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Extension Parc Chobe
(BOTSWANA)
20 février 2017
2ème étape:
Une journée de safari
- Croisière sur la rivière Chobe
- Safari 4x4 dans le Parc Chobe
Sur le Zambèze
(ZIMBABWE)
Chutes Victoria
(ZIMBABWE)
AUTRES VOYAGES...
Le pays en quelques lignes...
La République du Botswana est un pays d'Afrique australe enclavé, entouré de l'Afrique du Sud au sud et sud-est, de la Namibie à l'ouest, de la Zambie au nord et du Zimbabwe au nord-est.
Le Parc de Chobe occupe une curieuse position à la croisée de cinq pays dont le Botswana auquel il appartient. Il jouxte l'étrange appendice qu'est la Bande de Caprivi (du nom du chancelier allemand Leo von Caprivi), d’une longueur de 450 kilomètres et d’une largeur de 30 kilomètres. Cette langue de terre prolonge le territoire namibien vers l’Est et se glisse entre l’Angola, le Bostwana et la Zambie et vient toucher le Zimbabwe. Baignée par les rivières Kwando (Chobe) et Zambèze, c’est un véritable sanctuaire de la faune africaine.
La bande de Caprivi fut créée en 1890 lors du traité Heligoland-Zanzibar signé le 1er juillet 1890 entre l'Empire allemand et le Royaume-Uni. Ce traité permit à la colonie allemande du Sud-Ouest Africain (Namibie actuelle) d'accéder au fleuve Zambèze et donc au reste de l'Afrique australe ainsi qu'à l'Océan indien. En 1997,1998 et 1999, cette bande a fait l'objet d'un différend entre la Namibie et le Botswana à propos de la gestion de l'eau qui devient une ressource rare dans la région. Conjointement les deux pays ont porté l'affaire devant la Cour Internationale de Justice de La Haye en 1996. Il a été décidé que la frontière passerait au milieu du bras principal (le plus profond) attribuant ainsi l'île au Botswana.
Ce pays méconnu, du moins à nos yeux, est plus grand que la France métropolitaine avec 581 700 km². Le Botswana adopta son nom après son indépendance à l'intérieur du Commonwealth le 30 septembre 1966. Sa capitale est Gaborone (220 000 habitants) se situe au sud-ouest du pays, presqu'à la frontière avec l'Afrique du Sud. C'est en grande partie un plateau désertique avec le Kalahari, "la Grande Soif" (70% de la superficie du pays) au sud tandis que l'on trouve au nord le delta de l'Okavango, qui avec une surface de plus de 20 000 km² 'est le le second plus grand delta intérieur du monde (après le delta intérieur du Niger). Le pays a un climat semi-aride, (sa devise est "Qu'il pleuve !") venteux et très ensoleillé en raison de la courte saison des pluies. Le Botswana a une population de 2 210 000 habitants (densité extrêmement faible de 3,8 hab./km²) en grande majorité chrétiens. Mais c'est aussi le 3ème pays le plus touché par le SIDA avec 23% de la population adulte (0,4% en France).
L'histoire du Botswana commence avec la présence de deux tribus principales sur cet espace: les San (communément appelés Bushmen) et les Khoïkhoï. Puis les Bantous Tswanas, émigrés de l'est africain aux alentours de 1800 ont forcé les populations en place à migrer à leur tour vers les zones désertiques où leur existence est menacée (ils ne sont plus que 5000). À la fin du XIXe siècle, les hostilités éclatent entre les Tswanas, habitant le Botswana, et les tribus Ndebele migrant sur ce territoire depuis le désert du Kalahari. Les tensions montent également d'un cran avec les colons Boers venant du Transvaal. Après les demandes d'assistance lancées par les rois tribaux, le gouvernement britannique met le Bechuanaland sous sa protection le 31 mars 1885. Lors de la création de l'Union Sud-Africaine en 1910, la nouvelle colonie proposa au Bechuanaland d'y prendre part, ce que les Tswana refusèrent. Ce pays a échappé au racisme d'Apartheid contrairement à ses voisins du Zimbabwe (antérieurement Rhodésie, et d'Afrique du sud. Le Botswana adopta son nom après son indépendance à l'intérieur du Commonwealth le 30 septembre 1966.
Son économie, majoritairement liée à son voisin sud-africain, est dominée par les mines (48 %) et les services (43 % en part du PNB en 1999). Le premier gisement de diamants y fut découverte en 1967 par la compagnie sud-africaine De Beer. Au Botswana, les diamants représentent 76 % des recettes d’exportation du pays, 45 % des revenus de l’Etat et 33 % du produit intérieur brut (PIB). Le second plus gros diamant jamais découvert (1111 carats soit 222 grammes) a été découvert dans ce pays en 2015. Mais ces diamants ne seront pas éternels car les gisements vont s'épuiser en quelques décennies, ce qui est porteur de déséquilibres sociaux. Récemment la Russie a ravi au Botswana la première place pour cette production.
Le PIB à Parité de Pouvoir d'Achat (PPA) par habitant est de 16 400$ (2016) avec le 74e rang sur 184 pays (supérieur à celui du Brésil, de l'Algérie ou de l'Afrique du sud). En 2012, le Botswana est classé 119e sur 190 pays (avant l'Afrique du sud au 121e rang) dans la liste des pays par Indice de Développement Humain (IDH). Son taux de transparence est de 6,1 en 2011 (5,4 en 2007) sur une échelle de 10, faisant du Botswana le pays le moins corrompu du continent africain. Le pays est régulièrement placé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence (31e sur 174 pays en 2014). C'est pourquoi il est surnommé "le miracle africain", "’exception du continent" ou encore "la Suisse de l’Afrique" non pas à cause de ses paysages (c'est à ce titre que le Swaziland est surnommé de même) mais à cause de sa vie politique et sociale calme et de sa relative richesse.
cf. Wikipédia et CIA -The World Factbook
Météo au Parc Chobe
Pas de changement d'heure en cours d'année
au BOTSWANA
Décalage horaire par rapport à la France de +1 heure en hiver et il n'y en a donc pas en été.
(Kasane au BOTSWANA)
ENVIRONS DE KASANE
Le Parc National de Chobe créé en 1968 (avec de minimes extensions en 1980 et 1987) couvre dans sa totalité près de 12 000km² soit une bonne moitié du Parc Kruger (ou la moitié de la région Bretagne). Il se caractérise par sa concentration et sa diversité, par exemple ion y compte 450 espèces d'oiseaux (aigles pêcheurs, aigles martiaux, calaos, marabouts, vautours, martins-pêcheurs, aigrettes, oies, cormorans…). En fait ce parc est divisé en 3 ou 4 parties. La plus visitée est celle qui est la plus proche des Chutes Victoria (une centaine de kilomètres) caractérisée par de luxuriantes plaines inondables et forêts denses d'acajou, teck et autres bois durs. Ici la saison sèche s'étend de mai à octobre. L'essentiel du parc se situe plus à l'ouest.
Le site du parc est inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2010 (en revanche le site du Delta de l'Okavango est classé depuis 2014).
Il abrite les plus nombreuses hardes d’éléphants d’Afrique. Les pachydermes se déplacent librement dans la zone frontalière sans clôtures ni barrières entre le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe ou l’Angola. Les troupeaux d’éléphants et de buffles viennent boire et se baigner au milieu d’une quantité ahurissante d’hippopotames. Les pachydermes ne sont pas, cependant, les seuls mammifères observés. Une grande quantité d’antilopes est présente: parmi lesquelles les kudus, les cobes à croissant, les cobes Lechwe, les cobes des roseaux, les hippotragues noirs, les antilopes rouannes, les guibs harnachés et les pukus. Avec l’abondance des proies, les prédateurs ne sont pas en reste dans cette région (lions, hyènes ou léopards)... mais nous ne les verrons pas. 4 Big Five sont présents dans le parc mais pas le rhinocéros noir.
Lundi 20 février
Safari-croisière:
Départ à 3 de l'hôtel de Victoria Falls à 7H30 pour transfert au Botswana, après avoir récupéré au passage deux jeunes touristes japonaises dans un autre hôtel. Après avoir visité la Zambie et les Chutes Victoria, elles font cette incursion d'une journée au Botswana.
Nous avons environ 75 kilomètres soit une heure et demie de trajet jusqu'à la frontière où nous serons pris en charge par une autre organisation. Il faut être prudent car il y a des contrôles de vitesse et surtout les animaux sauvages traversent cette route qui coupe en plein milieu le Zambezi National Park. Nous n'en verrons pas mais des traces de leur passage nocturne, oui et beaucoup ! A des dizaines d'endroits, les éléphants ont laissé leurs bouses et on peut voir des rameaux brisés lorsqu'ils se sont nourris de branchages. Des panneaux routiers signalent bien le passage d'éléphants, panneaux d'ailleurs différents de part et d'autre de la frontière. Mais à défaut d'éléphants, on verra un phacochère traverser la route.
Passage de frontière sans problème. Notre réceptif sera Kalahari Tours & Safaris. Une vingtaine de kilomètres en 4x4 safari soit une demi-heure de route pour arriver à la base près de Kasane (10 000 habitants), la porte d’entrée du parc. On y retrouve 4 dames américaines et un jeune suédois qui viendront compléter l'équipe cet après-midi pour le safari 4x4.
En attendant, une courte marche nous conduit à l'embarcadère. Nous serons une vingtaine de visiteurs sur un bateau à fond plat et à plate-forme d'observation avec Richard, un guide anglophone. Nous embarquons à 9H15 pour trois heures de croisière-safari sur les bras que la rivière Chobe forme lorsque les eaux ne sont pas trop hautes comme c'est le cas actuellement. Malgré les herbes qui poussent dans ce marécage, l'embarcation peut se faufiler un peu partout. Nous remontons d'abord le bras secondaire, au sud de la rivière Chobe appelée également Kwando ou encore Linyanti.
Les 3,5km² (ou 5km²?) de l'île basse de Sedudu (ou Kazakii ou Kasikili) sont bien émergés en cette période. Cette île a fait l'objet d'un différent frontalier avec la Namibie car ici on est à l'extrémité de l'étrange appendice qu'est la Bande de Caprivi (du nom du chancelier allemand Leo von Caprivi) que lui a accordé le traité Heligoland-Zanzibar signé en 1890 entre l'Empire allemand et le Royaume-Uni. Conjointement les deux pays ont porté l'affaire devant la Cour Internationale de Justice de La Haye en 1996. Il a été décidé que la frontière passerait au milieu du bras principal (le plus profond) attribuant ainsi l'île au Botswana qui, pour que les choses soient bien claires, y a planté son drapeau.
BOTSWANA, Sedudu Island.
Sur la rive, côté terre, une femelle cobe dite Waterbuck (Kobus ellipsiprymnus) à l'arrière-train caractéristique avec une sorte de cercle blanc dans une robe par ailleurs marron gris. Elle semble peu effrayée par la présence toute proche de crocodiles sans doute encore trop jeunes pour en faire leur déjeuner. Un pluvier armé (Charadrius cristatus ou spinosus), un petit échassier, cherche sa nourriture dans le sable et la vase. Quelques énormes buffles viennent s'abreuver à la rivière tandis que le sommet d'un arbre est orné d'un superbe pygargue ou, dit plus simplement, un aigle pêcheur d'Afrique (Haliaeetus vocifer) posté à l'affut. On a aussi aperçu mais d'assez loin, des martins-pêcheurs
Nous engageons dans des petits chenaux au milieu des prairies marécageuses et l'on va y observer la savante technique d'une éléphante solitaire, debout dans l'herbe des marais au milieu de la rivière, arrachant de grandes touffes d'herbe, les agitant dans l'eau, racines en bas, pour bien les rincer avant de les porter à sa bouche. Un savoir unique que se transmettent les éléphants d'ici.
BOTSWANA, au Parc Chobe: un éléphant qui sait laver sa nourriture.
Nous arrivons à l'ouest de l'île et, sur la rive Namibienne, on peut observer un gigantesque troupeau de buffles. Un mâle cherche des noises à un congénère pourtant paisiblement couché. Des aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des pique-boeufs (Buphagus) leur tiennent compagnie.
Dommage, je n'ai pas réussi à photographier un joli calao à bec jaune (Tockus leucomelas)...
Sur l'autre rive, c'est maintenant un troupeau d'une centaine ou davantage de gracieux impalas (Aepyceros melampus melampus) dont certains nous font la démonstration de leurs extraordinaires sauts, même en l'absence de prédateur. Leurs bonds peuvent atteindre 11 mètres de longueur et 3 mètres de hauteur.
BOTSWANA, Parc CHOBE - troupeau d'impalas...
Nous allons après cela voir un hippopotame sortant de l'eau et se hissant sans difficulté grâce à ses pieds évasés pour aller brouter. Au bord de l'eau on peut voir des cormorans de différentes espèces: cormorans africains (Phalacrocorax africanus) au bec jaune, des anhingas d'Afrique (Anhinga rufa) au cou serpentiforme et des marabouts...
BOTSWANA, au Parc Chobe: un hippo à l'aise en terrain marécageux.
Sur le bras principal que l'on va emprunter vers l'aval, nous avons la surprise de voir l'arrière-train d'une antilope flotter sur l'eau et même se déplacer... Richard nous précise qu'il s'agit d'un cobe des roseaux ou Reedbuck (Redunca arundinum). Lorsque celui-ci est venu boire, son museau a dû être happé par la gueule d'un crocodile qui l'a entraîné dans l'eau pour le noyer. Maintenant, ce sont deux crocodiles qui se disputent la dépouille.
BOTSWANA, au Parc Chobe: une antilope dévorée par les crocos.
Sur le trajet de retour à la base, nous passons près du restaurant flottant "The Raft", dans les eaux namibiennes. A 12H30, nous nous installons pour un déjeuner buffet simple et délicieux dans le petit restaurant de l'organisation.
Safari 4x4:
A 13H30, c'est à dix voyageurs que l'on s'en va pour un safari en 4x4 avec notre ranger anglophone Lio, tout d'abord sur la piste qui au début longe la rivière vers l'ouest. On va pouvoir tout à loisir y observer en terrain découvert des dizaines d'éléphants: une série de troupeaux de femelles accompagnées de leurs derniers nés et d'adolescents. Un petit éléphant boiteux a du mal à suivre sa mère. Un avenir bien compromis pour lui (la moitié des éléphants meurent avant d'avoir 20 ans). Les éléphants vivent en hardes, de petits groupes de 8 à 12 individus comprenant uniquement les femelles et les jeunes éléphanteaux d’une ou plusieurs familles. Ces troupeaux se déplacent en suivant toujours les mêmes chemins. A la tête de chaque harde, se trouve la femelle la plus âgée donc la plus expérimentée et dotée d’une extraordinaire mémoire.
BOTSWANA, Parc CHOBE - harde d'éléphants...
Un peu plus loin, deux éléphantes se sont placées de part et d'autre d'un éléphanteau afin de lui faire de l'ombre.
Un peu à l'écart, et moins paisibles, ce sont deux mâles qui s'affrontent, sans trop de violence.
BOTSWANA, au Parc Chobe, deux mâles se défient.
Certains pachydermes profitent de la rivière pour prendre un bain en s'y roulant avec une manifeste délectation. Tandis que le troupeau continue de défiler imperturbablement à quelque distance de là.
Précisons que le Botswana compte le plus grand contingent d'éléphants de toute l'Afrique, le quart soit 135 000 individus. Ils sont particulièrement nombreux dans le delta de l'Okavango mais surtout ici au parc Chobe. Beaucoup migrent ici pour échapper aux braconniers ou en raison de problèmes de sécheresse (au Zimbabwe). Il faut en effet des ressources en eau importantes pour ces gros mammifères qui en consomment 100 litres par jour.
Voici comment des éléphants finissent par "mourir de soif pour avoir trop bu" (!). Dans les régions où l'eau commence à tarir à l'approche de la saison des pluies, il arrive que les éléphants soient trompés par la survenue d'un orage précoce. Alors le troupeau se met en branle et parcourt des dizaines de kilomètres avant de comprendre que la migration s'effectue trop vite. Ils doivent revenir au point de départ où ils arrivent épuisés et déshydratés, à tel point que certains ingurgitent d'un coup une trop grande quantité d'eau et en meurent d'une brutale crise cardiaque comme cela peut se produire avec de grands sportifs (marathoniens).
Mais revenons ici.
Après le bain, une fois sortis de l’eau, ils se vautrent dans la boue pour se débarrasser des parasites qui restent prisonniers de la croûte que forme la boue en séchant.
Plus loin, une prairie est occupée par un troupeau d'une dizaine de buffles tandis que des ouettes d'Egypte (Alopochen aegyptiaca), sorte d'oies, se cachent dans les roseaux. Nous arrivons maintenant dans un troupeau d'impalas. Nous arrêtons afin d'observer le spectacle. On voit d'abord des mâles d'abord avec leurs superbes cornes en lyres. Puis ce sont les femelles en troupeau qui semblent rechercher à la fois un pâturage et l'ombre car à 15H le soleil est ardent. La position ne pourra être tenue face à l'assaut de quelques éléphantes qui les chassent. Cela a dû passablement énerver une de ces énormes femelles précédant tout un groupe de pachydermes qui, voyant notre véhicule à l'arrêt sur son chemin, se fait menaçante. Elle agite nerveusement ses grandes oreilles en grondant sur un ton grave puis dresse brusquement sa trompe vers le ciel en barrissant. Il sera sage de lui céder le passage car elle aurait tôt fait de retourner le 4x4 car même si Lio avait bien gardé la main sur la clef de contact, il n'est pas sûr qu'on ait eu le temps de s'éloigner.... En véhicule, on considère que la distance minimale de sécurité avec les pachydermes est de 20 mètres (l'animal peut retourner un 4x4 avec ses défenses) et elle est de 200 mètres pour des marcheurs.
BOTSWANA, au Parc Chobe, une éléphante se fait menaçante.
Poursuivant la visite, nous rencontrons un couple de babouins et une famille de phacochères.
Dommage que nous ne puissions pas passer deux jours ici, avec safari matinal et au crépuscule, lorsqu'un nombre considérable d'animaux viennent au bord de la rivière. Cela aurait sans doute permis de voir d'autres animaux herbivores (zèbres, gnous, girafes) mais surtout les grands félins (lions, léopards) et autres carnassiers.
A 16H, nous regagnons déjà la base puis la frontière car nous avons encore un bon bout de chemin à faire vers Victoria Falls. On nous attend du côté zimbabwéen pour nous reconduire à nos hôtels respectifs, nous trois et nos deux compagnes japonaises. Sur la route, notre chauffeur en revenant nous chercher a dû s'arrêter pour un éléphant mâle en rut (ils n'ont pas une période spécifique de reproduction) et manifestement de mauvaise humeur.
Ce soir, plus pacifique, sur le bord de la route, nous verrons une jolie girafe et l'on s'arrêtera pour la photographier non loin d'un baobab africain parfois dit "du Sénégal" (Adansonia digitata) à troncs jumeaux. Par ailleurs, on a l'impression que de grosses touffes de fleurs jaunes ont jailli du bitume pendant la journée. Grosse illusion en fait car ce sont des nuées de papillons jaunes (Mylothris agathina) qui prolifèrent de fin février à avril. Ils se délectent des bouses laissées par les éléphants au cours de la nuit précédente.
Très heureux de notre journée, nous sommes de retour à Victoria Falls à 17H30.
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MORAUTHELI