelon qui créé Akragas (Agrigente).
Les Grecs colonisent essentiellement le littoral et l'est, l'ouest étant sous domination phénicienne puis carthaginoise.

Sicile Romaine

En 241 av. JC , la 1ère Guerre Punique permet l'expulsion des Carthaginois. La prise de Syracuse par Marcellus en 212 av. JC lors de la marque le vrai début de la Sicile romaine. La Sicile devient une province romaine et le grenier à blé de Rome. Devenue province romaine en 241 av. J-C, l'île fut rebaptisée "Sicilia".
La période est marquée par deux révoltes d'esclave en 135 et 104 av. JC. L'île connaît une relative décadence.
En 276-278, elle est visitée après les Barbares, et en 440 elle est occupée par les Vandales.
Après la chute de l'Empire romain (en 476), la Sicile devenue chrétienne releva de l'empire byzantin.


Sicile arabe (827-965)

En 652, la Sicile est une première fois envahie par les Sarrasins et en 827 les Arabes entament sa conquête définitive. Ils prennent Palerme en 831 et Syracuse en 878. Palerme devient la capitale d'un émirat (dynastie kalbide des Banû Abî l-Husayn) sous le contrôle des Fatimides d'Egypte.
Bien administrée, au Xème s., l'île est prospère et Palerme un centre d'échanges commerciaux. L'influence musulmane marque les noms de lieux, les techniques agricoles (irrigation), l'architecture, l'art mais aussi le mode de vie, l'alimentation, l'art culinaire.


Sicile Normande

Après avoir pris l'Italie méridionale aux Byzantins, au XIème siècle, les Normands s'emparèrent de l'île sous domination musulmane.

Dès le début du XIe siècle, des Normands partiront s’illustrer et chercher fortune par petits groupes en Espagne, combattant les Maures aux côtés des rois chrétiens, mais surtout en Méditerranée, en Italie du Sud et en Sicile, jusqu’à Byzance et en Asie mineure, et enfin, en Terre Sainte, à l’époque des croisades.  Le "Chemin des Français" ou plutôt devrait-on dire le "Chemin des Normands" qui se rendaient en pèlerinage voire en croisade vers la Terre Sainte, se terminait au Monte Sant'Angelo, dans le massif du Gargano (1055 m.), un promontoire qui s'avance dans la Mer Adriatique. De là, ils partaient vers Jérusalem, en passant par Constantinople (Byzance). C'est ainsi que la région des Pouilles a pu constituer un point d'ancrage pour les Normands toujours en quête de nouveaux espaces à conquérir pour installer leurs nombreuses familles.

En 1059, le pape Nicolas II reconnaît Robert Guiscard établi dans le sud de l'Italie, futur duc de Sicile. Il est issu d'une famille de la petite noblesse normande, originaire de Hauteville -la-Guichard (à une vingtaine de kilomètres de Coutances). Son frère, le grand comte Roger de Hauteville (Roger Ier), mène la conquête de la Sicile sur une période de 30 ans, de 1061 à 1091, s'emparant de Messine en 1061, Catane en 1071, Palerme en 1072. Son fils, de comte devint premier roi de Sicile en 1130 sous le nom de Roger II.
La domination normande fait de la Sicile une monarchie riche et puissante. Les Normands respectent les lois et les pratiques de l'Islam (et sont également tolérant à l'égard des Byzantins et des Juifs) donnant à la Sicile l'éclat d'une civilisation admirablement composite dans laquelle les Normands confient l'administration aux Grecs, les finances aux Arabes et l'organisation féodale aux Latins, mettant à profit ainsi les qualités culturelles de chacun.


L'île tiraillée jusqu'à l'unification italienne

Par mariage, les Hohenstaufen, prennent le pouvoir du royaume avec Henri Ier en 1194, puis Frédéric II en 1250.
Puis vient le règne des Angevins qui s'en emparent en 1266 avec Charles Ier d'Anjou (frère de St Louis).
 Les Angevins sont chassés en 1282 lors des "Vêpres siciliennes" (massacres d'insurgés à Palerme et Corleone perpétués par des troupes françaises à partir du 30 mars 1282, jour de Pâques, et qui dureront tout au long du mois d'avril 1282)  et Pierre III d'Aragon, gendre de Frédéric II, est proclamé roi de Sicile. La Sicile, royaume de Trinacrie, est dissociée de la péninsule italienne.
Réunie à nouveau en 1442 par Alphonse V le Grand, premier roi du royaume des Deux-Siciles, l'île sera à nouveau séparée en 1458.
Ensuite viennent des périodes de domination savoyarde en 1713 à 1718, autrichienne de 1718 à 1734, bourbonne (royaume d'Italie du Sud) de 1734 à 1860.
En 1860, la Sicile est incorporée à l'État piémontais (qui cède la place au royaume d'Italie en 1861) après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, l'unificateur de l'Italie, avec ses "Chemises Rouges" et un très contesté plébiscite d'annexion.

L'île, libérée en 1943 par les armées anglo-américaines, est ensuite au bord de la guerre civile à cause des séparatistes siciliens (la mafia).

En 1946, la Sicile est proclamée Région autonome.
En 1948, la Sicile prend le statut particulier d'autonomie.

 
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L'étrange TRINACRIA: le drapeau sicilien

 

Survol géographique...

La Sicile semble géographiquement marquée par le chiffre 3 : 3 pointes (capo Peloro au nord-est, capo Passero au sud, capo Lilibeo à l’ouest ) d'où sa forme triangulaire, 3 principales chaînes de montagnes, 3 km de détroit séparant l'île du sud de la botte italienne (continentale) et 3 régions historiques appelées " vallées " au temps des Arabes :
- le val de Mazara à l'ouest ;
- le val Demone au nord-est ;
- le val de Noto au sud-est

RELIEF
:
D'une superficie de 25 700 km² et 27 700 km² avec les îles satellites, c'est la plus grande île de la Méditerranée. Plus précisément, elle est bordée au Nord par la
mer Tyrrhénienne, à l'est par la mer Ionienne et au sud par la mer Méditerranée à proprement parler.

Elle compte environ 1000 km de cote et c'est aussi la plus vaste des 20 régions italiennes.
C'est une région autonome dont la capitale est Palerme. Elle compte 9 provinces, Agrigente, Caltanisseta, Catane, Messine, Palerme, Raguse, Syracuse et Trapani.
On y retrouve le prolongement de la botte italienne dans son relief qui présente une succession montagneuse formée dans le prolongement des Apennins.
Le nord-est de l'île est constitué par l'enchaînement de 3 massifs d'est en ouest: les monts Peloritani (région de Messine), les Nebrodi et les Madonie (région de Cefalù) auxquels s'ajoutent deux grandes formations volcaniques l'Etna au Nord et les Monts Ibléis au Sud.

La Sicile comme le reste de la péninsule italienne se trouve dans la zone d'affrontement de la plaque tectonique eurasienne, qui glisse vers l'est à l'allure d'un centimètre par an, et de la plaque africaine qui vient s'enfoncer sous la précédente à la vitesse de 2cm/an. Ceci est à l'origine de la sismicité de cette région.

L'Etna d'une altitude de 3323 m (ou 3330 ou 3350???) est un des seuls volcans encore actifs en Europe et il en est le plus grand et le plus capricieux (en 1669, l'Etna crache sa lave brûlante sur Catane). L'autre volcan actif est le Stromboli situé sur une petite île au nord-est de la Sicile.
Terre de séisme, le 28 décembre 1908, le plus gros tremblement de terre jamais enregistré en Europe dévaste Messine. Quant à la capitale de l'île, Palerme, elle eut beaucoup à souffrir des tremblements de terre de 1693 et de 1726.
La Sicile est entouré de trois archipels, les Iles Eoliennes, Egades et Pélagies d'une grande richesse au niveau de la flore et de la faune.

Le pourtour de la Sicile est parsemé de petites îles qroupées ou isolées: au nord les îles Eoliennes également appelées Lipari (Stromboli, Panaréa, Salina, Lipari, Vulcano, Filicudi et Alicudi) et l'île d'Ustica,à l'ouest les îles Aegades ou Egades (Favignana, Lévanzo et Maréttimo), au sud-ouest l'ile de Pantelleria et plus écartées, au sud, les Îles Pelagie (Lampedusa, Linosa et Lampione) à 140 km seulement de la Tunisie.


CLIMAT
Le climat est de type méditerranéen où alternent été chaud et sec et hiver doux et humide. La mer est proche, donc le climat largement tempéré par la brise.
Au printemps, la Sicile est toute verte et pleine de fleurs. Celles des orangers embaument alors sublimement l'air, plaisir que peut gâcher le sirocco, ce vent terriblement chaud du sud-est, moite, soufflant de 20 à 25 jours par an (généralement au printemps), qui coupe les jambes et provoque de violentes migraines. En été, c'est le climat africain : pelé, végétation rase et desséchée, ce qui n'exclut pas parfois de gros orages. Un pull-over peut d'ailleurs être utile partout et en toute saison, surtout le soir. Les automnes sont doux, les hivers généralement ensoleillés.
Les mois les plus agréables pour découvrir l'île sont avril et mai, on y découvre notamment la floraison des orangers.
Les pluies sont rares, l'eau en est d'autant plus précieuse il ne faut donc pas la gaspiller.
Il n'est pas rare que des vents africains déferlent sur l'île. Le sirocco fait monter la température.
Le paysage de l'île est constitué de vignes, agrumes et figuiers de barbaries. Les zones montagneuses sont couvertes de forêts composées de chênes, hêtres et sapins en altitude.

ECONOMIE
Population: 5 196 000 habitants
Population active : Services (59%), Industrie (34%), Agriculture (7%)
Chômage : 20%
Monnaie : euro
Population active : Services (59%), Industrie (34%), Agriculture (7%)
Principaux partenaires économiques : Pays de l'Union européenne, Opep, États-Unis.
PIB: 67 073,3 millions d'euros
Nombre d'entreprises: 235000
Chômage : 20% (45% chez les jeunes).

On peut considérer que l'économie Sicilienne repose essentiellement aujourd'hui, sur les grands pôles que sont l'agriculture, la pêche, les industries, le tourisme mais également, soyons honnête, la mafia qui génère encore un produit économique qui s'étend non seulement sur l'île mais aussi sur toute la péninsule.

Agriculture et Pêche
L'agriculture est surtout développée dans les zones côtières (20% du PNB) et elle couvre 1 734 000 ha. On y trouve des cultures de raisins (pour des vins célèbres tel le Marsala ou le Passito de Pantelleria) et agrumes (les célèbres citrons de Sicile) cultivés en terrasse grâce au système d'irrigation mis en place par les Arabes. On y cultive aussi les noisetiers, et depuis deux siècles des oliviers et amandiers, des céréales...
Le manque d'eau et le régime des latifundia (grands domaines agricoles qui utilisent encore aujourd'hui des techniques archaïques) sont autant d'obstacles au développement et à la modernisation de ce secteur.
La Sicile a bénéficié de la a réforme agraire partielle de 1950-1962 ainsi que de subsides spéciaux provenant du Cassa per il Mezzogiorno, le fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud.
La pêche tient également un rôle non négligeable dans l'économie. Infime exemple mais qui reste spectaculaire, chaque année, entre le 10 mai et 10 juin, les pêcheurs des îles Egades perpétuent la sanglante tradition de la mattanza, la pêche ancestrale du thon en Méditerranée. Cette pêche consiste à capturer les thons de l'Atlantique sur la trajectoire menant à leur reproduction. Les Japonais très friands du thon Sicilien achètent des cargaisons entières.

Industrie et Tourisme
Jusque dans les années 70, la Sicile accusait une balance démographique déficitaire, en effet la Sicile a souffert du départ des hommes et de femmes immigrant vers les Etats Unis ou en Europe en quête de travail, le manque d'investissements et d'entrepreneurs n'a pas facilité l'économie siculaire.
Les mines de la région de Caltanisseta furent au XIXe siècle de grandes productrices de soufre, mais déclinèrent à partir des années 1950. Aujourd'hui les principales industries sont dirigées vers l'exploitation des gisements de méthane et de pétrole découverts il y a 20 ans. La production et le raffinage des hydrocarbures ont favorisés l'installation de grands pôles pétrochimiques, tandis que Palerme et Messine exercent des activités liées aux chantiers navals.
Un projet vieux de plus de 30 ans : la réalisation d'un pont suspendu sur le détroit de Messine. C'est un ouvrage pharaonique avec le plus long tablier du monde de 3300 m. La décision de le construire a été prise par Berlusconi en 2003 et un marché a été conclu en 2005. L'ouvrage devait être achevé en 2010, il pourrait l'être en 2012. Quant à son coût fixé à 4,6 milliards d'€uros en 2003, il s'élevait déjà à 6,1 mds en 2009...

Depuis quelques années l'économie touristique se développe de plus en plus et devient la principale ressource de l'île.
Cependant les fréquentes fermetures des sites et l'incertitude concernant leurs heures d'ouverture, la rareté des investissements en infrastructures hôtelières, le coût des hébergements, l'absence de contrôle des millions d'euros d'aide investis par l'État et l'Europe, freinent le véritable décollage de l'industrie touristique.

...et la mafia !
(cf. CI n°1015 du 15-21 avril 2010 "Une mafia si propre")

La collecte du Pizzo (racket) a été à la base de l'édifice mafieux sicilien : elle est l'affirmation par la contrainte et la violence d'une autorité criminelle sur un quartier ou un village. Le Pizzo constitue une source de revenus importante. Depuis la fin des années 1960, les capitaux accumulés par ces activités mafieuses sont blanchis avec les moyens les plus modernes mis à disposition par le système financier et monétaire international. Pour le touriste de passage, elle reste invisible...malgré sa violence. Ainsi en 2009, on y a recenser 19 assassinats pour 5 millions d'habitants soit 0,4 °/°°. Effrayant! pourtant à y regarder de plus près, il faudrait peut-être balayer devant notre porte. En effet, en Corse, pour l'ensemble de l'année 2009, il y aura eu 17 assassinats pour 300 000 habitants soit un taux de 6 °/°° habitants, c'est-à-dire 15 fois plus en proportion!

La Trinacrie (Trinakria) est le nom donné à la Sicile par les anciens Grecs alors qu'auparavant celle-ci s'appelait la Sicania au temps des Sicules et des Sicanes.
Cela signifie ''trois pointes" ou "trois jambes" évoquant la forme de l'île. Devenue province romaine en 241 av. J-C, l'île fut rebaptisée "Sicilia".
C'est une tête de femme, ailée et coiffée d'un nœud de serpent, d'où rayonnent trois jambes fléchies.

Ce symbole à pour origine une monnaie de l'antiquité; le Triskèle grecque sur lequel était représenté une tête de Gorgone entourée par trois jambes. Il s'agirait de la Méduse, l'une des trois gorgones mythologiques grecques, ces créatures malfaisantes et laides dont la simple vue suffisait pour mourir littéralement pétrifié (transformé en pierre). Le symbole de ma Trinacria présente une grande similitude avec la figure présente au milieu du drapeau rouge de l'île de Man (île celte, au milieu de la Mer d'Irlande, entre Irlande du nord et Pays de Galles), trois jambe repliées évoquant la forme du triskell celtique...

La Trinacria figure au centre du drapeau adopté par la Région Sicilienne en 2000, longtemps après les indépendantistes qui avait chois ce symbole en 1943.
La moitié jaune est le symbole de Palerme, la moitié rouge celui de Corleone, les deux premières villes engagées dans la fameuse révolte des "Vêpres Siciliennes".
A l'espace entre le jambes ont été ajoutés des épis de maïs alors que sur d'autres représentations modernes on fait figurer des citrons ou des grappes de raisin... Les ailes ont tendance à être agrandies dans les représentations de fantaisie (souvenirs pour touristes ) et l'expression du visage plutôt que d'être laide est neutre voire légèrement souriante de sorte que l'on y voit presque un angelot!




Avant toute chose, il faut rappeler à nos "fidèles lecteurs" (!) que nous sommes devenus coutumiers des voyages dans un contexte "à problème".

Cette fois

  • il ne s"agit pas de problèmes politiques: invasion de l'Irak par les Américains en 2003 (voyage en Thaïlande), derniers soubresauts de la guerre civile avec les Tigres Tamouls au Sri Lanka en 2008-09, problèmes du Tibet lors des JO de Pékin (voyage de 2009)

  • ni de violence mafieuse ou clanique chronique comme en Corse (voyage de 2009) ou en Sicile (voyage de 2010)

  • ni de terrorisme et attentats islamistes (en Egypte en 1997, au Maroc en 2004 et 2007, à Mumbay en Inde en 2008)

  • ni même de problèmes sanitaires; SRAS (voyage en Thaïlande en mars 2003), H1N1 dite grippe nord-américaine ou grippe mexicaine... (voyage à Cuba en 2008)

  • mais d'un problème géologico-atmosphérique inédit: l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll qui s'est déclenchée en mars 2010, s'aggravant à partir du 14 avril 2010 en perturbant profondément le trafic aérien dans les semaines qui ont suivi. On a pu partir mais on avait quelques craintes pour le retour (mais la Sicile est si proche du continent et en reste en Europe donc des voies terrestres possible pour un retour).
    Bref, notre voyage au pays des volcans se trouvait donc placé sous des augures bien volcaniques!


    A Nantes 39 personnes qui ne se connaissent pas encore embarquent sur un vol charter de la compagnie "sicilienne" Wind Jet pour Catane (5 autres personnes du sud-ouest nous auront précédés de quelques heures sur un vol Bordeaux-Palerme).
    L'escale de Toulouse se prolonge d'une heure pour une raison inconnue et nous laisse le loisir (!) d'observer des Airbus A 380 en finition devant les hangars de l'entreprise.
    Pas de service de restauration.


    1400 km plus tard, nous arrivons à Catane à 20h30...
    Nous sommes pris en charge par notre guide accompagnatrice ROSARIA (et non Rosalia, bien que les deux prénoms aient la même origine) pour le compte de notre réceptif Accord Viaggi/Sicil Fly.
    Nous avons une excellente guide, études de lettres, et elle guidera après nous un groupe "arts et vie" pendant deux semaines.

    Au programme de ce circuit, 3 des 50 sites italiens classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, sachant que l'Italie est le pays le plus titré au monde en ce domaine devant la Chine (47), l'Espagne (44) puis, ex-æquo, la France et l'Allemagne (39)...

    Nous aborderons trois thématiques principales: la Sicile volcanique (phénomène intemporel), la Sicile antique (gréco-romaine) et la Sicile normande. Mais l'ordre de notre circuit ne respectera pas cette chronologie. Aux trois jours consacrés principalement à la Sicile volcanique, succéderont une journée et demie pour la Sicile normande et pour finir, une autre journée et demie sur la Sicile antique...

    Notre bus conduit par Luigi nous transporte au nord de Catane, à Acireale et plus précisément au Capo Mulini.
    Dîner à notre hôtel Paradiso: risotto aux fruits de mer, loup de mer pané et pour finir, panna cotta (spécialité italienne fabriquée à partir de crème, de lait et de sucre auxquels on ajoute de la gélatine) aux fruits rouges.
    Une bonne nuit de sommeil pour attaquer le circuit demain matin.

     


    Grandes étapes de notre circuit:

  • Folklore sicilien

    Etna, TAORMINE


  • Gastronomie et baroque

    Iles Eoliennes : Panarea, Stromboli, Vulcano et Lipari



  • L'épopée normande

    CEFALÙ, PALERME


  • Langue et Siciliens célèbres

    Monreale, AGRIGENTE , Piazza Armerina


  • Céramique en Sicile et mafia

    Caltagirone, SYRACUSE



    Sites, paysages, villes ou monuments classés au
    Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO repérés par le logo
    .


    Documentation et crédits