Torrox(1) et Frigiliana (2).
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ARCHITECTURE TRADITIONNELLE ANDALOUSE

La maison à patio, c'est-à-dire à cour intérieure, est bordée d'une galerie en arcades est d'origine romaine, l'atrium, (et à été reprise par les Arabes comme on peut le voir au Maghreb).
En été, on arrose le dallage du patio de telle sorte que l'évaporation rafraîchisse l'air et on tend au-dessus une toile appelée vela (du latin velum).
Une fraîcheur supplémentaire est souvent apportée par un bassin et une fontaine qui ornent le centre du patio.

Ce sont des maisons à deux niveaux. En été, on vit au rez-de-chaussée où se trouvent les pièces d'eau (cuisine, salle de bain, buanderie), plus frais, et l'on occupe davantage l'étage en hiver.

Le parement extérieur des bas de mur sont parfois décorés d'azulejos. Cette pratique originaire du Proche-Orient fut introduite par les Arabes et répandue jusqu'au Portugal. On trouve deux interprétations au terme. Dans une interprétation, il désigne des carreaux de faïence, généralement bleue (en espagnol, azul signifie bleu) ou des pierres polies (de l'arabe azzulaij).

Coté rue, la maison andalouse est plus austère et se protège du regard extérieur avec profusion d'ouvrages de ferronnerie très travaillée, placés en saillie devant les fenêtres, qui rappelle les moucharabiehs de l'architecture arabe.

Inversion du programme avec celui prévu pour le lendemain...

Une belle journée en perspective si l'on en croit l'aube au large de Torremolinos. Sur une mer d'huile, une petite barque de pêcheurs joue à cache-cache entre les tours de béton...


Aube sur Torremolinos


Journée d'excursion (en option à 45€, repas compris, un peu cher quand même!) plutôt que journée en pension complète à l'hôtel.
En route vers des villages andalous typiques, aux bâtiments blancs, de
la Costa del Sol .

Ils se situent à quelques cinquante kilomètres à l'est de Málaga.
Sur ce littoral, on cultivait la canne à sucre jusqu'au siècle dernier. Sur le modèle de l'agriculture irriguée hors sol (serres) de la région
d'Almería, on y voit désormais des vergers d'avocatiers, manguiers, kiwis, lichies...
Pour atteindre Almería, il faudrait encore poursuivre vers l'est, sur environ 150 km...

Non loin d'ici (5-6 km), sur la côte, se trouvent les Grottes de Nerja, là où les contreforts de la Sierra Almijara tombent dans la mer. Ces grottes préhistoriques occupées dès le Paléolithique sont paraît-il impressionnantes par leur dimension. Leurs occupants connaissaient le feu, taillaient des pierres et des os pour en faire armes et bijoux.

Les juifs sépharades et les morisques étaient nombreux dans la région et leur patronyme évoque souvent des lieux et des paysages. On en retrouve trace en Afrique du nord, du côté de Oran, Tlemcen et Tétouan.

En traversant un village, nous pouvons voir un beau lotissement de logements sociaux de l'époque franquiste aux petites maisons bâties dans le style andalou.




TORROX
(13 000 habitants pour Torrox Puebla, que nous visitons, et Torrox Costa)

TORROX - Nuestra Señora de las Nieves



Avant de visiter le village proprement dit, arrêt à Nuestra Señora de las Nieves (N-D des Neiges). Une chapelle, qui n'est ouverte qu'occasionnellement, fut jadis bâtie en ce lieu pour commémorer un phénomène météorologique extraordinaire, une chute de neige sur la Costa del Sol au printemps. Notre guide a pu l'a faire ouvrir.

Charpente reliée à de bien curieuses poutres, statue de la Vierge, habillée comme il se doit dans ce pays, émergeant curieusement d'un grand croissant (!), socle de procession revêtu d'or et d'argent qui sert aux membres de la congrégation à porter la statue en triomphe lors des fêtes.

Non loin de là, un cimetière bien différent de ceux que l'on connaît chez nous. A première vue, on penserait plutôt aux niches d'un colombarium pourtant ce ne sont pas des urnes funéraires que l'on y dépose mais des cercueils dans des cases adaptées, empilées sur quatre niveaux et fermées par une dalle de marbre blanc.



TORROX - sur l'itinéraire al Manzur




Le nom du village longtemps occupé par les Maures serait d'origine arabe (un nom qui aurait désigné l'est du royaume).
Fortifié, il possédait une tour, torre, d'où son nom actuel.

Promenade dans le village bien tranquille en suivant une partie de la "Route al Manzur".
La légende voudrait qu'ici soit né ce personnage qui
fut premier ministre et chef des armées du calife de Cordoue, Hisham II, repoussa les chrétiens jusqu'au nord de la péninsule et assura ainsi la grandeur de la fin de la dynastie des Omeyyades.

On a plaisir à flâner dans les ruelles tortueuses en admirant les murs revêtus d'azulejos racontant les luttes entre Maures et Chrétiens.

Nous arpentons les rues pentues quasi-désertes en ce milieu de matinée. Leurs maisons blanches souvent fleuries en font tout le charme.



La "montagne" (400 m d'altitude) environnante est ponctuées de villas et de petites exploitations (5-6 ha) vivant de l'arboriculture "tropicale" (néfliers, avocatiers, manguiers...). L'if apparaît à partir de 1500 m d'altitude.



  MENU au cortijo de Maria,

Entrées variées
olives
boudin (morcilla)
saucisson (chorizo)
tortillas
aubergines frites (berengenas)
poivrons frits (pimientos)

Met campagnard et salade du muletier

Potage au riz (puchero con arroz)

Plat principal
filet de jambon sauce aux amandes

Dessert
fruits

Le ciel s'est couvert tandis que nous empruntons des petites routes de montagne pour aller déjeuner au cortijo de Maria, une ferme-auberge où l'on élève des chèvres et où l'on cultive quelques arbres fruitiers et des vignes.

Menu copieux et varié avec une dizaine de mets (en petites quantités cependant)...

Le vent est très frais (sans doute les suites du changement de temps perçu la veille, à Grenade). On se gèle sous la galerie du restaurant même lorsque le soleil daigne se dévoiler tandis que les collègues installés à la terrasse se prennent de gros coups de soleil sans même s'en rendre compte.


Outre les traditionnels oliviers et la vigne, de place en place, on cultive sur les pentes de ces montagnes diverses variétés d'avocatiers (les fruits foncés de la variété Hass sont visibles), des amandiers, néfliers du japon.






Nous reprenons la route de montagne sur une dizaine de kilomètres pour nous rendre à FRIGILIANA.

Ce village est considéré comme le plus beau village d'Andalousie mais pour ma part j'ai largement autant apprécié Torrox.
De nombreux britanniques (retraités notamment) y résident.


Le village blanc occupe un balcon d'où l'on aperçoit la mer. On y respire une atmosphère mauresque et aussi les subtiles fragrances qui se dégagent des patios fleuris.


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ANDALOUSIE